Chapitre 4 – 26
Changement radical (2/6)
De son côté, Toma se trouvait dans sa chambre, il l'avait aménagé avec du vert pâle et du blanc, comme Serpentard. Il était en train de lire, c'était des ouvrages que sa mère avait gardé de sa scolarité. Il ne comprenait pas tous les mots, et cela le frustré beaucoup. Mais il n'était pas du genre à abandonner, et trouverait la bonne personne pour poser ses questions. Il avait déjà une personne en tête : Son père. Il voulait comprendre le monde dans lequel, il vivait. Il était évident pour le jeune garçon que comprendre et savoir était la meilleure façon de pouvoir appréhender les autres, et …. Les contrôler, et les commander. Il voyait sa sœur jumelle se mettre en colère pour obtenir quelque chose, c'était souvent arrivé avec Scorpius, alors que lui était parvenu à ses fins par d'autres moyens. Un jour, il avait surpris son précepteur dans la chambre de sa mère, en train de faire une chose qu'il n'était sans doute pas permis, car l'homme lui avait demandé de garder le secret. Il avait alors compris qu'il pourrait obtenir tout ce qu'il voulait de Scorpius. A chaque fois qu'il avait demandé quelque chose, il avait regardé son précepteur avec un étrange sourire, et il obtenait ce qu'il voulait. Sa petite sœur, Rina était différente, étrangement elle ne demandait jamais rien, et elle prenait ce qu'on lui donnait et semblait toujours heureuse. Même s'il se doutait que ce n'était pas toujours vrai, puisqu'il lui arrivait de pleurer.
Un coup fut donné à la porte, et sa mère apparut dans l'encadrement. Elle venait lui annoncer que le repas était prêt. Il hocha la tête, et referma le livre pour aller rejoindre le reste de la famille. Il était le seul homme de la maison, il se faisait un devoir de veiller sur ses sœurs et sa mère. Il s'installa à table avec ses deux sœurs, et Rina était toujours la première à parler, elle ne se taisait presque jamais. Elle avait toujours une histoire à raconter, bien souvent inventé. Ce soir-là, elle racontait comment elle et Raina sa poupée, avaient courageusement combattu un monstre à huit pates. Elle s'était armée d'un lasso pour dompter la créature. La réalité était tout autre, Rina avait juste croisé une araignée minuscule qu'elle avait chassé de sa chambre en la poussant. Mais Toma aimait les histoires que raconter sa sœur, cela égayer la maison, surtout que sa mère continuait l'histoire, comme si tout était vraiment arrivé.
- Et tu n'as pas eu trop peur ? demanda Nora
- Ben non, je suis très courageuse ! fit la fillette d'un ton si sérieux.
Toma vit sa mère sourire, c'était souvent qu'il observait sa mère, elle était parfois triste, il l'avait souvent vu pleurer, il l'avait vu inquiète, heureuse, complice, parfois un peu fâchée, mais elle était douce et drôle. Mais aujourd'hui, il y avait quelque chose de différent, elle avait peur, vraiment peur.
- Maman, tout ira bien tu sais ! fit le jeune garçon.
- Que dis-tu mon ange ?
- Tout ira bien pour nous. Les gens qui nous ont kidnappé, ils ne recommenceront pas.
- Papa va y veiller ! ajouta Ano dans un sourire.
- Que s'était-il passé ? demanda la jeune mère.
Les deux jumeaux échangèrent un regard, et Ano hocha la tête. Toma compris que sa sœur était d'accord pour qu'il raconte ce qui s'était passé durant ces quelques jours.
- On dormait quand on a entendu un grand boom, j'ai sursauté dans mon lit, mais avant d'avoir pu quitter ma chambre, un homme est entré. Et puis je me suis endormi. Quand je me suis réveillé, j'étais avec Ano, nous étions dans une petite pièce, avec un lit.
- Vous ont-ils fait du mal ?
- Non, Ano n'a pas dit un mot pendant ces cinq jours. Ils nous ont posé des questions sur Papa, mais n'avions rien à dire. Et puis un matin, deux hommes sont arrivés, en disant que tous les enfants avaient disparu. Et ils nous amenaient dans le pré où on t'a retrouvé, maman.
- Et Papa aussi ! Je n'ai pas peur d'eux ! fit Anora fière, mais aussi froidement.
- J'ai eu peur de ne plus vous revoir, confia la jeune mère à ses enfants, en prenant ses enfants dans ses bras.
