Hello Hello! J'espère que vous allez bien :) Voici la suite.

Natty Caro: Coucou toi! Je comprends tes inquiétudes, si Magnus découvre la vérité, on ne sait pas trop comment il réagira mais faut-il encore qu'Alec se décide à être honnête et tout lui dire! À voir ;)

Amurapeli : Oh non! Ne te jette pas contre un mur s'il te plait! Surtout qu'à mon avis, la suite ne va pas vraiment te plaire ou peut-être que si ? L'attitude d'Alec en ce moment à de quoi nous rendre dingue, même moi quand je rédige les chapitres, je suis parfois déroutée par son comportement, par ses émotions, par ses désirs, ses frustrations mais en même temps c'est le but. Il est pommé notre Alec et je souhaite vraiment qu'on le comprenne et qu'on le vive avec lui. Etre dans sa position est extrêmement complexe et difficile. Alors concernant la boutade de Magnus disant qu'il ne sait pas si il ne va pas frapper David, c'était réellement une blague. Notre Magnus n'est pas du tout violent, c'est un mec raisonnable et réfléchis et je pense comme toi d'ailleurs. C'est facile d'accuser l'amant ou l'amante quand il y a tromperie dans un couple alors que la première personne qui devrait être blamée est celui qui n'a pas respecté ses engagements!

Merci pour vos reviews! Bonne lecture à tous!

Chapitre 20 – Regrets

PDV Alec

Assis dans ma voiture à quelques mètres de la maison, j'étais dans tous mes états. J'avais embrassé David. Je l'avais laisser m'embrasser, devant ce bar, là où des étudiants auraient pu nous voir. Cette fois, j'avais vraiment VRAIMENT perdu l'esprit ! Que m'arrivait-il bon sang ? Faisais-je une crise de la trentaine en avance ? Ou un truc du genre ? J'avais rompu un de mes vœux de mariage, j'avais été infidèle. Quoique...un baiser pouvait-il être considéré comme de l'infidélité ? Sauf qu'on y avait mis la langue quand même...et David avait eu les mains quelque peu baladeuses aussi. Le pire était que j'avais apprécié...ça c'était sur le moment car maintenant, non seulement je le regrettais mais je culpabilisais aussi à mort. Comment allais-je pouvoir regarder Magnus dans les yeux ? Je n'étais plus blanc comme neige désormais, j'avais commis une erreur, la première depuis dix ans de relation. Allait-il me le pardonner ? Devais-je le lui dire ? Moi qui étais juste sorti prendre l'air et réfléchir, voilà que je revenais encore plus déboussolé après ce que j'avais fait. Magnus allait péter un câble, c'est certain. Il était jaloux et possessif, à sa place, j'aurai explosé. Je ne supportais pas que d'autres personnes le regardent de trop près ou flirt avec lui alors un baiser n'en parlons pas ! J'étais mal...très mal.

Je vérifiais l'heure sur ma montre, il était déjà 00h30. Peut-être qu'avec un peu de chance il s'était déjà endormi ainsi je n'aurai pas à l'affronter ce soir. C'était lâche mais je n'étais pas prêt à assumer.

Inspirant un bon coup, je remis le contact puis rentrai à la maison. Ma surprise fut des plus grandes que je découvris Jace, Clary et Magnus en plein apéro de minuit dans le patio.

— Ah ben pas trop tôt ! s'exclama mon frère en me voyant arriver.

— Jace ! Clary ! Mais que faites-vous là ? leur demandai-je surpris tout en allant les saluer.

— Nous ne sommes pas les bienvenues ? s'enquit aussitôt ma belle-sœur avec un petit sourire taquin.

— Quoi ? Non, bien sûr que si je veux dire ! C'est juste que je suis surpris...

— On était dans le coin alors nous sommes passé dire bonjour mais un verre en amenant un autre, ton cher et tendre nous a proposé de passer la nuit chez vous, m'expliqua Jace en me tendant un verre de vin.

Je n'avais toujours pas croisé le regard de Magnus. Avec la faculté qu'il avait de lire en moi, je le fuyais comme la peste.

— Tout va bien frérot ? Tu es tout rouge, remarqua néanmoins mon frère dont la subtilité légendaire était méconnue de tous.

Magnus et Clary pivotèrent vers moi. Je fis de mon mieux afin d'agir le plus normalement que possible.

— Je...ça va. Il fait chaud c'est tout, répondis-je en avalant mon verre.

