Hello tout le monde! Voici le chapitre suivant avec un peu de retard. Je m'excuse mais comme je vous l'avais déjà exprimé, la suite arrivera plus lentement car je suis pas mal occupée en ce moment :( . Quoiqu'il en soit un grand merci pour toutes vos reviews sur le chapitre 18, j'y répondrai lors du prochain ;)
Bonne lecture à vous!
Chapitre 19 - Tentation
PDV Magnus
Assis dans le bureau d'Alec avec son téléphone à la main. Le monde venait de s'effondrer autour de moi. Des dizaines d'échanges de SMS d'une longueur impressionnante avec ce David, des confidences, des révélations intimes, des détails sur notre quotidien, sur notre vie de couple. Il lui avait tout raconté dans les moindres détails et cela avait commencé le lendemain de leur soirée ensemble. Deux jours qu'ils s'échangeaient ainsi. C'était également avec lui qu'il discutait, enfermé dans son bureau, à mon arrivée. L'appel avait durée 52 minutes et aurait probablement continué sans mon interruption.
En lisant les messages, tout pris son sens. Je compris d'où provenait le soudain intérêt d'Alec pour la pensée individuelle, l'égocentrisme et l'égoïsme. Biensur, je comprenais qu'il était important, surtout dans une relation de couple, de penser à soi de temps à autres, de se trouver du temps pour soi et de ne pas exister uniquement à travers l'autre, c'était une façon plus seine de vivre mais Alec et moi avions toujours été différents. Nous avions toujours été fusionnels et jusqu'à maintenant, ça n'avait jamais posé de problème à l'un ou à l'autre car il y avait toujours eu de la bienveillance entre nous. Notre relation, même ainsi, n'avait jamais été malsaine, pourtant, selon la vision de ce David, notre amour à Alec et moi était été une chose néfaste et destructrice... surtout pour Alec.
Mais de quoi se mêlait-il putain ! D'où sortait cet enfoiré qui se permettait de juger si ouvertement ma relation, mon mariage et mon couple ! Puis comment Alec se permettait-il de raconter notre vie à un parfait étranger ? Il avait vraiment pété un plomb ma parole !
Tandis que je ruminais un nouveau SMS arriva, ma colère monta d'un cran quand je vis qu'il provenait de David. Je commençai à le lire aussitôt tout en me disant que j'avais de sérieuses envies de meurtres dans l'immédiat. Ce mec me sortait par les yeux !
De David : Je suis au bar avec des amis si tu veux t'échapper un peu de ton purgatoire )
PURGATOIRE ! Il avait vraiment écrit PUR-GA-TOIRE ! Non mais je rêve ! Alec vivait donc dans un lieu d'expiation ! Un endroit sombre et funeste ! Un lieu de souffrance perpétuelle ! Je voyais rouge, il était inconcevable que je reste là à bouillir dans mon coin. Il fallait que je vois ce David et que je le remette à sa petite place d'étudiant grotesque sur le champs, seul hic, il ne mentionnait pas quel bar. Ils avaient déjà tellement leurs petites habitudes qu'il n'était plus nécessaire de donner trop de précisions visiblement. Ce constat m'agaça encore plus mais je n'étais pas stupide, il s'agissait forcément du bar où ils s'étaient rendus hier soir sauf qu'encore une fois, je ne savais ni où il se situait, ni comment il s'appelait.
Réfléchis Mag's...réfléchis...
Alec est rentré en taxi hier soir, donc cela signifiait qu'il avait laissé sa voiture là-bas...voiture qu'il a été récupérer ce matin...avec Aria je suppose car après ils devaient récupérer Côme, suite à ça, ils sont partis au centre commercial. Aria devrait probablement se rappeler de l'endroit où ils ont récupéré la voiture mais qu'allais-je faire après ? Débarquer là-bas ? Je ne savais même pas à quoi ressemblait ce David. Qu'est-ce que j'aurai souhaité que les gars soient là pour m'accompagner et me conseiller aussi ! Ils me manquaient atrocement, surtout en ce moment. Simon et Izzy arrivaient dans quelques jours donc ça c'était une excellente chose mais pour ce soir, je ne pouvais définitivement pas compter sur leur aide, Rag' et Cat' étaient encore en tournée, Jace était à une heure de route...mais peut-être que ma petite sœur était toujours de service à Raziel.
Plein d'espoir, je composai son numéro. Elle répondit aussitôt.
— Hello grand-frère !
— Coucou Biscuit, es-tu encore à Raziel ? J'aurai besoin que tu m'accompagnes quelques part.
— J'ai terminé mon service, Jace est venu me chercher mais nous sommes toujours au centre-ville. On a une réservation dans un restaurant...
— Oh, c'est votre soirée, je m'excuse, je tombe mal, oublies Biscuit.
— Non mais attends, que se passe-t-il ? Ça n'a pas l'air d'aller.
