Salut tout le monde. On continue l'histoire avec Gandalf, Hope et Alaric. Ils vont rencontrer Bilbon.
Chapitre 2 : De vieux amis
Le chemin pour atteindre Hobbitebourg était distrayant pour Gandalf. Il venait de faire la rencontre d'un homme et d'une fille venant d'une autre dimension. Les deux étrangers étaient de charmante compagnie. Et il y avait quelque chose chez Hope que le magicien ne parvenait pas à décrire. Il avait pressenti que la fille était plus qu'une sorcière. Elle était quelque chose d'autre. Et il était sûr qu'en se liant à eux, il découvrirait leur secret et le moyen de les renvoyer chez eux.
Enfin, tous les trois atteignirent la charmante ville des Hobbits, Hobbitebourg. Hope et Alaric étaient stupéfaits par la beauté du village. Il n'y avait aucune machines sophistiquées. Seulement une variété de bâtiments en bois et en chaume. Et donc en se basant sur cette structure, ils ne furent pas surpris en voyant les vêtements désuets des Hobbits. Ils avaient remarqués également qu'aucun ne portait de chaussures. Mais ce qui les surprit fut leurs petites tailles. Les Hobbit ne mesuraient pas plus d'1,20 m.
Ne voulant pas attirer l'attention sur eux, Hope et Alaric restèrent proches du magicien, qui ne put s'empêcher de remarquer leurs étonnements.
- Les Hobbits ne sont guère courant dans votre monde ? demanda-t-il avec amusement.
- Je n'ai jamais rencontré de gens comme eux, admit Hope avec embarras.
- Quoi qu'il en soit, leur village est magnifique, commenta Alaric avec intérêt. C'est paisible et tranquille. Les gens de notre monde sont presque pareils. Nous avons beaucoup de gens ordinaires qui ignore tout du surnaturel et nous veillons à les protéger.
- C'est une honorable mission, acquiesça Gandalf.
Alors qu'ils s'éloignèrent de la ville, ils s'approchèrent d'une colline verte et escarpée. La colline était parsemée de portes et fenêtres rondes en bois.
- Ils ont des maisons à l'intérieur de la colline ? fit remarquer Alaric avec curiosité.
- Les Hobbits ont toujours vécus ainsi, aussi loin que je m'en souvienne, répondit le magicien. Certaines familles y vivent depuis plusieurs générations. Et notre ami que nous devons voir vit dans un de ces trous. Sa maison porte le nom de « Cul-de-Sac ».
- Et comment s'appelle votre ami ? demanda Hope.
- Son nom est Bilbon Sacquet. Il vient d'une longue et distinguée lignée familiale dans la Comté. Et Bilbon va pouvoir se distinguer encore plus de son entourage. Faisons maintenant sa connaissance.
Peu après, ils atteignirent « Cul-de-Sac ». La porte d'entrée était ronde et circulaire, semblable à un hublot, de couleur verte avec un bouton de cuivre jaune au centre.
Enfin, les visiteurs de la Comté atteignirent le propriétaire de la maison du trou en face de sa clôture.
Bilbon Sacquet était assis sur un banc dans son jardin de devant. Ses cheveux étaient brun roux. Il portait actuellement des culottes et un beau gilet doré. Le Hobbit n'avait pas encore remarqué visiteurs. Ses yeux étaient fermés alors qu'il fumait sa pipe après avoir terminé son deuxième petit-déjeuner, peu de temps auparavant.
Bilbon lâcha un rond de fumée avec un soupir de contentement. Hope et Alaric remarquèrent pour la première fois la magie de Gandalf. Le magicien fit changer l'anneau de fumée en un papillon de nuit. Le papillon papillonna brièvement avant de heurter le nez de Bilbon.
- Faudrait que je fasse ça, moi aussi, murmura Hope amusée à Ric.
Bilbon ouvrit ses yeux et remarqua alors les trois visiteurs à sa porte.
- Bonjour, leur dit-il, et il le pensait.
