Cami se leva de bonne humeur ce matin, étrangement. Une belle journée l'attendait aujourd'hui, car les rayons du soleil battaient déjà leur plein et...
Elle s'était vengée.
Elle revoyait encore l'image de Gally, bouche bée et complètement nu, qu'elle avait abandonné dans les douches.
C'était tout bonnement mémorable et terriblement jouissif.
La medjack aurait tant aimé pouvoir le raconter à Teresa.
Mais cela impliquait le fait qu'elle devait également lui avouer tout ce qu'il s'était passé entre eux.
Et c'était tout bonnement hors de question.
Après s'être longuement étirée, Cami finit par se lever.
À peine posa-t-elle les pieds au sol qu'elle grimaça.
Elle baissa alors la tête vers ses genoux et ses yeux s'écarquillèrent.
Ses rotules étaient remplies de bleus. Violets, jaunes, verts.
- Merde. Pesta-t-elle entre ses dents
Il allait faire horriblement chaud et elle ne pourrait pas mettre de short. Ses amis comprendraient aussitôt s'ils voyaient cela, ils n'étaient pas stupides.
Fait chier.
Cami ne gagnait jamais complètement face à Gally, il finissait toujours par l'embêter, directement ou indirectement.
Mais qu'importe, ce n'était pas cela qui allait l'arrêter.
Lorsqu'elle arriva à l'infirmerie, Cami tomba sur Teresa qui discutait avec Clint.
La brune se retourna aussitôt vers la medjack.
- Salut Mimi ! S'exclama-t-elle avec un sourire légèrement suspicieux
Qu'est-ce qu'elle me veut encore.
- Salut Teresa, tu n'as rien laissé sur le feu j'espère ? La taquina Cami qui se mettait déjà au travail
Clint leva les yeux au ciel devant leurs chamailleries et partit dans la réserve.
Teresa en profita pour se rapprocher de son amie, un sourire malicieux sur le bout des lèvres.
- Tu as encore disparu hier soir, après le conseil. Lui glissa-t-elle
- Oui, j'ai préféré manger avec Frypan. Répondit Cami en haussant les épaules
La blocarde évitait de regarder Teresa, elle sentait qu'elle ne la croyait pas une seule seconde.
Elle avait peur de se trahir si elle croisait son regard. Ses yeux en disaient trop.
- Mmh... qu'importe. Ce soir, tu n'as pas intérêt à t'éclipser, nous avons prévu une petite fête près du feu, avec des jeux.
Oh non.
Cami poussa un long soupir désespéré, qui fit rire Teresa.
- Oh mais ne t'inquiète pas, Gally sera dans son coin avec les bâtisseurs, comme toujours !
Cami ferma un tiroir d'un coup sec et lança un regard agacé vers son amie.
- Pourquoi me parles-tu de Gally ? Je n'en ai rien à faire de lui, ce n'est pas à cause de lui que ces fêtes me soulent. Je suis fatiguée c'est tout.
Teresa fit de gros yeux et leva les mains en l'air.
- Ok ok très bien ! Excuse-moi, grincheuse. Je vais te laisser et aller préparer un bon repas pour ce midi, peut-être que ça te mettra de meilleure humeur !
- C'est ça. Grogna la medjack
- Mais ne crois pas que je te laisserai dormir à l'heure des poules ce soir, je viendrai te chercher par la peau des fesses s'il le faut ! Lui cria Teresa alors qu'elle quittait l'infirmerie
Elle n'avait absolument pas hâte.
- Allez Cami, ce sera marrant. Ajouta Jeff qui venait d'arriver
- Je n'ai pas le choix de toute façon. Répliqua la jeune femme
D'un côté, elle avait hâte de revoir Gally. De voir la tête qu'il allait tirer lorsqu'il poserait les yeux sur elle. Elle espérait qu'il mourrait de frustration au fond de lui.
« Où as-tu appris à faire ça ? Putain, je vais jouir. »
Elle avait eu un tel effet sur lui. Cami était fière d'avoir été celle qui l'avait chamboulé. Les rôles s'étaient enfin inversés.
C'était lui qui était perturbé désormais, et son rêve qui l'avait tant hantée était enfin en train de s'effacer de sa mémoire.
Rira bien qui rira le dernier.
L'après-midi, Cami prit une petite pause.
Elle décida d'aller voir Newt, elle n'avait pas passé beaucoup de temps avec lui les derniers temps et il commençait à lui manquer.
Le sarcleur se trouvait près de l'une des grandes Portes, il arrachait des mauvaises herbes qui n'arrêtaient pas de s'entasser, avec Zart.
