Bonjour tout le monde! Désolée pour le retard pour ce chapitre, mais bon, les évènements, le contexte, c'est pas facile. J'espère sincèrement que tout le monde va bien (restez safe les gens 3, suivez les consignes de sécurité, geste barrière, tout ça tout ça, keur sur vous). J'espère aussi que le confinement est pas trop dur pour vous (si vous êtes dans un pays confiné, sinon, keur sur vous quand même).

Bref, je vais arrêter ce paragraphe ici, avant de partir sur une recommandation façon grand mamie.

Tout d'abord, une grand merci à celles et à ceux qui ont follow/ favourite cette histoire. Cela m'a ému de voir que ma fic interessait des gens. Ensuite, les reviews:

-un ENORMISSIME merci à Kimy25, je suis tellement contente que ma fic te plaise toujours! Tes encouragements sont super motivants et j'espère que la suite continuera à te plaire. Comme toujours, je t'envoie une loutre par la poste!

-un chaleureux bienvenu à Anya Kristen! Oui, Lily est complêtement maso (attends de voir ses choix amoureux MDRRRRR!). Ainsi tu paries sur Alice (endgame ou simple aventure d'un soir?). Intéressant... (mouahahahaha)

-un mug de chocolat chaud pour tia 63! COntente que ma fic te fasse passer des bons moments! J'espère que la suite te plaira!

-des profiteroles pour toi, Katharina Lami! Trop heureuse que ça t'ai plu, j'espère ne pas t'avoir fait trop attendre!

-des macarons à la vanille pour lune21523: wouah mais elle est trop choupie ta review :3 (l'émotion est présente et me fait perdre ma plume). Je suis super ravie que l'OC te plaise, et j'ai vraiment hâte de te faire découvrir la suite, des bisous!

Désolée si je ne m'étends pas trop ( il est deux heures du matin chez moi, ça commence à piquer aux yeux). Mais sachez que vos reviews me font hyper plaisir, tant elles sont bienveillantes et positives. Je suis impatiente de vous faire découvrir la suite :)

Mais assez parlé, voici le temps de L'HISTOIRE (dont l'univers, les personnages hormis Lily, ne m'appartiennent pas).

Bien évidemment, je manque d'arriver en retard à l'entrainement. Enfin, techniquement je suis à l'heure, mais toutes les miss sont déjà en uniforme, et me jettent des regards assez sales. Heureusement je n'ai qu'à déposer mes affaires au vestiaire. Si je n'ai pas été assez intelligente pour arriver à l'avance, je l'ai au moins été pour ne pas arriver les mains dans les poches.

"Bien." Lauren jette ses cheveux en arrière "Maintenant que certaines se sont ENFIN décidées à arriver, on va pouvoir commencer. Je vous rappelle que dans deux semaines aura lieu le match contre les Riders d'High Denters, hors de question qu'on ait l'air de pouf en train de rigoler stupidement avec des pompoms, je ne veux rien d'autre que la perfection."

Heureusement j'ai potassé la choré que Maia a commencé à m'apprendre. Hors de question d'avoir l'air d'une débile lors de... lors de...

La musique commence, un truc assez bateau des années 90, et il ne me faut pas plus de deux secondes pour me rendre compte que je n'ai visiblement pas appris la bonne choré, et dix supplémentaires pour prendre conscience du ridicule de la situation. Je tente désespéremment de rattraper le coche mais rien n'y fait. Même en essayant de suivre la fille devant moi, c'est un carnage abominable, qui connait son apothéose lorsque je percute violemment ma voisine.

"Swann, arrête de faire n'importe quoi et observe pour aujourd'hui. C'est pas les autotamponeuses ici" Elle me crache presque à la figure, et je ne demande pas mon reste avant de prendre la poudre d'escampette. J'ai un goût acre dans la bouche, surtout quand je remarque à quel point Maia est en train de sourire à pleine dent. Mais, quelle, salope. Je suis tellement en colère et blessée que je cours me cacher entre les gradins -mon honneur m'interdit de fuir totalement la scène. Qu'est-ce que je donnerais pour être invisible.

"Mauvaise journée?" Quelqu'un demande dans mon dos, si brusquement que je fais un faux mouvement et lui cogne violemment le nez.

"Ohmondieu Désolée!" Je me confonds en excuse, et découvre un ado de mon age -c'est rassurant- en équipement de foot, moins le casque. Plutôt mignon, avec ses yeux bleus, sa peau légèrement bronzée, et ses cheveux chatains bouclés.

"Pas de soucis, le nez est quelque chose de très superflux." Il rit, mais pas par méchanceté, plus par auto-dérision qu'autre chose. "Je m'appelle Connor."

"Lily."

