Bonjour à tous ! Voici un nouveau chapitre ! Merci à DarkerEvening pour ses idées sur Hope.

Bonne lecture.


Chapitre 4 : Le départ à l'aventure

Au lever du soleil, Hope se réveilla et se frotta un peu les yeux. Elle bâilla et s'étira les bras, laissant échapper un soupir. Elle manqua de toucher le plafond, lui rappelant qu'elle se trouvait dans une petite maison qui n'était pas adaptée à sa taille. Elle se trouvait toujours à Hobbitebourg dans la maison « Cul-de-Sac » de Bilbon.

Elle remarqua qu'Alaric était déjà levé. Lui aussi avait failli se cogner la tête au plafond.

- Je ne m'y habituerai jamais, grommela-t-il. Gandalf disait que les humains venaient rarement dans la Comté. Je comprends pourquoi.

- Bonjour à vous aussi, lui dit Hope chaleureusement. Où sont les Nains ?

- Ils sont déjà levés et prêts à partir, dit Alaric.

Gandalf se joignit à eux.

- Bonjour.

- Bonjour, dirent Hope et Alaric en même temps.

- Nos amis Nains nous attendent à l'Auberge du Dragon Vert, au village de Belleau, juste à l'Est de Hobbitebourg. Des montures nous attendent. Et je vous ai même apportés des capes de voyages.

- Trop aimable, dit Alaric.

- Vous savez monter à cheval ? leur demanda le magicien.

Hope parut hébétée en secouant la tête.

- Je ne suis jamais monté à cheval.

- Je peux me débrouiller, répondit Alaric, bien qu'il n'était guère non plus un champion d'équitation.

- J'ai prévu un poney pour Dame Hope, répondit le magicien en souriant.

- C'est Hope, insista la Tribride. Juste Hope.

- Est-ce que Bilbon est levé aussi ? demanda le directeur d'école.

- Pas encore, répondit Gandalf. Il a toujours le choix. Mais nous ne devons pas nous attarder. Les Nains nous attendent.

- J'ai l'impression que Thorin n'est pas du genre à être patient, répliqua Alaric.

- C'est un Nain qui a beaucoup traversé dans sa vie, expliqua Gandalf.

- Il pourrait quand même se montrer un peu aimable, fit remarquer Hope.


Ils arrivèrent devant l'auberge indiqué par Gandalf. Thorin et les Nains y attachèrent leurs équipements à leurs montures. Hope constata que les Nains chevauchaient sur des poneys. Elle se disait qu'en monter serait facile pour elle, étant donné qu'elle n'avait pas l'habitude de monter à cheval.

Gandalf avait choisi pour Alaric une douce jument grise. Légèrement anxieux, il la monta. La jument resta sans bouger.

- Je pense que je peux y arriver, dit Alaric un peu mal à l'aise.

- Vous n'avez pas de chevaux là d'où vous venez ? leur demanda Thorin suspicieux.

- On a d'autres moyens de transport que les chevaux, expliqua le directeur d'école qui tentait de maîtriser son cheval.

- Quelle autre façon de voyager que les chevaux pourrait-il y avoir ? s'étonna le leader des Nains.

- Vous nous croirez pas si on vous le disait, répliqua Hope en marchant vers son poney.

Thorin s'éloigna d'eux en bougonnant.

- On emmène avec nous deux personnes qui ne savent pas monter à cheval, s'exclama-t-il dans sa barbe.

- On vous entend, marmonna la Tribride.

- Hope, lui dit Ric, l'incitant à ne pas chercher conflit avec le Nain.

Hope finit par monter sur son poney. En raison de sa taille, c'était assez inconfortable, mais elle ne pesait pas beaucoup pour qu'il puisse la porter. Elle ne risquerait pas de tomber.

Une fois installé, Gandalf leur tendit des capes de voyages. Une rouge pour Hope et une cape grise pour Alaric.

- J'ai obtenu les chevaux, les poneys et les capes d'un marchand qui me devait un service, leur dit Gandalf avec une lueur espiègle.

