Bonjour à tous ! Désolé pour cette longue attente, j'avais perdu l'inspiration et au moment où je la retrouve, mon pc était tombé en panne. J'ai dû l'emmener chez le dépanneur informatique. Je suis ravi d'avoir pu terminer ce chapitre.
J'avais prévu une histoire antérieure qui impliquait Klaus et Hayley en Terre du Milieu, mais le premier chapitre m'a beaucoup déplu et finalement, j'ai décidé de ne pas la faire. Trop complexe et avec mon boulot qui prend tout mon énergie, je n'ai pas la force d'écrire une histoire que je ne parviens pas à écrire. Alors, je préfère me consacrer à Hope et le Hobbit. Et je suis trop content de pouvoir avancer dans ma story.
Bonne lecture.
Chapitre 7 : Fondcombe
La Compagnie commença à suivre le chemin. Il devint rapidement assez étroit, ne permettant de se déplacer qu'en file indienne. Bombur trouva la navigation dans les confins rocheux particulièrement inconfortable. Hope leva les yeux et vit que le chemin était en fait plus une fissure entre deux hautes falaises. Cependant, ce fut quelque chose d'autre sur le chemin qui attira son attention. Elle ressentit une puissance telle qu'elle n'en avait jamais connue.
- Gandalf, quel est cet endroit ? demanda-t-elle.
- Vous la sentez ? lui demanda Gandalf avec un sourire entendu.
Bilbon, se trouvant près d'eux, parla à son tour :
- Oui. On dirait de la magie.
- C'est exactement ce que c'est, reprit le magicien. Une très puissante magie.
- Oui, elle est très puissante, ajouta Hope interloquée. Je n'avais encore jamais ressentie une telle magie. Même dans le monde d'où je viens. Je suis incapable de la décrire.
- Je la ressens aussi, déclara Alaric aussi choqué.
Quoi qu'était cette puissante aura, cela les faisait se sentir en sécurité.
- Il y a de la lumière plus loin, déclara Dwalin plus loin.
Le chemin débouchait sur une crête où la Compagnie s'arrêta. Un sourire émerveillé apparut sur le visage de Hope à ce qu'elle vit. Devant la Compagnie s'étendait une vallée scintillante de soleil doré entourée de magnifiques bois et de cascades. Un arc-en-ciel était clairement visible en arrière-plan. La vallée n'était pourtant pas inoccupée. De l'autre côté d'un étroit pont de pierre se trouvait une colonie de magnifiques structures en bois, la plus grande étant une maison somptueuse. Hope y ressentit la même aura magique, en même temps un profond sentiment de paix et de sécurité. Même la beauté pure de cet endroit intriguait Alaric. Jamais il n'avait vu un tel endroit aussi magnifique et paisible.
- Oh Mon Dieu ! murmura-t-il ému et émerveillé.
- Magnifique, ajouta Hope émerveillée et radieuse. Quel est cet endroit ?
- La Vallée d'Imladris, répondit joyeusement le magicien. Dans la langue commune, on la connaît sous un autre nom.
- Fondcombe, ajouta Bilbon avec un léger sourire grandissant sur son visage.
- Ici se trouve la dernière Maison Simple à l'Est de la mer, reprit Gandalf toujours souriant ravi de voir l'effet de la Vallée sur ses nouveaux amis.
Alors que Hope et Alaric étaient sous le charme de la grande beauté que dégageait la Vallée, Thorin manifesta une profonde colère. Apparemment, il était insensible à l'aura magique.
- C'était votre plan depuis le début ! s'exclama-t-il à l'égard du vieil homme en s'approchant de lui.
À leurs grands dam, le ton acerbe du Nain parvint à tirer Hope et Alaric du spectacle que Fondcombe leur offrait. Bien qu'il soit plus petit que le magicien, Thorin ne se gêna pas pour lui jeter un regard furibond alors qu'il continuait à parler avec le même ton en colère :
- Trouver refuge chez notre ennemi !
- Vous n'êtes pas sérieux ?! rétorqua Alaric maintenant agacé. Quel genre d'ennemi peut-il y avoir dans un endroit aussi beau que celui-là ?
Même Hope était furieuse que Thorin lui enlevait la meilleure sensation qu'elle n'ait jamais ressentie de toute sa vie.
- Vous n'avez aucun ennemi, ici, Thorin Écu-de-Chêne, répliqua Gandalf furieusement au leader des Nains. La seule animosité dans cette Vallée est celle que vous avez apportée avec vous.
- Et une grosse animosité, si je peux me permettre, rétorqua fermement Hope.
Mais Thorin ignora la Tribride et poursuivit avec le même ton acerbe :
- Vous croyez que les Elfes nous encourageront à poursuivre notre quête ? Ils voudront nous en empêcher.
- Sans aucun doute, répondit Gandalf en accord avec cet argument. Mais nous avons besoin de réponses à nos questions. Si nous voulons réussir, il nous faudra faire preuve de tact, de respect, et d'une bonne dose de charme. C'est pourquoi vous devrez me laisser parler, moi.
- J'ai du mal à vous faire confiance, rétorqua Thorin d'un ton très maussade. D'abord vous apportez avec nous une enfant qui se transforme en loup, et maintenant, vous nous envoyez chez les Elfes !
- Hé ! s'insurgea Hope, frustrée. Il n'était pas au courant pour moi. Alors ne le blâmez pas ! Et je ne suis pas une enfant !
- Je ne vous ai rien demandé, la sorcière-louve ! grommela le Roi-Nain toujours colérique.
- Thorin, Hope nous a aidés à nous débarrasser des Orques et des Wargs, lui rappela Balin. Elle est des nôtres, au même titre que Gandalf.
- Pas pour moi !
- Il suffit, rétorqua fermement Gandalf. Nous devons nous rendre là-bas pour que nous puissions avoir des réponses à nos questions. Laissez-moi leur parler et tout se passera bien.
- Hope et moi sommes des étrangers, lui rappela Alaric en souriant. On vous laisse faire.
Gandalf partagea un sourire amical aux deux visiteurs, puis fit signe à la Compagnie de le suivre et les mena sur le chemin vers Fondcombe.