Jace hocha la tête puis recommença à discuter avec Magnus comme si de rien était. Clary elle, continua à me dévisager.

— Ça vous dit un bain de minuit ? proposa-t-elle tout à coup.

— Ça ne me tente pas trop Mon Amour, je termine ce verre et après je vais me coucher, je suis claqué, s'excusa Jace.

— Je passe aussi Biscuit, s'excusa Magnus à son tour.

Clary me regarda avec des yeux suppliants. Honnêtement, c'était l'excuse parfaite pour éviter de me retrouver trop vite seul à seul avec Magnus. Je sautai sur l'occasion.

— Je suis partant, lui fis-je tout sourire.

— Super ! s'exclama-t-elle.

Je partis enfiler mon short de bain. Clary dû se contenter d'un boxer et d'une brassière. À l'avenir, il serait pratique que Jace et elle, laissent des vêtements de rechange chez nous pour les occasions impromptues comme celle-ci. Après tout, la première chambre d'amis leur était réservée, alors autant en faire bon usage. Quinze minutes que nous étions dans la piscine mais l'ambiance était étrange. À cause de moi d'une part car j'avais gros sur la conscience mais visiblement je n'étais pas le seul, Clary semblait perturbée elle aussi.

— Tout va bien belle-sœur ? la questionnai-je

Elle ne me répondit pas immédiatement puis finit par soupirer.

— Alec, à ton avis est-ce la vie qui est compliquée ou est-ce nous, êtres-humains qui nous la compliquons ?

Sa question me prit au dépourvu. Je me m'y à y réfléchir.

— J'imagine que la vie est compliquée de base mais que nous n'aidons en rien à la simplifier de par nos actions et nos choix.

Elle soupira de nouveau.

— Je te connais Clary, qu'est ce qui t'inquiète réellement ?

— Le mariage, lâcha-t-elle.

Je fronçai les sourcils.

— Quoi ? Attends, Jace t'a fait sa demande ! m'exclamai-je.

— Non ! Justement ! Et c'est là le problème ! Tous les jours j'attends et j'attends mais il ne semble pas se décider à m'épouser alors qu'il se dit prêt à fonder une famille. Je ne comprends pas, nous venons tous de foyer unis ou le mariage est un sacrément des plus important, pourquoi cela ne semble pas l'être pour lui. J'ai l'impression qu'il s'en moque.

— Je ne dirais pas que ce n'est pas important pour lui mais disons qu'il prend son temps pour bien y réfléchir et tu devrais lui en être reconnaissant.

— Reconnaissant ? Et pour quelles raisons ?

— Clary, Jace est ton premier amour, tu n'as connu que lui. N'as-tu jamais eu envie de papillonner ?

Elle éclata de rire.

— Tu es sérieux là ?

— Absolument. Je pense qu'il est important de vivre certaines expériences avant le mariage car une fois marié, si l'envie de découvrir autre chose pointe le bout de son nez, crois-moi, ce sera moins simple à gérer.

Clary me dévisagea longuement.

Merde, en avais-je trop dit ?

— Je...je ne dis pas que ça se produit systématiquement, me repris-je.

— C'est donc ce qu'il se passe avec toi en ce moment ? C'est pour ça que tu agis bizarrement et blesse mon frère ? Monsieur à envie d'aller voir ailleurs ! m'accusa-t-elle sans pitié.

J'en restai coi.

— Les choses ne sont pas si simples...finis-je par lui répondre.

— Au contraire cher beau-frère, c'est très simple ! Laisse-moi te poser une question. Ton envie de découvrir si l'herbe est plus verte ailleurs s'est matérialisée avant ou après le retour de Camille ?

— Disons qu'il y a eu une réaction en chaîne qui a fait que...

— Avant ou après ? insista-t-elle en me coupant.

— Après, admis-je en soupirant.

— Je vais te donner mon analyse. Le retour de Camille t'a complètement déstabilisé et tu es parti en vrille. Étant donné qu'au sein de ton couple et de la famille que tu as construite avec mon frère les choses sont devenues chaotique, tu as cherché une échappatoire...un refuge, et tu l'as trouvé dans l'idée qu'il était temps pour toi d'être un peu plus centré sur toi-même. C'est de la protection car tu as peur de souffrir de nouveau. Sauf qu'en te protégeant ainsi tu blesses ceux que tu aimes et qui au passage ne t'ont rien fait.

