Bonjour gars! Je reviens avec un autre chapitre.
Bonne lecture.
Chapitre 12 : Chez Beorn
Plus tard, Beorn leur servit à tous le petit déjeuner dans la cuisine, vêtu d'un manteau de laine. Le petit-déjeuner comprenait du pain, du miel, du beurre, du fromage et du lait, que Beorn versait dans les tasses de chacun via un pichet pendant qu'il se baladait autour d'eux. Alors que le changeur de peau versait le lait à la Compagnie, il se tourna vers le seul Nain qui était debout, Thorin.
- Alors vous êtes celui qu'on appelle Écu-de-Chêne ? Dites-moi, pourquoi Azog le Profanateur est-il à vos trousses ?
- Donc, vous connaissez Azog ? Comment ? demanda le Roi-Nain surpris.
Beorn répondit d'une voix lugubre :
- Mon peuple fut le premier à vivre dans les Montagnes. Avant que les Orques n'arrivent des contrés du Nord. Le Profanateur a tué presque toute ma famille. Les autres sont devenus ses esclaves. (Tous remarquèrent un reste de menottes au fer autour du poignet de Beorn.) Pas pour le travail, voyez-vous, mais pour son plaisir. Mettre en cage des changeurs de peaux et les torturer l'amusait beaucoup apparemment.
Ainsi Azog le Profanateur était encore plus dépravé que la Compagnie ne l'aurait cru. Hope se souvint que son père avait été maltraité par son père Mikael, le traitant comme une bête sauvage, jamais en tant que fils. Elle se jura de rendre justice à tous les changeurs de peaux, y compris Beorn.
Bilbon parla à son tour, ramenant Hope sur terre.
- Il y en a d'autres comme vous ?
Beorn dévisagea à peine le Hobbit en répondant :
- Il y en avait beaucoup.
- Et maintenant ? ajouta Hope, assise à côté de Bilbon.
Beorn fit une pause avant de rétorquer.
- Maintenant, il n'y en a plus qu'un.
Tous regardèrent Beorn, ressentant de la sympathie et de l'empathie pour tout ce que lui et son peuple avaient dû subir sous l'Orque Pâle. Hope sut s'identifier à lui. Beorn avait perdu sa famille, vivait désormais comme étant le seul de son espèce, vivant reclus parmi les animaux. Hope se demandait ce qu'elle serait devenue après la mort de ses parents, s'il n'y avait pas eu le Pensionnat Salvatore. Aurait-elle finie comme lui ?
Son sentiment d'empathie pour Beorn était grande.
Le changeur de peau changea de sujet, et s'adressa à la fois aux Nains et à Gandalf.
- Donc, il vous faut atteindre la Montagne avant les derniers jours de l'automne.
- Avant que n'arrive le jour de Durin, acquiesça le Magicien.
- Oui, admit Beorn. Le temps va vous manquer.
- C'est pourquoi nous devons traverser la Forêt Noire.
Un frisson traversa Hope et Alaric, se rappelant des angoisses de Radagast le Brun au sujet de la Forêt Noire.
Beorn répondit d'une voix sombre :
- Un mal est à l'œuvre dans cette forêt. Sous ces arbres, se cachent des créatures féroces. Je ne m'y risquerais qu'en cas d'extrême nécessité.
- Cette forêt est si dangereuse que ça ? demanda Alaric anxieux.
- Bien plus dangereuse que vous ne le croyez, rétorqua Beorn.
- Nous prendrons la route des Elfes, assura Gandalf avec confiance. Ce chemin est encore sûr.
- Sûr ? s'exclama le changeur de peau un peu sarcastiquement. Les Elfes de la Forêt Noire ne sont pas comme leurs semblables. Ils sont moins subtiles et plus dangereux.
Hope et Alaric s'échangèrent des regards inquiets. Avant de quitter Fondcombe, Elrond les avait mis en garde sur certains Elfes qui n'étaient pas aussi accueillants que le Seigneur Elfe. Si ces Elfes découvraient la Tribride, Hope et Alaric appréhendaient leurs réactions.
- Mais ça n'a pas d'importance, reprit Beorn.
Interloqué, Thorin se tourna vers lui avec un regard inquiet.
- Que voulez-vous dire ?
- Ces terres sont infestées d'Orques. Leur nombre ne cesse d'augmenter. Et vous êtes à pieds. Vous n'atteindrez jamais la Forêt Noire vivants.
