Chapitre 8
Liens
Le feu du brasero crépitait doucement, il était allumé depuis un moment et n'allait pas tarder à s'éteindre de lui même.
Scylla et Raelle étaient restées assise en silence après le départ d'Edwin. Scylla observait le feu plongeait dans ses pensées et Raelle l'observait avec inquiétude.
« Toute ma vie n'a était que mensonge. »
Scylla s'était exprimé calmement et aussi froidement que possible. Sans lever les yeux vers Raelle qui comprenait ce qu'elle pouvait ressentir.
« Je m'étais toujours demandé, pourquoi cette paranoïa, on changeait d'endroit beaucoup plus souvent que les autres réfractaires. Si ils fuyaient quelques choses ça devient tout de suite beaucoup plus clair. Toute leur vie était fausse... » Elle sous entendait qu'elle avait des doutes sur sa propre identité.
« J'ai vécu 16 ans dans le mensonge »
Raelle se leva et alla s'asseoir à coté de Scylla lui prit le bras et y déposa sa tête pour la réconforter.
Puis elles restèrent comme ça silencieuse, il ne restait plus que des braises et l'air frais commençait a se répandre sur elles.
Raelle toujours appuyé contre Scylla prit la parole.
« Elle nous a appelé maman et ça c'est réel, je t'aime Scylla et ça c'est réel aussi, tu arrive toujours a me faire sentir plus extraordinaire que je ne le suis et c'est encore plus réel. »
Scylla embrassa tendrement sa femme. Elle avait envie d'elle, de l'avoir dans la peau, elle lui caressa les cheveux et huma son parfum, lui déposa un baiser dans le cou. Oh oui, elle avait passionnément envie de Raelle.
Elles laissèrent le brasero s'éteindre derrière elles et montèrent silencieusement dans leur chambre. Une fois passé leur palier elles reprirent leurs baisées et leurs caresses. Enlevèrent leur uniforme. Nues, l'une contre l'autre, Scylla avait l'impression de se sentir vivante, que son existence d'avant n'existait plus, que c'était ça, cet instant sa seule et unique vérité. Enlacées, extasiées, le plaisir à son comble, elles se regardaient longuement l'une l'autre, refusant que leurs corps se sépare. Raelle enfouie sa tête contre le sein de sa femme et la serra encore plus fort près d'elle. Elles ne formaient plus qu'un ne sachant plus ni l'une, ni l'autre exactement où leur corps commençait et finissait.
Dans l'enivrante euphorie d'après leurs ébats, toujours fusionnées, aucune des deux ne remarqua la distance qui les séparait du lit. Cette sensation de flottement se confondait dans leur extase.
Lorsque Raelle s'en aperçut elle repensa à ce jour où dans les bois Scylla lui avait donné de la salva en cachette et que ce moment parfait suspendu au dessus du vide avait décuplé ses sentiments.
Elle avait d'abord craqué sur ses beaux yeux bleu, puis charmé par son comportement rebelle, mais c'était cet instant clandestin qui avait été décisif, elle aimait Scylla et l'associait à ce pure moment d'apesanteur.
« Tu est vraiment extraordinaire »
Ne bougeant pas d'un pouce elles s'endormirent dans un bonheur parfait.
Au première lueur du jour, Scylla ouvrit doucement les yeux, en face d'elle les deux yeux bleu de Raelle l'observait avec beaucoup d'amour, elle lui caressait les cheveux sans rien dire. Elles étaient de nouveau bien posées sur le lit le drap blanc les recouvrait totalement.
« Tu est vraiment un ange. »
Le sourire de Raelle et sa voix douce remplir le cœur de Scylla qui lui rendit son sourire. Sortant de sous les draps, elle s'assit sur le lit, replia légèrement ses jambes et posa sa tête sur ses genoux en regardant sa femme.
« Hier soir ? C'était... enfin... Je t'aime »
Allongée sur le coté, la main posé sous sa tête Raelle la regardait.
« Oui tu vole... et oui moi aussi je t'aime. »
Elles se levèrent, ramassèrent leur vêtement éparpillé à l'entrée de la chambre. Puis elles prirent ensemble une douche. Ce besoin de douceur intense faisait totalement réponses aux mois de distance qui s'étaient creusé entre elles. Elles en profitaient un maximum. Leurs marques luisait arc en ciel comme jamais sur leurs peaux.
En sortant de la douche Scylla se dirigeât machinalement vers l'armoire pour prendre des vêtements, elle avait oublié que toute sa penderie avait été vidé pour décontamination et n'avait encore rien récupérer.
« Ah c'est vrai, il va falloir que j'aille faire du shopping, je ne crois pas qu'Isadora me rendra mes vêtements de si tôt. »
Raelle s'était habillé plus rapidement. Sa penderie séparé n'avait pas fait l'objet d'une saisie préventive et elle enfila rapidement sa tenue de combat.
Effectivement les méthodes de décontamination des vêtements civil était parfois très destructeur.
Son sac de vêtements militaire était resté au rez de chaussé. Et elle demanda à Raelle de le lui ramener.
Aujourd'hui, on l'attendait sur le terrain de vol avec le lieutenant instructeur Grieg
Petra avait insisté pour que ce nouveau don soit exploité et entraîner. En tant que militaire elle n'avait pas vraiment fini ses classes elle n'avait même pas terminer sa deuxième année à l'école de guerre. Elle s'était retrouvé haut gradée uniquement par ses actions sur le terrain, aujourd'hui c'était retour à l'école avec des cours particulier.
Petra avait sollicité la présence des trois déesses à ces mêmes cours. Elles allaient littéralement redevenir toute les 4 inséparables.
