Voldemort était assis à la grande table, il avait appelé tous ses mangemorts, déjà curieux de voir qui allait répondre, et de faire le point sur ce qui avait été fait ces derniers mois. Il ne fut pas surpris de voir Greyback, et Pyrite, de même que Wang, tous les trois s'installèrent à leurs places, après avoir salué leur maître. Montague avait également pointé le bout de son nez, il tremblait comme une feuille, en courbant l'échine devant Voldemort. Flint aussi était là, comme MacDouglas et Andrew, la nouvelle directrice de Poudlard.

- - Maître ! fit le dernier mangemort à se présenter, qui n'était autre que Drago Malefoy.

- - Vous êtes-là, tant mieux pour vous. Les absents seront punis en conséquentes, dit Voldemort.

Les six chaises qui auraient dû être occupé, tombèrent au sol dans un bruit époustouflant, faisant sursauter tout le monde.

- - Maitre, Fourmel a été arrête, il se trouve à Azkaban, expliqua Pyrite.

- - Je vois ! dit Voldemort. Je ne voudrais pas devoir tout recommencer. Maintenant, Greyback, Pyrite. Comment se fait-il que Nora se trouve avec cette malédiction sur le dos ? demanda Voldemort calmement, alors qu'il était dans une rage profonde.

- - Maître ! Commença Pyrite en se mettant à genoux devant lui, Vous savez que j'aurais tout fait pour protéger votre famille. J'aurais moi-même passer ce pacte de sang, pour elle.

- - Endoloris ! dit Voldemort.

Pyrite se tordit de douleur. Le mage noir comprit que le mangemort avait des sentiments pour Nora, pour « sa » femme, pour la mère de ses enfants.

- - Nous en parlerons plus tard, dit Voldemort en levant le sort.

Pyrite se rassit sur sa chaise en reprenant son souffle. Le mage noir se tourna vers Fenrir, et le fixa du regard.

- - Il n'y a aucune excuse, je ne faillerais plus jamais, si votre famille… Je me tuerais moi-même, dit le loup-garou en se courbant au sol.

- - Bien. Maintenant dites-moi ce qu'elle a fait exactement ? demanda Voldemort.

- - Elle … Elle a conclu un pacte de sang avec Ginny Weasley-Potter, que nous avions kidnappé quelques mois plus tôt. Elle a dit que tant qu'il n'arriverait rien à sa famille, il n'arriverait rien à celle de Weasley, expliqua Pyrite.

- - Elle a fait de l'ordre, les protecteurs de mes enfants, c'est … cocasse ! fit Voldemort en riant, il éprouva un étrange sentiment de … fierté. Bien, Miss Andrew ?

- - Ou-Oui, maître ! dit la jeune femme.

- - Comment se passe les choses à Poudlard ?

- - B-Bien.

- - Mes enfants vont arriver cette année, je compte sur vous pour que tout se passe bien, mais ne leur facilitez pas la tâche. Au contraire ! dit Voldemort.

- - O-Oui !

- - C'est dans l'adversité qu'on progresse le mieux, commenta le mage noir, et le reste des élèves ?

- - N-Nous avons la situation en main, les sorciers apprennent ce que vous souhaitez, maître, que les moldus sont une « menace », et nous devons … les éliminer, expliqua MacDouglas, la professeure de la menace moldue.

- - Bien, le Ministère ? continua Voldemort.

- - Les choses sont en bonne voie, toutefois l'incompétence de notre pantin, le ministre, est de plus en plus manifeste. Votre fils pourrait même être plus doué, répondit Pyrite.

- - Bien sûr que mon fils est plus doué que ce pantin, s'écria Voldemort.

- - Oui, maître, pardon ! dit Pyrite en baissant la tête.

- - Nous allons le remplacer, j'ai déjà un candidat en tête, fit Voldemort. Montague, vous êtes le directeur de la Gazette, avez-vous continuer ce que je vous avais ordonné ?

- - Ou-Oui, maître. N…Nous avons publié ce que les sorciers doivent penser, répondit le mangemort. Nous avons fait cela, sous les suggestions de Mr Pyrite, ajouta Montague en lui tendant la une de la Gazette.

Voldemort lu quelques phrases, et jeta un regard vers Pyrite, tous les deux savaient d'où venait beaucoup de ces idées, elles venaient de Toma, de son fils.

- - Je vois, commenta Voldemort.

Soudain un drôle de bruit, se fit entendre, tout le monde se tourna pour découvrir une petite fille. Elle était haute comme trois pommes, elle avait le pouce dans sa bouche, et trainait une peluche en forme de serpent.

- - J'arrive pas à dormir, papa ! fit la petite fille, elle gambada vers son père.