Tous suivirent le chemin sinueux qui descendait dans la Vallée. Ils traversèrent l'étroit pont de pierre menant à la cour principale de Fondcombe. Devant eux se trouvait un grand escalier où deux sentinelles elfiques lourdement armées montaient la garde. À l'exception de Gandalf, aucun membre de la Compagnie n'avait été à Fondcombe auparavant. Bilbon, Hope et Alaric regardèrent autour d'eux. La beauté de cet endroit était à couper le souffle. L'architecture de Fondcombe comprenait des jardins, des cours, des terrasses ensoleillées et des bâtiments qui inspiraient l'émerveillement et le plaisir. L'endroit tout entier semblait être suspendu dans un état éternel de tranquillité. Hope souhaitait qu'un endroit comme celui-ci puisse exister dans son monde. Elle aurait tant voulu que ses parents puisse admirer la beauté extraordinaire de Fondcombe. Son père aurait-il été aussi émerveillé par toute cette splendeur ?
Tous se sentaient en paix. Enfin, à l'exception des Nains, en raisons des tensions entre les deux races.
Thorin et les Nains s'arrêtèrent en petit cercle au bout du pont. Gandalf regarda autour de lui, semblant attendre quelqu'un. Hope et Alaric restèrent près du magicien, contemplant toute la beauté de Fondcombe.
- Je pourrais bien vivre ici, déclara Hope ébahie à son Directeur.
- Je crois qu'on n'est pas au bout de nos surprises, lui répondit Alaric amusé. J'aurais tant voulu que Lizzie et Josie voient ça.
- Et Landon, répliqua la Tribride, regrettant que son petit-ami ne soit pas avec elle pour partager cette aura extraordinaire que dégageait cette cité.
Peu après, ils remarquèrent tous un Elfe mâle aux cheveux noirs descendant les escaliers pour les accueillir. À l'exception de Gandalf, ce fut la première rencontre d'un des Eldar pour les gens de la Compagnie. Il fut vêtu d'une robe violette et portait un diadème d'argent sur son front. Et des cheveux longs qui descendaient jusqu'aux épaules. Il avait une allure très majestueuse. L'attention de Hope fut portée sur les oreilles fines et pointues, réalisant qu'elle rencontre des Elfes pour la première fois de son existence.
- Mithrandir, salua l'Elfe chaleureusement le Magicien, ce qui firent comprendre aux deux visiteurs que « Mithrandir » devait être un autre nom de Gandalf.
- Ah, Lindir, salua le Magicien à l'Elfe avec bienveillance.
Lindir sourit et inclina respectueusement la tête vers Gandalf. Alors qu'il atteignit le bas de l'escalier, il s'exprima dans une douce langue qui était inconnue à la Tribride et à son Directeur. Ils supposèrent qu'il devait parler en elfique.
La langue elfique sonnait comme une belle mélodie. Hope était très curieuse d'en apprendre plus la langue.
Venant au point, Gandalf demanda alors à Lindir dans une langue que tout le monde put comprendre :
- Je dois parler au Seigneur Elrond.
Les deux visiteurs se regardèrent en ayant la même pensée. Ce Seigneur Elrond devait être le maître des lieux et la personne pouvant traduire les runes de la carte d'Erebor.
- Le Seigneur Elrond n'est pas ici, répondit Lindir, parlant pour la première fois en français.
- Pas ici ? Où est-il ? interrogea Gandalf en fronçant les sourcils.
Ce fut alors qu'ils entendirent un cor mélodieux à proximité, le même qu'ils avaient entendu en se cachant dans la grotte, et ils se retournèrent pour voir une cavalerie chevauchant vers eux. Hope les reconnut comme étant les cavaliers qui avaient chassés les Orques quand elle était sous sa forme de loup. Les Elfes portaient des armures et des casques en bronze tout en portant des épées, des lances, des arcs et des bannières.
Cependant, les Nains se méfièrent de l'arrivée des cavaliers Elfiques se dirigeant vers eux.
- Ifridî bekâr! ordonna Thorin à ses partisans de préparer leurs armes. Serrez les rangs !
Hope et Alaric restèrent près de Gandalf, ne sentant aucune hostilité de la part d'aucun des Elfes, alors que les Nains obéirent instantanément à l'ordre de leur roi. Ils se formèrent en un cercle défensif serré avec des armes pointant vers l'extérieur. Bilbon fut pris au dépourvu alors que Bofur l'entraînait dans le cercle pour se protéger. Les Nains lançaient des regards résolus d'acier alors que les Elfes montés sur leurs chevaux les encerclaient comme un banc de poissons. La cavalerie tint sa position alors qu'un cavalier se sépara du groupe principal et s'arrêta devant Gandalf. L'Elfe avait de longs cheveux noirs et des yeux bleus possédant un regard sage et noble. Son visage était sans âge. Ni jeune, ni vieux. Et contrairement à Lindir, son diadème était en or.
- Gandalf, salua-t-il au magicien avec un regard royal.
- Seigneur Elrond, dit Gandalf en le saluant respectueusement.
Puis, le Magicien se remit à parler en elfique :
- Mellonnen! Mo evínedh? (Mon ami ! Où étiez-vous?)
Elrond répondit avec le même langage :
- Farannem 'lamhoth i udul o charad. (Nous chassions des Orques venus du Sud.) (Il descendit de son cheval et marcha vers Gandalf.) Dagannem rim na Iant Vedui. (Nous en avons tué au Col Caché.)
Et il partagea une brève étreinte presque fraternelle avec le Magicien. Puis, il tendit son épée à Lindir en s'exprimant dans une langue que tout le monde pouvait comprendre :
- C'est étrange que des Orques s'approchent si près de nos frontières. Quelque chose ou quelqu'un les a attirés par ici.
- Ah, il se peut que ce soit nous, répondit Gandalf amusé.
- Et encore plus étrange, nous avons vu un loup blanc les faire fuir, reprit Elrond avec un regard énigmatique. Durant ma longue vie, je n'avais encore jamais rencontré un tel loup.
À ces mots, Gandalf partagea un regard amusé à Hope, qui se mit à rougir.
