Les enfants grandissent (1/7)
Harry avait convoqué tout le monde, au Square Grimmaud. Il y avait encore des membres, des survivants à cette attaque silencieuse. Percy, Fleur, McGonagall et Hestia étaient morts.
- Cela aurait pu être pire, si on n'avait pas eu l'information.
- Pourquoi on ne l'a pas su plus tôt ? demanda Kingsley.
Voldemort avait ordonné de vous surveiller tous, de trouver vos maisons, mais sans donner de dates. Ce n'est que la veille qu'il a donné l'ordre d'attaque, expliqua Drago.
- Tu étais présent à cette réunion ! supposa Ginny.
- Non, fit le jeune homme, c'est Nora qui m'a envoyé le message, rectifia Drago.
- Je vois ! commenta Kingsley.
- Je l'avais dit que c'était Nora qui avait prévenu, ajouta Sirius.
- Ecoute, arrête de la mettre sur un piédestal, s'écria Kingsley.
- Mais ….
- Oh, ça suffit, vous deux ! fit Hermione.
Autour de la table ronde, il y avait Arthur, Molly, Bill, Charlie, George, Ginny, Ron, Hermione, Harry, Kingsley, Sirius, Mafalda et Drago. Hagrid n'avait pas encore été retrouvé, est-ce un bon signe, ou un mauvais signe ? Et Neville avait survécu, mais se retrouvait à Poudlard, le temps de l'enquête.
- Est-ce que tu as des nouvelles de Dimitri ? demanda Harry à son parrain.
- Non, aucune ! répondit ce dernier.
- On n'est plus que tous les 13 ? demanda Mafalda mal à l'aise.
- On dirait bien ! répondit Kingsley.
- Est-ce qu'on fait une cérémonie d'adieu ? demanda Ginny après un lourd silence.
- Seulement entre nous, malheureusement, répondit Harry en serrant sa femme dans ses bras.
De son côté, Neville était « coincé » à Poudlard. Les élèves n'étaient pas encore de retour, une délégation du ministère avait été envoyé pour enquêter, sur le meurtre de McGonagall. Les professeurs restent à Poudlard avait été gardé en quatrième. Ils étaient tous dans la grande salle. Il y avait Horace Slughorn, Rolanda Bibine, Filius Flitwick, Aurora Sinistra, Batsheba Babbling, Septima Victor, Argus Rusard, Irma Prince, Neville Londubat, Paul Sandoz, Charlotte MacDouglas, Joanna Andrew et Firenze.
Les fantômes avaient été mis hors de cause vu qu'un sortilège de mort avait été utilisé, les fantômes n'ayant pas de corps, ils ne pouvaient pas tenir une baguette en main. Tout comme les elfes de maison, qui n'utilisaient pas utiliser ce genre de magie.
- Je suis Gauvain Robards, et je serais responsable de cette enquête. Nous prenons au sérieux ce meurtre affreux. Nous allons utiliser la remontée des sortilèges sur toutes vos baguettes, annonça la chef de l'enquête.
Des enquêteurs s'avancèrent vers eux, et commencèrent leur enquête, ils lancèrent les sorts sur chaque baguette, mais aucun sort mortel apparut devant eux. L'enquête risquait d'être plus longue.
- Nous allons interroger chacun de vous, afin de savoir ce que vous faisiez au moment du crime.
Joanna Andrew fut la première à être interrogée. L'un des enquêteurs l'amena dans une pièce à part afin de l'auditionner. Pendant ce temps-là, une équipe d'enquêteur se trouvait dans le bureau de la directrice pour récolter des indices. Et d'autres observaient les suspects et surveillaient les lieux.
- Vous ne le trouvez pas un peu nerveux, celui-là ! dit l'une des enquêtrices, en désignant Neville.
Gauvain observa Neville Londubat, il était en effet, assis, jouant nerveusement avec ses doigts. Neville était effectivement nerveux, mais évidemment pas parce qu'il avait tué McGonagall. Il était nerveux de se retrouver avec tous ces employés du ministre, et puis il y avait un meurtrier parmi ses collègues.
Miss Andrew revint de son interrogatoire, puis ce fut le tour de Babbling, puis Bibine, Flitwick.
- Je vais venir avec vous, Mr Londubat, fit le chef d'enquête.
Le pauvre Neville, déjà nerveux, se rendit dans la salle d'interrogatoire improvisée, se demandant d'ailleurs s'il allait en sortir vivant.
- Bonjour, Mr Londubat ! Pour le procès-verbal, est-ce que vous voulez bien décliner votre identité, votre statut, votre date de naissance, et de votre adresse.
- Neville Londubat, né le 30 juillet 1980, habitant à Poudlard pour le moment.
- Vous n'avez pas d'adresser en dehors de l'école.
- Euh… chez ma grand-mère, Augusta Londubat, habitante au Lancashire.
- Vous n'avez pas précisé votre statut. Sang-pur, sang-mêlé ?
- Euh… sang-pur.