— Ce n'est pas tout à fait exact, Magnus et Aria ont accepté le retour de Camille.

— Et donc quoi ? Tu les punis ?

— Ce n'est pas ça !

— Aria a demandé à connaitre sa mère Alec et même si c'est un crève-cœur de le reconnaitre, elle en a le droit ! Tu pensais réellement que Magnus allait le lui refuser ? Tu le connais voyons !

— Je dis juste, qu'Aria aurait dû être mise au courant de toute l'histoire avant de décider si oui ou non elle veut réellement la présence d'une femme pareille dans sa vie.

— Camille a commis des crimes impardonnables mais cela ne signifie pas qu'elle sera forcément une mauvaise mère.

— Tu plaisantes !

— Je dis juste que tout n'est pas noir ou blanc...

— Ça me dépasse, je ne comprends pas comment vous pouvez tous lui accorder autant de crédit.

— Écoute Alec, tout ce que je vois, c'est que par le passé Camille n'a jamais réussi à vous éloigner mon frère et toi. Vous avez surmonté ton agression, la grossesse, toutes ses tentatives de manipulations, la parentalité, le kidnapping d'Aria. Vous avez toujours été unis, complices et forts. Je ne peux pas croire qu'aujourd'hui, sa simple présence puisse vous créer autant de conflits. Je t'en supplie, n'abandonne pas maintenant, Magnus a besoin de toi à ses côtés, il n'est pas du côté de Camille mais de celui d'Aria, là où tu devrais être aussi car tu es son père depuis le jour où tu as demandé à mon frère de t'épouser et que tu as juré être un bon père pour sa fille. Réfléchis bien à tout ce que tu pourrais perdre si tu laisses ta place. Si tu jettes l'éponge, il est évident que Camille prendra ta place dans le cœur d'Aria.

Elle n'y était pas allée de main morte. Je fermai les yeux puis me laissai couler au fond de la piscine. Cette sensation d'être coupé du monde à cet instant était merveilleuse, j'aurai voulu rester là, indéfiniment à apprécier le silence. Sauf que très vite le manque d'air me ramena à la surface où les yeux inquisiteurs vert d'eau de ma belle-sœur m'attendaient. Elle avait raison, je le savais mais putain qu'est-ce que c'était difficile de lâcher prise ! Il fallait que je reprenne les choses en mains et ma vie aussi tant qu'on y était. J'avais trop dérivé ces derniers temps. Je m'étais battu pour avoir la famille et la vie que j'avais aujourd'hui, il était hors de question que Camille m'enlève tout ça, il fallait qu'elle dégage, c'était l'unique solution. Je repensais à la proposition de David. Ce n'était pas très juste pour Aria mais j'étais persuadé que c'était l'unique option suffisamment efficace pour qu'on retrouve notre vie d'avant. Je ne faisais pas confiance à Camille pour être honnête sur son passé, ma main à couper qu'elle essaiera de me faire porter le chapeau. Il fallait que je prenne les devants et que je frappe avant elle.

En attente d'une réponse de ma part, ma belle-sœur m'observait toujours la mine grave.

— Ne t'en fait pas Clary, je ferai ce qu'il faut afin que nous soyons de nouveau soudés et heureux, je t'en fais la promesse.

— Ravie de l'entendre mais rassure-moi, ce désir de tromper mon frère...

— Ce n'est pas un désir voyons ! C'était de la curiosité tout au plus...

— Mon frère peut être l'amant que tu veux. Avec lui, je suis convaincue que tu peux expérimenter bien plus qu'avec n'importe qui. Il vaut milles hommes Alec.

Sa dernière phrase me fit sourire. Elle avait raison. J'avais un amant hors-pair, hors catégorie. Le sexe n'était jamais ennuyant avec lui, toujours passionné et innovant. J'avais toujours été convaincu qu'aucun homme ne pourrait me faire ressentir tout ce qu'il me faisait ressentir et j'avais raison car même si le baiser de David avait été plaisant, il n'égalisait pas les baisers de Magnus, ses caresses, ses frissons. Rien que d'y penser je sentais mon sexe partir en érection alors qu'avec David, je n'avais eu aucun désir sexuel. Tout à coup, ce fus comme une évidence.

— Euh, ça te va si on sort ? Je commence à avoir froid.

Ce n'était pas tout à fait vrai, je commençais surtout à être à l'étroit dans mon short de bain.

