Je sais pas. J'ai eu une fulgurance qui c'est fini en "Hé, refaisons l'entière saison putain".
Je veux mourir ?
Je sais pas combien de chap ça aura, déjà ils seront pas homogènes du tout sachez le. J'suis entrain de réécrire l'ep4 là.
On remercie Starck pour sa correction !
« Le Nord est tien. » avait-il dit en la regardant perdre sa superbe pendant un instant sous les yeux des seigneurs autour d'eux.
Le cordeau de Bran avait chamboulé les plans qu'elle s'était imaginé et ils n'avaient pas réellement eu le temps de planifier quoique ce soit à cause de celui de la soi-disant dernière Targaryen. Les hommes et femmes dans la pièce les regardèrent. C'était trop de nouvelles d'un coup. Il savait qu'elle avait besoin d'un peu plus de temps pour planifier les choses mais ils n'en avaient pas.
« J'irai rencontrer la Reine Daenerys pour négocier son armée et le verre-dragon de ses terres. » continua-t-il en regardant sa so- sa cousine qui été toujours sous le choc de son annonce.
Parce que cela ne pouvait dire qu'une chose.
« La Reine du Nord ! Le Loup Roux ! » hurla Lyanna en s'agenouillant, bientôt suivit des autres seigneurs et de Jon lui-même.
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Elle regarda la femme aux cheveux blancs, cette reine d'un autre monde que le leur qui voulait tant mettre la main sur ce dernier. Elle ne pouvait déjà pas la supporter. Les yeux violets suivaient son Roi de manière presque fanatique, comme si les autres membres de la famille Stark n'existaient pas. Comme si les seigneurs derrière eux n'existaient pas. Elle ne semblait voir que Jon et elle détestait ça.
Ce fût pire quand elle s'approcha pour que son cousin les présente toutes deux :
« La Reine Daenerys, de la maison Targaryen. Ma sœur, Sansa Stark, la Dame de Winterfell. »
Elle avait envie de rire au nez de cette femme qui se pensait toute puissante parce qu'elle était Reine, parce qu'elle avait le sang de dragon dans ses veines. Elle ne pouvait pas. Le sourire face à elle, comme le sien elle le savait, était faux.
« .. Le Nord est aussi beau que votre frère l'a annoncé. Tout comme vous. »
Oui. Elle était le Nord. Elle était les vents glacials qui faisaient légèrement trembler la reine vêtue de blanc devant elle. Elle était la neige qui recouvrerait les soldats de cette reine aux cheveux blancs. Elle était la glace qui congèlerai cette enfant venue d'Essos qui ne savait rien de Westeros.
« Winterfell est vôtre, majesté. »
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« Non. » avait-elle dit sous la clameur. « Non ! » cette dernière s'était tût et Jon la regardait comme il ne l'avait jamais vu.
Il n'était pas le seul et elle avait l'impression que les lanières de son corset lui enlevait toute respiration. Ou alors elle respirait trop, elle ne savait pas. L'un des seigneurs, elle ne savait plus lequel, son nom n'était plus important tandis qu'elle continuait à planifier ce qu'elle allait dire. Ce qu'ils allaient faire.
« Ma dame... » fit-il mais elle le stoppa d'une main.
« Sansa... » fit la voix de Jon mais elle regardait toujours dans le vide, elle le savait. Elle n'arrivait qu'à voir les schémas et les chemins qu'ils pouvaient prendre à partir de cet instant. A partir de ce corbeau noir venant d'une reine aux cheveux neige.
« C'est notre seule chance d'avoir le Nord nôtre. » continua son cousin, elle avait toujours dû mal à digérer le corbeau de Bran. Même si savoir que son frère était en vie était une merveilleuse nouvelle, ce qu'il avait annoncé changeait beaucoup de choses. « Si je vais là-bas en tant que Roi, je ne reviendrai peut-être pas en tant que tel. »
Elle le savait. Elle avait entendu les oisillons de Baelish autant que les rumeurs dû aux marchands venant d'Essos. Elle savait que la reine Targaryen n'était pas souple.