- C'était également nous, reprit le Magicien.
Ce fut alors qu'Elrond remarqua Alaric et Hope et les dévisagea avec curiosité. Gandalf reprit alors avec fierté :
- Seigneur Elrond, permettez-moi de vous présenter mes nouveaux amis. Hope Mikaelson. Une jeune sorcière pleine de surprises. Et Alaric Saltzman.
Hope rougit encore plus au compliment du vieil homme, tandis qu'Alaric inclina respectueusement la tête.
Une introduction personnelle de Gandalf était suffisante pour convaincre Elrond qu'aucun des deux visiteurs ne représentait une menace.
- Bienvenue à Fondcombe, Hope Mikaelson, salua-t-il en prenant la main de la Tribride et de l'embrasser d'une manière plutôt courtoise, formelle et respectueuse.
Après avoir reçu le baiser, Hope se remit à rougir, embarrassée et émue. Elle se demandait si c'était le charme noble d'Elrond ou l'atmosphère paisible de Fondcombe qui la faisait réagir ainsi.
- Euh… bonjour… merci… balbutia-t-elle émue, se sentant comme l'enfant de sept ans qu'elle avait été lorsqu'elle avait rencontré son père pour la première fois.
Puis Elrond salua royalement Alaric d'un signe de tête.
- Bienvenue à Fondcombe, Alaric Saltzman.
- Merci… monseigneur, répondit doucement Alaric à son hôte.
Puis, le Seigneur Elfe remarqua Thorin. Ce dernier dévisagea son hôte avec un regard hostile.
- Bienvenue Thorin, fils de Thraïn, dit Elrond le saluant d'un dirigeant à un autre.
- Il ne me semble pas vous connaître, répliqua le Roi-Nain d'une voix froide.
- Vous me rappelez votre grand-père, continua Elrond, apparemment pas offensé par le peu de politesse que lui montrait Thorin. J'ai connu Thror quand il était Roi sous la Montagne.
- Ah oui ? Jamais il ne m'a parlé de vous ! se moqua désagréablement Thorin.
Pendant quelques instants, Elrond toisa Thorin d'un ton calme et se remit à parler en elfique :
- Nartho i noer, toltho i viruvor. Boe i annam vann a nethail vin.*
Lorsqu'il eut terminé, les partisans de Thorin se mirent à le dévisager avec hostilité.
- Qu'est-ce qu'il a dit ? grogna Gloïn d'un ton accusateur. Est-ce qu'il vient de nous insulter ?
Les autres Nains acceptèrent belliqueusement, voulant défendre l'honneur de leur suzerain.
- Non, Maître Gloïn, répondit doucement Gandalf, voulant éviter un conflit. Il vient de nous inviter.
Hope remarqua qu'Elrond n'était pas du tout en colère des soupçons des Nains. Au contraire, il semblait quelque peu amusé.
Les Nains se regroupèrent rapidement, marmonnant entre eux. Quelques secondes plus tard, ils se retournent vers Elrond alors que Gloïn dit, comme si ils avaient tous compris l'offre du Seigneur Elfe dès le début:
- Eh bien… dans ce cas, allons-y !
Les Nains se mirent à suivre les Elfes. Abasourdie, Hope se tourna vers Alaric qui ne fit qu'hausser les épaules devant le manque de politesse et de respect des Nains. Elle comprit que les Nains n'étaient pas en bons termes avec les Elfes, et ce bien avant la chute d'Erebor.
- Autre monde, se contenta de dire Ric en haussant les épaules.
Elrond prouva à toute la Compagnie sa réputation d'hôte respectable. Les Nains eurent plusieurs chambres séparées. Hope ne s'était pas sentie aussi « chez elle » depuis qu'elle avait sauté dans le Malivore. Sa chambre aussi était spacieuse et en bois avec des meubles ornés et des tapisseries partout créant une atmosphère paisible. Elle y ressentit du grand confort. Pour elle, Fondcombe était le paradis. Pour la première fois, ses émotions ne la submergeaient pas. C'était comme si elle n'avait pas besoin de se changer en loup. Elle ne s'était jamais sentie aussi bien de toute son existence.
Après qu'elle ait reçu une nouvelle garde-robe de vêtements elfiques offerte par Elrond, elle prit un bain dans une eau très relaxante. Enfin, elle pouvait se laver après avoir passé plusieurs jours en compagnie des Nains. Alors qu'elle se baignait dans les eaux relaxantes du bain, elle imagina Fondcombe se trouvant sur Terre. Elle imaginait avec amusement les réactions de Lizzie et Josie à l'atmosphère tranquille de cet endroit. Elle regretta que Landon ne soit pas avec elle en ce moment.
Quand elle eut fini son bain, elle prit une robe elfique bleue à manches longues, ce qui lui procura une sensation très luxueuse et se peignit les cheveux avec un joli peigne elfique. Elle sortit de la pièce pour rejoindre les autres pour le dîner. Bilbon et la plupart des Nains étaient dans une cour ouverte, assis autour de deux tables rectangulaires. Elrond avait insisté pour qu'il escorte personnellement Gandalf, Thorin, Alaric et Hope au dîner en tant qu'invités spéciaux. Hope était flattée, puisqu'elle allait être l'invitée spéciale d'un seigneur Elfe majestueux et noble.
Elle remarqua qu'Alaric sortait de sa chambre, vêtu lui-même d'une robe elfique sombre.
- Vous êtes très élégant, lui dit gentiment Hope.
- Merci. Toi aussi, répondit-il. Je te trouve beaucoup plus extatique qu'avant.
- Elrond nous accueille en tant qu'invités spéciaux au dîner. N'est-ce pas excitant ?
- Ça l'ait, en effet. Mais je ne pense pas que ce soit seulement ça qui te met dans cet état.
Hope inspira un soupir apaisant avant de rétorquer :
- Cet endroit a un effet sur moi. Je me sens épanouie. En paix avec moi-même. Je n'avais encore jamais ressenti ça. C'est incroyable. Vous le sentez ?
- Je ressens aussi un sentiment de paix comme je n'en avais jamais senti, admit Alaric en souriant.
