Bonjour à tous, voici le chapitre suivant!
Shaniice :Coucou toi! Ravie de te lire, tes reviews m'avait manqué ;) Comme d'habitude, ta faculté à analyser les émotions de nos personnages est impressionnante puis très juste. Concernant Jace et Clary, nous aurons droit un peu plus tard dans l'histoire je pense, à un ou deux chapitres les concernants mais pour le moment, il est vrai que je reste concentrée sur notre famille Malec. Alors David, ah ah, suspens! Cependant, me connaissant, je pense que tu peux déjà avoir une petite idée de si ce personnage aura un réel intérêt ou pas ;) À bientôt!
Chelestra: Coucouuu! Très très heureuse de lire ta review et ravie que tu sois tombée par hasard sur le 3e volet de ma fiction :) Je suis ravie que mon écriture et mes personnages te touchent et te plaisent toujours autant, j'espère que la suite sera à la hauteur de tes attentes! Je vous réserve pas mal de choses ;) À bientôt!
Natty Caro : Hello toi! Mdr, tu m'as bien fait rire, en effet les ennuis risque de commencer mais attention, ils ne viendront peut-être pas de là où tu penses ;)
Oryla : Coucou à toi ! En effet, tu as bien cerné la triste position de notre Magnus qui se retrouve complètement entre les deux amours de sa vie! Tu découvriras la réaction d'Alec dans ce chapitre. À bientôt!
Merci pour toutes vos reviews que je prends toujours extrêmement plaisir à lire.
Bonne lecture à tous!
Chapitre 12 – Rester unis
PDV Alec
Comme je m'en doutais, l'hôpital n'autorisait la sortie d'Aria que pour demain, elle devait encore passer une nuit en observation. Nous lui avions proposé de rester avec elle mais elle avait refusé. Magnus n'avait pas été très rassuré de la laisser, nous avions donc attendu qu'elle s'endorme avant de la quitter. En route pour chez Clary et Jace deux heures plus tard, l'ambiance entre mon époux et moi était pour le moins tendue. Nous n'avions pas abordé la discussion qu'il avait eu avec notre fille mais il savait que j'avais entendu. Surprendre leur conversation n'avait jamais été mon intention, je revenais à la chambre quand les éclats de voix m'avaient interpellé. Je ne savais pas trop si je devais les interrompre ou attendre, alors hésitant derrière la porte, c'est là que j'avais entendu Aria crier ces mots « je sais qu'il hait maman ». Ce fut comme un coup de poignard et ce, jusqu'à ce que je me décide à entrer pour mettre fin à mon supplice. Mes sentiments étaient confus, je n'en voulais pas à ma fille d'avoir dit ce qu'elle avait sur le cœur, j'avais bien compris que tout le long, elle avait pensé bien faire et nous protéger Mag's et moi en nous cachant ses intentions mais quelque part, je me sentais tout de même trahi et blessé qu'elle veuille retrouver sa mère et ce qui me blessait le plus était que Magnus avait accepté de l'aider sans même me consulter avant. Il lui avait dit qu'il l'aiderait, sa décision était prise et clairement, cela signifiait que je n'avais pas mon mot à dire. Camille n'était pas encore de retour, que je me sentais déjà évincer. Une barrière était en train de naître et clairement, de mon côté de la barrière, je me sentais très seul.
Magnus soupira légèrement puis baissa le volume de mon autoradio. Il avait laissé sa Camaro à l'hôpital afin que nous fassions la route ensemble, objecter aurait montrer clairement que je lui en voulais puis aurait été immature de ma part. Je n'avais plus 18 ans, je devais me conduire en adulte même si pour le moment, j'avais surtout envie de bouder comme un gamin.
— Ne penses-tu pas que nous devrions en parler ? me demanda-t-il.
Je soupirai à mon tour.
— Qu'il y a-t-il à dire ? Ce n'est pas comme si mon opinion t'intéressait...
— Mon ange...par pitié, ne fait pas ça.
— Faire quoi ? feignis-je.
— Ça là, être sur la défensive. Je sais que tu m'en veux mais quel choix avais-je ? Je t'ai toujours dit que si Aria posait des questions sur sa mère, je ne lui mentirai pas. Elle veut la retrouver, elle a même été jusqu'à mettre sa vie en danger pour cette quête. Alec, tu sais que je t'aime et que je ne veux pas blesser tes sentiments. Je n'oublie pas tout ce que Camille nous a fait endurer, à toi, à moi, à Aria...