À ses mots, les Nains se dévisagèrent tous avec la même nervosité. Leur chance d'atteindre la Montagne Solitaire s'était mise à diminuer, malgré la présence de Gandalf et des deux visiteurs.
Beorn se leva et fit les cents pas.
- Je n'aime pas les Nains. Ils sont cupides et aveugles… (En parlant, il ramassa dans sa main une souris blanche que Bofur venait de chasser de son bras.) Aveugles face à toute vie qu'ils estiment moindre que la leur.
Il marcha vers Thorin, qui resta neutre, tandis que Beorn conclut avec rage :
- Mais les Orques, je les hais plus encore.
- On est tous d'accord pour dire que nous détestons les Orques, déclara Alaric en se tournant vers les Nains, qui approuvèrent ses dires.
Ignorant Alaric, Beorn poursuivit en tenant la souris dans sa main.
- Que vous faut-il ?
Beorn avait accepté d'aider la Compagnie en leur prêtant des poneys pour les Nains et Hope, tandis que Alaric et Gandalf obtinrent des chevaux. Ils avaient maintenant des provisions et des armes.
Hope avait gentiment proposé de retirer les chaînes de Beorn, mais ce dernier avait refusé, affirmant qu'il préférait attendre la mort d'Azog pour les retirer.
Plus tard dans la journée, alors que les Nains sellaient leurs poneys, Beorn parla en privé avec Gandalf, Hope et Alaric.
- Vous renverrez mes poneys avant d'entrer dans la forêt, leur ordonna-t-il.
- Vous avez ma parole, lui assura Gandalf.
Ce fut alors qu'un battement d'ailes et des cris d'oiseaux qui l'accompagnaient attirèrent leur attention.
Hope et Alaric se rappelèrent qu'Elrond leur avait recommandé de se méfier des oiseaux, car l'Ennemi pouvait se servir d'eux comme espions.
- On nous observe, déclara Gandalf avec méfiance tournant son attention où il avait entendu les oiseaux.
- Oui, les Orques ne renonceront pas, acquiesça Beorn. Ils poursuivront les Nains jusqu'à ce qu'ils les voient mourir.
- Pourquoi maintenant ? reprit le Magicien. Pourquoi le Profanateur est-il sorti de son trou ?
- Il y a une alliance entre les Orques de la Moria et le sorcier de Dol Guldur, expliqua Beorn.
- Comment le savez-vous ? demanda Hope, interloquée.
- Des hordes se sont rassemblés là-bas. Ils sont chaque jour plus nombreux.
- Que savez-vous de ce sorcier ? interrogea Gandalf. Celui qu'on appelle le Nécromancien ?
- Je sais qu'il n'est pas celui qu'on pense, répondit le changeur de peau. Des créatures malfaisantes sont appelées pour le servir. Azog lui rend hommage. Et la rumeur prétend que le sorcier de Dol Guldur a le pouvoir d'ouvrir un passage vers un autre monde que le nôtre.
À ses mots, Gandalf dévisagea Hope et Alaric, tous les trois stupéfaits. Il n'y avait plus aucun doutes, ce Nécromancien de Dol Guldur fut la cause de la venue des deux visiteurs en Terre du Milieu. Ce qui expliquait pourquoi Azog avait l'ordre de capturer Hope. Le Nécromancien la voulait vivante, mais pourquoi faire ? Quelle était son but ?
Au loin, Thorin assis sur son poney, les appela :
- Gandalf ! Alaric ! Hope ! Nous perdons du temps !
- Nous devons partir, déclara Hope.
Gandalf et Alaric acquiescèrent et firent leur chemin vers les poneys quand Beorn les stoppa encore une fois :
- Encore une chose… Récemment, le bruit a couru qu'on avait vu des morts en train de marcher du côté des Monts du Rhudaur.
- Des morts ?! s'exclama Gandalf interloqué.
Alaric eut un frisson lui parcourir toute la colonne vertébrale à la mention des Monts du Rhudaur. Il se souvint de ce nom. Il avait été mentionné durant le Conseil Blanc à Fondcombe. Il se rappela l'histoire de Galadriel à propos du Roi-Sorcier d'Angmar, et que sa tombe se trouvait dans les Monts du Rhudaur.
- Est-ce vrai ? Y-a-t-il des morts dans ces Montagnes ? reprit Beorn.
