Contagion
Chapitre 1
Rédemption
Scylla ce réveilla ce matin là en sursaut. Haletante, poisseuse de sueur, le cœur battant à tout rompre, elle avait encore fait cet horrible cauchemars.
La moiteur chaude de l'air sous la tente lui donnait l'impression d'étouffer à chaque respiration.
Depuis qu'elle avait retrouvé sa place dans l'armée, après que son nom et ses états de services eut été lavé et rendu vierge, elle était assaillit de cauchemars.
Ce monde dans lequel elle se réveillait chaque matin n'était plus le sien. Elle s'était battu pour que la guerre s'arrête. Elle s'était battu pour que plus jamais d'autre comme elle n'est a donné leur vie.
La guerre était fini mais pas l'horreur. Elle avait malgré elle changé le monde et pourquoi ?
Plus de mort ? Plus de souffrance ?
Les premières semaines après la déclaration de paix étaient les plus belles de toute sa vie, auprès de la femme de sa vie, elle profitait de chaque jour de liberté dans le phare familial où elle avait passé les meilleurs moments de son enfance. Elle avait adopté Tiffany, une orpheline de guerre qu'elle avait sauvé, elle était enfin libre et heureuse, mais les mois qui suivirent était une longue et silencieuse descente en enfer.
Par tout elle était témoin d'actes affreux et triste, d'actes désespéré, d'actes de folie, mais elle ne pouvait rien faire. Cela avait commencé doucement, au début, on en parlait à peine dans les journaux, un suicide par ci par là. Rien d'alarmant, puis c'est arrivé, des sectes et cultes étranges on fait leur apparition. Allant du simple vœux de silence à la mutilation et jusque bien souvent au suicide collectif. Les gens n'étaient plus en guerre les uns contre les autres, ils étaient en guerre contre eux même. En rendant la paix au monde, ils avaient créer un monstre qu'on ne pouvait arrêter, la haine de soit.
Comment lutté contre ce mal ? Elle se sentait responsable. Elle avait toujours demandé au gens de se rattacher a quelques choses pour lequel la vie avait de l'importance, un conjoint, un enfant, une cause, mais pour certain tout espoir avait disparus. Et aujourd'hui elle se demandait elle même si elle n'était pas atteinte de se fléau.
Quand la générale l'avait contactée pour reprendre du service pour lutter contre toute celle folie, elle avait plongé sans réfléchir dans la bataille.
Elle avait accepter chaque nouvelle mission. Mais le sentiment de culpabilité était toujours là.
Aujourd'hui presque un an après la fin de la guerre, malgré sa réhabilitation, elle ne pouvait s'empêcher d'y penser. Ce qu'elle avait fait lui était insupportable. Elle n'en avait jamais parlé publiquement mais on le lui avait pardonné préfèrent ne retenir finalement que le bien qu'elle avait fait. Mais si on peut effacer le passé des livres on ne peux pas l'effacer de sa vie. Combien de gens avait elle poussait dans le vide, combien d'incommensurable tristesse avait elle infligée ?
Elle regarda les autres membres de son unité allongé sur leur lit de camp. Ces femmes avaient elles seulement conscience de tout ce qu'elle avait fait ? Pourraient elles encore lui faire confiance si son secret venait à être révélé ?
Scylla se mordilla la lèvre, elle préféra chasser cette idée. Elle se leva et alla se rafraîchir avec une serviette humide, enfila son uniforme et sortie de la tente. Le désert était calme et silencieux.
Elle attendait qu'ont viennent les rapatrier. Leur nouvelle mission était un succès et cette idée la rassura, elle était du bon coté.
Ce soir à la base, elle fêtera ça, boira et ira se coucher dans des draps frais et un lit confortable, regardera sa femme à ses coté et essaiera d'oublier encore une fois une phrase qu'un jour on lui avait craché, une phrase qui résonnait encore comme un sinistre hurlement, qui la hantait nuit et jour et contre lequel elle devait lutter.
« Terroriste un jour, terroriste toujours »
Car même si elle n'avait pas déclaré la guerre, elle y avait clairement contribuer et devait répondre encore de beaucoup de vies
Elle ce bercer encore de l'illusion qu'une mission après l'autre elle finirait par se racheter.