"Je sais. Lauren te mène la vie dure?" Il me demande, et ça a l'air sincère. Mais après le sale coup de Maia, je deviens tout à fait parano.

"C'est la capitaine, on fait pas d'omelette sans casser d'oeufs." Je tente le neutre qui n'engage à rien. Ca le fait rire.

"Si tu le dis, mais ce serait dommage quand même de casser les oeufs comme ça." Il dit avec une sourire enjoleur, et nous restons là, prostrés un instant, à nous jauger du coin de l'oeil sans trouver quelque chose de cool ou drôle à dire. Il sent la cologne bon marché, mais ça lui donne un air presque frippon.

"Tu..." Je prends mon coruage à deux mains, en essayant ce que je pourrais trouver d'intelligent et cool à dire. Je ne vais pas commencer à lui demander s'il est footballeur quand même, ce serait débile!

"SWANN!" Une voix coupe court à mes tergiversations, pour le meilleur et pour le pire "Arrête de flirter et ramène tes fesses immédiatements avant que je te mette un coup de pied au cul!"

"Je serais toi je l'écouterais, elle n'est pas très second degrés."

"J'avais cru comprendre." Je me retiens de prendre une inspiration avant de me diriger vers cet attroupement de harpies qui n'attendent qu'à me voir me faire déchiqueter.

"A plus?" J'entends Connor me dire.

"Si je survis d'ici là." Je maugrée et je l'entends retenir un petit rire. Ce dernier s'efface très rapidement de ma mémoire lorsque je vois le visage de pure furueur de Lauren, et les yeux globuleux de Maia.

Je la déteste cette garce.

Je vais me faire humilier devant une douzaine de garces, splendide. Adieu vie sociale, tu étais trop fragile pour durer.

"Y'a rien à voir les filles, allez vous changer, surtout toi Maia, les grimaces ça te donne un air constipé." Lauren dit d'une voix forte. Les filles se dépèchent de prendre la poudre d'escampette, et je ne sais pas ce qui est pire, de me faire humilier par Lauren devant douze personnes, ou d'être jetée en pature seule face à Lauren.

Elle me dévisage de ses yeux verts pendant un instant, et je refuse de baisser les yeux.

Je suis trop choquée par la demi-fleur qu'elle vient de me faire pour cela.

"C'était nul, non, ce n'était même pas nul, c'était carrément insultant en fait. Tu réalises ou pas la chance que tu as?" Elle laisse libre court à sa colère -il y a donc des personnes qui manquent de s'arracher les cheveux de colère. J'en ai presque envie de pleure, mais à chaque fois la sale face de Maia me revient en tête et mes tripes se tordes de rage. "Et en plus, tu te pointes en retard! Tu veux établir un record ou quoi? Tu veux que je te vire après une semaine?"

"Cela ne se reproduira pas." Je dis froidement. Elle hausse les sorucils.

"Ca n'aurait jamais du se produire en premier lieu." Elle dit sèchement.

"Je suis bien d'accord." Je croise les bras, décidée à ne pas me laisser impressionner.

"Tout ne tourne pas autour de ta petite personne! Je suis capitaine, quand tu merdes, c'est moi qui merde." Lauren dit "A partir de maintenant, c'est moi qui t'entrainerai, tes samedis me sont dorénavant entièrement consacré."

"Très bien."

"Ce n'était pas une question, c'est soit ça, soit je te détruis socialement, Swann." Elle dit avant de tourner les talons et de s'en aller, le menton touchant presque le ciel. Mais, dans, quoi, je, me, suis embarquée.

Je ne prends même pas la peine de me changer, offitiellement parce que je veux rentrer chez moi, officieusement parce que je ne me sens pas de taille à affronter les regards aiguisés de cette horde de pétasse. Je suis tellement perturbée que ce n'est qu'en remarquant l'absence de la Chevrolet sur le parking que je me rappelle que ma soeur est partie bien avant moi. Et il se met à pleuvoir à saut, gé-nial.

Journée de merde.

Je commence à courir comme une folle quand une bMW s'arrête sur le bas côté.

"Lily?" Je reconnais cette voix. Atte,ds, une minute, Alice Cullen se balade en BMW neuve? "Qu'est-ce que tu fiches? Monte vite! Je te raccompagne!"

Face aux nuages noirs encres qui se profiles à l'horizon, je ne me le fais pas répéter deux fois et m'engouffre dans le véhicule -vraiment neuf, ça sent le cuir des novueaux achats.

"Ah merci." Je soupire, complêtement trempée. Je vais ruiner le fauteuil "Je sais pas ce que j'aurais fait sans toi."

"Tu aurais probablement courrue à t'arracher les poumons et te serait payé un rhume carabiné le lendemain."

"... C'est pas faux." Mais est-ce que ça aurait été un mauvaise chose de rater le lycée après un tel fiascos? Probablement pas.