- Que faisiez-vous ce matin aux alentours de 7 heures ?
- Je devais dormir.
- Seul ?
- Oui !
Un homme entra dans la pièce, et s'avança vers son chef, il lui murmura quelques, Gauvain hocha la tête.
- Merci pour ces informations ! Dites-moi Mr Londubat, connaissez-vous l'abrus Precatorius ? demanda Gauvain.
- Le pois rouge, oui, c'est une plante toxique, répondit Neville.
- Nous avons retrouvé cette plante dans le thé du professeur McGonagall. Est-ce qu'il y en a dans la serre ? Vous êtes bien le professeur de Botanique ?
- Oui, nous avons effectivement une espèce de Pois rouge dans les serres.
- Qui a accès aux serres à part vous ? demanda le chef des aurors
- Mme Pomfresh qui ramasse des plantes pour ces potions, tout comme Pr Slughorn.
- Merci pour ces informations, Mr Londubat, vous pouvez y aller.
Neville retourna dans la grande salle, croisant MacDouglas qui entrait dans la salle à son tour. Ils passèrent tous une longue journée.
- Alors durant les investigations, nous souhaiterions que vous restiez à Poudlard, jusqu'à nouvel ordre, informa Gauvain à tous les suspects.
Durant la nuit, Gauvain se retrouva avec son équipe pour faire le point sur la situation.
- Quels sont les éléments à notre disposition ? demanda Gauvain.
Le professeur McGonagall a été empoisonné par une plante toxique dans son thé. D'après Miss Andrew, c'est un elfe de maison, qui lui a apporté son thé, le matin. Elle se trouvait dans la cuisine à ce moment, confirma par les autres elfes de maison, et Mme MacDouglas qui se trouvait avec elle, dit une jeune femme.
- Nous pouvons donc les éliminer de notre liste de suspects, de même que Argus Rusard, qui est un cracmol, il n'aurait jamais pu … lancer un sort, et il ne semble pas très au fait des plantes, ajouta un autre auror.
- En effet, fit un jeune auror, c'était sa première enquête sur le terrain.
- Revenons sur le poison, apparemment seule trois personnes peuvent avoir accès au poison dans la serre, reprit Gauvain.
- Oui, mais j'ai vérifié la serre, n'importe quoi pouvait y entrer, précisa une jeune auror.
- Mais j'ai interrogé quelques personnes, peu de personne ne connait cette plante, même s'il avait l'opportunité d'agir, il n'aurait pas pu choisir la plante.
- Lors de l'interrogation de Horace Slughorn, il a admis savoir, ce qu'était cette plante, il a accès à la serre, fit la jeune femme.
- Mr Sandoz a dit qu'il a vu le professeur dans son bureau à l'heure du crime, précisa Gauvain.
- Si je me souviens bien, il a précisé que c'était une conversation houleuse, ce que Slughorn a confirmé, dit le jeune auror.
- Faites-moi votre tableau, Howard, demanda Gauvain.
- Oui, monsieur.
Il tendit un tableau qu'il avait commencé à faire dans un couloir, il y avait les noms des suspects, et de l'autre les colonnes, Mobile, Alibi, Opportunité…
Andrew Avec MacDouglas Dans la cuisine. Innocentée
Babbling: Aucune connaissance de poison
Bibine : Aucune connaissance de poison
Flitwick : Aucune connaissance de poison
Londubat Aucun ! Connaissance du Poison.
MacDouglas Avec Andrew Dans la cuisine Innocentée
Pinc : Aucune, est arrivée à Poudlard après le crime. Innocentée
Rusard Cracmol - Innocenté
Sandoz Avec Slughorn Aucun Innocenté
Sinistra Aucune connaissance de poison
Slughorn Avec Sandoz Aucune Innocenté
Vector Aucune connaissance de poison
- Donc il nous reste 6 suspects, commenta Gauvain.
- Si cet elfe de maison qui a amené le thé, ou bien c'est lui qui a l'a empoisonné et il a un autre complice. Ou bien il a croisé quelqu'un entre le moment où il est parti avec le thé et son arrivée au bureau de la directrice, fit la jeune auror.
- Interrogeons cet elfe de maison, ordonna le chef des aurors.
- Maintenant ou demain ? demanda Howard.
- Demain, faisons le point sur les autres indices, répondit Gauvain.
- Le professeur Babbling a dit qu'il se trouvait dans ses appartement seul…. Commença la jeune femme.
- Mais il faudra le réinterroger sur ses connaissances en botanique, termina Howard.
- Qu'en est-il du mobile du crime ? demanda Gauvain.
- Nous avons sorti deux mobiles principaux. Le premier, elle travaillait sur une réforme de l'école, et sur son équipe enseignante avec Miss Andrew, qui donnait ses rapports sur son équipe. Trois professeurs sortaient du lot, Pr Hagrid, qui présentait des créatures dangereuses à ses élèves. Il n'était pas présent au moment du meurtre, et il n'a pas été retrouvé. Et étant un demi-géant, je ne pense pas qu'il passe inaperçu. Ensuite, le professeur Firenze, mais il s'agit d'un centaure, donc difficile pour lui d'atteindre le bureau, et je ne suis même pas sûre qu'il puisse se servir d'une baguette, répondit le jeune auror.