Hope mit la cape sur elle, ne pouvant s'empêcher de toucher le tissu et de remarquer à quel point il était doux.

Même Alaric le ressentit.

- C'est très doux ! Je n'avais encore jamais touché un tissu comme celui-là !

- Ces capes ont été cousues par les Elfes, elles vous garderont au chaud et au sec, leur assura le magicien.

- Des Elfes ? s'étonna Hope, réalisant que ces Elfes devaient être magnifiques pour pouvoir être capables de façonner un tel tissu.

- Autre monde, autres créatures, fit Alaric impressionné.


Plus tard, la Compagnie s'était déjà mise en route. Gandalf et Thorin menaient la troupe de voyageurs dans une vaste forêt. Jusqu'à présent, ni Hope, ni Alaric n'étaient tombés de leurs montures. Même si la Tribride était laissée derrière par les autres, ce qui l'arrangeait assez bien. Cela lui épargnait les commentaires désagréables de Thorin qui grommelait de voir deux personnes ne sachant pas monter à cheval. Thorin était bien le seul Nain que Hope n'arrivait pas à sympathiser. Les autres Nains, quelque peu enfantins, étaient souriants, drôles et aimables. Et leur chef était tout le contraire.

Elle avait appris l'histoire d'Erebor et du Dragon Smaug qui s'était emparé de leur royaume. Néanmoins, Thorin pourrait se montrer courtois avec les deux visiteurs d'autre monde.

Les autres Nains pariaient sur l'arrivée de Bilbon dans leur voyage.

Alors que Hope s'interrogeait encore sur la venue du Hobbit, elle entendit la voix excité de Bilbon qui courait vers eux.

- ATTENDEZ ! ATTENDEZ !

La Compagnie des Nains s'arrêta pour voir Bilbon tout excité courir aussi vite qu'il le pouvait, en tenant le gros parchemin qu'était le contrat que Balin lui avait passé la veille.

Il rejoignit Balin en courant et lui remit le contrat.

- Je l'ai signé !

Balin prit le parchemin et le vérifia avec ses lunettes de poche, tandis que Hope et Alaric lui adressèrent des regards radieux et encourageants.

- Eh bien, tout me semble en ordre, déclara Balin en saluant le nouvel arrivé dans la troupe. Bienvenue M. Sacquet dans la Compagnie de Thorin Écu-de-Chêne.

Les autres Nains l'acclamèrent avec enthousiasme, tandis que Thorin se remit en route en ordonnant froidement :

- Donnez-lui un poney !

Embarrassé, le Hobbit répondit :

- Non, non, non, ce ne sera pas nécessaire. Je suis sûr que je peux suivre à pied. J'ai déjà fait tout un tas de randonnées. Je suis même allé jusqu'à…

Tous les Nains l'ignorèrent et deux d'entre eux le soulevèrent et le posèrent sur un poney.

Peu après, Thorin chevauchait en tête de la Compagnie tandis que Gandalf s'était mis à l'arrière avec Bilbon, Hope et Alaric.

Ils constatèrent que Bilbon était mal à l'aise sur sa monture.

- Ne vous inquiétez pas, lui dit Hope avec bienveillance. C'est facile à monter le poney. Même moi, je ne suis pas une championne d'équitation. Les poneys sont plus faciles à monter que les chevaux. Je suis contente que vous soyez des nôtres.

Peu après, des bourses d'argent furent jetés entre les Nains, laissant Bilbon perplexe.

- Que se passe-t-il ?

- Ils ont pariés sur les chances que vous veniez ou pas, répondit Gandalf d'un air neutre. La majorité a parié que non.

- J'étais sûre que vous viendrez, ajouta Hope chaleureusement en attrapant un sac d'argent qu'un Nain lui lança.

- Merci, répondit Bilbon à la Tribride et se tournant vers Gandalf. Et vous qu'en pensiez-vous ?

- Eh bien… Gandalf s'interrompit quand il attrapa un sac d'argent lancé par un Nain. Mon cher ami, je n'ai pas douté de vous un seul instant.

Bilbon toisa ses nouveaux amis avec soulagement, puis se mit à éternuer bruyamment.