— Et en sachant ça, tu acceptes aussi aisément de la laisser revenir dans nos vies ? Je suis convaincue qu'Aria changerait d'avis si elle savait tout ce que sa mère a fait dans le passé, qu'elle l'a même kidnappée !
— Nous n'avons pas le droit de faire ça. On ne ferait que la blesser encore plus, ce serait mesquin...
— Mesquin ? MESQUIN ? Tu plaisantes ! On ne ferait que la protéger ! m'agaçai-je.
— Je sais que tu le penses mais ça ressemble aussi à de la vengeance qui ne servirait au final que nos propres intérêts, me répondit-il.
Je n'arrivais pas à y croire. Il avait vraiment dit ça ?
— Sympa l'estime que tu as de moi.
— Écoute, je ne veux pas que l'on se dispute. C'est exactement ce que notre fille craignait, c'est la raison de son silence sur tout ça alors, prouvons-lui qu'elle a eu tort de ne pas nous faire confiance, prouvons-lui que nous sommes capables de gérer la situation. Je te promets que Camille n'interféra pas dans notre vie. Ça ne changera rien pour nous, elle aura juste contact avec Aria.
— Bien sûr, ce n'est pas comme si elle n'avait jamais créé de problèmes, fis-je sarcastiquement.
Magnus soupira de nouveau.
— Je sais mais à l'époque elle était malade. Elle s'est fait soigner pendant cinq ans, et là, ça fait quatre ans qu'elle a quitté l'hôpital. Quatre ans qu'elle demande à Rafael d'essayé de nous convaincre de la laisser reprendre contact avec Aria et en dépit de nos refus, elle n'a jamais fait d'histoire. Elle a même dit à Rafael, qu'elle attendra jusqu'à ce qu'on lui donne sa chance. Ça prouve quand même qu'elle a évolué non ?
Il avait peut-être raison mais je m'en moquais. Me demander d'accepter son retour était au-dessus de mes forces.
— Je ne peux pas lui pardonner...
— Et je ne te le demande pas. Jamais je ne te le demanderai.
— Ouais mais on dirait que toi, tu as déjà fait un pas en ce sens...pour être honnête ta réaction est ce qui me blesse le plus. Nous nous sommes toujours soutenus, nous avons toujours fait qu'un face à Camille et maintenant...
Magnus ralenti puis entra dans une petite allée. Je n'avais pas remarqué que nous étions déjà arrivés dans la banlieue résidentielle où vivait Jace et Clary. Je descendis de voiture aussitôt la voiture arrêtée. Je ne souhaitais plus poursuivre cette discussion. Jace sortie sous le porche en compagnie de Clary.
— Hey salut mon frère ! Comment va Aria ? s'enquit-il aussitôt.
Magnus descendit à son tour puis nous rejoignit. Il embrassa sa sœur puis Jace.
— Plus de peur que mal elle va bien. Il la garde en observation cette nuit, répondis-je à mon frère.
— Entrons, vous devez avoir faim. On vous a préparer de quoi dîner, nous informa Clary.
On entra puis on s'installa directement à table. Jace nous servi un verre de vin que je m'empressai de descendre cul sec. Magnus me regarda d'un œil désapprobateur mais n'osa rien me dire.
— Belle descente frangin, commenta mon frère en me resservant.
— La journée fut compliquée, fis-je en soupirant.
— On comprend. Mais comment ma nièce s'est-elle retrouvée si loin de chez vous ? demanda Clary en nous observant tour à tour Magnus et moi.
— Mangeons d'abord, je vais tout vous expliquer en suite, leur dit Magnus.
On dîna dans la bonne humeur en discutant de tout et de rien. Une fois rassasiés, nous passâmes au salon avec nos verres. Magnus commença le récit de la soirée en n'épargnant aucuns détails. Quand il expliqua les raisons qui avaient amenées Aria à se conduire aussi imprudemment, Jace et Clary en furent abasourdis.
— Elle a vraiment grandi notre Aria, commenta Clary.
— Ça c'est sûr, fit Magnus en me regardant.
— Qu'allez-vous faire ? Vous allez accepter que Camille revienne ? nous demanda Jace.