Je soupirai. J'entendis Jace lui demander de mettre le haut-parleur.
— Salut beau-frère, on peut dire que tu sais choisir ton moment, plaisanta-t-il.
Il me taquinait mais je culpabilisais tout de même, avec le rythme de Clary à l'hôpital, je savais que cette soirée était importante pour eux afin de se retrouver.
— Ouais, je m'ennuyais donc je me suis dit, et pourquoi ne pas gâcher leur soirée ? essayai-je de plaisanter à mon tour.
Sauf que ça donnait faux et visiblement ma sœur et mon beau-frère s'en aperçurent, même à travers le combiné.
— Où es-tu ? me demanda-t-il.
— À la maison mais ça va aller, je vais...
— On arrive, me coupa-t-il.
Et juste comme ça ils raccrochèrent. L'émotion me submergea tant j'étais touché par leur geste. Ils ne savaient pas de quoi il en retournait mais ils accouraient pour moi, laissant tomber leur soirée en amoureux alors que je savais à quel point il était difficile pour eux de s'octroyer ce genre de moment privilégié. Je me promis de me faire pardonner plus tard mais en attendant, j'étais heureux de pouvoir compter sur eux car je ne savais pas du tout quelle tournure allait prendre ce samedi soir. Je quittai le bureau puis montai retrouver ma fille mais fut forcé de constater qu'elle ne se trouvait pas dans sa chambre, je partis dans celle de Côme, elle était vide également.
Je fronçai les sourcils.
Où pouvaient-ils être ?
Je descendis au séjour, toujours personne.
Aria ? Côme ? les appelai-je.
Pas de réponse. Je sortis dans le jardin et vis que l'entrée indépendante arrière qui conduisait au sous-sol était ouverte, intrigué, je m'y dirigeai. Avec Alec, nous avions prévu de transformer le sous-sol en un espace de jeux et de répétition pour Aria, ses amis et accessoirement pour nous mais, c'était encore un projet, rien n'avait été fait, je me demandais ce qu'ils pouvaient bien y faire. Au fur et à mesure que je descendais les escaliers, je découvrais avec stupéfaction, que l'endroit s'était incroyablement transformé. La peinture avait été rafraîchie, le sol en béton ciré était immaculé signe qu'il avait été nettoyé. Les ampoules des spots lumineux avaient été remplacées, tous s'allumaient désormais mais le plus incroyable était qu'une scène était déjà en construction. Aria et Côme, occupés à coller des affiches et des posters, ne m'entendirent pas arriver.
— Mais je rêve ! Quand avez-vous fait tout ça ? demandai-je impressionné, en continuant d'observer les lieux.
Ils sursautèrent.
— Papa ? Mais que fais-tu ici ? C'était censé être une surprise !
— Ah bon ? Ben je suis surpris, plaisantai-je.
— Oui mais Alec sera déçu je pense. Ça fait quelques semaines qu'il s'active à aménager le sous-sol. Il voulait s'en occuper puis te le montrer quand tout serait terminé, m'expliqua Côme à son tour.
— Je vois, fis-je pensif.
J'étais encore plus perdu maintenant. Ses actions ne s'accordaient pas du tout avec son discours de tout à l'heure. Cette réflexion me ramena à la raison principale de ma venue ici.
— Euh Mon cœur, te rappelles-tu de l'endroit où vous avez récupéré la voiture de Daddy ce matin ? demandai-je le plus innocemment possible à ma fille.
— Biensur, elle était sur parking de sa faculté, me répondit-elle.
Ce fut la douche froide. Pas du tout la réponse que j'attendais.
— Ah. D'accord, fis-je déçu.
— Tout va bien Papa ? Où est Daddy ?
— Il est sorti prendre l'air...il avait besoin d'un moment de solitude.
— Vous vous êtes encore disputez n'est-ce pas ? comprit-elle.
Je ne souhaitais pas lui mentir alors il valait mieux être honnête tout en passant certains points sur silence néanmoins.
— Très bien, je pense que nous devons avoir une petite discussion tous les trois. Vous terminerez les affiches plus tard.
Ils acquiescèrent. Nous nous installâmes à même le sol.
— Tout d'abord Côme, je tenais à te remercier pour ta discrétion et aussi ton soutien. Je sais que tout come Aria, tu peux ressentir qu'il y a des tensions en ce moment au sein de notre famille et je sais aussi que la raison ne ta pas échappé.
— C'est vrai, admit-il, sans parler du fait qu'Aria s'est confiée à moi ainsi qu'à Drew.
— J'en suis très heureux car elle aura besoin de votre soutien...
— Papa...pourquoi dis-tu ça ? Tu me fais peur, intervient ma fille.
— Ma Princesse, ne le sois pas. Je veux juste que tu gardes à l'esprit que peu importe ce qu'il se passe en ce moment entre ton père et moi, on le surmontera d'une manière ou d'une autre. Nous t'aimons tous les deux très fort même si nous ne sommes d'accord sur la façon de t'accompagner sur la route de ton bonheur et de ton épanouissement. Comprends-tu ?
