Bonjour à tous! Voici la suite!

Shaniice: Coucou toi! Je t'avoue que moi aussi, j'ai du mal à m'imaginer écrire des dialogues cordiaux entre Alec et Camille. Je ne sais pas encore quelle tournure je vais donner à leur relation ou même si il y en aura. Concernant Jace, c'est clair qu'il n'est pas très malin pour le coup lol ce sera intéressant de voir comment évolueront les choses entre Clary et lui. À bientôt!

Natty Caro : Coucou! Ton inquiétude est tout à fait fondée mais pour le moment, n'y pensons pas! Notre couple Malec a déjà surmonté tant de choses, faisons leur confiance ;)

Orlya : Coucou à toi! Il faudra attendre un ou deux chapitres pour la rencontre entre Aria et sa mère. Je ne les ai pas encore rédigé mais ça viendra rapidement!

Un grand merci pour vos reviews et votre soutien! C'est vraiment grâce à vous que je suis motivée à écrire 3

Bonne lecture à tous.

Chapitre 13 – Un pas vers l'autre

PDV Aria

C'était enfin le week-end et il faisait un temps magnifique. Les beaux jours d'été arrivaient à grand pas et j'avais hâte d'en profiter dans notre nouvelle maison qui disposait d'un jardin, d'un patio et d'une piscine ! Même si l'accès au toit de notre appartement nous avait toujours permis de profiter de l'été, avoir un jardin et une piscine allait tout de même nous changer la vie. Trois jours s'étaient écoulés depuis mon hospitalisation mais je n'avais repris les cours qu'hier et ce, uniquement pour passer mon test d'entrée au collège. Bien que je me sentais en pleine forme, mes pères avaient insisté afin que je me repose à la maison. Malheureusement, j'avais été seule la plus-part du temps car à cause des ennuis que je leur avais causé, ils avaient eu tous les deux des heures à rattraper à leur travail. Je me sentais vraiment coupable et cherchais un moyen de me faire pardonner surtout auprès de Daddy. Il y avait comme un malaise entre nous depuis, j'avais du mal à le regarder dans les yeux, je savais que je l'avais trahi et que je continuais à le trahir en voulant connaitre ma mère à tout prix. Papa m'avait appris qu'il avait entendu notre conversation à l'hôpital, ce qui ne fit qu'augmenter mon malaise et ma culpabilité. Je ne savais pas comment lui faire face, pourtant, il me fallait trouver une solution car papa m'avait dit qu'il ne contacterait ma mère, qu'à la condition que la situation redevienne normale entre Daddy et moi. De toutes les façons, même sans cela, je le souhaitais aussi car notre complicité me manquait. Daddy était mon père, je l'aimais, j'avais besoin de lui, rien ne changera ça.

Décidé, je quittai ma chambre puis partis me servir un verre d'eau dans la cuisine. Daddy, installé au bar, était concentré à rédiger quelque chose qui ressemblait à une liste.

— Qu'est-ce que c'est papa ? m'enquis-je avec curiosité.

Il releva la tête.

— Une liste des choses à faire et à acheter pour le déménagement. Plus ça va et plus je pense à faire appel à des professionnels, fit-il dépité.

— Je suis pour cette option ! Je n'aime pas faire les cartons.

— Il faudra tout de même en faire ma princesse, me fit-il en rigolant. Es-tu prête ? Nous avons rendez-vous avec l'agent immobilier dans une heure. Il faut se mettre en route.

— Il me tarde de visiter la maison, j'espère qu'elle sera exactement comme sur les photos.

— Moi aussi...on s'y est déjà projeté, ce serait une déception autrement, dit-il en se levant. Attrape un sac de course s'il te plait, on doit passer au supermarché au retour.