"Mauvaise journée?"

"Je me suis faite pompomiser. C'était pas plaisant." Je grimace en tachant de conserver un semblant d'honneur. Dire que c'est un échec cuisant est un euphémisme.

"Ah oui, évidemment."

"Elles sont toujours comme ça?"

"Lauren-"

"C'est pas la pire honnêtement." Je me prends à dire, et le pire dans tout cela, c'est que je le pense presque.

"Mmmh, attends de la connaitre avant de dire ça."

"C'est pour ça que tu n'es pas dans les pompoms?"

"Qu'est-ce qui te fais dire que ça m'intéresse?"

"Ca t'intéresse pas?"

"... ce ne serait pas approprié."

"Ton, je veux dire le docteur Cullen-"

"Quelque chose dans ce gout là."

"Je suis désolée."

"Sans vouloir te vexer, avec la tête que tu fais, je me dis que je ne rate pas grand chose."

"C'est pas faux. J'abandonne demain." Je dis avec conviction, malgré le poids lourd qui me tortille les entrailles.

"Ne leur donne pas cette satisfaction."

"Ce serait me donner satisfaction, à moi. Claquer la porte avec une classe incommensurable."

"Fais le sur un succès alors, pas sur une séance comme celle là."

"Tu as vu?"

"... ce n'est pas difficile de deviner ce qu'il s'est passé."

"Je déteste Maia."

"Tu ne trouvras pas grand monde qui l'apprécie." Alice sourit "C'est sûrement pour cela qu'elle t'a fait une crasse."

"... ok, qui t'a raconté." Je lui demande, en priant pour que tout le lycée ne soit pas déjà au courant. C'est très probablement peine perdue mais bon.

"J'ai deviné, généralement je devine bien." Elle appuie bruyamment sur les freins, et je me rends compte qu'on est déjà arrivé.

"... tu as joué à fanjo ou quoi?" Je cligne des yeux en réalisant l'heure qu'il est. Elle doit forcément retarder, car il est impossible de faire ce morceau de route en moins de quinze minutes.

"Ne t'en fais pas pour les pompoms, elles bizutent toujours les nouvelles comme ça. Tu prendras vite tes marques."

"Pas trop j'espère." Je grommèle.

"Oh, je ne me fais pas de soucis à ce sujet."

"Merci de m'avoir ramenée. On se voit demain?" Je dis naturellement, avant de me rendre comtpe que ça fait probablement pot de colle. C'est pas parce qu'elle est sympa qu'elle veut forcément qu'on soit pote après tout.

"Pourquoi pas une séance shopping?" Elle dit avec un sourire éblouissant. "Samedi?"

"... Ouais, carrément." Je me surprends moi même devant mon enthousiasme.

"Parfait alors, à plus Swann!" Elle dit joyeusement.

La voiture redémarre avec cette vitesse si improbable, et je reste prostrée un moment, jusqu'à ce que la pluie imprègne mes vêtement et que je sois tout à fait trempée. Je me précipite vers la porte, et appuie copieusement sur la sonnette, avant que ma soeur daigne enfin m'ouvrir la porte.

"Sérieux Bella tu abuse il pleut à saut-"

"Charlie est inutile." Elle dit sèchement, coupant court à la super tirade que j'avais construit dans ma tête pendant ces dix minutes insoutenables.

"Qu'est-ce qu'il a encore fait?" Son air maussade me fait un peu oublier mes vêtements trempés jusqu'aux os.

"Je lui avais demandé de m'acheter de la moutarde, et il m'a pris de la sauce barbecue." Elle fulmine et j'écarquille les yeux. Si Bella demande expréssement de la moutarde, avec un palais aussi sensible que le sien, cela ne peut signifier qu'une seule chose.

"Tu est en train de faire des croquettes-poulet-moutarde?"

"J'étais, en train!" Elle fulmine au point que de la fumée lui sort presque des nasaux. Ou alros c'est peut-être parce que avec la pluie la température est passée en dessous des 0 degrés. Une minute, s'il fait aussi froid, et que j'avais les cheveux mouillées, cela veut dire que je vais tomber, mais non, mais ce n'est pas possible! S'il avait fait aussi froid je l'aurais senti.

Un bref checking à ma chevelure m'annonce que non seulement je suis stupide mais également incapable de réaliser que je me tiens potentiellement sous une pluie glacée.

BREF ce n'est pas le sujet! On a un état de crise! Après la journée éprouvante que j'ai eu, j'emmerderais profondémment saint Ebenezer si jamais Bella en venait à devoir annuler son menu.