— Ça marche, il se fait tard en plus, approuva ma belle-sœur.

Après s'être souhaité bonne nuit, je regagnai la chambre au pas de course. J'avais une idée en tête, faire l'amour à mon homme comme jamais. Je désirai horriblement le sentir, le toucher, faire que nos corps ne fassent plus qu'un et quelque part, je l'avoue, je souhaitais qu'il efface le souvenir du baiser de David qui était une belle erreur.

Allongé sur le dos, par-dessus les couvertures, avec un simple boxer, je me rinçai l'œil avidement. Lentement je me débarrassai de mon short de bain puis grimpai dans le lit. Sans perdre de temps, je commençai à embrasser le corps si sensuel de mon homme. Ses lèvres, son cou, ses tétons, son ventre, je continuai tout en progressant vers son sexe. Les yeux fermés, la respiration régulière, il semblait bien endormi mais ne doutais pas de mes capacités à le réveiller. Je pris enfin son sexe entre mes lèvres puis commençai à le sucer avec délicatesse et appétence, tout en observant de temps à autre sa réaction. Au bout de quelques minutes, je le sentis durcir dans ma bouche, Magnus bougea légèrement, encore pris dans les méandres du sommeil. Je relevai la tête un instant faisant progresser ma main de haut en bas sur son membre. Ses yeux étaient toujours fermés mais ses lèvres, légèrement entre ouvertes, me donnaient une autre information. Le désir progressait lentement en lui, accélérant les battements de son cœur et donc la fréquence de sa respiration. Je le repris en bouche de nouveau plus avidement, mon homme émis un gémissement de plaisir, la seconde d'après, ses mains se trouvèrent dans mes cheveux.

Eurêka ! pensai-je fier de moi.

Magnus accompagnait désormais mes mouvements de va et vient, aussi bien avec ses hanches, qu'avec ses mains qui maintenaient ma tête fermement et m'incitaient à la prendre profondément. Après l'avoir gratifié d'une gorge profonde, il me releva soudainement puis sans crier garde, je me retrouvai prisonnier sous son corps si sexy, il se jeta sur mes lèvres, m'embrassant à pleine bouche, sa langue prenant possession de la mienne avec autorité. J'étais dans tous mes états, j'avais chaud, mon excitation était à son comble, je sentais qu'il pouvait me faire jouir comme ça, rien qu'avec ses baisers enflammés. Il s'arrêta un instant puis, plongeant son regard dans le mien, me pénétra d'un coup et ce, sans lubrifiant. C'était une première. Foudroyer par les sensations, j'émis un gémissement indécent puis me jeta de nouveau sur ses lèvres. Il commença à bouger en moi, c'était vertigineux, saisissant, incroyable. Il vaut milles hommes. Les paroles de Clary me revinrent en mémoire. En cette instant, il en valait même dix milles. Magnus se redressa sur les genoux, attrapant mon bassin, il commença à me prendre plus fort, plus rapidement, plus profondément.

— Caresse-toi, m'ordonna-t-il la voix roque.

Je m'exécutai aussitôt et commençai à me masturber tandis que son sexe allait et venait en moi. J'étais très proche, je sentais l'orgasme monter en moi, fort et puissant.

— Bébé...par tous les anges...continue, oui, comme ça, je veux te sentir entièrement en moi, l'incitai-je tandis que ma main allait et venait de plus en plus vite sur mon sexe durgécant.

Comme d'habitude, Magnus observait chacune de mes réactions, il était attentif à moi, à mon plaisir. Dans son regard, il y avait de la bienveillance, de l'amour, du désir, de la passion. Tous ses sens étaient éveillés par moi. En dépit des tensions et des disputes, l'étendue de ses sentiments pour moi étaient intacts. Il ne voyait que moi, n'aimait que moi. J'avais été stupide de penser que je passais peut-être à coté de quelque chose, Magnus était l'homme de ma vie et personne ne m'aimera jamais comme lui seul savait le faire. Il m'aimait d'amour, de compassion, parfois d'agacement et de déception mais toutes ces formes d'amour, je les chérissais au plus profond de mon cœur car ils venaient de lui.

Tout à coup, mon homme me releva jusqu'à ce que nos fronts se touchent. Dans cette position, je pouvais sentir toute la densité de son sexe profondément ancré en moi, le souffle presque coupé, je me délectai de cette nouvelle sensation. Quand il recommença à bouger à un rythme plus lent mais tellement sensuel, cherchant à aller encore plus loin en moi, à se fondre en moi, me remplissant totalement, ce fut les feux d'artifices, l'orgasme me transperça. Au même moment, Magnus poussa un long râle de plaisir. On avait atteint le nirvana en même temps.