Je m'exécutai, pris une casquette et mes lunettes de soleil, enfilai mes vans. J'étais prête pour la visite. Nous avions trois quart d'heures de route jusqu'à la nouvelle maison, j'allais en profiter pour discuter avec Daddy et lui présenter des excuses pour ce qu'il s'était passé en bonne et due forme. J'avais besoin qu'il me pardonne même si au final, je n'avais pas la sensation qu'il m'en voulait, je l'avais surtout blessé, c'est ça qu'il fallait que je répare. Et en parlant de réparation, une autre de mes relations avait sacrément besoin d'être rafistolée en ce moment, c'était celle avec Drew, mon meilleur ami, qui depuis qu'il avait appris pour ma petite escapade, m'en voulait. Il m'en voulait de ne lui avoir rien dit, m'en voulait d'avoir mis ma vie en danger, m'en voulait d'avoir plus eu confiance en Aaron qu'en lui. Tout comme Daddy, j'avais blessé ses sentiments et trahit sa confiance. Je réalisai que pour atteindre mon objectif, j'avais mis à mal les relations qui comptaient le plus pour moi et déçu énormément de monde. Mais au fond, je pensais réellement les protéger. Retrouver ma mère était un souhait égoïste mais cacher la vérité à tout le monde ne l'a jamais été, mon but avait toujours été de les préserver.

Dans la voiture, nous écoutions Wanted Dead or Alive de Bon Jovi, mais mon esprit était ailleurs, je cherchais une façon d'entamer LA discussion avec Daddy.

Sois courageuse Aria ! m'encourageai-je.

— Euh, papa...je...par rapport à ce qu'il s'est passé. Je te présente mes excuses...

Il baissa le volume de la radio.

— Je sais que tu es désolée, inutile de t'excuser, me dit-il le regard concentré sur la route.

— Si, je le dois car je t'ai fait de la peine.

Il soupira.

— Je ne vais pas te mentir, en effet tu m'en as fait et malgré toi, tu continueras à m'en faire dans le futur mais c'est moi l'adulte, c'est à moi de m'adapter. Que tu veuilles rencontrer ta mère, je ne l'accepte pas...j'ai mes raisons, raisons que je ne peux pas t'exposer malheureusement.

— Pourquoi cela ? J'aimerai entendre ces raisons qui motivent ton refus catégorique. Ça m'aiderait peut-être...

— À quoi ? Changer d'avis ? Dis-moi Aria, si je te donnais une excellente raison, abandonnerais-tu l'idée de renouer avec ta mère ?

Une excellente raison ? De quel genre ? Il faudrait qu'elle soit vraiment, vraiment excellente.

Retrouver ma mère n'était pas une lubie, je le voulais vraiment, j'en avais besoin, j'avais besoin d'elle afin de me construire, de construire mon identité. Je voulais nous donner une chance à elle et à moi de créer des liens mère-fille. Elle était en vie alors que j'avais longtemps pensé qu'elle ne faisait plus partie de ce monde, c'était une chance pour moi et je ne voulais pas la laisser passer. Je nous imaginais déjà discutant toutes les deux devant une tasse de chocolat chaud, faire du shopping ensemble, célébrer la prochaine fête des mères, elle pourrait même m'accompagner au collège pour ma rentrée, ce serait énorme ! J'en rêvais tellement de tous ces moments...je n'étais pas prête à y renoncer.

— Je...je veux la rencontrer. Je n'abandonnerai pas l'idée, admis-je d'une petite voix. Mais je veux aussi te comprendre et je ne veux pas te blesser alors peut-être que si tu m'expliquais...

— Ces histoires appartiennent aux passées...

— Pourtant, aujourd'hui encore, elles semblent avoir une grande importance pour toi. Est-ce que la raison pour laquelle tu en veux à maman a un rapport avec moi ? me risquai-je à demander.

Même si ma décision était prise, j'étais de plus en plus curieuse au sujet de ce qu'il avait bien pu se passer entre ma mère et Daddy pour qu'il lui en veuille autant.

— Non Ma Princesse...pas totalement en tout cas. Bref, n'insiste pas. Si tu es curieuse, tu poseras la question à ta mère quand tu la verras. Voyons si son degré honnêteté s'est amélioré ces dernières années, marmonna-t-il.

J'étais encore plus perdue mais au moins, même s'il était contre l'idée, il faisait des efforts pour tolérer la situation et je ne pouvais pas lui en demander plus. Si je n'en étais pas la raison, c'est que Papa l'était forcément. Une chose était certaine, je tirerai cette histoire au claire.

— Je n'insisterai pas. Merci de faire ces efforts pour moi en tout cas. Le fait que je souhaite rencontrer ma mère ne change rien pour nous. À mes yeux, tu es et resteras toujours mon père que j'aime. Celui qui me donne tant d'amour et d'affection depuis ma naissance, celui qui se préoccupe de moi, qui me défend, qui me comprend. Je t'aime Papa, n'en doute jamais.