Le soleil brillait, et l'herbe était très verte. Mais Gandalf le regarda sous de longs sourcils broussailleux qui dépassaient en bordure de son large chapeau.
- Qu'entendez-vous par là ? répondit-il. Me souhaitez-vous le bonjour ou affirmez-vous que c'est une bonne journée que je le veuille ou non ? Ou peut-être voulez-vous dire que vous vous sentez bien aujourd'hui en particulier ? Ou tout simplement aujourd'hui est une journée où il faut être bon ?
- Tout cela à la fois, je suppose, dit Bilbon. Et c'est une bien belle journée pour fumer une pipe en plein air, qui plus est. Si vous en avez une, asseyez-vous et prenez un peu de mon tabac ! Rien ne presse, nous avons toute la journée devant nous ! Même vos amis sont les bienvenus !
- Merci, mais ça ira, lui dit Alaric courtoisement.
- J'apprécie l'offre, dit Gandalf. Mais je n'ai pas le temps pour les ronds de fumée ce matin. Je cherche quelqu'un qui participerait à une aventure que j'organise en ce moment, et j'ai peine à trouver un volontaire.
Hope haussa les sourcils avec stupeur en entendant la requête du vieil homme et s'attarda sur la réaction du Hobbit. Ce dernier écarquilla les yeux avec stupéfaction.
- Une aventure ?! (Puis il prit un ton sérieux et désintérêt.) Non, je ne vois personne à l'Ouest de Bree qui se montrerait intéressé par des aventures.
Il se leva de son banc en tenant sa pipe à la main et se dirigea vers sa boîte aux lettres.
- Ce sont des choses désagréables qui ne vous apportent que des ennuis, continua-t-il toujours avec désintérêt en prenant son courrier. Et qui retardent votre dîner. (Il se mit à contempler son courrier du matin tout en fumant sans porter la moindre attention au magicien et à ses visiteurs.) Bonne journée !
Il conclut sa phrase comme si cela mettait fin à la conversation.
- Il préfère le confort de son foyer plutôt que de partir braver du danger, fit remarquer Alaric à voix basse.
Mais Gandalf resta où il était sans bouger en toisant le Hobbit avec sévérité.
- Vous recommencez encore avec ce bonne journée ! s'exclama-t-il. Maintenant, vous dites que vous voulez vous débarrasser de moi et que ça ne sera pas une bonne journée avant que je m'en aille.
- Pas du tout, pas du tout, cher monsieur ! rétorqua Bilbon voulant être aimable, mais cherchant un prétexte pour faire partir les étrangers devant son foyer. Voyons, je ne suis pas sûr de vous connaître ?
- Si, si, cher monsieur… et je connais le vôtre, Bilbon Sacquet. Et vous connaissez le mien, même si vous ne vous souvenez plus de celui qui le porte. Je suis Gandalf, et Gandalf c'est moi ! Jamais je n'aurai cru qu'un beau jour, le fils de Belladonna Touc m'enverrait promener comme si je vendais des boutons à sa porte !
À la mention du nom de Gandalf, Bilbon parut stupéfait, puis euphorique.
- Gandalf, Gandalf ! Le magicien errant qui faisait de formidables feux d'artifices ? Le vieux Touc en avait toujours au solstice d'été ! Gandalf, qui lors des fêtes, racontait des histoires si fantastiques avec des dragons, des gobelins et des géants, des princesses délivrées et des fils de veuves choyés par le sort ?
- Des gobelins et des géants ? s'étonna Alaric, se demandant s'il avait bien entendu.
- Et des dragons ? ajouta Hope stupéfaite.
Bilbon continua en ignorant les deux étrangers.
- Comme je m'en souviens ! Ma foi, la vie était très intér… je veux dire, vous avez causé beaucoup de dérangement par ici, à une certaine époque. Je vous demande pardon, mais j'ignorais que vous étiez toujours en activité.
