L'ordre du Phoenix (2/4)

Quand Voldemort remonta dans la salle de réunion. Il trouva Nora, endormie, pliée en boule sur la chaise, serrant dans son poing, le collier qui lui avait offert. Il la libéra de la chaine et transplana. Nora ouvrit les yeux, et vit qu'elle était libre, elle se leva et courut vers les toilettes, les plus proches, ça faisait des heures, qu'elle avait envie. C'était encore la nuit, et elle marchait en long et en large dans sa chambre. Elle ne pouvait pas laisser les gens mourir comme ça. Mais elle avait promis à Tom de ne pas écrire à l'ordre des Phoenix. Comment faire ? Puis elle eut une illumination soudaine mais oui bien sûr.

« Drago,

Voldemort lance une attaque sur l'ordre. C'est urgent, je ne sais pas ce qui est prévu, mais ça va arriver, aujourd'hui. Préviens-les, je t'en prie !

Nora. »

La jeune femme envoya cette lettre à son ami, en priant qu'il puisse transmettre à son tour, le message, et surtout à temps. Elle prévenait l'ordre, mais sans leur écrire, c'était la seule chose qu'elle pouvait faire. Le hibou s'envola avec sa missive si importante.

Au manoir Malefoy, Astoria et Drago furent réveiller par un hibou cogna à la porte. Le jeune homme se leva en grommelant, et ouvrit la fenêtre. Il prit la lettre, et dû la lire plusieurs fois, le visage de plus en plus blanc. Et là, il était censé faire quoi ! S'il prévenait l'ordre, il y avait des chances de griller sa couverture, mais il ne disait rien demain, il ne disait rien, demain, il pourrait ne plus y avoir d'ordre du tout.

- Astoria ? fit-il pour réveiller sa femme.

Devant son dilemme, il avait besoin de son avis. Elle se redressa, il lui tendit la lettre pour qu'elle la liste, et lui dise son avis.

- Préviens-les !

- Tu es sûre.

- Non, mais …

Drago hocha la tête, et écrivit à Harry Potter, pour qu'il prévienne les autres membres de l'ordre.

« Potter,

Voldemort attaque aujourd'hui, les membres de l'ordre. Je n'ai pas d'autres informations. »

Malefoy ! »

Un autre hibou vint cogner à une fenêtre, de Square Grimmaud, réveillant un Harry dans les bras de sa femme. Il lut la lettre de Drago. Il s'élança pour prévenir les autres membres de l'ordre. Des hiboux quittèrent Square Grimmaud dans toutes les directions.

- Nous devrions, nous déplacer nous-même ! dit Sirius.

- C'est peut-être le but, nous faire sortir de l'ombre, dit Kingsley.

- Tu crois qu'il peut attaquer la maison ? demanda Ron.

- Tant qu'Harry ne divulgue pas le secret, il ne peut pas, expliqua Hermione à son mari.

- Une heure, après le branle-bas combat, Molly et Arthur Weasley furent les premiers à arriver.

- Maman ! Papa ! s'écria Ginny, soulagée de voir ses parents.

Et le temps passa encore et encore, et la journée se termina. Harry et même les autres, s'attendaient à une attaque massive d'une maison de l'ordre, ou même de Poudlard, mais les choses s'étaient faites plus subtilement, et dans un silence presque absolu.

Le matin du 28 juillet. Le Professeur McGonagall se trouvait dans son bureau. Elle triait des papiers à présenter au conseil d'administration. Il y avait une dizaine de rapport de Miss Andrew à lire. Soudain, un coup fut donné à la porte.

- Entrez ! fit Minerva.

- Bonjour, Mme la Directrice, fit la personne qui venait d'entrer dans la pièce.

- Que voulez-vous ? demanda McGonagall.

- Que vous sachiez que c'est moi qui ai tué ?

- Quoi ? s'écria la directrice en se redressant baguette en main.