— Oui, je comprends je crois...
— Concernant l'incident de cet après-midi, j'espère que tu ne tiendras pas rigueur à ton père. Les adultes peuvent parfois perdre le contrôle et commettre des maladresses quand certaines émotions deviennent trop fortes à gérer. Cela ne justifie rien évidemment mais disons qu'il peut exister des circonstances atténuantes et dans le cas de ton père, il en existe de nombreuses.
— Il...il a accusé Maman d'être responsable de ma naissance prématurée, il l'a accusé de ne pas avoir su prendre soin de moi... il a parlé d'overdose, me confia ma fille.
Bordel ! Alec avait vraiment dépassé les bornes devant notre fille, je comprenais mieux les raisons de son silence !
Je soupirai longuement.
— Mon Ange, commençai-je...
— Papa, ne me ment pas. Est-ce que tout ce qu'a dit Daddy est la vérité ?
Je soupirai de nouveau.
— Oui, admis-je à contre cœur.
— Mais...Maman avait aussi des circonstances atténuantes n'est-ce pas ? Je veux dire, elle était malade à l'époque, ce n'était pas de sa faute, j'ai raison n'est-ce pas ? me demanda-t-elle pleine d'espoir.
Ce type de questions...c'était précisément ce que j'avais souhaité éviter et précisément ce qu'Alec avait toujours souhaité soulever. Il avait marqué des points ce soir sauf que la personne qu'il mettait dans une position délicate n'était pas Camille, mais moi.
— Aria, mon cœur, je ne suis pas la personne la mieux placée pour t'affirmer ou non que ta mère avait des circonstances atténuantes à cette époque-là...mon jugement ne serait pas objectif. Écoute, je vois bien que tout ça te perturbe alors, je te conseille d'en discuter avec ta mère à la prochaine occasion...enfin, si tu t'en sens prête évidemment...c'est à toi de décider, lui dis-je en le regrettant aussitôt.
La dernière chose que je souhaitais était de l'influencer ou de la précipiter trop tôt sur la voie de la découverte de ce lourd secret.
Ma fille fit une drôle de tête, elle semblait indécise.
— On vient à peine de se retrouver avec Maman...je souhaitais profiter un peu d'elle et apprendre à la connaitre avant de soulever...tout ça, conclut-elle en soupirant.
Mon téléphone se mit à sonner dans ma poche, je le sortis et vis qu'il s'agissait de Clary.
— Biscuit, lui dis-je en décrochant.
— Nous sommes devant le portail frérot ! On a sonné mais...
— Oh désolé, je suis au sous-sol avec les enfants, nous n'avons pas entendu. Je vous ouvre, l'avertis-je avant de raccrocher.
Je remontai avec les enfants sur les talons.
— Oncle Jace ! Tante Clary ! s'exclama Aria en courant à leur rencontre.
Ils se saluèrent chaleureusement. Côme les salua à son tour, il était un peu moins à l'aise car il n'avait pas eu l'occasion de beaucoup les rencontrer depuis qu'il vivait avec nous. Jace sortit deux gros sacs en papier de la voiture.
— On a pris de quoi dîner pour tout le monde, nous informa-t-il.
Je le regardai avec un léger embarras.
— Euh ça t'ennuierait de prendre à emporter ? On doit sortir...
Quatre pairs de yeux me regardèrent avec perplexité.
— Tu t'en vas aussi ? s'inquiéta ma fille.
— Aussi ? s'enquit Clary.
— Daddy est sorti, lui expliqua-t-elle.
Jace et Clary me jetèrent un regard. Ils ne connaissaient pas encore la raison de mon appel à l'aide mais savaient qu'il y avait un problème. Je pivotai vers les enfants.
— Oncle Jace et moi en avons pas pour très longtemps. Que diriez-vous de rester avec tante Clary un moment ?
Côme et Aria ne réagirent pas. C'était mal barré.
— Ben alors ? Vous n'avez pas envie de passer du temps avec moi ? ! s'exclama Clary en faisant une moue triste.
— Biensur que si tante Clary ! répondit Aria en allant se blottir dans ses bras. Tu m'as manqué.
— Parfait ! Dans ce cas, rentrons. Je meurs de faim !
Je remerciai ma sœur du regard puis embrassai ma fille puis Côme. Deux minutes plus tard, Jace et moi étions en route.
— Bon, tu m'expliques ? me questionna-t-il en mordant dans son hamburger. Ça doit être grave pour que tu m'autorises à manger dans ta voiture.
— C'est clair, confirmai-je en regardant la sauce qui coulait avec inquiétude.
Je soupirai puis me lançai dans le récit de ces deux derniers jours, au fur et à mesure que je progressais, Jace se décomposait.