— Ont-ils le choix ? Après tout, même si ça me fait mal de le dire, Aria à le droit de la connaitre, c'est son souhait, intervient Clary.
— Oui mais quand même, après tout ce qu'elle a fait ? Je ne pense pas qu'elle mérite cet honneur et cette chance. Elle finira par faire souffrir Aria, argumenta-t-il.
— On n'en sait rien, fit Clary.
— Si, on le sait, insista Jace. Elle n'apporte que le malheur.
Magnus et moi n'avions pas décroché un mot. Quant à moi, j'évitais soigneusement de le regarder.
— Pourquoi restez-vous silencieux tous les deux ? nous interrogea Jace après une minute.
— Tout comme Clary et toi, Alec et moi sommes en désaccord.
— N'oublie pas de leur dire que tu as déjà promis à notre fille que tu l'aiderais, ajoutai-je.
— Tu as fait ça ?! s'exclama Jace.
— Que pouvais-je faire d'autre ? Tu ne l'as pas vu, en pleure, en train de m'exprimer toute la peine que l'absence de sa mère lui procurait. Je sais que ma décision te fait souffrir Alec mais je ne supporte pas de voir Aria ainsi.
— Tu penses que je n'ai pas cœur ? Que ses sentiments ne m'importent pas ?
— Je n'ai pas dit ça enfin ! Je...
— Je ne te comprends pas, le coupai-je. Depuis qu'Aria est née, tu as fait de sa sécurité ta priorité, tu l'as même surprotégée de peur qu'il ne lui arrive un malheur et aujourd'hui tu fais quoi ? Tu es prêt à la laisser se jeter dans la gueule du loup ? Ça me dépasse ! Je vais me coucher, j'en ai marre, fis-je en me levant.
J'entrai dans la chambre d'ami qui nous était habituellement réservé à Magnus et moi puis filai directement dans la salle de bain. J'étais tendu et avait besoin de me changer les idées. Je me fis couler un bain puis m'installai paisiblement afin de faire retomber la pression. Pour autant, je ne parvenais pas à penser à autre chose qu'à mon époux. Je ne lui rendais pas la tâche facile, je le savais. Au fond, il était probablement déchiré entre son désir de ne pas me faire souffrir et celui de ne pas faire souffrir Aria en lui refusant de connaitre sa mère, sauf que j'étais persuadé que notre fille finira tout de même par souffrir de cette décision, c'était même certain.
PDV Magnus
Jace me resservit un verre.
— Ne lui en veut pas beau-frère, tu sais que ce ne sera pas facile pour lui d'accepter...le problème n'est pas qu'Aria veuille retrouver sa mère, le problème est que sa mère soit Camille, plaisanta-t-il.
— Tu ne m'aides pas beaucoup là cher beau-frère, lui dis-je en prenant une gorgée de mon Saint-Émilion.
— Il a juste besoin de temps et surtout que tu le rassures sur le fait que le retour de Camille ne bouleversera pas vos vies. Que tu seras toujours là pour lui, que tu l'aimes. Plus que jamais, il faut que tu le rassures sur la force de votre couple. Aria aussi doit le rassurer sur le fait que même si elle souhaite connaitre de sa mère, qu'il aura toujours la même place dans sa vie. Vous devez le rassurer, car je suis certaine qu'en ce moment, il doit se sentir trahit par vous deux, même si ce n'était pas votre intention, me dit Clary.
Je regardai ma petite sœur avec reconnaissance. Elle avait raison.
— C'est ce que je vais faire. Alec est toute ma vie et je ne veux que cette décision lui en fasse douter.
— Va le rejoindre, me conseilla Jace en me faisant un clin d'œil.
— On se voit demain au petit déjeuner, mon service commence à midi, m'informa Clary.
— Merci à vous deux. Merci pour vos conseils et merci de nous héberger cette nuit.
— Inutile de nous remercier, nous sommes une famille, me répondit Jace en me faisant une tape amicale sur l'épaule.
— Bonne nuit les amis, leur dis-je en me levant.
En entrant dans la chambre, je m'attendais à retrouver Alec au lit mais ce dernier était vide, je vis de la lumière provenir de la salle de bain. Je m'y dirigeai lentement puis y entrai. Il était là, magnifiquement nu, allongé dans le bain, les yeux fermés, la bouche légèrement entre ouverte comme s'il dormait. Je m'approchai doucement puis me baissai à son niveau.