Lessivé mais heureux, je repartis sur ses lèvres pour un baiser plus tendre.

— C'était incroyable, merci Bébé, lui murmurai-je.

Il me fit un petit sourire puis me caressa amoureusement le visage.

— Tu sais que je t'aime comme un fou, pour ton bonheur, je serai prêt à accepter l'impensable.

Sa phrase me fit une sensation étrange. C'était comme s'il essayait de me faire passer un message.

— Aime-moi juste comme tu sais le faire et ça suffira à mon bonheur. Je sais que j'ai dit le contraire, que j'ai été odieux et égoïste ces derniers temps. J'ai agi comme un gamin gâté. Je te dois tellement d'excuses et je te jure que je me ferai pardonner pour mon attitude. Même si je pensais certaines des choses que je t'ai dites, la vérité est que je suis incapable de vivre sans toi, sans notre fille. Cette vie est celle que j'ai choisi, tu ne m'y as pas forcé et je l'aime notre vie. Je t'aime toi, j'aime Aria, j'aime le fait d'être ton époux, notre mariage est important pour moi et...et je...je suis tellement désolé, je regrette certaines de mes décisions, ce soir par exemple, j'ai...

Magnus mis subitement un doigt sur ma bouche pour me faire taire.

— Ce moment que nous venons de partager est tout ce qui importe. Si tu me jures que suis l'unique homme de ta vie, que je suis celui que tu aimes, que je suis celui qui peut te combler et te rendre heureux alors le reste n'a pas d'importance.

— Tu l'es ! répondis-je sans hésiter. Il n'y a que toi, je ne vois que toi mais bébé...le fait que tu me dises ça...tu...tu sais où j'ai passé la soirée ?

Il soupira.

— Oui, admit-il.

Mon cœur recommença à battre furieusement dans ma poitrine. J'avais peur de la réponse à ma prochaine question.

— Et...avec qui ?

— Oui, me répondit-il.

Cette fois, c'était la panique.

Il savait ! Mais comment ? Et comment se faisait-il qu'il soit aussi calme ? Impossible, j'avais manqué un truc c'était certain.

— Pour être honnête, tu as reçu un message de David sur ton téléphone te demandant de le rejoindre. Message que j'ai lu car au moment où il est arrivé, j'étais déjà entrain de lire les centaines de SMS que vous avez échangé ces deux derniers jours. Lire vos échanges, après la dispute que l'on venait d'avoir...

— Bébé je...

— Laisse-moi finir s'il te plait. C'est vrai que sur le moment, j'ai senti le monde s'effondrer autour de moi. Je ne comprenais pas ce qui te poussait autant vers lui et t'éloignait autant de moi. Alors oui, il y avait l'histoire avec le retour de Camille mais nous avions toujours été plus fort que ça alors j'étais perdu. J'ai fini par me dire que peut-être que tu ne m'aimais plus et que ce David te plaisait...j'ai imaginé un tas de scénarios, que c'était de ma faute car je t'avais négligé à cause de mes études, du travail, d'Aria. J'avais échoué dans mon rôle d'époux. Puis ce message est arrivé et poussé par la peine et la colère, je suis partie à ta recherche avec Jace et c'est là nous que nous avons vu ta voiture devant ce bar. Nous y sommes entrés et un incident hasardeux a fait que je sois tombé nez à nez avec David.

— Quoi ? Tu l'as rencontré ? Mais comment ? fis-je ahuri.

— Il m'a bousculé, j'ai renversé mon verre sur ma chemise, il a insisté pour m'en payer un autre. Je ne savais pas que c'était lui sauf que quand le barman l'a appelé par son prénom, j'ai tenté ma chance et l'ai suivi. C'est là que je vous ai vu ensemble. Tu semblais si heureux Alec. Tu rigolais, tes yeux étaient pleins d'éclats de vie alors que ça fait des semaines qu'ils sont éteints à mes côtés. Je te rendais malheureux et lui te faisait rire. Ce constat me fit mal mais j'ai aussi pris une décision à cet instant. Je t'avais fait suffisamment souffrir, tu t'étais suffisamment sacrifié je n'avais plus le doit de t'infliger ça. J'étais prêt à te laisser partir alors, résigné, j'ai quitté le bar avec Jace.