— Waouh...je n'arrive pas à croire tout ce que tu me racontes. Et il est juste partit comme ça ?
— Oui, il avait besoin de réfléchir...
— Et toi ? Comment te sens-tu ? s'inquiéta-t-il.
— Comment je me sens ? Perdu j'imagine, perturbé aussi puis bouleversé et inquiet...je ne sais pas quoi faire. Ça se voit non ? Je t'entraine avec moi, à cette heure tardive, dans un bar inconnu à la recherche d'un mec que je n'ai jamais vu...c'est désespérant.
— Bon à moins qu'ils aient un super lien télépathique, tu sais qu'ils ne sont pas ensemble étant donné qu'Alec a oublié son téléphone. Mais il est vrai que je ne t'ai jamais vu ainsi...avec ce manque de confiance en toi.
— C'est la première fois qu'Alec envisage de me quitter et c'est aussi la première fois qu'il est proche d'un autre homme que moi, il y a de quoi être déstabilisé et perdre confiance tu ne penses pas ? Puis je me dis que ce David doit être exceptionnel. Alec n'a toujours eu yeux que pour moi, il ne voyait que moi en toutes circonstances. Ce mec a éveillé quelque chose en lui, je le sens, je le sais et ça me fait peur Jace. Pour la première fois, je sens vraiment que je peux le perdre.
— Arrête ces idées noires Mag's, jamais Alec ne te quittera. C'est le retour de Camille qui le met en vrac, ça ne signifie pas que ce David est un mec super chaud et génial. Vu l'état émotionnel dans lequel se retrouve mon frère, même un imbécile aurait pu se rapprocher de lui. Il est fragile actuellement et entre nous, ça se comprend. Je vous aime tous les deux tu le sais mais ce que tu lui demandes, c'est l'Everest ! Accepter le retour de Camille avec le sourire en plus ? Tu plaisantes !
— Ce n'est pas ce que j'attends de lui enfin ! Je veux juste...je souhaite juste qu'il...
— Qu'il ne change pas ? Qu'il continue à être un mari attentionné et un père dévoué pour Aria avec cette tarée dans les parages ? Beau-frère voyons ! Mon frère n'est pas un saint ! Tu y arriverais toi ?
— Même si c'est extrêmement difficile, je l'aurai fait pour Aria, car c'est son souhait mais je pense que là est toute la différence, Aria est ma fille biologique, alors que pour Alec ...
— Oh non ! Ne t'avance pas sur ce terrain-là. Tu sais qu'il la considère comme sa propre fille...
— Je le sais bien mais nous devons être honnête, au fond, il y aura toujours un petit décalage. Elle est ma fille ET celle de Camille. Comment pourrait-il l'aimer inconditionnellement ? Moi aussi j'y ai cru, j'ai nourri cet espoir qu'en la regardant, il ne verrait toujours qu'elle, notre fille et uniquement notre fille. De plus qu'elle me ressemble comme deux gouttes d'eaux, je me suis dit que nous étions bénis et que ça rendra les choses plus faciles. Aujourd'hui, je suis convaincu que quand il la regarde, il voit aussi Camille et toutes les souffrances qu'il lui a infligé.
Jace soupira.
— Je pense que c'est humain comme réaction. Évidemment, il a des responsabilités envers Aria qui le considère comme un père et je ne cautionne pas le fait qu'il agisse ainsi envers elle mais Mag's...Alec a aussi des sentiments...
— Je sais que tu as raison Jace...j'en suis conscience mais encore une fois, ça ne justifie pas tout et certainement pas qu'il me trompe !
— Attends, quoi ?! Il t'a trompé avec ce type ? s'offusqua-t-il.
— En ce qui concerne la tromperie physique je n'en sais rien mais émotionnellement, clairement !
— Il s'est juste confié à un autre. Tu n'exagères pas un peu ?
— Ce type le drague ! Et pourtant, il continue à être proche de lui ! Qu'est-ce que cela signifie à ton avis ?
— Bah, qu'il ne s'en est peut-être pas rendu compte...tu sais à quel point il peut être naïf. Les épisodes Rafael et Underhill nous l'ont prouvé.
Je jetai un regard à mon beau-frère qui signifiait clairement prend-moi pour un con .
— Alec n'a plus 17 ans, ton argument ne tient pas la route. Je pense plutôt qu'il en a parfaitement conscience et que ça lui plait bien. Peut-être que ce David lui permet de réaliser tout ce qu'il a manqué, après tout, son unique expérience se limite à moi. Tu sais au fond, même si me ça blesserait qu'il en arrive-là, si ce n'est que pour du sexe, je pourrais peut-être l'accepter.
Jace écarquilla les yeux et manqua de s'étouffer en avalant son soda.
— Accepter ça ?! Tu es vraiment désespéré ma parole ! Reprends-toi enfin ! Tu es Magnus BANE ! Comment peux-tu envisager une chose pareille ! Camille doit dégager et tout redeviendra à la normal !