- Et le dernier ? demanda la jeune auror.
- Le professeur Londubat, Miss Andrew remettait en cause ses méthodes d'enseignement, elle le trouvait trop proche de ses élèves, en particulier des plus jeunes, semble-t-il, expliqua Howard.
- Il y a quand même beaucoup de choses, autour de ce Londubat.
- Il n'a pas d'alibi, il a l'opportunité de pouvoir commettre le crime, il a les connaissances du poison, il a un mobile, il risquait de perdre son travail.
- Surtout s'il voulait cacher des activités douteuses avec des élèves.
- Attendons d'avoir toutes les preuves avant d'accuser qui que ce soit, dit Gauvain.
- Oui, mais il y a quand même son attitude nerveuse comme s'il y avait … peur ou quelque chose à cacher.
- Il y a un autre détail, ce n'est peut-être pas important, mais…. Dit la jeune femme.
- Mais quoi ? dit Gauvain
- Et bien quand j'ai examiné sa baguette, elle m'a semblé bien…. Propre !
- Comme si elle était neuve ? demanda Howard
- Oui !
- Ce n'est pas rare qu'un sorcier ait plusieurs baguettes, mais ce serait intéressant de savoir ce qu'il a fait de l'autre, dit Gauvain. Bien, Mr Howard, demain, vous irez chez Mr Ollivanders, s'il est ouvert pour savoir si Londubat a acheté une nouvelle baguette.
- Elle est en bois de sureau, 21,5cm avec un crin de licorne, précisa la jeune femme.
- Bletchey, vous irez interroger l'elfe de maison, pour savoir s'il a croisé quelqu'un dans les couloirs.
- Bien, monsieur ! fit la jeune femme.
Le lendemain, le vendeur de baguettes confirma en effet, que cette baguette avait récemment acheté, sans pouvoir dire qu'il l'avait acheté. Et l'elfe de maison dit qu'il avait croisé Mr Rusard et Mr Londubat sortant de sa chambre, et se rendant dans la cuisine. Gauvain interrogea une dernière fois Babbling, lui demanda de parler de ses collègues. Il n'apprit pas grand-chose de plus, il fit de même avec Bibine. Elle espérait que le coupable serait bientôt appréhendé.
- Dites-moi, qui va remplacer la directrice ? demanda Gauvain.
- J'imagine que cela pourrait être le professeur Londubat, répondit Bibine en toute bonne fois.
- Merci beaucoup pour cette coopération.
Quelques heures plus tard, Neville Londubat fut arrêté pour le meurtre du professeur McGonagall. Evidement tous ceux qui connaissait Neville, savait très bien qu'il était incapable de faire ça. Les aurors quittèrent le château, et ses couloirs.
Joanna et Charlotte se retrouvaient dans les bras l'une de l'autre.
- Ils n'ont pas pensé que j'ai pu empoisonner le thé, avant son départ de la cuisine, fit Miss Andrew.
- Ni que je suis une championne de course, et que je connais bien les raccourcis de Poudlard, ajouta MacDouglas.
Les deux femmes se mirent à rire et s'embrassèrent, alors que la marque des ténèbres brillait sur leurs deux bras gauches.
Quelques jours plus tard, les membres de l'ordre du Phoenix discutaient de la situation.
- Vous avez lu le dernier article de la Gazette ? fit Ron complétement dépité. Pour quoi, ils font passer Neville.
- En tout cas, c'est rudement bien mené, tuer l'un en faisant accuser l'autre, commenta Hermione.
- Tu admires les mangemorts maintenant.
- Non ! Ce n'est pas ce que je voulais dire, s'énerva Hermione.
- Hermione, je sais, je te taquinais, dit Ron tout penaud.
- Excuse-moi ! Après la mort de nos amis, l'arrestation de Neville, et la disparition d'Hagrid, je suis un peu à cran.
- D'ailleurs, pas de nouvelles ? demanda Ron en se tournant vers Harry.
- Non, fit Harry en secouant la tête, mais espérons qu'il se cache dans la forêt interdite.
- Sirius n'est pas rentré ? demanda Hermione.
- Non plus ! Il est parti pour son rendez-vous avec Dimitri, espérons que tout se passe bien.
A peine, Harry avait-il dit ça, que la porte claqua, Sirius tenait un Dimitri inconscient dans ses bras.
- Qu'est-ce qui s'est passé ? demanda Harry.
- Nous étions en train de discuter, quand nous avons été attaqués. Heureusement il a pu lire ton mot, Harry, avant de s'évanouir, sinon je n'aurais jamais pu le faire entrer dans la maison.
Dimitri se réveilla en disant que le ministre français avait capitulé.