Puis ils furent rejoints par Elrond, Gandalf, Lindir et Thorin. Ils remarquèrent la nouvelle tenue vestimentaire des deux visiteurs.
- Je suis ravi que les vêtements que nous vous avons fournis vous conviennent, les complimenta Elrond.
- C'est très gentil à vous, le remercia Alaric en inclinant la tête.
- N'hésitez pas à demander si vous il vous faut plus, ajouta le Seigneur Elfe.
- Vous nous en avez donné plus que suffisant, déclina Hope en souriant.
Puis elle remarqua que les Nains n'étaient guère satisfaits des plats qu'on leur servait. Il n'y avait que de la salade et des légumes.
- Cependant, vous pourriez apporter de la viande aux Nains, demanda-t-elle sérieusement au Seigneur Elfe. À moins que vous ne préférez qu'ils meurent de faim.
Elrond et Gandalf eurent un rire embarrassé de compréhension. Cela faisait si longtemps que Fondcombe n'avait pas accueilli de visiteurs Nains qu'il en avait presque oublié leurs habitudes alimentaires. Lindir se rendit immédiatement en cuisine pour régler le problème.
Galant jusqu'au bout, Elrond tendit son bras à Hope, qui le prit sans hésiter et se dirigèrent vers la cour.
- Je regrette que ma fille ne soit pas ici, dit le Seigneur Elfe. Je suis sûre qu'elle s'entendrait bien avec vous.
- Où est-elle ? demanda-t-elle par curiosité.
- Chez sa grand-mère, en Lórien, répondit Elrond en marchant.
- C'est aimable à vous de nous recevoir, dit Gandalf en les suivant derrière. Je ne suis pas vêtu pour un dîner.
- Mais vous ne l'êtes jamais, lui répondit Elrond avec amusement.
- Vous êtes parfait, Gandalf, lui répondit la Tribride amicalement.
- Je vous remercie, Hope, dit le Magicien avec gratitude.
Un ensemble de musiciens Elfes jouait une mélodie douce et apaisante pendant qu'ils mangeaient. Pour les Nains cependant, cela ressemblait à la musique que l'on jouait lors d'un enterrement. Oïn, n'aimant pas le son, fourra une serviette dans sa trompette auditive, et fut réjoui de ne plus pouvoir entendre la musique. Le malaise des Nains fut momentanément oublié.
Elrond, Gandalf, Alaric et Thorin attendirent que Hope s'assoie en premier avant d'en faire eux-mêmes. Contrairement aux Nains, la Tribride trouva le dîner bien plus agréable. Les autres à sa table se mirent à dîner, puis Thorin passa son épée à Elrond.
Le Seigneur Elfe la contempla et la reconnut immédiatement.
- Celle-ci, c'est Orcrist, le Fondoir à Gobelins. Une arme renommée forgée par les Hauts-Elfes de l'Ouest. Mon clan. (Il remit l'épée à Thorin.) Puisse-t-elle bien vous servir.
Thorin accepta l'épée avec un hochement de tête.
Elrond continua avec les autres épées trouvés dans le repaire des Trolls.
- Et celle-ci, c'est Glamdring. Le Marteau à ennemi. L'épée du Roi de Gondolin ! s'exclama-t-il avec stupeur avant de la remettre à Gandalf.
Puis ce furent Hope et Alaric qui remirent leurs épées à Elrond, qui les examina avant de les leur rendre.
- Ces épées ont été forgées également par mon clan. Ils n'ont pas de noms spécifiques. Vous pouvez les nommer comme bon vous semble.
Les deux visiteurs reprirent leurs épées avec un regard de gratitude au Seigneur Elfe.
- Ces épées furent forgées pour les guerres des Gobelins du Premier Âge, expliqua Elrond quelque peu surpris. Comment les avez-vous eu ?
- Nous les avons trouvés dans un butin de trolls sur la Grande Route de l'Est, peu avant d'être pris en chasse par des Orques, répondit Gandalf.
- Et que faisiez-vous sur la Grande Route de l'Est ? demanda le Seigneur Elfe avec curiosité.
Thorin jeta un regard sinistre au maître des lieux elfiques et rétorqua sèchement :
- Avant de répondre à cela, je voudrais en savoir plus sur ces deux-là. (Il désigna Hope et Alaric.) Qui ils sont, et pourquoi ils sont là.
- Thorin, le réprimanda le magicien.
- Non, laissez, Gandalf, acquiesça Hope avec compréhension. Il a raison. Vous méritez de savoir sur moi et d'où nous venons.
Même si elle n'appréciait pas le Roi-Nain, Hope comprenait qu'il lui fallait être honnête sur elle. Cela pourrait faciliter ses chances de rentrer dans son monde. Et Elrond avait eu la gentillesse de leur offrir un toit où se laver et manger. Il méritait de savoir.
Elrond regarda alors les deux visiteurs avec intérêt.
- Gandalf m'a dit que vous n'êtes pas de la Terre du Milieu. Que vous veniez d'un autre monde. (Il regarda Hope avec curiosité.) Je n'avais jamais vu une sorcière aussi jeune. Et apparemment, vous êtes plus que cela.
- En effet, monseigneur, répondit honnêtement Hope.
Alaric se racla la gorge avant d'expliquer :
- Nous venons d'un monde différent du vôtre avec différentes créatures surnaturelles. Les sorcières, entre autres. Les plus populaires sont les vampires et les loups-garous. Avez-vous ce genre de créatures en Terre du Milieu ?
Gandalf acquiesça :
- Il y a fort longtemps, les loups-garous étaient des êtres féroces possédés par des esprits terrifiants, au service à un puissant Seigneur des Ténèbres, jadis connu sous le nom de Sauron. Cela remonte à plusieurs milliers d'années. Après sa chute, nous n'en avons plus jamais vu.
- Et durant cette période ancienne, ajouta Elrond. Nous avons également eu des vampires. C'étaient des créatures ressemblant à des chauve-souris qui ont servi Sauron. Il y eut surtout une femelle vampire qui était connue sous le nom de Thuringwethil, la femme de l'ombre secrète. Elle fut autrefois la messagère de Sauron. Elle pouvait se changer en une chauve-souris. Elle a périe il y a bien longtemps au cours de la destruction de l'île-aux-Loups-Garous. Quel rapport avec vous ?