— Mais ça je ne le peux pas ! J'aimerai tellement ! Mais je suis poings et mains liés et j'ai l'impression que personne ne le réalise ! Si j'accepte la présence de Camille c'est uniquement pour Aria et non pas pour faire souffrir Alec ! m'agaçai-je.
— D'accord, d'accord, du calme. Je sais que tu n'as pas le choix et...
Il s'arrêta subitement de parler.
— Euh...dis-moi que ce n'est pas la voiture d'Alec que je vois garée devant ce bar, me dit-il en pointant du doigt une range rover rouge.
Un simple coup d'œil sur la plaque me confirma qu'il s'agissait bien de sa voiture.
— Je pense que nous sommes arrivés à destination, lui dis-je en cherchant une place où me garer à mon tour.
— Attends, ne sautons pas aux conclusions. Ce n'est peut-être pas LE bar dont parlait ce type.
— Nous sommes proche de la faculté de Lettres, ça se pourrait complètement. Quoiqu'il en soit, nous serons très vite fixés dis-je, prêt à descendre de voiture.
Jace m'arrêta.
— Attends...minute...quel est le plan ?
— Le plan ? répétai-je confus.
Je n'en avais pas. À vrai dire, j'avais agi sur un coup de tête, ce qui ne me ressemblait pas mais au point où j'en étais, c'était le cadet de mes préoccupations.
— On improvisera, conclus-je.
— Rassure-moi, tu...tu ne vas pas lui mettre ton poing dans la figure hein ?
— Mais ça ne va pas ! Jamais je n'agirais ainsi envers ton frère voyons ! m'indignai-je.
Il leva les yeux au ciel.
— Je parlais de l'autre...
— Oh...lui...on verra, fis-je en haussant les épaules.
Jace secoua la tête.
— Non pêche que je ne comprends pas. Que fiche Alec ici alors qu'il n'a même pas eu le message ? fit-il perplexe.
— Ce n'est pas toi qui parlais de lien télépathique exceptionnel un peu plus tôt ?
— Je plaisantais...
— Peu importe, on y va, lui dis-je, avec assurance.
Nous descendîmes de voiture, puis pénétrâmes dans le bar. Il était bondé en ce samedi soir. De nombreux étudiants profitaient de leur week-end pour décompresser et faire la fête. Cette vie-là, je ne l'avais pas connue, mon rôle de père et mes études de médecine ayant toujours été mes priorités. Alec aussi en avait été privé... par ma faute.
— On prend un verre ? Autant lié l'utile à l'agréable, me cria Jace par-dessus la musique.
— Ça marche ! lui criai-je à mon tour, tout en cherchant Alec des yeux.
— Tu le vois ? me demanda-t-il.
— Pas encore ! Allons au bar !
On partit commander nos boissons, ce qui nous prit au moins vingt minutes. Il fallait admettre que l'ambiance était plutôt sympa. Jace décida d'aller se remuer sur la piste de danse en prétextant que ça lui donnerait une meilleure vue pour chercher Alec. De mon côté, j'ai préféré rester au bar car une chose était certaine, mon homme ne se trouvait certainement pas sur la piste de danse, danser n'était pas son truc. Quinze minutes plus tard, toujours rien. Je commençais à penser que nous nous étions trompés d'endroit, après tout, dans la rue où nous nous trouvions, il y avait de nombreux bar et le fait que la voiture d'Alec ne soit pile devant celui-ci ne signifiait rien au final. Jace finit lui aussi par abandonner et me rejoignit.
— On fait quoi ? Il n'est clairement pas là.
Je soupirai de désarroi.
— On termine nos verres puis on s'en va, lui proposai-je.
Jace acquiesça puis recommença à se dandiner à mes côtés. J'éclatai de rire.
— Il y en a un de nous deux qui en profite en tout cas ! le narguai-je.
Il me fit un clin d'œil puis repartis carrément sur la piste. Je recommençais à scruter les lieux quand un mec me bouscula assez violemment me faisant renverser au passage, ce qu'il me restait de cocktail sur ma chemise.
— Oh, je suis navré, vraiment navré ! s'excusa-t-il piteusement. Vous allez-bien ? s'enquit-il aussitôt.
— Ça va lui répondis-je, en commençant à essuyer ma chemise.
— Je vous paie un autre verre et même le pressing pour votre chemise, je suis vraiment confus, s'excusa-t-il de nouveau.
— C'est inutile, je m'apprêtais à m'en aller.
— Oh déjà ? L'ambiance ne vous plait pas ? me questionna-t-il.
— Si mais ma présence ici avait une raison précise, raison qui ne semble pas s'y trouver alors...
— Oh je vois ! Vous êtes à la recherche de votre petite-amie hein, me dit-il tout sourire.
Je ne répondis pas mais lui fit un petit sourire entendu.