Cela faisait maintenant plus d'un mois que la petite famille rangeait et nettoyait le manoir. Ils avaient fait tout le bas, la cuisine devenant l'univers de Wiskhey, la petite elfe de maison. La créature avait rangé les placards. Dans les autres pièces, Nora et les enfants avaient enlevé les draps blancs qui recouvraient les meubles, nettoyer les rideaux, ouvert les fenêtres, fait la poussière… La jeune femme avait retrouvé la salle à manger, telle qu'elle était quand Tom avait tué son père, et ses grands-parents. Elle avait donc déplacé tous les meubles. Elle avait jeté un sort sur la table, et les chaises qui s'étaient mis à danser, sous les rires des enfants.
- Un jour, on pourra faire la même chose ? demanda Toma.
- Tout à fait ! répondit sa mère.
Aujourd'hui, Nora, Rina et Toma s'occupaient de nettoyer la chambre d'amis, Ano se trouvait dans sa chambre.
- Attention ! fit Nora alors que Rina poussait un grand lit.
Le meuble était ensorcelé pour qu'il est le poids d'une plume, c'est pourquoi la fillette pouvait le pousser toute seule. Elle le mit au centre de la pièce, il y avait aussi une grande armoire, et un miroir, un bureau et une petite commode. Ce serait sans doute une chambre d'amis. Elle avait jeté des sorts pour changer la tapisserie, transforma les dessins et les couleurs.
Dans la chambre d'Ano, elle avait peint son coin en vert et en gris, Nora n'avait pas à chercher bien loin d'où lui venait ses couleurs. Alors que sa petite sœur avait choisi un rose pale. Rina avait voulu prendre la même chambre que sa sœur, comme avant. Anora n'y avait pas mis d'objections. Ces trois couleurs se retrouvaient alors dans la même pièce, c'était assez bizarre, mais avec le paravent pour faire une petite séparation, ça rendait plutôt bien. Tom lui avait un vert pâle et du blanc, il avait voulu une chambre pour lui tout seul.
- Maman, on met quelle couleur dans cette chambre ? demanda Rina.
- Du rose-fluo ! répondit-elle en riant et en lançant le sort qui rendit tous les murs d'un rose-fluo.
- Ça pique les yeux ! firent Toma et Rina en éclatant de rire, et fermant les yeux.
Nora sourit et jeta un soir pour que les murs redeviennent blancs. La jeune mère aimait ce moment avec ses enfants. Elle regrettait un peu que Ano ne soit pas venue avec eux. Elle se rendit dans sa chambre, et y trouva sa fille en compagnie du serpent Aaron, qu'elle avait ramené, il y a quelques jours.
- Il va rester avec nous ! avait dit la petite fille sans appel.
La jeune mère n'avait plus qu'à donner son accord, en même temps, c'était comme adopter un petit chien, non ? Surtout qu'Ano parlait Fourchelang, tout comme Toma. Rina le comprenait, mais ne semblait pas le parler, et bien sûr Tom le parlait aussi, il n'y avait qu'elle pour ne pas comprendre le serpent. Etrangement, elle le regrettait un peu.
Voldemort n'était pas revenu les voir depuis le sauvetage des enfants, enfin c'est ce que Nora croyait, parce que le mage noir venait souvent la nuit pour observer la jeune femme dormir, elle était sa muse. Et puis il regardait aussi ses enfants dans leur sommeil. Mais Tom manquait beaucoup à Nora, et les enfants posaient souvent des questions pour voir leur père, sauf que la jeune femme n'avait pas de réponse à leur donner. Il fait souvent ça, disparaitre un moment, avant d'arriver quand on ne l'attend pas. Il ferait son apparition à un moment ou à un autre, sans doute trop occupé par sa quête de pouvoirs pour se soucier d'eux. Enfin, Nora ne se sentait pas en danger, ni menacer dans cette maison, comme si les aurors ou qui que ce soit, ne pouvaient pas les trouver ici.
Une nuit, elle se réveilla, Tom était là sur le fauteuil de la chambre. Nora l'avait quand même placé là dans l'espoir qu'il y vienne.
- Tu es là ! murmura-t-elle en se levant pour essayer de le rejoindre dans le fauteuil, mais il se leva avant qu'elle ne puisse s'asseoir. Les enfants veulent te…. Commença la jeune femme, mais il posa ses lèvres sur les siennes, avant de transplaner.
Nora soupira et retourna se coucher, que pouvait-elle dire ? Il était déjà parti et c'était quand même le plus grand mage noir de ces derniers temps. La jeune femme se rendormit quand même rassurée et le sourire sur le visage, il ne les avait pas oubliés.