« On a besoin d'elle. » répondit-elle en tournant son visage vers le brun qui parût presque soulagé de la voir se mouvoir. Était-elle restée trop longtemps silencieuse ? Possiblement. Certains seigneurs grognèrent à cela mais elle se corrigea rapidement :« Ou plutôt nous avons besoin de son armée et de ses dragons. »
« Tu restes notre Roi. » la bouche de Jon s'ouvrit et les protestations commencèrent à gronder dans la salle mais elle n'en avait cure « Mais tu n'en aura que le titre. »
« Ma Dame, que voulez-vou - » commença Baelish en se déplaçant vers le centre de la salle et elle vit le moment où il comprit son raisonnement. « Oh. »
Les yeux gris de son cousin restèrent un moment dans le vide avant d'à leur tour avec cette lueur de compréhension. C'était jouer sur une ligne fine, très fine mais il pouvait le faire, elle croyait en lui pour cela et elle croyait en ses seigneurs pour suivre les commandements de sa famille. Elle expira une longue respiration, tremblante à cause de ce qu'elle s'apprêtait à dire.
C'était un mensonge. C'était une ruse. Et pour celle-ci marche, il fallait que rien ne sorte de cette pièce.
« Moi, Sansa Stark, Dame de Winterfell, déclare notre Roi incapable de régner avec discernement et revendique la régence. »
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Il n'avait de Roi que le titre mais la reine dragon n'avait pas besoin de savoir cela. Elle n'avait pas besoin de savoir que tout ce qu'il disait n'était que des promesses vides de sens, que ses mots n'avaient aucuns poids pour les hommes du Nord. Parce que les seigneurs avaient compris le plan de la louve et avaient approuvé la régence de celle-ci.
Tandis que lui, avec sa couronne de bois digne de celles utilisées par les enfants pour prétendre être Roi ou Reine, était allé voir la reine d'un autre monde pour négocier des choses sur lequel il n'avait aucun pouvoir.
Il avait ramené cette dernière, au prix de rien vu qu'il n'avait qu'un titre, dans une guerre qu'elle ne comprenait qu'à peine et que lui connaissait que trop. Il avait senti que Sansa n'aimait pas cette reine étrangère et il ne l'aimait pas non plus.
Mais il avait vu les regards qu'elle lui lançait. Il avait vu le noir de l'envie et il avait profité de ce dernier pour approfondir la nécessité du dragon à suivre le loup. Parce qu'elle était une bête autant que lui et son désir était qu'une chose en plus qui la pousserai à le suivre.
En plus de la peur des morts et le besoin d'alliés pour sa conquête d'une terre qui n'est pas la sienne.
Il entra dans le bureau de Sansa en sachant qu'il était suivit par Tyrion. Ghost était au pied de la rousse et sentait l'odeur du nain ainsi qu'il entendait ses pas précipités pour se coller à la porte qu'il venait de fermer. Il ferma les yeux un instant avant d'acquiescer vers sa cousine.
Il était l'heure de la scène.
Jon portait ses mensonges sur son visage. Il le savait, Sansa le savait, Tormund le savait, le Nord entier le savait et peut-être même que Westeros entier était au courant de son incapacité à mentir. Mais il ne montrait son visage qu'à la louve devant lui. Alors elle avait beau savoir, cela ne changeait rien parce qu'elle faisait de même.
Pour que les oreilles du lion s'amusent à entendre une discorde chez les loups et la reporte au dragon.
« Elle sera une bonne reine. Pour nous tous. Elle n'est pas son père. »
Il pouvait voir l'éclat rieur dans les yeux bleus face à lui. Il se retint de rire ouvertement à la remarque de la rousse parce que le loup blanc n'avait pas encore approché d'eux pour les informer que la comédie pouvait se terminer.
« T'ai-tu agenouillé pour sauver le Nord ou bien parce que tu l'aimes ? »
Aucuns d'eux ne firent attention à Ghost qui était venu se frotter à eux, comme convenu pour affirmer que le lion n'était plus derrière la porte. Il voyait le doute dans les yeux face à lui, la peur également. Il avait quitté le Nord trop longtemps pour qu'elle ne se pose pas cette question, il le savait.
Il savait aussi que les oisillons de Baelish, maintenant ceux de la rousse il en était sûr, avaient dû lui conter des choses à son propos et celui de la reine à écailles.
« Non. Je ne l'aime pas. » répondit-il et il vit l'éclat de soulagement dans les pupilles bleues face à lui. Les mains de la louve encerclèrent son visage alors que leurs fronts se touchèrent. L'odeur de la rousse l'enivrai comme elle avait pu l'enivrer des heures plus tôt, quand il avait pu la prendre dans ses bras en arrivant chez lui.
C'était stupide sûrement. Mais la proposition des seigneurs avait tourné dans sa tête comme elle avait tourné dans celle de la jeune femme face à lui. Il le savait parce que Ghost l'avait entendu bien trop de fois marmonner à ce propos alors qu'elle était seule ou en parler avec Yohn Royce et Brienne.