- Salut vous deux. Les salua Cami en les rejoignant, un grand sourire sur le visage
Newt se releva et lui fit un sourire étonné. Ses cheveux blonds étaient en bataille et son front perlait de sueur.
- Tiens, une revenante !
Cami lui donna un petit coup de coude, ce qui arracha un rire cristallin au blond.
Quand il riait, son petit nez de lutin se retroussait et la jeune femme trouvait cela vraiment adorable.
- Pas trop chaud ? Demanda-t-elle
- Si, je vais sûrement faire une insolation. Prépare les compresses froides. S'esclaffa Newt en faisant un petit clin d'œil à Cami
Celle-ci leva les yeux au ciel en ricanant.
Zart abandonna les mauvaises herbes à son tour, dégageant les cheveux mouillés de son visage.
- Tu sais que Jack est complètement effrayé quand on lui parle de toi ? Fit-il remarquer à Cami
La medjack arqua un sourcil, ne comprenant pas.
- Comment ça ? Je ne lui ai rien fait pourtant, au contraire, j'ai même réussi à convaincre Winston de lui laisser son hamac qui est bien plus confortable ! Se justifia Cami, peinée
- Au début je m'étais dit qu'il en pinçait pour toi mais j'en doute désormais. Pouffa Zart
- Mais...
Cami ne trouva même pas quoi répondre.
Elle trouvait cet enfant si mignon et cela l'attristait énormément de savoir qu'elle lui faisait peur.
- Moi je pense que ta tête du matin doit l'horrifier au point de te fuir. L'embêta Newt avec un sourire en coin qui la narguait
Offusquée, la jeune femme le dévisagea avec la bouche grande ouverte.
Le sarcleur en rajouta donc une couche, ce qui poussa Cami à se jeter sur lui.
Alors, elle le rua de coups. Des coups amicaux bien sûr, qui n'étaient pas très puissants également. Ils faisaient plus glousser Newt qu'autre chose.
Bientôt, ils se retrouvèrent au seuil de la Porte, toujours en train de se batailler.
Cami ne cessait de le pousser pour lui sauter dessus à nouveau.
- Ce n'était vraiment pas gentil Newt ! Se plaignit-elle en riant à moitié
- Tu vas me mettre dans le labyrinthe ? La défia le garçon
- Peut-être bien !
Newt plongea ses yeux bruns dans ceux de Cami, un sourire espiègle sur le visage.
- Et si je t'y mets en premier ? Répliqua-t-il
Sur ces mots, Newt se mit à faire semblant de tirer Cami vers le labyrinthe, riant aux éclats.
En les voyant, Zart souffla de désespoir devant leur stupidité.
Il se remit très vite à travailler.
- Newt arrête !
- Oh allez Cam-Cam, une petite piqure de Griffeur dans les fesses ça ne fait jamais de mal ! Se marra-t-il
Bien sûr, il ne faisait que l'embêter.
Cami ne posa même pas un pied à l'intérieur du labyrinthe.
- Eh !
Ni Newt ni Cami n'eurent le temps de réagir.
En quelques secondes, le sarcleur fut poussé loin de la jeune femme et celle-ci manqua de s'étaler de tout son long car Newt l'avait presque embarquée avec lui. Heureusement, elle s'était dégagée à temps.
Les deux amis découvrirent alors un Gally tout bonnement furieux. La tête haute et les sourcils froncés, il les fusillait du regard.
Cami ne perdit pas de temps, elle se rua vers lui et lui fit face.
Elle était rouge de rage.
Mais c'était à peine si le bâtisseur baissait les yeux vers elle.
- Je peux savoir ce qu'il vous prend ? Gally éleva la voix
- On s'amusait simplement Gally, arrête un peu ton cinéma. Souffla Newt, déjà fatigué de son comportement
- Mon cinéma ? Alors quoi, j'aurais dû te laisser la pousser dans le labyrinthe ? Non pas que ça m'aurait dérangé, mais je croyais qu'il fallait obéir aux messages des Créateurs ? Vociféra le maton des bâtisseurs
Cami eut envie de rire suite à son « non pas que ça m'aurait dérangé ». Elle trouvait cela bien drôle qu'il dise cela, lorsqu'elle se remémora la scène d'hier soir.
Comment fera-t-il pour se faire sucer la queue si je meurs ?
Elle aurait tant aimé qu'il puisse lire dans ses pensées en ce moment même.
Idiot.