Les croquettes poulets de moutarde, c'est un truc assez bon en bouche pour être désastreux pour la santé. Rien que pour la cuisson du machin, Bella utilise une plaquette de beurre. C'est également la meilleure chose que j'ai jamais mangé, loin devant les oréos, et quand Bella en fait, je m'empiffre à m'exploser la panse. D'ailleurs ce truc me vaudra très certainement des années au purgatoire pour gloutonnerie mais je m'en fiche royalement.

"Pourquoi l'imparfait?"

"Parce que il est hors de question que je passe deux heures dans la cuisine pour finir par ruiner mon travail avec une sauce bon marché."

"Bellaaaaaa tu peux pas me faire ça! Regarde moi! J'ai les cheveux mouillés! J'ai eu entrainement pendant deux heures avec des harpies-"

"C'est toi qui l'a voulu!"

"Bellaaaaaa! TU peux pas m'annoncer des croquettes comme ça pour me les retirer ensuite! C'est contre la convention de Genève! Je file au magasin-"

"A cette heure c'est très certainement fermé." Elle lâche un soupire. "Je les ferais ce weekend."

"Noooooon Bella! Je n'ai pas mangé de la journée! Je me meurs! Il me faut du gras!"

"Tu sais qu'on a mangé à la même table."

"Mais j'ai donné ma part de pizza à Mike!"

"Non, Mike a demandé si tu allais finir ta part, et tu l'as regardé comme si tu allais le manger lui."

"En même temps il essaie de me piquer ma pizza... et il a réussi!" J'essaie de faire des yeux de chiens battus "Pitié Bella! J'ai eu entrainement avec des garces!"

"Tu te répètes. Ca s'est passé comment d'ailleurs?"

"C'était horrible." Je me laisse tomber sur une marches des escaliers -un peu trop fort, je me cogne le coxys avec force.

"Lily, je les ferai ce week end."

"Maais-"

"Comme ça j'aurais le temps de faire des rostis avec."

"... en vrai, c'était pas si horrible que ça." Je rends les armes en tâchant de retirer mes chaussures si trempées qu'elles sont en train de me rentrer dans la peau. Je retiens l'envie de les passer au sèche-cheveux directement sur mes pieds parce que la dernière fois que j'ai fait ça, mes chaussures ont perdu une taille et j'ai dû les enlever aux ciseaux, ce qui était assez problématique vu que j'avais piqué les baskets de maman. "Et si on ne mange pas le paradis de la cellulite sur terre, on fait quoi? On jeûn comem ça tu pourras en faire quatre fois plus ce weekend?"

"C'est mort, tu as vu le temps que ces trucs mettent à faire? On n'a qu'à ouvrir une conserve. Allez, ramène ton popotin de pompom girl." Ell maugrée en se dirigeant vers la cuisine et j'y traine mes pieds -nus, vu que mes chaussettes se sont transformées en glace à l'eau. Je la vois fouiller sans grande conviction les placards, et je finis par l'aider.

"On part en bolo?" Elle finit par proposer, une boite métallique de marque inconnue entre les mains.

"Elle est encore commestible?" Je demande. L'aspect délavé de l'étiquette m'inquiète un peu.

"2008. Ca va elle est de l'année."

"Venant de Charlie c'est presque un miracle."

"Il va vraiment falloir faire son éducation." Bella grommelle en regardant la conserve de sauce bolo sans grande conviction.

"Ou alors, la prochaine fois que tu fais un poulet-moutarde, tu me préviens comme ça j'irai faire les courses." Je lève les yeux au ciel. Hors de question que Bella rate un autre poulet-moutarde.

J'entends un bruit de ventouse qui me fait légèrement sursauter. Bella regarde fixement la casserolle, l'air perplexe.

"...j'y connais pas grand chose en conserve bolo, mais quand on doit démouler la sauce bolo, c'est mauvais signe non?"

"... c'est peut-être une méthode plus efficace de conservation." Je dis sans grande conviction. Le paté/sauce commence à bouillir et les odeurs viennent d'arriver à mes narrines, dire qu'elles ne sont pas enchantée est un euphémisme... "Charlie a pas des gouts de merde à ce point là."

"Il est hors de question que je mette ça dans ma bouche." Bella lève les poings comme si la casserole allait lui sauter dessus, ce qui commence à être le cas. Il y a tellement d'huile et de gras que la préparation saute dans tous les coins, et je me prends à deux reprises des microgoutelettes brulantes sur les mains. Le truc fume du feux de Dieu et l'odeur détestable se répend dans la cuisine.

"On peut pas jeter ça, ça reste de la nourriture quand même."

"Alors là, je demande vérification." Elle me tend une petite portion fumante, et je m'arme de courage pour ne pas flancher.

"Evidemment c'est moi le rat de laboratoire."

"Moi je veux le jeter, c'est toi qui affirme que c'est de la nourriture." elle hausse le menton.