- Ça va ? lui demanda Hope.

- Oui, c'est le crin de poney, dit Bilbon en cherchant un mouchoir sur lui. Je suis allergique.

Puis, constatant qu'il n'avait pas de mouchoirs fit arrêter toute la Compagnie.

- Il faut faire demi-tour !

- Quoi ? Qu'est-ce qui se passe ? s'étonna Alaric.

- Oh bon sang, mais que se passe-t-il ? ajouta Gandalf avec agacement.

- J'ai oublié mon mouchoir, se lamenta Bilbon.

- On ne peut pas faire demi-tour, objecta Alaric. On est allé trop loin pour reculer.

Puis Bofur arracha un bout de tissu de sa tenue et la lança au Hobbit.

- Tenez, prenez ça !

Bilbon l'attrapa avec embarras, tenant le bout de tissu à la main sous les regards moqueurs des Nains.

- En route, dit Thorin sans se soucier de ce désagrément.

Tous reprirent la route. Compatissante, Hope resta près de Bilbon qui tenait toujours le bout de tissu à la main, comme si il craignait qu'il y ait des parasites dessus.

- On va dire que c'est un mouchoir, dit-elle.

Alors que tous chevauchaient les bois et les prairies, Gandalf prit de nouveau la parole au Hobbit.

- Vous allez devoir vous passer de mouchoirs et de bien d'autres choses encore, Bilbon Sacquet, jusqu'au terme de notre voyage. Vous avez toujours vécu entouré des douces collines et des petites rivières de la Comté. Votre village est derrière vous, désormais. Le monde est devant vous.

- Oui, et un tout nouveau monde pour moi, ajouta Hope à Bilbon.


Quand la nuit fut tombée, la Compagnie dormait au bord d'une falaise qui surplombait un long ravin. Hope et Alaric avaient bien du mal à dormir en raison de devoir être couché sur de la roche. Et cela n'aidait pas le fait que Gloïn ronflait un peu trop bruyamment. Alors qu'il dormait, de minuscules insectes volants furent aspirés dans sa bouche chaque fois qu'il inspirait, et ils furent expulsés lorsqu'il expira.

Dégoûté, Hope s'éloigna et contempla la falaise, tout en gardant le contrôle sur sa magie, ne voulant qu'elle explosa devant tout le monde. Elle ne pouvait pas se permettre de faire une crise et de se changer en loup.

Après un moment de méditation, elle rejoignit les Nains. La plupart dormait. Seuls Balin, Fili et Kiri étaient éveillés. Gandalf fumait sa pipe en montant la garde. Et elle aperçut Bilbon donner une pomme à son poney.

Elle voulut le rejoindre quand un cri résonna dans toute la falaise et que troubla la tranquillité de la nuit.

Alaric, qui ne dormait pas à cause des ronflements de Gloïn, s'était levé d'un bond.

- C'était quoi, ça ? demanda Bilbon, anxieux en s'approchant de Fili et de Kili.

- Pas un animal, répondit Alaric.

- Qu'est-ce que c'est ? interrogea Hope qui supposait que le cri n'était pas loin d'eux.

- Des Orques, répondit Kili d'une petite voix.

- Des Orques ? s'écria le Hobbit avec effarement.

- Qu'est-ce que c'est que les Orques ? interrogea Alaric.

Même Hope était perplexe. Thorin s'était levé, et se tenait aux aguets.

- Des égorgeurs, répondit Fili. Y en a des douzaines dans le coin. Les Terres Solitaires en sont infestés.

- Ils attaquent au petit jour, ajouta Kili. Quand tout le monde est endormi. Vite, sans un bruit, et des mares de sang…

- Donc, des monstres égorgeurs, déclara Alaric.

- Ce qu'on a entendu n'était pas loin d'ici, fit remarquer Hope intriguée.

Mais à leurs grandes surprises, les deux frères se mirent à pouffer de rire.

- Vous trouvez ça drôle ? s'exclama une voix en colère dans le noir.

À présent, Thorin s'était tourné vers les deux Nains, pas du tout amusé.