- Parce que tu agis avec douceur toi peut-être ? Tu as failli nous blesser en nous projetant comme ça ! Cria Cami à son tour
- Il y a des règles à respecter, bande de tocards, seuls les coureurs sont autorisés à entrer dans le labyrinthe. Cracha le bâtisseur
Il était vraiment horrible, elle avait envie de lui administrer une gifle magistrale, cela la démangeait.
Désormais, Gally et Cami se toisaient droit dans les yeux. Ils n'étaient qu'à moins d'un mètre l'un de l'autre mais jamais ils n'avaient senti autant de distance entre eux.
À travers cet échange, ils se transmettaient toute la haine qu'ils ressentaient l'un envers l'autre.
Même si, au plus profond d'elle, Cami luttait pour réprimer cette attirance qui naissait en elle dès lors que Gally s'approchait un peu d'elle.
- Laisse tomber Cami, Captain Gally est de mauvais poil aujourd'hui. Lui dit Newt qui partait déjà rejoindre Zart
Ils ne se lâchaient plus du regard.
La blocarde voulut insulter son ennemi une dernière fois. Elle en avait besoin.
Mais contre toute attente, Gally se pencha vers elle, près de son oreille, la faisant taire immédiatement.
- C'est étrange que tu aies mis un pantalon par ce temps. Murmura-t-il le plus doucement possible
Complètement sidérée, Cami s'était figée.
Il avait osé.
En se redressant, Gally afficha un air triomphant et narquois sur son visage.
Un infime sourire en coin, à peine perceptible, se dessina sur ses lèvres.
Un sourire qui fit comprendre à Cami qu'elle n'aurait jamais le dessus sur lui.
- Va travailler. Continua-t-il, d'un ton ferme
Dorénavant, la jeune femme bouillonnait intérieurement.
- Tu n'as pas d'ordres à me donner, je ne suis pas ton esclave !
Un ricanement moqueur glissa sur les lèvres du maton.
Ainsi, il se contenta de lui lancer un simple regard.
Un regard qui voulait dire : « pourtant tu m'obéis d'habitude ». Cami eut envie de le tuer.
Sur ce, le bâtisseur l'abandonna sans même la considérer une seule seconde plus.
Connard.
Il ne perdait rien pour attendre.
La soirée arriva bien plus vite que Cami ne l'aurait souhaité.
Elle n'avait pas encore recroisé Gally depuis leur altercation et elle priait les cieux pour qu'il ne la ridiculise pas à nouveau, devant tout le monde cette fois-ci.
- Bouge-toi Mimi, on y va ! La pressa Teresa
Cami n'hésita pas à montrer son mécontentement en déposant avec rage ses affaires sur son hamac.
- C'est bon je viens. Grommela-t-elle
- Oh lala mais tu as rêvé de Gally à nouveau ou quoi ? Se moqua la brune
La medjack pouffa de rire.
Si seulement elle savait.
- Et toi, tu ne rêves jamais de Thomas ?
Les joues de Teresa s'étaient aussitôt empourprées.
Cami sourit.
- C'est bien ce que je me disais.
Après cela, l'amie de la medjack n'osa plus l'embêter avec Gally.
Au final, la soirée ne fut pas si terrible.
Teresa discutait avec Thomas et Newt qui ne cessaient de se disputer pour un rien. Chuck et Jack s'amusaient à faire des ombres sur les arbres avec les reflets qui émanaient des flammes produites par le feu.
Gally, comme prévu, bavardait et buvait avec les bâtisseurs.
Ce qui était très bien ainsi, même si Cami ne cessait de frissonner d'énervement dès lors qu'elle l'entendait rire de sa voix grave.
La medjack quant à elle avait décidé de passer la soirée avec Minho. Au début, ils avaient joué à un jeu qui consistait à dire trois faits sur soi. L'autre devait trouver le mensonge et les deux faits vrais.
Cami avait très vite décidé de mettre fin au jeu quand elle s'était rendu compte que son ami trouvait à chaque fois la vérité. C'était bien trop dangereux.
Au final, ils ne faisaient que boire et rire désormais.
Minho était allé lui chercher un verre qui contenait l'alcool fait par Gally.
Avec difficulté, elle l'avait accepté.
Au moins, ce n'était pas le bâtisseur qui lui avait proposé d'en prendre.
Là, elle aurait dit non.
- Newt m'a raconté ce qu'il s'est passé avec Gally. Ce n'est vraiment qu'un p'tit con.
Les yeux de Cami se perdirent soudain dans le grand feu.
- Laisse, ne lui accordons pas d'importance tu veux ?
- Moi qui pensais qu'on lui ouvrirait enfin les yeux avec ton... rêve.