« Et je ne me suis pas agenouillé devant-elle. » cela n'importait peu de toute manière, sa promesse ne valait rien « J'étais dans un lit, alité et sans témoins. »
Les yeux si près des siens eurent une lueur d'excitation qu'il n'avait pas vu depuis bien longtemps. Cette lueur était également fière.
« Elle ne t'a pas demandé de le faire à nouveau devant témoins ? » demanda-t-elle presque précipitamment, sûrement bien trop heureuse de cette information.
« Non. Elle ne connaît pas nos coutumes et ne sait pas que cette parole ne vaut rien. » confirma-t-il et les doigts de sa cousine se serrèrent dans ses cheveux, sur son crâne alors qu'elle riait légèrement. Ce son était doux à ses oreilles. Qu'importe qu'il soit aussi tranchant que la glace.
« Nous allons gagner cette partie Jon. » fit-elle et il ne pouvait pas lui en vouloir de croire aussi fortement à leur victoire quand le chemin qui s'offrait devant les loups étaient si beau. Et il savait qu'elle imaginait déjà des milliers de scénarios possibles au moment-même.
Il s'agenouilla devant elle, la regardant comme si elle était la plus précieuse des femmes sur terre (elle l'était pour lui) et les yeux bleus devinrent tendres. Il n'imaginait rien. Il avait eu raison pour les regards glacials que les yeux de la louve avaient lancé à la femme dragon. Elle savait pour sa liaison et ne supportait pas l'idée qu'il l'ait eu, quand bien même ce n'était qu'un jeu.
« Je n'ai qu'une Reine et elle est devant moi à cet instant. » elle savait ce que ses mots voulaient dire. Elle savait que c'était la réponse à la demande des seigneurs qu'il jurait ici, à ses pieds.
Il était un Targaryen et un Stark. Il était un dragon et un loup. Mais surtout, il était le cousin de la rousse, il n'était pas son demi-frère. Le nom de son géniteur n'était pas apprécié par le Nord mais la louve avait grogné et hurlé qu'il était un loup, qu'importe le reste de son sang.
Elle avait grogné et hurlé comme la bête qu'elle était. Comme l'alpha protégeant un membre de sa meute. Comme une louve protégeant son compagnon.
Alors les seigneurs avaient demandé un mariage entre les deux loups quand cette histoire de mensonges et de guerre serait terminée. Et il acceptait en cet instant d'épouser la rousse devant lui.
Est-ce que Bran avait vu ce résultat en envoyant ce corbeau plutôt qu'en attendant que tout les loups soient dans leur tanière ? Il n'en savait rien.
« Je n'ai qu'un Roi et il est devant moi. » répondit Sansa. Avec le regard tendre et pétillant de quelque chose qu'il n'arrivait pas encore à totalement discerner. De la joie sûrement. De l'amour peut-être. Il n'en savait rien et pour le moment, il ne voulait pas savoir.
Ses mains passèrent sous la robe pour remonter le long des jambes blanches, des fois couvertes de cicatrices que d'autres hommes lui avaient fait subir (il voulait tuer chacun d'entre eux, à nouveau pour ceux qui l'étaient déjà), et sa bouche suivit le chemin de sa main droite.
Il ne la quittait pas des yeux et elle faisait de même.
Délicatement, il enleva la dague qu'elle avait toujours dans sa botte depuis qu'ils s'étaient retrouvés. Délicatement, ses lèvres remontèrent le long de sa cuisse pour s'arrêter sur la peau blanche. Violemment, il frissonna d'envie en se rendant compte qu'elle n'avait aucun dessous (il le savait, il le savait qu'elle ne supportait pas cela et préférait sentir le froid plutôt que ressentir la douleur que son esprit continuait de rejouer en elle, mais cela ne changea rien).
Ses yeux étaient implorant, il le savait. La poitrine serrée dans un corsage de cuir se levait et retombait rapidement et les mains de la louve étaient blanches à force de serrer le bois du bureau où ses hanches s'étaient calées.
Ses yeux imploraient qu'elle le laisse la chérir cette nuit, qu'importe qu'il n'avait rien en retour. Il savait que cela prendrai du temps pour qu'elle accepte de lui rendre la pareille et il n'en avait cure. Elle était brisée comme il pouvait l'être. Il l'aimait peut-être pour ça. Peut-être pour autre chose.
Elle acquiesça presque timidement. Elle, la louve féroce et sans merci, la louve tacticienne et protectrice, était timide face à lui. Elle acquiesça à nouveau, plus en confiance.
Et son nom sortit de ses lèvres, comme une prière, quelques secondes plus tard.