- Vous pensez qu'une attaque d'Orques est une plaisanterie ?

- On ne pensait pas à mal, dit Kili qui avait cessé de rire et était redevenu sérieux.

- Non, vous ne pensiez pas ! Vous ignorez tout du monde ! s'emporta Thorin en s'éloignant d'eux.

Alors que le chef de la Compagnie s'était éloigné en bougonnant, Balin rejoignit les deux Nains.

- Ne t'en fais pas, mon gars. Thorin a plus de raisons qu'un autre de détester les Orques.

- Et qu'est-ce que ce serait, si ce n'est pas indiscret ? interrogea Hope.

Balin raconta alors :

- Après que le dragon eut pris la Montagne Solitaire, le Roi Thror tenta de reconquérir l'ancien Royaume des Nains, la Moria. Mais notre ennemi était déjà dans la place.

- Les Orques, supposa Alaric.

- Oui, acquiesça Balin en soupirant. La Moria avait été prise par des légions d'Orques. Conduite par le plus ignoble de toute leur race, Azog, le Profanateur. Le Grand Orque de Gundabad s'était juré d'éliminer la lignée de Durïn. Il commença par… décapiter le Roi. Et il jeta sa tête aux pieds de Thorin.

Choqués, Bilbon, Hope et Alaric tournèrent leurs têtes vers Thorin, conscients qu'il avait traversé des épreuves bien difficiles depuis la perte du Royaume des Nains dans la Montagne Solitaire.

Balin reprit son histoire :

- Thraïn, le père de Thorin, devint fou de chagrin. Il disparut. Était-il prisonnier ou mort ? Nous n'en savons rien. Nous étions sans chef. Vaincus. Et la mort nous guettait. (Puis il se mit à sourire tristement.) Et c'est là que je l'ai vu. Un jeune Prince Nain affrontait l'Orque Pâle. Il se battait seul contre cet ennemi redoutable. Sans arme et sans bouclier, il n'avait plus qu'une branche de chêne pour se protéger.

- Ça explique le nom de Thorin Écu-de-Chêne, dit Alaric avec respect.

- Dans leur combat, Thorin, après avoir repoussé les attaques d'Azog, parvint à attraper une épée et à trancher la main de l'Orque Pâle, le désarmant, tandis que l'ennemi tomba à terre, hurlant de douleur et d'humiliation. Azog le Profanateur comprit ce jour-là, qu'il ne serait pas si aisé d'éliminer la lignée de Durïn. Nos forces se rassemblèrent et repoussèrent les Orques. Notre ennemi avait été vaincu. Mais il n'y eut ni festin, ni chants, cette nuit-là. Nous étions accablés de chagrin devant la mort de tant des nôtres. Nous étions peu à avoir survécu. Et je me suis dis alors, il y en a un que je pourrais suivre. Il y en a un que je pourrais appeler Roi.

Thorin se retourna, tous les Nains maintenant réveillés alors qu'il s'inclinait subtilement en signe de reconnaissance devant les regards émerveillés que tout le monde lui lançait.

Thorin se dirigea vers le feu avec Hope et Alaric réévaluant leur opinion sur lui.

- L'Orque Pâle ? demanda Bilbon. Qu'est-il advenu de lui ?

Thorin répondit sèchement :

- Il a regagné furtivement le trou d'où il était sorti. Cet être infâme est mort de ses blessures depuis longtemps.

À ses mots, Balin et Gandalf échangèrent un regard sceptique, ce qui n'avait pas échappé à Hope et à Alaric. Ils comprirent qu'ils n'étaient pas sûrs des affirmations de Thorin.


Sur une autre falaise, de l'autre côté de la Vallée, se tenait un groupe d'Orques qui espionnaient la Compagnie des Nains.

Leur chef Yazneg parla aux autres :

- Avertissez le Maître qu'on a retrouvé ces sales Nains !


Voilà pour ce chapitre. J'espère que tu as apprécié. Hope et Alaric vont progressivement découvrir les créatures de la Terre du Milieu. A bientôt pour un nouveau chapitre.