— Mon ange, lui chuchotai-je à l'oreille.
Il ouvrit lentement les yeux. On resta là à se regarder sans prononcer un mot. Je détestais ce malaise entre nous, ça ne nous ressemblait pas. J'étais épuisé et n'avais pas envie d'une énième prise de tête avec lui, tout ce que je désirais était de lui montrer mon amour. Lentement je m'approchai de ses lèvres puis l'embrassai tendrement, il me rendit mon baiser aussitôt, ce qui me soulagea.
— Rejoins-moi dans le bain, finit-il par me proposer.
Je me dévêtis sans me faire prier puis le rejoignis. L'eau tiède mélangée aux senteurs du sel de bain, me fit un bien immense. Je pris Alec dans mes bras puis lui embrassai les cheveux, la nuque, le dos, les épaules. Je le chérissais tellement, il était mon amour, l'unique amour de ma vie. Mon cœur souffrait quand il ne battait pas à l'unisson avec le sien, quand nous étions en désaccord. On resta ainsi paisiblement, laissant retomber les tensions.
— Je t'aime mon amour, lui dis-je après un moment.
— Je t'aime aussi Bébé, je sais que je ne suis pas facile en ce moment mais...
— Chute..., lui dis-je en déposant un baiser sur son épaule. N'en parlons plus pour l'instant. Nous sommes fatigués tous les deux, allons au lit d'accord ?
— D'accord, consentit-il sans discuter.
Une fois séchés, nous partîmes nous coucher, lovés dans les bras l'un de l'autre, nous nous endormîmes aussitôt.
Le lendemain, c'est encore épuisé que j'ouvris les yeux. Alec dormait encore dans mes bras. Ne voulant pas le réveiller tout de suite, je décidai de rester au lit tout en repensant à la journée d'hier. Aucun accord, ni compromis n'avaient été trouvés. Le sujet restait toujours épineux, pourtant, ma décision avait été prise, je ne pouvais pas revenir sur la parole que j'avais donné à m fille. L'unique option qu'il me restait était d'essayer de convaincre Alec de nous soutenir ou du moins de ne pas rendre la situation encore plus difficile qu'elle ne l'était, même si au fond, s'il le faisait, ce serait parfaitement légitime de sa part. Je déposai un baiser sur son front, il ouvrit progressivement les yeux.
— Bonjour mon ange, il faut se préparer. Souviens-toi qu'Aria quitte l'hôpital à 9h.
Il bailla.
— Je n'ai pas oublié bébé, je me lève, fit-il en refermant les yeux.
Je rigolai.
— Je vais à la salle de bain en premier, dors encore un peu, je te réveillerai.
En revenant de ma douche vingt minutes plus tard, mon homme était toujours endormi. Je réalisai tout à coup que nous n'avions pas de vêtements de rechange. Une serviette autour des reins, je sortis à la recherche de Jace. Je le trouvai dans la cuisine, en plein préparatif du petit-déjeuner. Il était déjà apprêté pour le travail, pantalon chino noir, chemise blanche, blaser marron clair, Richelieu aux pieds. Le look professionnel lui sciait à merveille.
— On s'exhibe ? me dit-il en me reluquant.
— Si seulement ! m'exclamai-je. On aurait besoin de t'emprunter des vêtements...et des sous-vêtements, ajoutai-je avec un grand sourire.
Il secoua la tête puis rigola.
— Vous êtes chanceux, j'en ai acheté de nouveaux la semaine dernière, je vais te les chercher. Concernant les vêtements, tu sais où se trouve le dressing, fais comme chez toi, m'invita-t-il.
— Merci beau-frère, lui fis-je avec un clin d'œil.
Je pris la direction du dressing puis tombai nez à nez avec Clary. Elle comprit immédiatement en me voyant.
— Ce serait pas mal que vous laissiez des vêtements chez nous pour les situations d'urgence.
— Ce ne serait pas bête en effet, consentis-je en commençant à chercher une tenue pour Alec et une autre pour moi.
— Ça a été hier soir ?
— Nous avons évité le sujet sensible mais je pense que la tension est retombée.
— Tant mieux. Vous allez vous en sortir tu verras. Après tout ce que vous avez déjà vécu, rien ne vous sera insurmontable.