Mon père posa sa main sur ma mienne, puis fit une petite pression.

— Je t'aime aussi ma fille, pour toujours. En dépit de mes réticences, j'espère de tout mon cœur que ces retrouvailles se passeront bien et que tu n'en souffriras pas. Et surtout, j'espère que tu trouveras la pièce qu'il te manque afin de te construire et t'épanouir.

J'étais heureuse et soulagée. Maintenant que les choses étaient réglées, les retrouvailles avec ma mère étaient imminentes. Je me sentais un peu angoissée mais aussi très impatiente. J'étais persuadée que je ne commettais pas une erreur, c'était assurément la bonne décision.

PDV Alec

La journée d'hier était passée en un éclair. La visite de la maison s'était très bien passée, nous avions rendez-vous dès lundi pour la signature des documents, le déménagement étant prévu dans la foulée. Les choses s'accéléraient enfin ce qui était une bonne chose car cela faisait bientôt un an que nous cherchions à déménager dans une maison plus grande. L'arrivée de Côme dans notre foyer nous avait également mis un coup de pression mais tout ceci avait été positif. En parlant de Côme, nous le rencontrions officiellement ce soir. Enfin, je parle d'Aria et moi, Magnus avait déjà pu faire sa connaissance à l'hôpital il y a quelque temps. Il rendait aussi régulièrement que possible visite à sa mère et passait du temps avec lui quand il le pouvait. Il nous l'avait décrit comme peu bavard, intelligent et mature. Je me mettais à la place de ce garçon dont la vie avait basculé du jour au lendemain. Malheureusement, la situation n'avait pas évolué, sa pauvre mère était toujours dans le coma et selon Magnus, les chances qu'elle puisse se réveiller bientôt étaient minces, cependant tout le monde gardait espoir car elle était encore très jeune. Il fallait à tout prix qu'elle se batte jusqu'au bout. Je n'imaginais pas à quel point Côme devait se sentir seul et désemparé et espérais vraiment que l'avoir avec nous lui apporterait un semblant de réconfort. Pour cette rencontre, nous avions organisé un dîner à la maison avec Victor, Mia et Drew. Nous avions pensé que l'ambiance serait plus détendue avec les enfants autour et que ce serait plus facile pour Côme en termes d'intégration mais ça, c'était sans compter sur le fait que Drew et Aria était en pleine guerre froide depuis le début de la semaine.

— Mon cœur, je compte sur toi pour mettre un terme à ta dispute avec Drew, fit mon époux à notre fille tout en nettoyant de la laitue.

Pour le dîner, nous avions fait simple. Une salade composée et des tartes salées en entrée, un gratin dauphinois accompagné de rôti en plat de résistance. Mia et Victor, se chargeaient d'apporter le dessert.

— C'est Drew qui me fait la tête, pas moi, se défendit-elle.

— Ton meilleur ami ne te manque pas ? la questionnai-je, alors que je connaissais déjà la réponse.

— Bien sûr que si ! Mais il est trop borné ! Je sais que j'ai mal agis, cependant est-il obligé de me le faire payer de la sorte ! Il exagère ! Même papa et toi m'avez pardonné !

— Oui enfin...commença Magnus.

Aria qui était occupée à couper des tomates, s'arrêta nette dans son geste.

— Comment ça enfin ? Vous...vous m'avez bien pardonné hein ? s'enquit-elle un brin, paniquée.

Mon époux et moi échangeâmes un regard puis éclatâmes de rire. Aria s'empourpra puis baissa la tête sur ses tomates.

— Ne fais pas cette tête ! Nous t'avons pardonné, cependant, nous discutons toujours de ce que sera ta punition.

— Quoi ? Punition ? Vous allez vraiment me punir ? s'offusqua-t-elle.

— Cela va sans dire, lui fis-je avec un petit sourire moqueur.

— C'est injuste...

— Excuse-moi ? s'indigna Magnus à son tour. Mensonges, trahisons, cachoteries, mise en danger de ta vie. Dois-je continuer ?

— Ça va...j'ai compris. Vous avez raison...je mérite d'être punie, bougonnât-elle.

— Exactement. Qui plus est, ce serait injuste vis-à-vis d'Aaron qui lui, a écopé de 2 semaines de punition, l'informa Magnus.

