La mort en marche (3/4)
Dans la maison de Sirius, c'était la dépression, en ne sachant pas s'il fallait aller à Ste Mangouste pour retrouver Ginny ou attendre un retour de Drago. Harry qui faisait les cent pas dans le salon, regardant par la fenêtre, il vit Nora tenant dans ses bras, James. Harry sortit de la maison, en trompe, tant pis si c'était un piège de Voldemort.
Il arriva près de la jeune femme, il attrapa son fils dans ses bras, et poussa Nora. Charles la rattrapa avant qu'elle ne tombe au sol.
- Harry, je suis désolée.
- Qu'est-ce qui s'est passé ? demanda Sirius qui s'était approché.
- J'ai trouvé Ginny à Ste Mangouste… avec son père, Mr Weasley… il est … mort. Dit-elle. Ginny a été arrêté, mais je lui ai promis de te ramener James. Il va mieux, mais il faut lui donner cette potion, trois gouttes les six heures pendant 24 heures, c'est ça ?
- Oui, il y a une moisissure dans cette maison qui le rend malade, la prochaine crise pourrait lui être fatale.
- Où est ma femme ? Où est Ginny ? demanda Harry.
- Je sais pas, Harry ! Je sais pas ! fit Nora en secouant la tête et en pleurant.
- Partons, dit Charles en prenant la main de Nora dans la sienne, puis transplana en emportant la jeune femme avec lui.
Harry tenant son fils dans ses bras, franchis le pas de la porte. Sirius annonça le décès d'Arthur, et la disparition de Ginny à une famille Weasley abattue. Molly pleura dans les bras de son fils, George. Le petit groupe de l'ordre de Phoenix, se réduisait à vue d'œil, il ne restait plus que Harry, Ron, Hermione, Sirius, Dimitri, Molly, Bill, Mafalda et George. Harry s'approcha de Molly.
- Vous devez partir !
- Pour aller où Harry ?
- Dimitri va vous faire passer en France, et de là vous irez ailleurs, le plus loin possible avec les enfants. James, Rose et Victoire. Je ne peux pas quitter l'ordre, et je dois retrouver Ginny, mais les enfants, il faut les mettre en sécurité. Nous ne devons même pas savoir où ils sont, au cas où !
- Ron et Hermione sont d'accord ? Et Bill ?
- Ron, oui, il voudrait qu'Hermione parte avec vous, mais elle refuse de partir.
- Je …. Je vais protéger les enfants, confirma Molly.
- Merci, Mme Weasley, vraiment merci !
Hermione fixait l'horizon, elle avait cru que les sorciers se battraient contre la prise de pouvoir de Voldemort, résisteraient, en vain. Pendant que le reste du monde avait accepté la prise du pouvoir pour le mage noir, comme ça, sans se battre, on en aurait pleuré. Aujourd'hui, la mort et le désespoir frapperaient l'ordre du Phoenix. Ils mourraient, et ceux qui restaient, croyaient de moins en mis à une vie meilleure. Le manque de confiance en l'avenir rongeait peu à peu les cœurs et les espoirs des membres de l'ordre. Cette gangrène était leur pire ennemi. Elle sentait que Ron était derrière elle, en colère marmonnait mais elle devait aider Harry à retrouver Ginny.
Hermione, Ron, Harry, Sirius, et Bill assistèrent au départ de Molly, et des enfants dans un déluge de larmes, et une effusion de « je t'aime ». Dimitri accompagna Mme Weasley dans le bateau. Puis ce dernier disparu à l'horizon, ce qui restait dans le cœur d'Harry, c'était la rage de vaincre, et l'énergie du désespoir. Un cocktail mortel autant pour celui qu'elle anime que celui l'a subi.
Tous les huit retournèrent Square Grimaud pour commencer cette nouvelle bataille. Les jours suivants, ils virent leurs têtes à nouveau à l'affiche. Recherchés pour conspiration contre le pouvoir en place, ce qui était vrai, et ceux même si le pouvoir en place était mauvais. Recherchés pour évasion d'Azkaban et terrorisme, ce qui était vrai, mais si le seul évadé était Neville qui était innocent. Recherchés pour l'attaque à Ste Mangouste, ce qui n'était pas vrai, mais ça les arranger de le faire croire.
- Je sens qu'on ne va pas manquer de distractions, dit George, histoire de détendre l'atmosphère.
Un matin, Sirius revint au square Grimmaud, il était le seul animagus, pouvait facilement se promenait dans la ville, avec un tas de journaux dans sa gueule.
- Ça serait bien de ne pas baver sur les journaux, dit George.
A la première page du journal, il y avait le visage du ministère de la magie. Et quelques phrases écrites à l'intentions de tous les sorciers. Hermione jeta un sort pour redonner au journal, une apparence normale et moins baveux. Elle commença à lire, son visage passa de la surprise, à la colère, puis à la douleur, et à l'abattement.
- Qu'est-ce qui se passe ? demanda Ron en voyant sa femme si tourmentée.
- Rien qui n'était vraiment prévu, supposa la jeune femme mais elle se mit à lire les paroles du ministère.
« Je suis, et resterais à vos côtés. Soyez avec moi. » « Jeunes sorciers, vous payez des fautes qui ne sont pas les vôtres. C'est une dure loi qu'il faut combattre, et d'accepter au lieu de la subir ou de se révolter contre elle. » « Je vous ai tenu jusqu'ici, le langage d'un père. Je vous tiens aujourd'hui le langage d'un chef, suivez-moi. Gardez votre confiance dans la magie puissante. » « Le chef, c'est celui qui sait à la fois se faire obéir, et se faire aimer. Renoncer à la haine, car elle ne sert à rien. On ne construit que dans l'amour et dans la joie. » « N'écoutez-plus les démagogues, souvenez-vous de leur formule : Le pain, la paix, la liberté. Et vous avez eu la misère, la guerre et la peine. »
- Si on met la tête de Voldemort à la place du ministre, c'est idéal, parfait pour lui, ce sont ses mots plus que ceux de ce pauvre pantin, commenta Sirius.
Quelques pages plus loin, il y avait toujours leurs photos avec la mention « recherchés ».
- Il n'y a toujours aucun mot sur Ginny, dit Hermione, après la lecture du journal.
- Est-ce que c'est une bonne chose ou pas ? demanda Ron, qui ne savait plus quoi penser.
- Eh bien, ça dépend du but de Tu-Sais-Qui, supposa Mafalda.
- Quelle serait la prochaine étape ? demanda Harry à Hermione.
- De qui ?
- De Voldemort ?
- Ah ! Il va agrandir son armée, et contrôler le sorcier « moyen », et chasser les « ennemis ».
- C'est-à-dire nous ?
- Oui, mais pas seulement, tout ceux qui sont se mettre à « douter ».
- Il va forcer les gens « utiles » à travailler pour lui, dit Sirius.
- Je ne serais pas étonné de voir les librairies et bibliothèques pillées. Ils vont contrôler Tout. De ce que les sorciers vont manger, ce qu'ils vont lire, de quoi ils vont se vêtir, le travail qu'ils vont faire, de ce qu'ils vont penser, expliqua Hermione.
- Des moutons ? commenta Sirius.
- Le sorcier moyen va choisir la sécurité, plutôt que la liberté, dit Hermione avec tristesse.