Cami ricana et reporta à nouveau son attention vers Minho.
Il la scrutait avec un petit sourire.
- Ce n'était qu'un rêve Minho, ce n'est pas la réalité. Gally ne changera jamais.
- Il ne sait pas ce qu'il rate.
Cette remarque fit rire les deux blocards, et en riant, Minho avait fini par poser sa main sur le bras de Cami. Le serrant légèrement tant il se marrait. La jeune femme en fit alors de même. Le verre d'alcool n'aidait pas non plus.
Mais ce fut alors que, pour la première fois de la soirée, la medjack daigna poser les yeux sur Gally. Il était de l'autre côté du camp, loin d'elle, mais à travers les flammes, Cami put voir qu'il lui lançait un regard noir.
À elle, ainsi qu'à Minho.
Et rien ne pouvait la rendre plus heureuse. Ainsi, elle détourna la tête et passa une dizaine de minutes à rire à gorge déployée avec le coureur. Elle était certaine que le bâtisseur continuait de les épier avec agacement. C'était si réjouissant.
- Excuse-moi Minho, je vais faire un tour dans la cuisine. Quand je bois je meurs toujours de faim. Lui expliqua Cami qui était devenue toute rouge à force de glousser aux blagues que le coureur lui faisait
- Dépêche-toi, je vais me sentir seul.
- Mais oui ne t'en fais pas.
Toutefois, lorsque Cami quitta le camp, elle aperçut Minho courir vers Thomas, Newt et Teresa.
Elle roula des yeux en pouffant.
Malgré le verre qu'elle avait bu, la jeune femme avait les idées claires. Commençait-elle déjà à se faire à cet alcool juste immonde ?
- J'espère que Frypan a laissé quelques biscuits... Chuchota-t-elle pour elle-même
La cuisine était complètement vide, absolument tous les blocards avaient décidé de faire la fête ce soir.
Cependant, Cami eut à peine le temps de pénétrer dans la pièce qu'elle entendit quelqu'un derrière elle.
C'est pas vrai.
Bien évidemment, ce fut Gally qui se retrouva devant elle quand elle se retourna telle une furie.
- Je rêve ou tu me suis ?
Gally ricana. Se moquant ouvertement d'elle. De nombreux vaisseaux dans ses yeux étaient éclatés, par l'alcool mais probablement par la fatigue également.
- Ne te crois pas si importante, la bleue.
S'il voulait jouer, elle allait jouer. Aucun problème.
- Tu me donnais pourtant l'impression que je l'étais, hier soir. Rétorqua-t-elle avec un rictus
Le maton eut un souffle amusé, toisant Cami de haut, avec dédain.
Il s'était légèrement rapproché d'elle, avant de croiser les bras sur son torse.
- On dirait bien que tu vas te rendre utile pour Minho désormais.
Me rendre utile ? Donc Gally insinuait avec fierté qu'il se servait d'elle uniquement pour se vider.
Et il osait faire une remarque avec Minho.
Comme s'il était... jaloux ?
Ce n'était pas possible, elle était en train d'halluciner.
La bouche entrouverte, il fallut plus d'une minute pour qu'elle réussisse enfin à répondre.
Effarée, elle regardait Gally sans le voir.
- Tu n'as pas le droit de me sortir une telle chose. Je ne suis pas un objet et puis... qu'est-ce que ça peut te faire si je vais vers un autre garçon ? Tu me détestes tout autant que je te hais.
- Je n'ai jamais dit que tu étais un objet, tocarde. Simplement une idiote. Alors quoi, tu veux te taper tous les mecs de ce Bloc ?
Les yeux bleus du maton brûlaient.
Cami ne parvenait même pas à déchiffrer les émotions qui traversaient son regard.
Elle aurait presque pu être déstabilisée tant Gally était imposant quand il se tenait face à elle.
Sauf que c'était à son tour de le perturber.
- Non, juste toi.
Cami se retint d'éclater de rire suite au choc qui s'était affiché sur le visage du bâtisseur.
Il ne s'était pas du tout attendu à cette réponse.
Elle en profita donc pour se détourner en lui lançant un dernier regard méprisant.
- Maintenant casse-toi. Lui assena-t-elle
Gally reprit très vite ses esprits.
Il ne bougea pas de l'endroit où il s'était posté.
- En quel honneur ?
- Tu n'as pas le droit de m'approcher, je te rappelle. Si on te voit seul avec moi, dans un petit endroit clos, on va te foutre au Gnouf.
- Je n'en ai rien à faire, si tu savais. Répliqua-t-il du tac au tac
Cami aurait aimé lui crier de dégager, à nouveau, mais Gally ne lui laissa pas le temps.