- Oui, il y a des tombes là-bas, acquiesça Hope d'une voix tremblante, se souvenant aussi de l'histoire du Roi-Sorcier d'Angmar.
Elle se rappela ce qu'avait révélé Galadriel au sujet de la tombe du serviteur le plus maléfique et le plus dangereux de Sauron :
« Lorsqu'Angmar tomba, les Hommes du Nord emportèrent son corps et tous ses biens, et les scellèrent dans les Monts du Rhudaur, au plus profond de la roche, ils l'ensevelirent dans un tombeau si sombre qu'il ne verrait jamais le jour. »
Beorn reprit avec une voix sombre :
- Je me souviens d'un temps où un être maléfique régnait sur ces terres. Un être aux pouvoirs assez puissants pour ressusciter les morts. Si cet ennemi est revenu en Terre du Milieu, il faut me le dire, Gandalf.
Hope et Alaric furent choqués à nouveau, car il savait que le changeur de peau faisait allusion à Sauron, l'ancien être maléfique surpuissant qui avait terrorisé la Terre du Milieu, il y a de cela, des milliers d'années.
- Saroumane le Blanc dit que ça n'est pas possible, affirma Gandalf. Notre ennemi a été éliminé et ne reviendra jamais.
- Et Gandalf le Gris, que dit-il ? demanda Beorn avec un regard insistant.
Le Magicien resta sans voix, incapable de répondre. Les révélations de Beorn avaient choqués les deux visiteurs. Certains évènements récents les mettaient mal à l'aise. D'abord, ils découvraient qu'Azog, en plus de vouloir tuer Thorin, voulait capturer Hope pour l'amener à son maître qui était probablement le sorcier Nécromancier de Dol Guldur. Et si ce Nécromancien était bien pire encore qu'un être pouvant ramener les morts à la vie ? Pourquoi avoir fait venir Hope et Alaric en Terre du Milieu ? Et comment connaissait-il l'existence de Hope et sa nature ?
- M. Saltzman, Gandalf, dit Hope d'une voix tremblante. Je crois que ce Nécromancien est bien pire encore qu'un sorcier qui peut ressusciter les morts. Si il a été capable de nous faire venir en Terre du Milieu, il est beaucoup plus qu'un sorcier ou un Nécromancien.
- Nous avons à faire à un être maléfique dont nous n'avons encore jamais affronté, déclara Alaric nerveusement.
Avant que Gandalf ne puisse dire un mot, les cris des oiseaux retentirent à nouveau. L'Ennemi n'était pas loin. Ils devaient vite partir.
- Partez maintenant, dit Beorn ayant remarqué le danger. Tant qu'il fait encore jour. (Puis des hurlements animaux résonnèrent dans les bois.) Ceux qui vous traquent ne sont pas très loin.
Hope monta sur son poney, tandis qu'Alaric grimpa sur un cheval.
Peu après, la Compagnie traversa rapidement à travers le pays, ralentissant jusqu'à s'arrêter à l'approche d'une forêt menaçante et sombre. Gandalf posa le pied à terre et pénétra à l'orée de la forêt par une ancienne arche.
- La Porte des Elfes, déclara Gandalf en examinant l'entrée des bois sombres.
Il se tourna vers les autres.
- C'est ici que commence le sentier qui traverse la Forêt Noire.
- Aucun signe des Orques, dit Dwalin en regardant aux alentours. La chance est de notre côté.
Hope ne partagea pas l'optimisme du Nain. Rien qu'en voyant la Forêt Noire depuis l'extérieur, elle n'était pas impatiente d'y pénétrer. Cette forêt n'avait rien de magnifique. Mort serait le terme approprié pour qualifier la Forêt Noire. Les bois semblaient être malades. Les arbres mouraient ou leurs feuilles semblaient décolorées. Plus que cela, Hope pouvait juste ressentir quelque chose. Elle put sentir quelque chose de sombre allongé au-dessus de la forêt. Et cela la mettait mal à l'aise.
Gandalf remarqua Beorn sous sa forme d'ours au sommet d'une colline rocheuse. Il avait dû les suivre pour s'assurer que la Compagnie tiendrait parole pour les montures.
- Libérez les poneys, dit Gandalf en s'adressant à tout le monde. Qu'ils retournent chez leur maître.
Les Nains, Bilbon, Hope et Alaric descendirent de cheval et commencèrent à retirer leurs provisions de leurs montures. Bilbon s'approcha de la forêt à pied.