Aria écarquilla les yeux.

— Deux semaines ! Mais c'est énorme ! Il ne m'a rien dit.

— Il ne le peut pas. Il n'a plus accès à son téléphone, ni aux écrans. Il se fait également chaperonner à ses cours de baskets. Cette histoire a aussi ajouté du sel sur la relation tendue qui existait déjà entre sa mère et son père biologique. C'est lui qui vous a aidé n'est-ce-pas ? lui demandai-je.

— Oui. Mais il l'a fait uniquement dans l'espoir de pouvoir nouer des liens avec Aaron et Manon. Il pensait qu'en l'aidant, il aurait une chance de se rapprocher un peu de lui. Tout ceci est de ma faute...je n'aurai pas dû le mêler à tout ça, soupirai-je.

— Malgré tout, heureusement qu'il était là au final. Il t'a protégé et ta sauvé la vie, dit Magnus.

— Oui mais à quel prix...se lamenta Aria.

— Deux semaines de punition n'est pas cher payé. Ta vie et la sienne en valent bien plus et il le sait. Tu iras le voir et t'excusera auprès de lui et de ses parents quand sa punition sera levée.

— Entendu Papa, acquiesça notre fille.

— Bien, terminons de préparer le dîner. Nos invités ne vont pas tarder ! fis-je avec excitation.

J'étais heureux de recevoir nos amis à dîner. C'était probablement la dernière fois que l'on recevait du monde dans notre appartement. Nous avions passé tant de moments formidables entres ces murs. Ils avaient été témoins de tant de choses. Ils avaient vu grandir Aria, ils avaient assisté à notre mariage avec Magnus, ils nous avaient vus devenir un couple de plus en plus fort et solide tout au long de ces années. Ils avaient aussi été témoins de nos moments de disputes, de tristesse, de désespoir, de déprime. À jamais, cet appartement sera un lieu sacré pour chacun des membres de la famille Lightwood-Bane.

À 20h précise, on sonna à la porte. Je partis ouvrir afin d'accueillir Mia, Victor, Drew et Côme. Je fus surpris en voyant ce dernier. Pour un gamin de 13 ans il était très grand, Drew à côté était loin de ressembler à un nain, néanmoins, on voyait que Côme le dépassait d'une bonne tête. Ses cheveux noirs arborant une coupe branchée à la French Crop, coupé court sur les côtés et long sur le dessus pour dessiner sa frange, contrastaient énormément sur sa peau pâle. Il avait les yeux d'un vert clair me rappelant ceux de ma charmante belle-sœur Clary. Cette similitude n'avait sans doute pas échappé à mon cher mari.

— Entrez les amis ! Je suis heureux de vous voir, ça faisait un bail ! les accueillis-je.

— Oh oui ! Trop longtemps ! enchéris Mia en me faisant la bise.

Aria et Magnus, arrivèrent à leur tour. Mon époux embrassa tout monde mais contre toute attente, au moment de se saluer, Côme et lui échangèrent un « check » trop cool mais beaucoup trop élaboré pour mon pauvre cerveau. J'en restai coi et curieux de la signification de se salut spécial. Ils semblaient déjà très proches tous les deux, je le compris au regard de Côme qui brilla légèrement d'excitation quelques instants en apercevant mon cher et tendre.

— Côme, je te présente mon époux Alec et notre fille, Aria, dit Mag's en entamant les présentations.

Notre fille lui fit un petit salut timide. Elle semblait être un peu impressionnée, ce que je comprenais. Après tout, il était très grand et beau garçon, j'étais persuadé qu'il faisait des ravages dans son collège. Le regard de Magnus passa d'elle à Côme mais étrangement, il ne semblait pas du tout inquiet.

— Bonsoir, je suis Côme LÉVY, nous salua-t-il très formellement.

Il n'ajouta rien de plus. À l'intonation de sa voix, on comprenait qu'il n'était pas spécialement timide. Réservé tout au plus.

— Nous sommes ravis de t'accueillir Côme et espérons que tu te plairas au sein de notre famille. On fera ce qu'il faut afin que tu te sentes à l'aise parmi nous tout au long de ton séjour.