- Et où voudriez-vous que je sois ? répondit Gandalf. Tout de même, je suis content de voir que vous ne m'avez pas oublié. Du moins, vous semblez garder un bon souvenir de mes feux d'artifice : c'est un bon début. Et par égard pour votre vieux grand-père Touc, et pour cette pauvre Belladonna, je vais vous donner ce que vous m'avez demandé.
- Je vous demande pardon, mais je ne vous ai rien demandé !
- Ah, mais si ! Et cela fait deux fois. Mon pardon. Je vous l'accorde. En fait, j'irai jusqu'à nous envoyer dans cette aventure. Très amusant pour moi, très bon pour vous et pour mes nouveaux invités que vous voyez à côté de moi. (Il désigna Hope et Alaric qui étaient en retrait.) Je me souviens encore de la généreuse hospitalité de votre mère. Pourriez-vous accueillir ces deux personnes chez vous le temps que je revienne ? Ces deux-là ne sont pas de la Terre du Milieu, et ne savent rien sur vos coutumes. Offrez-leur l'hospitalité et je vous promets de revenir très rapidement.
Les Hobbits avaient pour coutume de ne jamais refuser des invités chez soi. C'était une tradition bien ancrée dans la Comté. Bien qu'il répugnait à voir débarquer des étrangers, Bilbon adressa un salut de courtoisie aux deux personnes qui accompagnaient le magicien.
- Bienvenue à Cul-de-Sac, leur dit-il joyeusement.
- Merci beaucoup, lui dit Alaric en pénétrant sur la propriété du Hobbit. Je suis Alaric Saltzman.
Hope finit par suivre son directeur d'école et adressa un regard chaleureux à leur hôte.
- Hope Mikaelson. Merci à vous de nous recevoir chez vous. On est désolé de débarquer comme ça. On n'avait pas du tout prévu de nous trouver ici et nous ne savons pas où aller. Nous ne connaissons rien de ce pays.
Gandalf se tourna vers elle.
- Tout ira bien, Dame Hope. J'ai une idée pour vous ramener chez vous, mais cela risque de prendre du temps, et je dois en informer les autres. Je reviendrai vous voir, dés ce soir. Je suis sûr que vous trouverez en Monsieur Sacquet un hôte des plus formidables.
- Je vous remercie, Monsieur Gandalf, lui répondit Alaric avec un hochement de tête amical.
Bilbon était mal à l'aise. Il avait la réputation de vivre seul dans sa maison. Le fait d'accueillir un homme et une jeune fille non Hobbits dans sa demeure ferait beaucoup de commérages. Mais Gandalf avait connu sa mère, et il savait qu'elle aurait eu honte de lui, s'il refusait d'héberger des amis du mage.
- Je vous en prie, entrez, leur dit-il.
Bilbon accueillit Hope et Alaric qui montèrent l'allée du jardin menant à l'entrée de « Cul-de-Sac ». Tous trois entrèrent. Une fois ses invités à l'intérieur, Bilbon se hâta de refermer la porte derrière lui, soulagé de ne plus avoir la présence insupportable de Gandalf pendant quelques heures, au moins.
Entre-temps, Gandalf restait debout à la porte, secoué d'un long rire tranquille. Enfin il s'approcha, et de la pointe de son bâton il grava un signe étrange sur la belle porte verte du Hobbit. Puis il s'éloigna à grandes enjambées.
Bilbon soupira de frustration. Jamais il n'avait eu d'invités chez lui, et encore moins des humains dans sa propre maison. Puis il se rappela.
- Faites attention à vos têtes.
Aussitôt, Hope se cogna la tête contre une planche en bois se trouvant au plafond qui était proche d'elle.
- Aïe !
Alaric eut le réflexe de baisser la tête évitant de justesse le lustre accroché au plafond, constatant que la maison n'était pas conçue pour loger des grandes personnes.
- C'est gentil de nous prévenir, répondit-il à son hôte.
- Je n'ai pas l'habitude de recevoir des gens qui ne sont pas des Hobbits dans ma maison, répliqua Bilbon en rangeant son courrier sur une table.
- M'étonne pas, répondit Hope en se frottant la tête où elle s'était cogné.