- Cette forêt semble malade, déclara-t-il en scrutant les bois sinistres devant lui. Comme si elle était la proie d'une chose nuisible.
- Oui, vous avez raison, Bilbon, ajouta Hope très anxieuse. Cette forêt m'effraie. Il y a un Mal qui sévit dans ces bois. Même pour moi, ça me terrifie.
- Pour être honnête, ajouta Alaric aussi choqué qu'eux. Je n'ai pas très envie de m'aventurer dans cette forêt.
- Ne pouvons-nous pas contourner la Forêt Noire, Gandalf ? demanda la Tribride.
Gandalf partagea leurs inquiétudes et répondit d'un ton compatissant :
- Si, en faisant un détour de deux cent mille vers le Nord. Ou le double de cette distance, vers le Sud.
Alaric acquiesça à contrecœur.
- Et ça nous prendrait trop de temps pour atteindre la Montagne Solitaire avant la fin de l'automne. Si seulement, le temps était avec nous…
Balin arriva vers lui.
- Maître Alaric, il n'y a pas de chemin plus sûr dans cette partie du monde. Aller vers le Nord nous conduirait vers les Montagnes, droit sur les Orques et les Gobelins. Et aller vers le Sud nous rapprocherait trop près de Dol Guldur et du Nécromancien.
- Et vu ce que nous venons d'apprendre sur le Nécromancien, aller à Dol Guldur serait une grave erreur, acquiesça Hope d'une voix craintive. Nous allons donc devoir traverser cette forêt sinistre. Nous n'avons pas le choix.
Gandalf suivit un chemin à quelques mètres plus loin dans l'ombre et s'approcha d'une statue couverte de plantes. Alors qu'il s'approcha de la statue, il se remémora les directives de Dame Galadriel avant son départ de Fondcombe :
« Quelque chose avance dans l'ombre en silence. À l'abri des regards… Mais elle gagne chaque jour en puissance… Méfiez-vous du Nécromancien… Il n'est pas ce qu'il paraît… »
Gandalf s'approcha de la statue avec appréhension, puis arracha rapidement les vignes, révélant un signe peint en rouge. Un signe ayant la forme d'un œil sinistre.
Puis il sembla entendre la voix alarmante de Galadriel dans sa tête :
« Gandalf, si notre ennemi est revenu, et qu'il a fait venir Hope Mikaelson dans notre monde, il faut que nous le sachions… Allez au tombeau dans les Montagnes…»
Avec ce que Beorn venait de lui révéler, connaître l'ennemi devenait une urgence primordiale. Il savait où il devait se rendre.
- Les Monts du Rhudaur… si il le faut… déclara-t-il à haute voix, connaissant le lieu de sépulture du Roi-Sorcier d'Angmar.
Les Nains venaient dépouiller les poneys et les laissèrent partir rejoindre la maison du changeur de peau. Alaric venait de relâcher son cheval et se prépara à en faire de même avec celui de Gandalf.
Cependant, avant qu'il ne puisse libérer le cheval, le Magicien se précipita hors de la forêt.
- Pas mon cheval ! J'en ai besoin !
Tous regardèrent Gandalf avec confusion.
- Vous allez nous quitter ? demanda Bilbon anxieux.
- Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi vous partez ? s'exclama Hope alarmée à l'idée du départ de Gandalf.
Traverser la Forêt Noire ne lui plaisait pas du tout, et cela la rendait anxieuse à l'idée de devoir y aller sans l'aide du vieux mage.
Gandalf adressa un regard compatissant et morose à la Tribride et au Hobbit.
- Bilbon, ma chère Hope, je regrette de devoir vous quitter. Si je vous laisse, c'est que j'y suis contraint.
Alors qu'il marchait vers son cheval, il se tourna vers Bilbon, le regardant en fronçant les sourcils.
- Vous avez changé, Bilbon Sacquet. Vous n'êtes plus le Hobbit qu'on a vu quitter son village.
- J'allais vous en parler, répondit le Hobbit avec hésitation. J'ai… trouvé quelque chose dans les tunnels des Gobelins.
Maintenant, les yeux de Hope s'écarquillèrent. Elle le savait. Bilbon avait trouvé quelque chose dans les Monts Brumeux, qu'il cachait dans sa poche et il allait le confirmer.
- Trouvé quoi ? demanda Gandalf avec curiosité.