Le mage noir la souleva et la posa sur ses genoux. La fillette se calla dans les bras de son père, et regardait les mangemorts en suçant son pouce. Elle avait un regard franc et noir comme celui de son père. Voldemort continua de parler d'assassinat, de meurtres, de prise de pouvoir, malgré la présence d'une si jeune enfant.

- - Malefoy, mon cher Drago, j'ai une mission pour toi. Prépare-toi à voyager, il est temps de partir à la conquête de l'Europe. Tu vas transmettre mon message à tous les ministères, ordonna Voldemort.

- - Bien maitre, fit Drago en baissant la tête.

La petite fille dans ses bras, ne donnait pas un « air » attendrissant au mage noir, non cela le rendait étrangement encore plus féroce.

- - Parfait, vous pouvez partir ! ordonna Voldemort. Pyrite, reste ici, précisa le mage noir.

- - Oui.

Les mangemorts quittèrent les lieux, les uns après les autres. Voldemort se leva et déposa sa fille Ana, dans un coin douillet. La petite fille s'assit et observa les deux hommes, l'un face à l'autre.

- - Tu es amoureux de Nora ? demanda Voldemort, exigeant la vérité.

- - Je …. Je ressens quelque chose, je ne peux le nier… toutefois… oui, maître, je le crois.

- - Tu te doutes bien que cette situation n'est pas…. Possible. Nora est …

- - A vous, Maître, je sais.

- - Vu que Toma sera à Poudlard, tu n'as plus de raison de croiser Nora. Le manoir t'est interdit sauf pour les réunions, lorsque je t'appelle. Est-ce clair ?

- - Oui, maître ! dit Pyrite en posant un genou à terre.

- - De plus, tu seras très occupé. J'ai l'intention de te donner le poste de ministre, fit le mage noir.

- - Bien, maitre ! dit William, même si ce n'était pas un poste qu'il voulait précisément.

La fillette se mit à rire, en tapant dans ses mains. Elle applaudissait avec le sourire. Voldemort congédia Pyrite, et ramena sa fille dans sa chambre.

C'était le 1er septembre, Nora se tenait sur le quai 9 ¾ avec toute sa tribu, pour assister au départ de Toma et Anora pour l'école de Magie, Poudlard.

- - Surtout, soyez sage, écoutez bien ce qu'on vous dit, fit Nora en souriant, et émue.

- - Oui, maman, firent les enfants avec le sourire.

La jeune mère les embrassa. Toma et Anora dirent au revoir à leurs trois petites sœurs. Nora soupira en posant sa main sur son cœur. Le temps filait si vite, elle savait que c'était peut-être la dernière fois qu'elle voyait ses enfants, ils étaient si beaux, et déjà si « grands ». La jeune femme aurait bien aimé que Tom soit là pour le départ des enfants.

Nora était malade, elle savait le moment venu, elle aurait voulu que Tom soit là. Mais voyant son état, Wiskhey avait appelé Charles Gomez.

- - Vous savez que vous ne pouvez rien faire, dit Nora avec un maigre sourire.

- - Je sais, mais je peux au moins, vous ausculter, proposa le médicomage.

- - Vous n'avez rien à craindre, le serment inviolable ne concerne que les enfants, fit Nora pour le rassurer.

- - Pourquoi faites-vous ça ? Vous allez mourir et vous trouver le temps de me rassurer.

- - En effet, je vais mourir, et j'aimerais partir en sachant que tout le monde est heureux, dit-elle en souriant.

Le médicomage commença son auscultation, pendant quelques minutes, il jeta quelques sorts, aucun en effet, on ne pouvait pas soigner Nora, mais il découvrit autre chose.

- - Nora !

- - Quoi ? demanda la jeune femme.

Il ne pouvait rien lui annonçait de pire que vous allez mourir, si ?

- - Vous êtes enceinte ! dit-il en soupirant.

- - C'est impossible … Qu'est-ce qu'il va lui arriver ? demanda Nora en se redressant dans son lit.

- - Vous êtes déjà très fragile, cette grossesse pourrait ….

- - Mettre fatal ! Je vous rappelle que je suis en sursis, je suis déjà mourante. Alors donner la vie pourrait être … bien. Enfin, j'imagine. Ce qui m'inquiète le plus, c''est les répercussions du choc de la magie noire sur lui.

- - Est-ce que le mage noir a pu t'aider ? demanda Charles.

- - Je n'ai pas demandé … mais … j'imagine que si, oui il le fera, dit Nora.

Elle savait que pour ses enfants, pour son enfant, il le ferait, s'il y avait quelque chose à faire.

- - Merci, Charles de ton aide.