— Je tiens tout de même à prendre la responsabilité pour ma maladresse. Je vous offre un verre et nous sommes quittes, je déteste être redevable, insista-t-il.
C'était un mec tenace, je pouvais le sentir.
Autant accepter et m'en débarrasser, pensai-je.
— Entendu, consentis-je.
— Vous buvez quoi ?
— Un Negroni, lui dis-je au hasard.
Il fit signe au barman qui vint le servir immédiatement.
— Je te refais une tournée ? lui demanda-t-il.
De toute évidence, ce mec était un habitué.
— Oui, puis ajoute-moi un Negroni s'il te plait pour ce beau gosse, l'entendis-je dire.
— Ok David, je te prépare ça de suite et te l'apporte, lui répondit le barman.
Mon cœur manqua de s'arrêter quand j'entendis son prénom.
Ça ne pouvait pas être LE David ! Ce serait vraiment une chance de co-cul ! Et vu les circonstances, j'espérais vraiment que ce ne soit pas le cas. Je me mis à le détailler de la tête aux pieds. C'était mon opposé en tout point. Il était blond vénitien, de taille moyenne, portait des mocassins de la marque Gucci, un polo Ralph Lauren. Il faisait très snob, nul doute qu'il provenait d'une famille aisée.
— Voilà, ma dette remboursée, me dit-il en me tendant mon verre.
Je continuai à le dévisager.
Se pourrait-il réellement que ce soit lui ?
— Quelque chose ne va pas ? me demanda-t-il ? Un troisième œil m'est-il poussé entre temps ? rigola-t-il.
Je me repris.
— Euh, toutes mes excuses, j'étais perdu dans mes pensées, fis-je en acceptant le verre qu'il me tendait.
Il me fit un grand sourire.
— Pas de problème. J'ai un ami comme ça aussi, il est avec vous et la seconde d'après pouf, il est dans la lune ! Mais c'est adorable, d'ailleurs, je vais aller le retrouver. Bonne soirée, j'espère que vous trouverez votre moitié, me souhaita-t-il en me faisant un clin d'œil.
Je lui fis un petit hochement de tête puis il s'en alla. Je le suivis du regard et vis qu'il emprunta des escaliers que je n'avais pas remarqué jusque-là, levant la tête, je réalisai qu'il y avait un étage. Mon verre à la main, je me frayai un passage dans la foule puis empruntai les escaliers à mon tour. Arrivé en haut, je constatai que l'endroit était un peu moins bondé mais grouillait tout de même de jeunes étudiants qui dansaient et s'amusaient. L'alcool coulait à flot, des selfies et vidéos se faisaient dans tous les coins afin d'immortaliser cette soirée mémorable, des couples s'embrassaient et s'enlaçaient. La jeunesse insouciante dans toute sa splendeur.
Je me mis à chercher David des yeux et ne tardai pas à le trouver, à ses côtés, se trouvait un jeune homme aux cheveux noirs, radieux, yeux pétillants et grand sourire aux lèvres...Alec...mon Alec. Ça faisait bien longtemps que je ne l'avais pas vu comme ça, aussi détendu et insouciant. Ils n'étaient pas seuls, quatre autres mecs étaient avec eux, rigolant et se taquinant. Alec avait l'air totalement à l'aise parmi eux, d'ailleurs, certains des gars semblaient plus âgés, visiblement, ils n'étaient pas tous étudiants. David murmura quelque chose à l'oreille d'Alec, ce qui le fit éclater de rire. Je regardais la scène, partagé entre la douleur et la résignation. Les mots qu'il avait prononcés un peu plus tôt me reviennent à l'esprit.
« J'ai tout sacrifié pour toi ».
Il avait été privé de tant de choses par ma faute, privé de sa jeunesse. Je n'avais pas le droit de continuer à lui rendre la vie difficile, plus j'essayais de le retenir plus il s'éloignait. Revoir son sourire éclatant et cet air enjoué étaient merveilleux même si cette fois, c'était un autre qui faisait naître ce sourire. Décidé, je fis demi-tour puis descendis retrouver Jace.
— On s'en va mon pote, lui dis-je.
— Ça marche mais qu'est-ce qu'on fait pour Alec ?
— Je l'ai trouvé. Viens, on sort d'ici.
Docile, il me suivit à l'extérieure. Une fois à l'air libre, je respirai à pleins poumons. Jace attendait toujours mes explications mais pour le moment j'étais trop perturbé. On monta en voiture en silence. Avais-je pris la bonne décision en le laissant là-bas ? N'allais-je pas le regretter ? Ce David avait l'air de réellement s'intéresser à lui, était-ce réciproque ? Un million de questions et de pensées m'envahissaient l'esprit surtout maintenant que j'avais mis un visage sur ce David...je lui avais même adressé la parole. C'était horrible.
— Tu l'as vu là-bas n'est-ce pas ? comprit Jace.