C'est une question d'honneur. Ce n'est pas si terrible que ça en fait, ça n'a juste pas vraiment de goût en fai-

"Putain la vache!" Je crache dans un essui-tout et Bella se met à rire franchement.

"On est fichue." Elle dit avec une pointe d'hystérie et c'est difficile de ne pas être d'accord avec elle, là, tout de suite. "On fait quoi? On le laisse cramer?"

"Non, non, je veux pas avoir une odeur de cramé de vomi gluant dans la cuisine. C'est sensé être un endroit convivial."

"Là tu regrettes de ne pas m'avoir laissé prendre un chien, n'est-ce pas?"

"Bella, si jamais tu avais un chien et que tu osais lui donner cette chose, j'appelerais Hope for Paws pour un cas de cruauté animal."

"Mais on est d'accord qu'il est hors de question qu'on mange ça?"

"Tu as vraiment besoin de poser la question?"

"Splendide! Je le jette avec qu'il se mette à muter et à nous faire coucou."

"Je vais voir ce qu'on peut bricoler."

"Il me semble qu'il y a du pesto."

"Attends, tu as encore confiance dans les conserves de Charlie?"

"C'est dur de rater du pesto quand même. La vache, ce truc fait ventouse!"

" Vraiment Bella, tu vends toujorus du rêve... Attends mais c'est pas possible, même les conserves dégueulasses ça fait pas ça. C'est quoi comme truc... Bella? Sais-tu quelle est la différence fondamentale entre un trois et un huit?"

"Attends, quoi?"

"Huit février 2003. Pas étonnant que ce soit dégueux. Il avait COMMENCE a muter!"

"Putain mais qu'est-ce que cette conserve fichait là!"

"Eh bien on va ranger ce week end. Enfin, si je suis encore vivante."

"Ah ça va, n'en rajoute pas!"

"Détends-toi un peu Bella. C'est lundi soir, le pire jour de la semaine s'en est allé avec brio!"

"Si les semaines étaient de trois jours, je serais d'accord avec toi. Malheureusement on a encore cinq jours de Forksiens à supporter."

"Quatre."

"Non cinq, merci je sais compter. Mike nous a invité à venir à la Push avec toute la bande. Et tu n'as pas d'excuse pompom, Lauren vient."

"Samedi je pourrais pas, je vais faire du shopping avec Alice. Tu peux venir d'ailleurs."

"... attends, Alice Cullen?"

"Ouais, pourquoi?"

" Laisse tomber... tu m'imagines vraiment dans une cabine d'essayage?"

"C'est pas que ça, et elle est cool Alice. Et tu n'arrêtes pas de dire que tu détestes le froid mais tu vas t'enterrer une journée sur une plage avec un vent glacial et une eau encore plus glaciale. Tu n'es pas obligée d'essayer des vêtements."

"Mmmh."

"Mmmh quoi?"

"Quoi, tu veux que je tienne un panneau dubitatif en plus ou mon visage est assez expressif? La dernière fois que j'ai fait du shopping avec toi, tu es restée plantée pendant quarante minutes, à me faire courir partout, pour une putain de robe."

"Je n'ai pas passé quarante minutes-"

"En tout cas c'était une éternité, et d'autant plus inutile que je n'ai pas arrêté de te répéter que cette robe ne t'allait pas, et d'ailleurs tu l'as refilée à Renée le soir même."

"Preuve que je finis par t'écouter, tôt ou tard."

"... en refilant à notre génitrice une robe bustier?"

"Parfaitement!Elle avait un date avec Phil, et elle n'avait pas de robe."

"Si."

"Excuse-moi, correction, elle n'avait pas de robe POTABLE!"

"... bah, si."

"La robe qu'elle voulait mettre était ORANGE avec des fleurs brodées VERTES qu'elle avait acheté en catastrophe sans AUCUNE conviction!"

"Et alors?"

"Bella, parenthèse vestimentaire. Il y a une raison pour laquelle les prisonniers de Guantanamo ont des uniformes oranges."

"Parce que c'est une couleur vive qui fait ressortir le teint?"

"Parce que, PERSONNE, et je dis bien, PERSONNE, ne porte du orange de manière volontaire."

"Ca n'aurait rien changé de totue manière, Phil est raide dingue de maman."

"Bien sûr, et c'est pour ça qu'il aurait pu se ramener en trotinette jogging survêtement de son côté. Je suis sur que les auréoles sous les bras ça aurait fait craquer maman."

"Il y a une différence entre porter du orange et avoir une hygiène corporelle douteuse."

"Les premiers dates c'est comme écouter un morceau de musique pour la première fois. Si l'air te reviens pas, tu n'écoutes pas les paroles."

"Alors quoi, toutes les relations sont vouées à être physiques?"

"Evidemment que non, au bout d'un moment tu finis par apprendre les paroles. Et y'en a pour tous les goûts."