Ah...donc il ne m'avait pas vu à mon moment de débauche le plus avancé avec David, je ne savais pas si je devais en être soulagé.

— Écoute, ce n'est pas ce que je veux...enfin...c'est vrai, j'ai perdu l'esprit un moment et peut-être bien que je l'ai sérieusement envisagé de partir de mon côté mais bébé, ce n'est plus ce que je souhaite. Je ne souhaite pas briser notre mariage et notre famille et encore moins à cause de Camille. Je ne la laisserai pas faire.

Magnus soupira.

— Je suis désolé mais Camille n'est que la partie émergée du problème, l'élément déclencheur tout au plus. À y regarder de plus près, son retour ta permis de réaliser que tu n'étais pas heureux et satisfait de ta vie telle qu'elle est, que tu avais des regrets et des désirs enfouis.

Il marquait un point, sans le retour de Camille je n'aurai jamais tout remis en question de la sorte et agis comme je l'avais fait ces dernières semaines.

— Je ne vais certainement pas l'en remercier, boudai-je.

— Bien entendu.

— Mais... je ne comprends pas trop où tu veux en venir...tu ne me crois pas quand je te dis que je veux sauver notre mariage, que je tiens à ce que les choses redeviennent comme avant ?

— Je ne sais pas. Je désir te croire, de toute mon âme mais la confiance que j'avais en toi a été un peu ébranlée...il me faudra de temps.

Les mots de mon époux furent plutôt violents à entendre, pourtant je le comprenais. Comment pouvait-il me faire confiance après mon comportement et toutes les choses que j'avais dites...le pire était que je ne lui avais même pas encore avoué avoir embrassé David et n'avais plus aucune envie de le faire du coup. Ça ne ferait que détruire un peu plus la confiance fragile qu'il me portait actuellement mais en même temps, quitte à repartir de zéro, il valait mieux le faire sans cet énorme secret. Ma bonne et mauvaise conscience se battaient en duel et pour lors, je ne savais pas du tout laquelle des deux remporteraient la bataille.

— Il est tard, on devrait dormir. On peut continuer cette conversation un peu plus tard, me proposa-t-il après un moment.

— D'accord, fis-je déçu.

Je n'avais pas l'impression qu'on avait beaucoup avancé dans la résolution du conflit.

— Je t'aime sincèrement tu sais, lui dis-je en me blottissant dans ses bras. Tu me crois hein ? insistai-je.

Pour le coup, les rôles s'étaient complètement inversés. J'avais besoin d'être rassuré par lui, besoin qu'il me dise qu'il m'aime et qu'il restera à mes côtés. L'herbe n'était définitivement pas plus verte ailleurs, pas quand on avait déjà la perfection à ses côtés, j'avais vraiment été bête et stupide de penser à le quitter pour des raisons aussi égoïstes, ça ne me ressemblait pas. Magnus resserra notre étreinte puis m'embrassa sur le front.

— Peut-être que ma confiance en toi est un peu mise à mal en ce moment mais en ce qui concerne mon amour, il est toujours aussi fort, pur et inébranlable. Je t'aime comme au premier jour et malgré tout, je sais que tu es l'homme de ma vie Alexander Gidéon Lightwood-Bane, rien ne pourra jamais changer ça.

Un large sourire se dessina sur mon visage. J'étais toujours son seul et unique tout comme il était le mien. Désormais, j'allais me concentrer à redevenir un époux et un père de famille en or mais pour ce faire, j'allais devoir me débarrasser de Camille car malgré tout, elle restait et restera toujours une épine dans mon pied. Accepter sa présence dans nos vies était hors de question, là-dessus, je ne ferai aucun compromis, il fallait juste trouver la bonne méthode pour éviter qu'Aria ne souffre trop dans l'histoire et surtout que mon implication ne soit pas soupçonnée car si elle venait à l'être, en dépit de l'étendue de son amour, je pense bien que Magnus ne voudra plus du tout de moi cette fois. Il refusait catégoriquement que j'utilise notre fille pour arriver à mes fins, je le comprenais et je ne le voulais pas non plus, sauf que je n'avais pas d'autres choix. Je me jurai que ce sera la dernière fois que je trahirai sa confiance, une fois Camille sorti de nos vies, tout redeviendra comme avant, il le fallait.

Fin du chapitre.