Hope parut fascinée par ces découvertes et s'empressa de répondre :
- Dans notre monde, les vampires sont une race d'êtres surnaturels et immortels créés par ma grande-mère Esther qui a aussi crée le sortilège de l'immortalité. Ils se nourrissent de sang humain ou animal. Pour en devenir un, ils font boire leurs sangs à leurs victimes, les tuent, et ensuite, les victimes reviennent changés en vampires après avoir bu du sang humain.
- Les vampires ont également une force surhumaine, expliqua Alaric. Une rapidité surhumaine. Une agilité surhumaine. Ils ont aussi la capacité de faire taire leurs émotions, telles que la joie, la tristesse, la colère… Leurs sens sont amplifiés. Et ils peuvent aussi contrôler l'esprit d'un être humain ou de lui effacer des souvenirs. Et leurs sangs ont un don de régénération.
Hope reprit alors :
- Dans notre monde, les loups-garous sont une race surnaturelle qui est apparue cinq siècles avant les vampires. Il s'agit d'une malédiction lancée par une sorcière nommée Inadu afin de punir les personnes qui l'ont tuée. De cette malédiction est ainsi née les Sept Lignées de loups-garous. Les loups-garous sont des personnes qui se transforment en loups dés la pleine lune. Une personne peut être un loup-garou que si elle est née d'au moins un parent loup-garou. Un gêne héréditaire. La malédiction du loup-garou se déclenche en prenant la vie d'un humain, intentionnellement ou accidentellement, afin d'accéder à ses capacités physiques améliorées. Ils ont beaucoup de colère refoulés en eux. Parfois, ils perdent le contrôle et deviennent violents, agressifs.
Thorin regarda les deux visiteurs avec stupéfaction, suite à ces révélations, tandis que Elrond et Gandalf étaient fascinés et curieux.
Le Seigneur Elfe fronça les sourcils et reprit la parole :
- Mais alors… ce loup que j'ai vu repousser des Orques dans la Vallée Cachée…
Hope déglutit avant de répondre avec un sourire embarrassé :
- Seigneur Elrond… Ce loup que vous avez vu, c'était moi.
Gandalf émit un sourire amical en regardant Hope, tandis qu'Elrond parut stupéfait.
- Donc vous êtes loup-garou et une sorcière ? demanda-t-il.
- Le sang qui coule dans mes veines n'est pas humain, reprit Hope après une inspiration. Mon père était un des premiers Vampires Originels.
- Était ? demanda Gandalf en fronçant les sourcils.
- Oui, était, répondit -elle avec une voix triste signifiant le décès de son père, que le Magicien n'osa pas demander. Même les Immortels peuvent trouver le moyen de mourir. Mon père était Klaus Mikaelson, le Mal Incarné. Il n'était pas… très apprécié dans notre monde.
- Ce qui n'a pas l'air d'être votre cas, fit remarquer Elrond. Je ne vois aucun mal en vous, Hope Mikaelson.
- Je vous remercie, dit Hope avec gratitude avant de reprendre. Ma mère était un loup-garou Alpha. Quelqu'un de bien.
- Était aussi ? reprit Gandalf avant d'incliner la tête avec compassion.
- Ceux qui comptent le plus pour moi ont une fâcheuse tendance à mourir, reprit Hope avec un regard sombre. Et depuis, j'essaie de ne plus me rapprocher de personne. Même si Mr. Saltzman veut me convaincre de me faire des amis.
- Rejeter les autres n'est pas la meilleure alternative pour être heureux, lui dit gentiment Alaric.
- Il a raison, Hope, approuva Gandalf avec un regard compatissant. Il n'est guère sage de rester seul dans les moments les plus tristes.
- Je suis sincèrement désolé pour vos pertes, Hope, lui dit Elrond avec gentillesse et douceur. Que votre famille puisse reposer en paix avec toute la volonté des Valar.
Hope ne comprit pas le terme Valar, mais supposa qu'il s'agisse d'êtres anciens sur la Terre du Milieu.
- Ma grand-mère paternelle était une puissante sorcière, reprit-elle. Esther, la sorcière qui a fait de mon père et ses frères et sœurs des vampires. Et donc, toute cette hérédité m'a été transmise et a fait de moi une créature qu'on appelle une Tribride.
- Une Tribride ? demanda Thorin stupéfait.
- Une hybride de trois différentes créatures. Sorcière, Loup-garou et Vampire. Je suis les trois à la fois. J'ai déclenché ma malédiction. Ce qui fait que je suis loup-garou. Contrairement aux autres, je peux me transformer à volonté. Et je contrôle mes transformations. C'est ce que j'ai fais avec les Orques dans la Vallée Cachée. Je suis la seule et unique de mon espèce. J'ai tendance à m'agiter facilement. Si je ne m'entraîne pas, si je ne laisse pas échapper mes pouvoirs ou si je ne me transforme pas, je risque de perdre le contrôle de ma magie. Bien que cela ne se produise généralement que si quelque chose d'extrêmement émotionnel se produit, et que je n'arrive pas à le gérer. Mais la plupart du temps, ça m'empêche parfois de dormir la nuit jusqu'à ce que je me fatigue. Pour l'instant, je ne suis que sorcière et loup-garou. Il me manque le côté vampire. Si je venais à mourir, le sang de mon père me ferait changer en vampire. Et je serai la Tribride complète.
- Une transformation dangereuse, dit Gandalf avec un air songeur. Un tel pouvoir pourrait entraîner des répercussions désastreuses, au vu de ce que vous venez de dire sur vous et vos émotions.
- Vous possédez un don qui ne doit pas être pris à la légère, Hope Mikaelson, ajouta Elrond avec sagesse et méfiance.