"Tu es fière de ta métaphore, n'est-ce pas?"

"Super fière, tu n'imagines même pas."

"Si, ça se voit sur ton visage." Bella marmonne "Comment tu savais que Phil était pas un type à aimer les robes oranges?"

"Parce qu'il plaisait à maman, que maman n'aime pas les beaufs, et il est supportaire des Sharks, ça pouvait être qu'un homme de goût."

"Il ont perdu le tournois trois fois de suite."

"Les Gators trichent, c'est plus facile avec des moyens pareils."

"Ils ne trichent pas."

"Comment tu saurais, tu ne regardes même pas."

"Et tu as regardé pendant quoi, une saison? Et même celle-la, tu ne suivais que parce que-" Elle dit, avant immédiatement de palir et de se mordre les lèvres.

Je ne relève pas.

Incroyable le talent de ma soeur à jouer les détraqueurs parfois.

"Tu peux me passer une passeoir?" Je demande froidement. Ma soeur hausse les sourcils avant de s'exécuter, sans trop grommeler et nous continuons à préparer les pates en silence, tout en nous ignorant superbement. Les pates enfin cuite et avec un timing parfait, nous entendons toutes les deux Charlie se prendre les pieds dans le repose parapluie et pester contre la pluie.

"Désolée." Bella finit par lâcher.

"Toujours est-il, que les Gators jouent en orange." Je grommelle.

Le repas se passe avec un froid évident, et Charlie est beaucoup trop intelligent ou lâche (ou les deux) pour s'y atteler. Il fait donc semblant de ne rien avoir remarquer, ce qui est très bien. Une fois la vaisselle achevée, je file enfin sous la douche, espérant me changer les idées et me relaxer les muscles. Bilan mitigé. Quand j'arrive dans notre chambre, Bella fait semblant de dormir. Je le sais parce que après toutes ces nuits à avoir été réveillée par Bella, on finit par s'habituer à son rythme respiratoire, très proche du rythme que Cry to me -aussi surprenant que cela puisse être. Ce n'est pas pour me déplaire, je n'ai pas exactement envie de lui parler. Je tombe comme une masse, et c'est bien partie pour une fois pour une nuit de plus de quatre heures. Mon esprit s'égare sur des nuages roses, un ballon de basket, un petit moment tout à fait pollisson et-

Quelqu'un murmure.

Je parie que c'est à cause de Bella, elle aura blablater assez fort pour me réveiller, ce n'est pas la première fois que ça arriverait pour être honnête. J'ouvre brièvement les yeux, et comme à son habitude, Bella marmone des choses incompréhensibles. Normal. Pas de quoi en faire un plat. Il n'y a vraiment qu'Edward pour rester planter là à observer ma soeur dor-

ATTENDEZ QUOI?

"Putaindebordeldemerde!" Je m'exclame en me jetant sur ma lampe, que j'allume vivement avant de l'arracher de ma table de chevet, que je compte bien abattre sur ce MALADE qui... n'est visiblement plus là?

Attends, quoi?

Je me frotte les yeux, toujours rien.

"Lily qu'est-ce que tu fiche?"

"Il y avait quelqu'un dans la chambre."

"C'est ça." Elle grommêle en regardant son réveil "Il est trois heures du mat', vraiment, tu abuses."

"Je te dis qu'il y avait QUELQU'UN dans la chambre, j'en suis presque sûre!" Je m'avance de la fenêtre. Quelque chose m'arrête net, si net que je me prend les pieds dans ce putain de tapis moquette de merde et tombe à la renverse.

PATATRAC!

Une maison s'écroule visiblement! Ou alors c'est jsute parce que je suis tombée sur la tête. J'ai l'oreille qui résonne, cela ne serait pas absurde. Mais les cognements ne sont pas sensés faire des bruits de déménagements.

Dans la pièce d'à côté, Charlie se met à pester.

Je suis un peu surprise par le bruit assez phénoménal qui m'a suivit, avant de me rappeler que, mais oui je tenais ma lampe de chevet, et mais oui, il se trouve que tirer sur un cable non extensible relié aux trois quarts des appareils électriques de cette chambre est une EXCELLENTE idée!

"Bravo championne." Elle se couvre les yeux avec son coude.

"AH! C'est madame qui parle!"

"Ce n'est pas moi qui vient d'arracher la prise du mur."

"Je n'ai PAS arraché la prise du-" Je fais volte face et remarque que je ne me suis pas contentée de tirer presque tout le contenu de ma table de chevet, non, le contour en plastique s'est dit que ce serait pas mal de se joindre à la fête. Un sentiment catastrophé me tord les tripes, et je me mets à sérieusement maudire Edward Cullen, enfin, je le ferais si jamais je n'étais pas tout à fait terrifiée à l'idée qu'il ait pu s'introduire dans cette maison.