- Qu'est-ce que vous avez trouvé ? demanda Hope avec un signe de tête encourageant.
Bilbon resta silencieux pendant un moment, comme si il hésitait à répondre. Hope vit sa main se crisper sur sa poche. Enfin, le Hobbit répondit :
- Mon courage.
Il retira sa main de sa poche.
Hope parut déçue, car elle savait qu'il y avait autre chose. Certes, il ne mentait pas. Il avait effectivement trouvé son courage dans les tunnels des Monts Brumeux, cependant, il avait aussi trouvé autre chose, donc il ne disait pas toute la vérité.
Contrairement à la Tribride, Gandalf parut réjoui.
- Oh c'est bien. Très bien. Il vous en faudra.
Puis il se tourna vers Hope, le regard attristé.
- Je suis désolé de devoir vous quitter, mais j'y suis contraint, comme je vous l'ai dit. Il faut que je découvre qui est vraiment ce Nécromancien. Si mes craintes sont fondées, alors j'en saurais plus sur ce qui vous a amené vous et Alaric en Terre du Milieu.
- Bonne chance, Gandalf, lui dit gentiment Alaric.
- Je devrais peut-être venir avec vous ? se proposa Hope.
- La Compagnie a besoin de vous, objecta Gandalf. Et ce serait trop dangereux. J'ignore qui est cet Ennemi qui se cache dans l'ombre et je ne veux pas prendre le risque qu'il vous arrive quelque chose. Restez avec Bilbon, Hope. Gardez un œil sur lui.
La Tribride acquiesça d'un hochement de tête.
Puis le Magicien se dirigea vers son cheval.
- Je vous attendrai sur le promontoire face au versant Sud d'Erebor, leur expliqua-t-il. Gardez la carte et la clé en lieu sûr. Et n'entrez pas dans cette Montagne sans moi.
Hope se hâta de le rejoindre vers son cheval.
- Gandalf, je ne suis pas sûre que Thorin vous attendra pour entrer dans la Montagne.
Le Magicien se tourna vers Hope.
- Alors, ne laissez pas Bilbon entrer seul dans la Montagne.
Hope hocha la tête, fermement, déterminée à protéger Bilbon. Gandalf monta sur son cheval, tout en prévenant la Compagnie des dangers de la Forêt Noire.
- Ce n'est plus le Vertbois d'antan. Il y a une rivière dans ces bois qui a été soumise à un enchantement. Surtout, ne touchez pas l'eau. Traversez par le pont de pierre. Dans cette forêt, l'air lui-même est chargé d'illusions. Il vous troublera l'esprit et tentera de vous fourvoyer.
- Nous fourvoyer ? s'exclama Bilbon, confus. Comment ça ?
- Restez sur le sentier, reprit Gandalf. Ne le quittez pas. Si vous le quittez, vous ne le retrouverez jamais.
Et il chevaucha alors au loin, en ajoutant :
- Restez sur le sentier, quoi qu'il arrive.
Thorin poussa la Compagnie à entrer dans la forêt.
- En route. Il faut y être avant le coucher du soleil, le Jour de Durin. C'est notre seule chance de trouver la porte secrète dans la Montagne.
Hope regarda Alaric. Tous les deux étaient anxieux à l'idée même de traverser la Forêt Noire.
- Vous êtes prêt pour ça ? demanda la Tribride à son directeur.
Alaric secoua la tête.
- Pas du tout, et toi ?
- Moi non plus, répondit Hope toujours angoissée.
Puis, Alaric posa sa main sur l'épaule de la Tribride.
- Mais est-ce qu'on a le choix ? lui dit-il. Ça me déplaît autant qu'à toi, mais on n'a pas d'autres alternatives. Il nous faut traverser cette forêt.
Hope acquiesça, nerveusement.
- Gandalf a dit qu'il fallait rester sur le sentier. Tant qu'on reste sur le sentier, on ne craint rien.
- Et ne pas toucher l'eau de la rivière, ajouta Alaric. Le traverser par un pont en pierre.
Thorin les appela, alors que lui et les Nains avaient déjà commencé leur marche.
- Hope, Alaric. Venez !
Hope prit une inspiration avec détermination.
- Allons-y !
Sur ce, la Compagnie s'enfonça dans la forêt.
J'espère que tout le monde aura apprécié et à la prochaine fois avec un autre chapitre.