Thorin ajouta alors à Hope avec un regard froid :
- Ce que vous venez de raconter… d'abord, je suis désolé pour vos parents. J'ai perdu les miens. Je sais ce que vous ressentez. Cependant, ce que vous avez dit sur vous m'effraie énormément. Mais jusqu'à présent, vous avez combattu pour ma Compagnie et protégé mon Clan. (Il regarda Alaric.) Vous aussi. (Il reporta son attention sur Hope.) Alors, que vous soyez cette Tribride puissante, vous ne m'avez donné aucune raison de douter de vous jusqu'à présent. Tant que vous garderez vos pulsions les plus sombres loin des miens, je vous ferai confiance.
- Merci, dit Hope surprise que Thorin l'acceptait dans sa Compagnie.
Elrond la regarda pendant un moment, puis se tourna vers Alaric.
- Et vous ? Quel est votre histoire ? Et votre lien avec Hope ?
Alaric raconta alors sa vie d'autrefois avant le surnaturel. La disparition de sa première femme l'amenant à vouloir tuer le vampire Damon Salvatore qui avait fini par devenir son meilleur ami. Sa rencontre avec Jo Laughlin qui allait devenir sa femme jusqu'à ce qu'elle fut poignardée par son frère jumeau Kai Parker. La naissance de ses filles Lizzie et Josie. La création du Pensionnat Salvatore pour les créatures surnaturelles et pour Hope après le décès de sa famille. Puis, il finit par raconter comment lui et Hope avaient finis par se retrouver dans la Comté.
- Alors, vous seriez venu ici par un portail qui s'est ouvert dans votre monde et qui vous a amené en Terre du Milieu ? demanda Elrond intrigué.
- Tout à fait, Seigneur Elrond, répondit Alaric avec un hochement de tête respectueux.
- Vous pensez pouvoir nous aider ? demanda gentiment Hope.
- Pas tout de suite, j'en ai bien peur, répondit le Seigneur Elfe avec une voix teintée de regrets. Mais je vous aiderai du mieux que je pourrai.
- Merci infiniment, répondit Alaric.
Hope inclina la tête royalement avec gratitude.
Puis, Elrond reporta son attention sur les Nains qui mangeaient à l'autre table, tout en discutant avec Gandalf.
- Treize Nains, un Semi-Homme et deux visiteurs d'un autre monde… D'étranges compagnons de voyage, Gandalf.
- Ce sont les descendants de la maison de Durin, rétorqua le Magicien. Des gens dignes, respectables, et étonnamment cultivés. Ils ont un amour profond des arts.
Alaric réprima un rire, se remémorant l'arrivée des treize Nains à Cul-de-Sac. Selon lui, cultivé ne serait pas le terme approprié pour qualifier les compagnons de Thorin.
Une femelle Elfe jouait de la flûte traversière autour des tables où mangeaient les Nains. Mais la douce musique des Elfes ne semblait guère être au goût des Nains, quand Nori déclara avec une moue désapprobatrice :
- Vous ne vouliez pas nous jouer autre chose ? On se croirait à un enterrement.
- Quelqu'un est mort ? demanda Oïn toujours avec sa serviette fourrée sur sa trompette auditive.
- J'ai entendu dire que les parents de Hope sont morts, dit Bofur à voix basse. Ça doit être pour ça, la musique. Moi je dis qu'on devrait remonter le moral à notre nouvelle amie. Il n'y a qu'une seule chose à faire.
Aussitôt, le Nain se mit debout sur la table, sans ménagement, puis se mit à danser et à chanter, interrompant la musique des Elfes.
« Il y a, il y a, une auberge tranquille,
au pied de la colline !
Et l'on y brasse une bière si brune,
que l'homme de la lune voulant faire bondance,
s'en est mis plain la panse ! »
Puis les autres Nains se mirent à chanter avec lui, tout en jetant toute la nourriture qu'ils avaient sous la main dans tous les sens, à la grande stupeur des Elfes et de Gandalf. Alaric et Thorin furent amusé, puis Hope se leva de la table et alla rejoindre les Nains qui chantaient joyeusement.
« Ho, le palefrenier avait un chat,
qui aimait jouer du violon !
l'archet glissant de haut en bas,
ça faisais CRAIN-CRAIN... et puis RON-RON...
quand le chat tripotait l'archet !
Ho, le chat voulant, jouer DIGUE-DONGUE,
une gigue à réveiller les mort !
CRAINS-CRAINS et RONS-RONS, rythmes et chansons !
Et l'aubergiste, secouait l'homme de la lune,
en disant il est trois heures-une ! »
Puis ils se mirent à rire en jetant de la nourriture partout. Et à la surprise de tous, Hope se mit à rire à son tour en rejoignant les Nains. Elle aimait de plus en plus la compagnie des Nains qui la faisait sourire.
Gandalf et Elrond remarqua qu'Alaric était troublé.
- Vous semblez surpris, lui fit remarquer le Seigneur Elfe.
Alaric acquiesça en hochant la tête, les yeux fixés sur Hope qui était joyeuse, ce qui était rare.
- C'est la première fois que je vois Hope rire et s'amuser comme ça. Elle ne le faisait pas avant d'arriver dans votre monde. Sa vie n'a pas été des plus paisibles. Elle a subi les répercussions des ennemis de sa famille. Et quand elle a perdu ses parents, elle s'est complètement refermée sur elle. Elle s'est isolée des autres. Plusieurs fois, j'essaye de la convaincre de se faire des amis. En ce moment, ça se passe plutôt bien. Mais elle peut être très têtue par moment.
Gandalf émit un rire en prenant une gorgée de son vin.
- Elle n'est pas la seule, dit-il jovialement en pensant aux personnes entêtés qu'il avait déjà rencontré.
- Vous êtes comme un père de substitution pour elle, ajouta Elrond avec sagesse. En ce moment, c'est ce dont elle a le plus besoin.
- Je ne sais pas comment l'aider, dit Alaric toujours en regardant la Tribride s'amuser avec les Nains.
- Vous êtes là pour elle, lui fit remarquer Gandalf avec gentillesse. C'est bien plus que suffisant. Et je suis sûr que Hope vous est reconnaissante. Même si elle ne le montre pas forcément.