"Les filles, tout va bien?" Charlie ouvre la porte avec fracas, son arme de service à la main. Je ne sais pas si je devrais être rassurée ou légèrement terrifiée qu'un homme à moitié endormi ait un révolver de calibre je-ne-sais-plus-trop-quoi-mais-la-dernière-fois-que-j'avais-regardé-cela-pouvait-arracher-un-bras-avec-le-bon-angle, en main.

"Tout va bien, Lily a fait un cauchemar. Tu peux aller te recoucher." Bella soupire en levant les yeux au ciel.

MAIS MDR C'EST LHÔPITAL QUI SE MOQUE DE LA CHARITE!

"Tu n'as pas besoin de hurler tu sais." Bella s'enfouit les oreilles dans son oreiller. Oups.

Ou pas. Madame fait son petit cinéma, ca va, il est trois heures du matin! Dans dix minutes elle sera à nouveau en train de rompitcher pépouze.

"Il y avait quelqu'un dans la pièce." Je me tourne vers mon géniteur, qui est obligé de me croire, je veux dire, quand même, c'est Charlie quoi, c'est dans son contrat! Et ai-je jamais raconté de bobard?

Celui qui ose répondre à cette question je lui mets de la neige dans son col.

"Ah oui, vraiment." Il baille.

Je crois qu'il est grand temps que je change de famille.

"Oui, vraiment." Je crois les bras, ce qui s'avère assez compliqué avec une lampe de chevet dans les mains. "J'aimerais être un peu soutenue ici!"

"Très bien, je vais faire le tour de la maison, essayez de ne pas tout démolir en attendant." Il grommelle, son fusil à l'épaule.

"Je n'ai pas rêvé." Je répète, m'obstinant un peu trop pour être crédible. Je commence moi même à douter pour être honnête. J'en profite pour essayer de remettre un peu d'ordre dans mon espace personnel. Si ce qui couvrait ma table n'a pas trop souffert, en revanche, la prise électrique est dans un sale état. Je me mets à me mordiller les lèvres nerveusement, en attendant avec une appréhension grandissante la réaction de Charlie.

"Jacob est assez doué dans tout ce qui est mécanique, on pourrait lui demander un coup de main." Bella propose, noyée jusqu'au nez dans son duvet.

"Excuse-moi Bella, mais la mécanique et ça ça n'a un peu rien à voir!" Je dis assez vertement. Trop vertement. Mais je viens de voir l'ombre d'un type dans ma chambre, avec mon père à moitié endormi tenant mollement un calibre truc en main, et mon coeur qui s'est donné comme nouvel objectif de carrière de percer ma cage toracique, et il est trois heures du matin, donc non.

"Ca va, pas la peine de t'énerver, ça se voit même pas." Bella grommèle à nouveau.

"Voir quoi?" Charlie maugrée en passant la tête par l'embrasure de la porte. Et meeeeeeerde.

"Elle a un bouton au coin de la joue, et n'arrête pas de pester à ce propos." Bella répond avec une vivacité étrange. Charlie lève les yeux au ciel, en pestant très certanement sur la superficialité des adolescents ou un truc du genre.

"Il est trois heures du matin, vous avez autre chose à faire que de disserter sur les boutons les filles." Il grommèle. Vraiment, Bella et lui se ressemblent tellement, c'est à se demander si je n'ai pas été adoptée. "Et la maison est vide. Tu a du rêver Lily."

"Mais absolument- oui, sûrement." Je me mets à rouspéter, fourvoyant -oui je sais, il est trois heures du matin et vraiment beaucoup trop tôt pour ce genre de mot, si ça continue je vais me mettre à boire du thé en levant le petit doigt- au passage toutes mes soudaines théories sur mon adoption. Nope, je sais jurer comme une Swann. Face aux preuves, je suis obligée de m'incliner "Tu as sûrement raison."

"Bonne nuit." Il lève les yeux au ciel et referme la porte.

"Et de rien." Bella dit, non sans avoir au préalable attendu le FUMP caractéristique de la porte de Charlie se fermant.

"Ca va, ce n'est pas comme si c'était toi qui avait failli me mettre dans la mouise!" Je grommèle -définitivement pas adoptée!- en regardant le cadavre de cette fichue prise en me mordillant les doigts. Une subite panique me submerge, et si cela provoquait un court-circuit, et si cela mettait la maison en feu ou un truc du style? Mais je me vois mal aller réveiller à nouveau Charlie et refaire tout un cinéma sur son idiote de fille qui a arraché une prise parce qu'elle a des visions la nuit. Avec tout ça, j'en oublie presque que je suis sensée faire la gueule à Bella.

Cette dernière soupire et s'agenouille à côté de moi, toute enveloppée dans son duvet.