En descendant chercher le sac de vêtement Raelle passa devant la chambre de Tiffany, la jeune fille dormait paisiblement, sa petite peluche fermement serrée contre sa poitrine. Puis trouva Edwin en train de faire cuire de pancake, une odeur agréable de café se dégageait d'une cafetière fumante sur la petite table de la cuisine.
« Bonjour ma chérie, je vous ai préparé le petit déjeuner, avec ma spécialité. »
Raelle sourit se rappelant son enfance et la fameuse spécialité de son père. Ce n'en était pas vraiment une mais son truc c'était de faire des pancakes en forme de tête d'ours. Sa mère Willa y ajoutait des visages amusant, dû moins lorsqu'elle était présente. L'armée lui avait en quelques sorte prit sa mère aussi.
Lorsque Scylla lui avait parler de reprendre du service elle n'était pas vraiment d'accord en pensant à Tiffany. Aujourd'hui cette pensée était toujours là. Et si Scylla n'avait pas survécu ?... elle chassa très loin d'elle cette pensée morbide. Non elle devait resté forte.
« Merci papa, Tiffany va adorer. »
Elle attrapa le sac et remonta les escaliers. La panique s'empara d'elle lorsqu'elle ne vit pas Scylla. Par reflex elle lâcha le sac et se précipita vers la porte du balcon.
« Scylla ? »
La jeune femme se trouvait là enroulée dans une serviette de bain, une corneille posée sur son bras.
« Tout va bien, ce jeune trouble fêtes était venu s'excuser me semble t'il. »
Le cœur de Raelle battait la chamade, sa respiration était rapide et saccadé. Quand Scylla s'en aperçut, l'oiseau s'envola.
« Tout va bien, vraiment, je suis sortie prendre l'air, regarde comment il fait beau aujourd'hui. »
Effectivement la journée s'annonçait ensoleillé et douce. Elle prit Raelle dans ses bras.
« Tout va bien ! » Elle répéta ses mots jusqu'à ce que Raelle se soit calmée.
Elles rentrèrent à l'intérieur et Scylla s'habillât dans une tenue de combat classique, fini les épaulettes tressé et le pantalon à plie. Seul resté accroché à sa poitrine sa médaille. Elle l'effleura des doigts.
« Ils ont enfin mit nos nom ensemble ». Raelle montra sa médaille sur lequel était marque Collar R. Raelle
Pour Raelle cela signifiait que les anciennes rancœur entre l'armée et le spree avait disparue.
Scylla prit sa femme par les épaules, elle la voyait encore secoué.
« Écoute j'aimerai que tu cesse de t'en faire constamment pour moi. J'aime ton attention mais crois moi quand je te dit que tout va bien. Si ça peut te rassurer, lorsqu'on sera a Fort Salem j'irai voir Isadora pour qu'elle me fasse un check up vite fait. Je veux que tu arrive à te détendre un peu. Sinon tu risque de devenir vulnérable toi aussi à cette contagion. »
« Tu ne peux pas me demander ça Scylla, je pense a toi et à Tiffany constamment, quand je suis en mission, quand tu est en mission, quand tu n'est pas devant moi, j'ai l'impression que tu pourrais ne jamais revenir. »
« Mais on ne peut pas vivre toute les deux de cette façon et tu le sais même si je rêverai de passer le reste de ma vie attacher à toi. On ne se quitte plus mais on doit réussir à vivre quand même tu ne crois pas ? »
« Tu as raison. »
Elle avait dit cela à mi-voix, comme une sorte de résignation. Elles s'embrassèrent et descendirent à la cuisine. En passant devant la chambre de Tiffany elles s'arrêtèrent pour la réveiller. Assises de chaque coté du lit elles chuchotèrent son nom doucement jusqu'à ce qu'elle remue en grimaçant.
« Humm encore une minute ! »
Mais les filles se mirent à la chatouiller jusqu'à ce qu'excitée de rire elle finisse par se lever et les accompagner à la cuisine.
En bas Edwin avait fini une pile de Pankours comme il les appelait et était en train de mettre la table.
« Ah vous arrivez juste attend, ils sont comme tu les aimes Tiffany, juste un peu tiède. »
« Merci grand père Edwin »
Le vieille homme se sentie tout chamboulé, Tiffany l'appeler toujours Edwin ou monsieur Collar, c'était la première fois qu'il se voyait appeler grand père et il aimait ça.
Il fit un large sourire et sortie une chaise de sous la table pour faire asseoir son adorable petite fille.
Scylla et Raelle qui avait également eu la surprise de se faire appeler Maman comprenaient très bien ce qui venait de se passer dans le cœur d'Edwin.
Ils prirent leurs petit déjeuner ensemble comme une famille, discutant et riant de tout et de rien. Les jeunes mamans envoyèrent Tiffany se préparer pour aller à l'école.
Raelle aida Edwin à ranger ses affaires. Il repartirait pour la concession en même temps que les filles. Elle aurait voulu qu'il reste plus longtemps, mais son père avait ses petites habitude et n'aimait pas trop s'éloigner de chez lui même si il adorait sa fille et sa belle fille et encore plus ça petite fille.
« Tu m'appelle dès que tu arrive ? »
« C'est promis mon cœur. »
Il embrassa Raelle et Scylla et prit Tiffany dans ses bras.
« Soit bien sage et aide tes mamans à la maison. » Et il rajouta en chuchotant « Je t'ai laissé du chocolat dans le tiroir de ton bureau. »
Tiffany embrassa son grand père et lui dit au revoir par la vitre de la voiture autant de temps que sa voiture était à sa vue sur la route. Il en avait pour facilement 6h de route, il ferait sans doute une pause pour déjeuner, il ne serait pas rentrer chez lui avant la fin de la journée.