— Je l'espère petite sœur, de tout mon cœur. Ça fait un moment que nous n'avons pas discuté toi et moi. Tout va bien avec Jace ? Et à Raziel, ce n'est pas trop difficile ? la questionnai-je tout en continuant à parcourir leur dressing.
Elle ne me répondit pas de suite, ce qui m'interpella. Pivotant dans sa direction, ma sœur me regardait avec hésitation.
— Que se passe-t-il ? lui demandai-je inquiet. Ça se passe mal à l'hôpital ?
Ça ne pouvait pas être avec Jace, ils avaient l'air très heureux ensemble. Elle soupira.
— Pour faire court, fit-elle en baissant la voix. Jace a envie de devenir père mais moi, il me reste encore trois années avant d'être diplômée. Tu le sais, le rythme à l'hôpital plus les études de médecine ne sont pas compatibles avec une grossesse et encore moins une vie de famille. Je ne dis pas que je ne souhaite pas avoir d'enfants mais pas maintenant, de plus que..., elle s'arrêta subitement.
— De plus que ? la poussai-je à poursuivre.
— J'aimerai l'épouser avant mais il ne parle jamais de mariage.
Je regardai ma petite sœur adorée avec des yeux énamourés. L'imaginer en robe blanche avancer vers l'autel vers celui qu'elle aime me remplissait d'émotions. Je la serrai dans mes bras.
— Jace est amoureux de toi mon petit Biscuit, tu es la femme de sa vie, je suis convaincu qu'il pense à faire de toi son épouse. Laisse-lui le temps. En revanche, vous devriez discuter de son désir de paternité car en effet, je ne pense pas que ce soit le bon moment pour toi. Rassure-le néanmoins, en lui expliquant que c'est également ton souhait mais pour la fin de tes études par exemple, ou peut-être quand tu auras atteint tes trente ans, je ne sais pas. Quoiqu'il en soit, vous devez en discuter et vous mettre d'accord afin qu'il comprenne que c'est juste une question de temps et rien d'autres. Pour nous autres médecins, la vie ne se déroule pas exactement de la même façon. Notre temps est consacré à la médecine à 90%. C'est un chemin difficile, solitaire et parsemé d'embuches mais en même temps tellement beau, humain et nécessaire. Hormis la passion pour notre métier, ce qui aide à tenir est le soutien de la famille et Jace est ton compagnon depuis 9 ans, tu as besoin de son soutien, tout comme il a besoin du tient. Tu ne dois pas le négliger même quand le temps te manque.
— C'est tellement difficile grand-frère...nos vies professionnelles sont complètement différentes, mais j'essaie de faire au mieux car je l'aime. Je ne veux pas que ma carrière ait un impact négatif sur notre couple, je veux y arriver comme Maman l'a fait et comme toi tu le fais avec Alec et Aria. Je vous admire tellement.
— Tu vas y arriver, il suffit de trouver l'équilibre puis mon beau-frère est une personne compréhensive, tout ira très bien, lui dis-je en lui faisant un petit clin d'œil.
Pile à cet instant, Jace arriva avec des boxers flambants neufs à la main.
— Surtout, inutile de me les rendre, me dit-il en me les tendant.
Je rigolai.
— Ah bon ? Quel dommage, plaisantai-je. Merci en tout cas. Je vais m'habiller et réveiller ton frère.
— D'accord, on vous attend pour le petit-déjeuner, me dit-il en prenant Clary dans ses bras. Il lui fit un tendre baiser protecteur sur le front.
J'hochai la tête puis retournai à la chambre avec un petit sourire. J'avais confiance en Jace et en l'amour qu'il ressentait pour ma sœur. Il saura être patient même si je comprenais également son désir de paternité. Après-tout, il ne fallait pas oublier qu'il avait deux ans de plus que nous, l'année prochaine il allait franchir le cap des trente ans, il était normal qu'il veuille fonder une famille de plus que dans le groupe, Simon et moi étions déjà pères.
En passant la porte de ma chambre, je que vis qu'Alec s'était réveillé entre temps et douché. Il m'attendait sagement sur le lit avec sa serviette autour des reins. Je lui tendis ses vêtements.
— Merci bébé, me dit-il timidement.
Je me penchai puis l'embrassai chastement sur ses douces lèvres.