Je soupirai longuement avant de lui répondre
— Oui...avec David.
PDV Alec
— Tu es certain de vouloir rentrer ? me demanda David pour la énième fois.
— Oui, il est tard, Magnus va finir par s'inquiéter. J'ai oublié mon téléphone qui plus est.
— À ce propos, c'est incroyable que l'on se soit tout de même retrouvé ce soir, sachant que tu n'as pas eu mon message.
— C'est vrai, sacrée coïncidence !
— Ou est-ce le destin, me dit-il d'un air mystérieux. Je te raccompagne à ta voiture, on y va, enchaina-t-il.
— Ne te dérange pas, reste avec tes amis.
— Ça ne me dérange pas puis j'ai envie de prendre l'air.
— Très bien, consentis-je.
On quitta la bar. Me retrouver à l'extérieur me fit du bien, je commençais à ne plus trop supporter l'ambiance bruyante qui régnait à l'intérieur.
— Ça fait du bien aux oreilles ! s'exclama David exprimant ainsi mes pensées.
— Je suis d'accord, rigolai-je.
David me dévisagea un moment sans un mot. Je fronçai les sourcils.
— Un souci ? le questionnai-je.
— J'ai quelque chose à te proposer, avoua-t-il.
— Quelque chose ?
— Oui...disons une solution à ton problème actuel.
— Là, il avait aiguisé ma curiosité.
— Je suis curieux d'entendre ça.
— Qu'est ce qui te rendrait la vie plus agréable actuellement ? me demanda-t-il.
— Tu le sais bien, que Camille dégage.
— Et pour y arriver, quel serait le meilleur moyen ? me demanda-t-il de nouveau.
— Pour moi ce serait ma fille...Aria...mais je te l'ai dit, Magnus est contre.
— Attends. Laisse-moi terminer. Je sais qu'il est contre le fait que ce soit vous qui lui révéliez la vérité mais imaginons qu'elle l'apprenne de manière fortuite...
— Qu'as-tu en tête ?
— Tu as bien des preuves de ton agression ? Des photos ?
— J'ai quelques photos de moi la jambe et le bras dans le plâtre mais c'est tout. C'est la police qui détient les photos les plus ...
Je ne terminai pas ma phrase.
— D'accord, je vois. Et pour le kidnapping ? Il y a forcément des infos sur internet.
— Je ne sais pas, il y a eu une campagne pour la retrouver, des affiches avaient été placardées un peu partout puis il y a eu une diffusion médiatique.
— Parfait tout ça ! Écoute, tu te charges de récupérer les photos de ton agression et moi du reste.
Je ne réagis pas de suite, essayant de comprendre où il voulait clairement en venir.
— David, que souhaites-tu faire ? Je suis un peu perdu, admis-je.
— Voici le plan. On monte un dossier, on fait en sorte que ta fille le trouve par hasard et voilà ! Elle découvre la vérité sur son horrible mère, ne souhaitera plus jamais avoir affaire à elle et toi tu redeviens son héros. Simple et efficace.
Je soupirai.
— Magnus ne croira jamais qu'Aria ait trouvé un tel dossier, chez nous, par hasard. Comment expliqué sa présence ? Il me soupçonnera directement, ton plan est pourri mec !
— Moi je pense que ça peut fonctionner ! Ça peut-être un envoie anonyme dans le courrier ou un paquet déposé devant votre portail et Aria le trouve. Il y a des alternatives, il suffit de bien y réfléchir !
David semblait complètement excité par tout ça ce qui me perturba. Je ne comprenais pas trop la raison pour laquelle il s'impliquait autant
— Dis-moi David...pourquoi m'aides-tu ? me décidai-je à lui demander
— Nous sommes amis voyons ! s'exclama-t-il comme si cela n'était pas suffisamment évident.
— Je le sais bien et d'ailleurs, j'en suis très heureux mais nous nous connaissons depuis peu et pourtant tu es prêt à faire tout ça, quitte à même t'attirer des ennuis au passage, c'est cher payé pour une amitié qui vient de démarrer ne penses-tu pas ?
— Qu'est ce qu'il se passe Alec, penses-tu que j'ai des intentions cachées ?
— Quoi ? Pas du tout ! m'empourprai-je. Ce n'est pas ce que j'ai voulu...
— Parce que tu aurais raison, lâcha-t-il tout à coup.
Confus, je restai planté-là à le regarder.
Que venait-il de dire ?
— Tu sais...tu m'intrigues beaucoup. Je me demande si tu ne l'as vraiment pas remarqué ou si tu fais juste semblant, continua-t-il.
— Re...remarquer quoi ? lui demandai-je, complètement pommé.
— Que tu me plais, me dit-il sans détour.
Mon cerveau court-circuita une minute.
Je lui plaisais ? Moi ?
Mais quel con tu fais Alec ! Évidemment que tu lui plais ! Ça fait des semaines qu'il flirt avec toi à la moindre occasion ! Même un aveugle s'en serait rendu compte ! me souffla ma mauvaise conscience.