- Hope, fit Alaric voulant faire comprendre à la Tribride qu'ils devaient bien se tenir chez leur hôte.
Malgré la taille de la maison, les deux étrangers ne purent que constater à quel point l'intérieur de « Cul-de-Sac » était joli.
Le vestibule était en forme de tunnel, rond, au sol dallé et couvert de tapis. Dans le trou qui composait toute la maison, Hope et Alaric purent découvrir de nombreux parterres et meubles. En suivant le couloir, qui n'allait pas en ligne droite, ils trouvèrent de nombreuses portes, car tout était au rez-de-chaussée. Il y avait notamment de nombreuses réserves. Les chambres les plus confortables étaient seules de gauches car elles possédaient des fenêtres, qui donnaient sur le jardin et les prairies alentour.
« Cul-de-Sac » contient de nombreuses pièces : quelques chambres, une salle dont Hope pouvait être sûre qu'elle pouvait accueillir plusieurs Hobbits pour une fête ou un anniversaire.
Cet endroit semblait être la maison parfaite et Hope et Alaric furent reconnaissants à Gandalf qu'il les ait laissé dans le meilleur des hôtes de la Comté.
- Cette maison est vraiment splendide, commenta Alaric avec admiration.
- On n'est plus à Mystic Falls, ajouta Hope à voix basse, également sous le charme de la petite maison.
- Faites comme chez vous, je vous en prie, leur dit Bilbon.
- Je vous remercie, M. Sacquet, répondit Ric en souriant. C'est très aimable à vous.
- Simple curiosité, y a longtemps que vous vivez ici ? demanda Hope.
- J'ai toujours vécu ici, répondit Bilbon. C'est mon père qui a construit cet endroit. Lui et ma mère y ont emménagé juste après leur mariage. C'était il y a plus de cinquante ans.
- C'est une très jolie maison que vous avez, fit remarquer Alaric en admirant l'intérieur de « Cul-de-Sac ».
- Merci, répondit le Hobbit avec sympathie. Et vous, d'où est-ce que vous venez, si ce n'est pas indiscret ?
Hope et Alaric se regardèrent avec embarras ne sachant pas comment expliquer à un être comme Bilbon, l'existence de plusieurs dimensions parallèles. Mais Hope répondit simplement :
- Nous venons de Mystic Falls en Virginie.
- Mystic Falls ? Virginie ? s'étonna Bilbon avec confusion. Je n'ai jamais entendu parler de ces endroits dans la Terre du Milieu. Ça se trouve au nord du Gondor ou du Rohan ?
Alaric lança un regard réprobateur à Hope avant de répondre :
- En fait, nous ne sommes pas de la Terre du Milieu. Nous venons d'un autre monde très différent du vôtre. Et nous sommes arrivés dans votre Comté par accident.
- On ne sait pas exactement comment c'est arrivé, ajouta Hope toujours mal à l'aise. Mais on est ici… Et nous avons rencontrés Gandalf qui nous a assuré vouloir nous aider. Puisqu'on ne connaît personne ici, ben… autant nous fier à un magicien qui fait des feux d'artifices et raconte toutes sortes d'histoires sur des géants et des gobelins.
Bilbon semblait abasourdi et incrédule. Si un jour, quelqu'un lui aurait dit qu'il existait un autre monde que la Terre du Milieu, il aurait été pris dans un fou rire.
Mais à en juger par les accents de l'homme et de la fille et par leurs étranges vêtements, il était évident que ces deux-là n'étaient pas de ce monde.
- C'est incroyable ! Vous venez vraiment d'un autre monde ?
- Oui, répondit Alaric. Et nous sommes coincés ici.
Enfin, Hope et Alaric ont fais connaissance avec Bilbon et découvert « Cul-de-Sac ». J'ai pris des passages du livre le Hobbit de J.R.R. Tolkien.
Au chapitre suivant, la Compagnie des Nains va arriver. J'espère que vous avez apprécié tous ce chapitre.