"Détends-toi, ce n'est que la partie superficielle." Elle finit par dire, et ma machoire manque de se décrocher. Depuis quand Bella connait quoique ce soit en électricité exactement "Et arrête de te manger les doigts, c'est dégoutant, sans dire que c'est punissable par la loi."

"C'est ça."

"Je ne plaisante pas, le cannibalisme est illégale, même à Forks. Tu n'auras qu'à appeler Jacob demain, il doit connaître quelqu'un qui s'y connait." Elle dit et retourne sur son lit et grimace "Et maintenant mon matelat est FROID!"

"Ca va, tu t'es levée deux minutes!"

"Assez suffisant. Toute cette énergie que j'avais employé à chauffer mon matelat..."

"Je vais appeler le service d'urgence si tu veux, histoire que tu ne souffres pas de pneumonie, la culpabilité me rongerait à jamais!" Je me glisse à mon tour dans mon lit, et je tache de faire comme si ce n'était également pas mon cas, et que non, mon matelat n'était pas glacé.

"J'espère bien." Je l'entends dire d'une voix rêveuse, très vite suivi d'un petit rire. "Tu aurais du voir ta tête..."

"Ce n'est absolument pas drôle, le jour où quelqu'un s'introduira chez nous tu seras bien contente que j'ai le sommeil léger!"

"C'est ça, et sans vouloir être indiscrète, qui était le mystérieux inconnu qui s'est introduit chez nous?"

"Edward Cullen." Je dis, et je l'entends retenir sa respiration.

"Tu rêves d'Edward Cullen maintenant, toi?" Elle demande, et je sens quelque chose de presque dangereux dans sa voix.

"Tu n'arrêtes pas de maugréer son nom, ça doit influencer mon subconscient. Ou alors il était vraiment là, et quand il réapparaitra et que tout le monde découvrira que j'avais raison, vous serez honteux de ne pas m'avoir cru."

"Edward Cullen dans ma chambre." Je l'entends dire doucement, comme si elle ne m'avait pas entendu, c'est d'ailleurs probablement le cas. Je crois que son cerveau à freezé à la mention de Edward. "Si seulement."

"... tu veux dire que tu souhaiterais qu'Edward Cullen te stalk au point de s'introduire la nuit dans NOTRE chambre, pendant qu'on dort?" Je fronce les sourcils. J'attends une réponse, une minute, puis deux, avant de me rendre compte que ma soeur s'est endormie. Génial.

Bien entendu, c'est Forks, et la pluie s'est remise à battre contre la fenêtre.

On se calme Lily, ce n'était qu'un rêve, assez stupide mais bon. Je trouve même cela insultant que ce Cullen s'invite dans mon subconscient. Je veux dire, j'étais en train de rêver tranquillement de... mais ça c'est privé. Ah, c'est peut-être pour cela. Est-ce que cela veut dire qu'Edward Cullen est le gardien de mon subconscient? Double humiliation. Entre the Rock, Schwarzy, et Rambo, mon gardien de subconscient est un minet de lycée.

Humiliant.

Dehors le vent n'a de cesse de se lever et souffler toujours plus fort, au point qu'un léger courant d'air froid commence à me carresser la joue. Ce qui n'est pas normal. Sérieusement, ils ne sont pas capable de faire des vitres double vitrage ou quoi?

Je ne vais pas dormir, entre Bella qui s'est remise à la parlote, Charlie qui a rejoint le concerto avec des ronflement tondeusiens, et maintenant le vent et l'air froid, ma nuit est compromise. Quitte à pester, je me lève pour voir si par hasard je ne pourrait pas calfeutrer la vitre avec une couverture. Je m'extirpe donc de mon lit, bien décidée à érradiquer au moins un des facteurs de mon insomnie en vue, me saisit d'un drap et...

La fenêtre, est légèrement ouverte.

Je bug devant pendant littéralement dix bonnes minutes, essayant de me convaincre que c'est très certainement moi qui ait dû l'ouvrir, avant qu'une mouche me pique, que je fasse aller trois ou quatre fois -ok dix- le verrous pour vérifier qu'il marche, que je tire les rideaux, et me rue sous ma couette, avec ma main sur ma lampe de chevet.

Cela va être une longue nuit.

Ca t'a a plu? Tu aimes les sandwich à la mayo? Les nuggets de poulets fris au beurre te font frémir les artères? Alors n'hésite ! Lâche une petite review! Askip l'auteure trouve ça trop choupi, et t'enverra un mug de chocolat virtuel, le tout gratuitement (et ça c'est vraiment pas cher!).

Bref, il est beaucoup trop tard, ou beaucoup trop tôt ça dépend du point de vu, je vais m'arrêter là. Des bisous à vous! Restez safe!