Je soupirai.
— David...attend une minute. Tu m'as dit que tu étais intéressé par quelqu'un...et que cette personne te plaisait depuis peu...ah..., compris-je.
Il s'agissait donc de moi. Il haussa les sourcils puis souria.
— Ta naïveté et ton innocence sont vraiment adorables, me dit-il.
— Mouais...Magnus me dit ça tout le temps. David, qu'attends-tu de moi ? Tu sais que je suis marié enfin !
— On se détend Alec. Je n'ai pas le souhait de vivre une histoire d'amour éternel ou un truc de ce genre avec toi. Tu sais ce que je pense de ça...de l'amour...ce sentiment pour moi n'est en rien fiable. Mais je ne peux pas le nier, tu me plais...je te désir même et c'est la toute première fois que je ressens une telle chose. Je te l'ai dit, personne n'avait éveillé mon intérêt jusqu'à maintenant. Je sais que pour toi, notre relation n'existe vraiment que depuis peu mais pour moi, ça fait bientôt onze mois qu'elle a commencé...je t'ai remarqué dès le premier jour des cours. Quand je t'ai vu pénétrer dans l'amphithéâtre ce mardi soir du mois d'octobre dernier, ce fut saisissant, tu as réveillé une chose en moi. Je n'y croyais pas moi-même. Sais-tu depuis combien d'années je me considère comme une personne asexuelle ? Et bien c'est simple...depuis l'adolescence, je ne ressentais rien pour le sexe opposé alors j'avais fini par penser que j'étais homosexuel mais ne voilà-t-il pas que même les hommes ne me faisaient rien éprouver. Quand je l'ai réalisé, ce fut un coup dur. Les hommes et les femmes ne faisaient naitre aucun désir charnel en moi, je ne ressentais aucune attirance sexuelle pour autrui. Sais-tu à quel point c'est frustrant ? À quel point je me sentais cassé, anormal, bizarre ? C'est ainsi que dès le milieu de l'adolescence j'ai commencé à m'intéresser à la littérature et surtout aux histoires d'amour passionnées et destructrices. À travers elles, je pouvais expérimenter, ce que j'étais persuadé, ne jamais expérimenter de mon vivant. Je pouvais comprendre pour quelles raisons, l'amour, le sexe et le désir pouvaient faire couler autant d'encre et rendre fou. Ainsi, je me sentais un peu plus normal, je pouvais discuter de ces sujets avec mes amis et ainsi leur cacher, mon secret le plus honteux.
J'écoutais David se livrer à moi sans pudeur et sans gêne. Il avait une confiance aveugle en moi et cela me touchait. Moi aussi je lui avais livrer les secrets les plus intimes de ma vie. On ne se connaissait pas depuis longtemps mais quelle importance ? Nous avions indéniablement déjà atteint un niveau d'intimité sans précédent dans notre relation.
— Je ne cherche pas à t'émouvoir que ce soit clair, je me montre juste honnête envers toi comme tu l'as été envers-moi, termina-t-il.
— David je...je suis...je ne sais pas. Je ressens un maelstrom d'émotions en ce moment et ne sais pas quoi te dire si ce n'est que même si ça ne pourra pas aller plus loin, je suis heureux que tu puisses aujourd'hui ressentir tout ça. J'ai peut-être été la clé mais maintenant, le plus important est de trouver la personne avec qui tu pourras expérimenter...
— Et si cette personne était juste là, devant-moi, en ce moment même, me dit-il en me dévorant des yeux.
Son regard avait changé. On pouvait y lire, désir, luxure, envie. M'avait-il toujours regardé ainsi ? Avais-je été aveugle à ce point ?
— David, commençai-je.
— Chute, me dit-il en posant son index sur les lèvres.
Il s'approcha légèrement, mon cœur battait la chamade, j'étais comme paralysé.
— Tu l'as dit toi-même...une expérience, voilà tout ce que ce sera. Je sais que tu es amoureux de ton époux et ça me convient parfaitement. N'as-tu jamais eu envie de connaitre d'autres hommes ? De savoir quels gouts leurs lèvres peuvent avoir ou quelles sensations leurs caresses peuvent te procurer ? Tu n'as toujours connu que Magnus et c'est remarquable vraiment mais tu as le droit d'être curieux tu sais, me chuchota-t-il en s'approchant de plus en plus.
Je pouvais désormais sentir son souffle sur mon visage, je savais ce qui allait suivre, je le savais. Je savais que c'était mal de le laisser faire...je le savais. Mais une partie de moi était en effet curieuse et aussi excitée je devais l'admettre, une partie de moi avait envie d'expérimenter, une partie de moi me disait que j'en avais peut-être le droit alors faisant preuve d'aucune résistance, je le laissais m'embrasser.
Fin du chapitre.