— De rien Amour de ma vie. Tu remercieras surtout ton frère, il nous fait cadeau des sous-vêtements, lui dis-je avec clin d'œil.
Il rigola. On s'habilla rapidement puis on rejoignit Clary et Jace pour le petit-déjeuner. Ce fut rapide car ce dernier devait se mettre en route pour le travail et nous pour l'hôpital. On se promis néanmoins de s'organiser très bientôt un week-end tous ensemble, se retrouver nous fera incontestablement du bien. Nos vies de jeunes actifs nous prenaient certes, beaucoup de notre temps mais nous nous devions de garder l'essentiel en mémoire, c'est-à-dire que la famille et les amis restaient la priorité. Sur le chemin de l'hôpital, l'ambiance entre mon charmant époux et moi était détendue. On oublierait presque qu'on avait une conversation épineuse en attente.
— Mon Amour, nous avions une visite de prévue ce samedi après-midi pour la nouvelle maison mais malheureusement, je serai de garde à l'hôpital pour rattraper hier soir, me rappelai-je tout à coup.
— Oh...que faire ? On ne peut pas se permettre de repousser. Quand Côme arrive-t-il ?
— À vrai dire, Victor n'attend plus que nous.
— Je vois...
— Vas-y sans moi. Après-tout, nous avons déjà vu les photos et la vidéo de l'existant, nous sommes incontestablement tombés sous le charme. La visite n'est que pour confirmer les choses. Je te fais confiance.
— Tu en es sûr Bébé ?
— Absolument. Aria et toi n'avez qu'à y aller tous les deux.
Alec soupira.
— Je ne suis pas certain que notre fille soit très fan de moi en ce moment, dit-il tristement
— C'est faux ! m'exclamai-je aussitôt. Elle t'adore ! Tu te fais des idées. C'est plutôt elle qui craint que tu lui en veuilles, tu as bien entendu notre conversation.
Mon homme pivota la tête vers moi, le regard confus.
— Comment ça ? me questionna-t-il.
— Ben tu sais bien. Elle ne voulait pas nous dire la vérité car elle était surtout effrayée à l'idée que tu puisses et je la cite « ne plus l'aimer ».
Alec écarquilla les yeux.
— Vraiment ? Elle a dit ça ?
C'est moi qui étais confus maintenant.
— Quelle partie de la discussion as-tu entendu exactement ? m'enquis-je.
— Ben je ne sais pas trop. Je suis arrivée quand elle criait à qu'elle point je haïssais sa chère mère..., me répondit-il avec dégout.
Je secouai la tête, dépité.
— Vous devez vraiment discuter tous les deux. Je ne m'en mêlerai pas. Tu connais ma position concernant le retour de Camille, tu connais également la sienne. Maintenant la balle est dans ton camp mon ange mais quoiqu'il en soit, une chose est certaine, Aria et moi t'aimons et t'aimerons toujours de la même façon, c'est-à-dire sincèrement avec tout notre cœur, de la lune jusqu'aux étoiles, pour toujours. Tu es mon époux et tu es son père, rien ne pourra changer ça et personne ne prendra ta place. Retour de Camille ou pas, tu m'entends ?
Alec soupira.
— Je te remercie de me dire tout ça Bébé...ça me fait du bien, je te le jure mais pour le moment, c'est trop tôt, je ne peux pas te donner une réponse. Pour le moment, accepter cette décision m'est juste impossible, j'essaiera au mieux de la tolérer mais là encore...je ne peux rien te promettre.
— Je comprends Mon amour, le rassurai-je en me garant sur le parking de l'hôpital. Récupérons notre princesse et rentrons chez nous. J'ai foi en notre famille. Je suis convaincu qu'on trouvera une solution afin que personne ne souffre, lui dis-je en lui caressant amoureusement la joue.
Il m'adressa un petit sourire sans joie. J'espérais de toute mon âme ne pas me tromper. J'espérais ne pas être trop avide en voulant le beurre et l'argent du beurre. Je souhaitais répondre favorablement à la demande d'Aria sans blesser Alec et je souhaitais soutenir Alec sans décevoir Aria. C'était un véritable casse-tête et un déchirement, pourtant je n'avais pas le choix, j'allais tout faire afin que les deux personnes qui comptent le plus dans ma vie ne souffrent plus, tout faire pour maintenir ma famille unie.
Fin du chapitre