Elle était prête à combattre, mais elle sentit une faiblesse la gagnait, des fourmillements dans tout son corps qui la laissait sans défense. Elle retomba assise sur son fauteuil. Minerva posa son regard sur sa tasse de thé.

- Mais pourquoi… parvint-elle à articuler.

- Je fais ça pour notre maître à tous … Avada Kedavra !

Minerva s'effondra sa tête tomba sur son bureau. Le professeur McGonagall venait de mourir. Un hibou cogna à la fenêtre, apportant la lettre de Harry, mais il n'y avait plus personne pour la lire.

Percy avait renoué avec sa famille durant la bataille de Poudlard. Le jeune homme s'était marié avec Audrey. Et il venait d'apprendre qu'il allait être père. Il voulait annoncer la nouvelle à ses parents. Ce matin-là, le 28 juillet, il venait de quitter son bureau au Ministère, il travaillait en tant qu'assistant du responsable du service de Quidditch.

Son travail consistait à faire la liste des équipes de Quidditch et de ces membres. Il avait appris que des équipes avaient été dissoute, parce qu'il y avait trop de nés-moldus parmi eux. Ou même certains joueurs avaient eu des « accidents ». Il en avait parlé avec son père, mais aucun d'eux ne pouvait pas faire grand-chose. Il était resté au Ministère pour surveiller les actions de ce dernier.

Percy tenait la lettre de Harry au milieu des autres courrier qu'il avait reçu, il attendait d'être dans son bureau pour tout lire, sauf que le jeune rouquin à lunette, n'y arriva jamais. Au détour d'un couloir, il croisa une « ombre » et un couteau qu'il vit trop tard. Il tomba au sol, quelques coups supplémentaires avant qu'il ne se vide de son sang.

- Longue vie au grand Lord ! murmura l'ombre au creux de l'oreille de Percy avant que ce dernier ne ferme les yeux à tout jamais.

Son enfant ne connaîtra jamais son père.

Bill et Fleur s'étaient définitivement installés à la chaumière des coquillages. Ils écoulaient des jours heureux avec leur fille Victoire qui avait 6 ans. C'était une petite fille espiègle, et toujours partant pour l'aventure. Bill avait protégé sa maison, et sa famille avec le sort de Fidelitas était lui-même le gardien du secret. Mais si le sort empêchait quiconque de voir la chaumière. Victoire pouvait voir ce qui se passait dehors, et ce matin-là, elle suivit un petit lapin, sortant involontairement de la zone de protection.

Fleur vit sa fille caressait un lapin, au début, elle n'y fit pas attention, puis soudain, elle remarqua qu'elle était allée trop loin. La jeune femme se saisit de sa baguette et se mit à crier à sa fille de revenir vers elle. Dans son affolement, la jeune femme alla, elle aussi trop loin, un mangemort apparu et Fleur commença à livrer un combat acharné, elle aurait gagné, si une voix dans son dos ne l'avait pas arrêté.

- Je serais vous, j'y réfléchirais à deux fois.

Le lapin n'était pas vraiment un lapin, et il tenait la petite fille inconsciente dans ses bras. Le second mangemort se précipita vers Fleur, prit sa baguette et la tenait aussi en joue. Bill arriva à son tour, armé. Mais il était devant un dilemme des plus cruels. Sa femme était prisonnière d'un mangemort et sa fille de l'autre côté. Il n'aurait le temps de lancer qu'un sort, sauver qu'une personne.

- Je comprends ton dilemme ! fit le mangemort-lapin tenant Victoire contre lui. Tu ne peux en sauver qu'une. Je te laisse trois secondes sinon on tue les deux.

Bill jeta un dernier regard vers sa femme, lui disant pardon du regard, puis attaqua celui qui avait pris sa fille. Le mangemort la lâcha, et Bill la saisit dans ses bras, et transplana en pleurs, abandonnant sa femme. Fleur était morte, après avoir vu son mari partir avec sa fille, soulagée. Les deux mangemorts quittèrent les lieux, sans voir le hibou arrivait avec une lettre de Harry Potter.