Il hocha simplement la tête. Pendant ce temps, Aria et Drew s'étaient lancés dans un duel de regard qui n'échappa à personne. L'un n'avait toujours pas décroché un mot à l'autre.

— Dit donc vous deux, c'est pour quand la fin de la guerre froide ? intervient Mia.

— Quand je ne me sentirai plus trahi ! répondit Drew avec aplomb avant de partir d'un pas déterminé au salon.

Côme, dévisagea Aria une minute puis suivit Drew.

— Quelle tête de...commença notre princesse.

— Attention jeune-fille ! la prévient Magnus.

Aria soupira puis s'en alla à son tour.

— Bon passons au salon pour l'apéritif. Laissons ces enfants régler leurs histoires, proposai-je.

— Très bonne idée, consentit Victor. Drew est insupportable depuis qu'il s'est disputé avec Aria.

— Oui, il se plaint d'elle à longueur de temps ! continua Mia.

— C'est à notre fille de se faire pardonner, j'espère qu'elle y arrivera. L'amitié est une chose importante, elle doit apprendre à la chérir, commentai-je mon époux.

Nous passâmes au salon puis commençâmes à discuter de tout et de rien sauf que très vite, le sujet préféré de Victor et Magnus arriva, c'est-à-dire l'hôpital. Ils ne pouvaient pas s'en empêcher, ils y passaient déjà leur vie mais avait besoin d'en discuter en plus, en dehors des heures de travail. Drew, en tant que fan absolument de ses oncles et futur médecin, participait activement à la conversation, posant de nombreuses questions sur la vie hospitalières. Mia et Aria s'étaient lancées dans une conversation tournant autour des nouvelles tendances modes de cet été. Il ne restait plus que Côme et moi. Je me décidai à faire plus ample connaissance.

— Combien mesures-tu ? lui demandai-je histoire de lancer la conversation.

— 1 mètre 67, m'annonça-t-il.

— Waouh, c'est génial, tu seras très grand. Surtout que tu es en pleine adolescence, tu as encore de nombreux centimètres à prendre. Pratiques-tu un sport ?

— Le basket, me répondit-il.

— Oh, Aria et Drew on un ami qui joue également au basket, il s'appelle Aaron. Tu le rencontreras bientôt, ils sont toujours ensemble.

— J'en ai entendu parler, me répondit-il.

Probablement par Drew, pensai-je.

— C'est un garçon super, je pense que vous vous entendrez bien.

Il se contenta d'hocher la tête. Décidément, comme l'avais dit mon époux, il n'était pas très bavard. Cherchant un moyen de continuer à discuter sans que ça ne fasse interrogatoire de police, je vis qu'il regardait le piano de Magnus avec intérêt.

— Sais-tu en jouer ? le questionnai-je.

Il fronça légèrement les sourcils, comme s'il ne comprenait pas de quoi je parlais.

— Le piano, m'expliquai-je. J'ai vu que tu le regardais.

— Juste un peu. Ma mère en joue, elle m'a enseigné les bases. Les cours sont trop onéreux, elle n'a pu m'en offrir pour le moment, c'est l'un de ses souhaits que j'apprenne.

Waouh, c'étaient les phrases les plus longues qu'il avait prononcé depuis son arrivée et bien entendu, elles concernaient sa mère. Elle devait atrocement lui manquer.

— Comment est-elle ? Ta mère, parle-moi d'elle, lui demandai-je.

Un léger sourire mélancolique se dessina sur son visage. Derrière son apparence froide et distante, se cachait — j'en étais persuadé — un cœur tendre.

— Belle et drôle. Elle fait toujours des blagues même si elles sont nulles la plus-part du temps. Elle dit que c'est moi qui ne comprends pas son humour, rigola-t-il doucement. Elle est aussi forte et déterminée, très travailleuse. Elle m'a élevé seule, avec peu de moyen. J'ai eu une bonne éducation grâce à elle et n'ai jamais manqué de rien. Je veux travailler dur et réussir dans la vie afin de prendre soin d'elle plus tard à mon tour.

Les mots de Côme me touchèrent. Sa mère était toute sa vie, ça se voyait qu'il lui était dévoué et qu'ils entretenaient une merveilleuse relation mère-fils. Au fond de mon cœur, je fis un vœu, celui que sa mère puisse très bientôt sortir du coma et revenir auprès de lui.

Fin du chapitre.