Même Thorin était ému en regardant Hope rire avec ses congénères. Il avait été bouleversé quand elle avait mentionné la perte de ses parents. Ayant lui-même perdu son grand-père et son père, il comprenait le chagrin de la fille. En la voyant s'amuser, il eut l'impression de voir une enfant joyeuse et innocente plutôt qu'une créature terrifiante semblable à ce qu'elle venait de révéler sur elle.
La nuit tomba sur Fondcombe. Alors que la plupart des Nains était allé se coucher, Thorin et Balin s'étaient réunis avec Gandalf, Elrond, Bilbon, Hope et Alaric dans une grande salle éclairée par la lune. Gandalf avait décidé que le moment était bien choisi pour quérir l'aide d'Elrond à déchiffrer la carte d'Erebor. Mais à son grand dam, Thorin n'était pas enthousiaste d'accepter l'aide du Seigneur Elfe. Il ne cacha pas son refus de coopérer, ce qui avait le don d'agacer le Magicien.
- Nos affaires ne regardent pas les Elfes, grommela Thorin furieusement.
- Au nom du ciel, Thorin ! s'exclama Gandalf frustré et agacé. Montrez-lui la carte !
- C'est l'héritage de mon peuple, répliqua le Roi-Nain catégorique et insistant. Je dois le protéger. Lui et ses secrets.
Il était toujours convaincu que les Elfes chercheraient à l'empêcher de reprendre son Royaume.
- Qu'on me préserve de l'entêtement des Nains, rétorqua Gandalf à bout de nerfs, ayant du mal à garder son calme. Votre orgueil causera votre perte. Vous êtes chez l'une des rares personnes en Terre du Milieu qui puissent lire cette carte. Montrez-la au Seigneur Elrond !
Voyant que le Magicien était sur le point de se mettre en colère, Alaric s'empressa d'intervenir :
- Thorin, je ne pense pas que vous puissiez trouver quelqu'un d'autre qui soit capable de déchiffrer cette carte de sitôt. Si le Seigneur Elrond est capable de la traduire, vous seriez stupide de refuser son aide. D'autant plus qu'il vous laisse connaître l'emplacement de la Vallée Cachée. Il vous fait donc confiance. Dans ce cas, faites-lui confiance pour la carte.
- Quelle garantie ai-je qu'il ne révélera pas les secrets de cette carte à d'autres une fois que nous serons partis ? demanda Thorin toujours sinistre.
- La même qu'il a pour que vous ne révélez pas le passage secret vers cet endroit, ajouta Hope, voulant soutenir son Directeur.
- Exactement, acquiesça Alaric en hochant la tête.
Thorin se retrouva en conflits avec les mots de Hope et d'Alaric. Malgré ses différences avec eux, ils étaient avec la Compagnie depuis le début, et Hope les avait protégés sous sa forme de loup, et s'était même confié sur sa vraie nature. Il estimait qu'il devait faire confiance à leurs jugements.
Il finit par céder et remit la carte à Elrond qui l'examina.
- Erebor, s'étonna-t-il d'un ton neutre. De quelle nature est votre intérêt pour cette carte ?
Le Roi-Nain fut sur le point de répondre, mais ce fut Gandalf qui parla à sa place.
- Il est d'ordre intellectuel. Comme vous le savez, ce genre d'objet contient parfois des textes cachés.
Elrond s'éloigna en examinant la carte, tandis que le Magicien lança un regard entendu à Thorin. Puis il reporta son attention à Elrond.
- Vous lisez toujours le Nanien ancien, n'est-ce-pas ?
Elrond contempla la lune qui éclaira la salle sombre et regarda à nouveau la carte.
- Cirth Ithil.
- Qu'est-ce qu'il dit ? demanda Hope confuse par la langue inconnue à ses oreilles.
- Des runes lunaires, bien sûr, répondit Gandalf en regardant Hope, Alaric et Bilbon. Difficile à repérer.
- Dans le cas présent, c'est vrai. reprit Elrond. Les runes lunaires ne peuvent être lues qu'à la lumière d'une lune de même forme et saison, que le jour où elles furent tracées.
- Sauriez-vous les déchiffrer ? demanda Thorin avec une excitation peu contenue.
Elrond acquiesça et les mena tous dans une zone dégagée à l'extérieur sur le flanc d'une falaise avec des cascades tout autour. Ils se dirigèrent vers une grande table cristalline.
- Ces runes ont été écrites une veille de solstice d'été sous un clair de lune à son premier quartier, il y a prés de deux cents ans, expliqua Elrond en posant la carte sur la table. Vous deviez être destiné à venir à Fondcombe. La chance est avec vous, Thorin Écu-de-Chêne. Une lune identique brille au-dessus de nous, ce soir.
Alors qu'Elrond posa la carte sur la table de pierre, la lune sortit de derrière un nuage. Le clair de lune brilla directement sur le rebord et des runes blanches brillantes apparurent au bas de la carte.
Hope en fut stupéfaite.
- Waouh ! Vous pouvez lire ce qui vient d'apparaître ?
- Absolument, jeune Hope, répondit Elrond en lisant les runes. « Tenez-vous près de la pierre grise, quand la grive frappera et le soleil couchant avec la dernière lueur du Jour de Durin brillera sur la serrure. »
- Le Jour de Durin ? demanda Bilbon.
- Le Premier Jour du Nouvel An des Nains, quand la dernière lune d'automne et le premier soleil d'hiver apparaissent ensembles dans le ciel, répondit Gandalf.
Thorin parut assez alarmé. Cette nouvelle ne le réjouissait pas du tout.
- C'est très fâcheux ! L'été se poursuit, le Jour de Durin approche à grand pas.
- Nous avons encore le temps, le rassura Balin avec confiance et espoir.
- Le temps de quoi ? demanda Bilbon.
- De trouver l'entrée, répondit le vieux Nain. Nous devrons nous tenir au bon endroit et aussi au bon moment. Alors… et alors seulement, la porte s'ouvrira.
Malgré toute leur paranoïa, Thorin et Balin venaient de révéler le but du voyage de la Compagnie des Nains à Elrond qui ne cacha pas sa confirmation :
- Ainsi c'est là, votre but ? Entrer dans la Montagne.
- Et alors ? s'exclama le Roi-Nain d'un ton bourru.
- D'aucun estimerait que cela n'est pas prudent, répondit doucement Elrond comme pour convaincre Thorin du danger de leur quête.
Il lui redonna la carte, tandis que Thorin la rangea sèchement sur lui.
- Que voulez-vous dire ? demanda Gandalf avec confusion.
- Vous n'êtes pas le seul gardien qui veille sur la Terre du Milieu, Gandalf, dit Elrond en s'adressant directement au Magicien avant de prendre congés.
Hope remarqua le visage troublé du Magicien et lui demanda :
- Qu'est-ce qu'il a voulu dire par là ?
- Quelques vieux amis, répondit Gandalf mal à l'aise. Les Sages de la Terre du Milieu n'ont pas tous la même volonté ou le même but.
Une bande d'Orques s'était rassemblée au sommet du Mont Venteux, avec leurs Wargs tous assis à proximité. Les Orques qui avaient essayé de chasser la Compagnie était un détachement de cette plus grande meute.
Yazneg et Fimbul entrèrent alors dans les ruines, regardant autour d'eux, voyant avec angoisse les Wargs grogner alors qu'un grand Warg blanc grondait vers Yazneg, qui s'était avancé vers l'avant.
Il y avait un grand Orque pâle derrière ce Warg blanc, tourné vers l'extérieur.
Yazneg parla à l'Orque pâle dans la langue noire du mal :
- Les Nains, Maître… Nous les avons perdus.
Les Wargs grognaient autour de lui, renforçant sa peur d'être dévoré par les grands loups. Il poursuivit en balbutiant :
- Ces Elfes immondes nous ont attaqués…
- Je ne veux pas d'excuses ! répondit l'Orque pâle dans la même langue en se retournant.
Ainsi, les soupçons de Balin et de Gandalf étaient fondés. Azog le Profanateur était toujours vivant.
Son avant-bras gauche perdu, il l'avait remplacé par une griffe en métal, qui rappelait son humiliante défaite face à Thorin Écu-de-Chêne.
Pendant longtemps, l'Orque Pâle préparait sa terrible vengeance.
Écu-de-Chêne et son clan étaient trop bien protégés dans leur refuge dans les Montagnes Bleues. Ce fut pour cette raison qu'Azog avait attendu que le Roi-Nain tenterait de reprendre la Montagne d'Erebor pour l'attaquer. En dehors des Montagnes, Écu-de-Chêne et sa Compagnie étaient vulnérables. Il serait allé personnellement tuer Thorin Écu-de-Chêne de sa main, mais son nouveau Maître, une puissance supérieure, lui avait ordonné de faire profil bas pour le moment. Ce fut pourquoi il avait envoyé Yazneg et ses Orques capturer ces sales Nains. Et il fut en colère d'apprendre leur échec.
D'un pas menaçant, il s'approcha de Yazneg en caressant au passage son Warg blanc monstrueux et rétorqua sévèrement en parler Noir :
- Je veux la tête du Roi-Nain !
- Nous étions moins nombreux… bredouilla Yazneg avec angoisse. Et une fille nous a attaqués…
- Une fille vous a attaqués ? se moqua Azog avec colère et scepticisme.
- Ce n'était pas une fille comme les autres… Elle s'est transformée en loup… Un loup blanc, comme je n'en ai jamais vu ! Elle a attaquée nos Wargs ! Elle les a fait fuir ! Elle en a même tué beaucoup ! Nos archers n'ont pas pu la toucher ! Cette louve étrange était plus forte que nous ! Nous n'avons rien pu faire contre elle ! J'ai bien failli y laisser la vie !
Azog était stupéfait d'apprendre l'existence de cette fille qui s'était changée en loup qui serait alliée avec Écu-de-Chêne. Mais cela n'apaisait pas sa colère envers son subordonné.
- Mieux aurait valu qu'il en soit ainsi, annonça-t-il froidement en caressant la tête de Yazneg.
Puis, il le le souleva par la gorge avec son bras de métal et le jeta contre les piliers sur le côté alors que les Wargs attaquaient Yazneg, le dévorant.
Les autres Orques regardèrent avec terreur alors qu'Azog s'éloignait.
Avec une indifférence totale à ce festin des loups géants, Azog se détourna des Wargs, tout en parlant en langage des Orques.
- Ces sales Nains ne tarderont pas à se manifester. Annoncez partout que leurs têtes sont mises à prix !
Les Orques sautèrent instantanément sur les Wargs pour exécuter l'ordre d'Azog et échapper à sa colère. Fimbul déglutit nerveusement lorsqu'on lui dit d'attendre. L'Orque Pâle avait autre chose en tête que de le tuer.
- Envoie un message à Dol Guldur, lui ordonna Azog. Le Maître doit savoir que la Tribride se trouve dans notre monde en compagnie de ces sales Nains. Va lui annoncer cela sur le champ !
Et… voilà. Hope et Alaric ont fait connaissance avec Elrond, et ils ont tout révélés à leurs nouveaux amis. Tout le monde sait que Hope est une Tribride.
*Petite anecdote : lorsqu'Elrond parle en elfique aux Nains, où Gloïn croit qu'il les insulte, les mots qu'il prononcent sont : « Allumez les feux, faites couler le vin. Nous devons nourrir nos invités. » Source : Script de le Hobbit, un voyage inattendu.
Pour info, dans l'univers de Tolkien, il y a eu des vampires. Tolkien les a présentés comme étant des créatures ressemblant à des chauve-souris, mais on n'en sait pas grand-chose à leurs sujets. Il y en avait une qui était une femme Maia avec une forme humaine qui a servi Sauron. Par ailleurs, Sauron s'était transformé en vampire durant les voyages de Beren et Luthien.
Il y a eu aussi des loups-garous en Terre du Milieu. Sauf qu'ils n'étaient pas présentés comme des humains se transformant en loup durant une pleine lune. Les informations à leur sujet sont très limitées mais on peut supposer que les loups-garous sont une race de loups spéciale, peut-être avec des caractéristiques humaines.
Rien à voir avec l'univers de TVD, TO ou Legacies.
J'espère que tout le monde aura apprécié ce chapitre. À la prochaine pour un nouveau chapitre.