En quelques secondes, il s'était retrouvé à ses côtés. Et là, il agrippa son bras, en veillant à ne pas trop le serrer.
Il venait de la toucher. La peau nue de son bras. Cami en fut électrisée.
Sa grande main toujours enroulée autour de son bras, Gally la tira vers l'arrière de la cuisine, dans un coin sombre. Alors, il la lâcha et la colla presque, la forçant à se plaquer contre le mur.
Déglutissant, Cami releva les yeux vers lui.
Il la surplombait de tout son haut.
Le cœur de la jeune femme battait la chamade.
- Tu me touches maintenant ?
Pour la narguer d'autant plus, Gally approcha son visage du sien.
- Il n'y a que deux endroits que je toucherai ce soir, rien de plus. Susurra-t-il de sa voix suave, ne la quittant pas des yeux
Abasourdie, Cami en eut le souffle coupé.
Toujours collée contre le mur, le corps de Gally n'était plus qu'à quelques centimètres du sien.
Elle s'en voulait, mon dieu, elle s'en voulait. Mais elle craquait.
Comme d'habitude.
Il avait un effet sur elle qui était tout bonnement irrésistible.
Elle s'en était suffisamment prise à lui aujourd'hui.
Elle s'était vengée hier soir.
Mais elle n'arrivait plus à continuer cette vengeance. Pas pour l'instant.
Pas alors qu'il l'avait enfin touchée. Pas alors qu'il avait presque montré un semblant de... jalousie ?
- Je te hais, Gally. Siffla-t-elle entre ses dents
- Je sais, et c'est pour cela que tu me désires autant. Riposta-t-il d'un ton satisfait
Fait chier.
Il avait raison et cela embêtait affreusement Cami.
Elle pouvait entendre la respiration lourde du bâtisseur tant il était proche.
Son bas-ventre était déjà contracté alors qu'il n'avait absolument rien fait.
Et visiblement, elle n'arrivait pas non plus à cacher le désir qu'elle éprouvait, car Gally le devina dans son regard.
- Supplie-moi.
Les yeux de Cami s'agrandirent.
L'atmosphère autour d'elle était devenue lourde, pesante.
Elle voulait que Gally la prenne contre ce mur, tout comme elle souhaitait lui donner un coup de pied entre les jambes. Cette contradiction était insupportable.
Et elle savait, elle savait au fond d'elle qu'elle allait supplier.
Car elle voulait qu'il la touche, encore et encore.
- Je t'en supplie. Finit-elle par dire, avec des yeux innocents qui rendaient Gally complètement dingue
Gally passa sa langue contre l'intérieur de sa joue, ne cessant de fixer Cami.
Alors, il posa l'une de ses mains sur le mur, juste au-dessus de la tête de la jeune femme, et l'autre trouva le bouton du pantalon de Cami.
Un souffle surpris s'échappa des lèvres de la medjack.
Elle attendait cela depuis si longtemps.
Tout à coup, les lèvres de Gally effleurèrent l'oreille de Cami.
- Supplie-moi. Répéta-t-il après avoir défait son bouton en quelques secondes
- Je t'en supplie, touche-moi. Dit Cami à nouveau, devenue impatiente
Ainsi, le bâtisseur glissa sa main large dans le pantalon de la blocarde, ce qui la fit glapir. Elle avait l'impression d'être de retour dans son rêve. Là où Gally l'avait touchée en la forçant à regarder dans le miroir.
Enfin, ses doigts voyagèrent vers sa culotte.
Et il se mit à caresser son intimité à travers le tissu, d'abord ses lèvres, puis son clitoris.
Des décharges électriques parcourent aussitôt le corps de Cami et elle laissa déjà un gémissement sortir de sa bouche.
Elle faiblissait sous les doigts de Gally. Il était capable de lui faire prendre du plaisir rien qu'avec ça.
Le bâtisseur s'était interdit de faire cela jusqu'à maintenant car c'était quelque chose qui l'excitait terriblement. Bien plus que n'importe quel autre acte.
- Comme ça ? Demanda-t-il, avec un sourire en coin qui faisait perdre tous les moyens de Cami
Furtivement, elle hocha la tête.
Elle avait encore son sous-vêtement mais rien qu'avec cela, elle était déjà trempée.
De plus, il faisait cela dans la cuisine, là où tout le monde pouvait les surprendre. Ce danger les excitait affreusement.
Les jambes de Cami tremblaient, mais ce n'était pas suffisant pour Gally.
De ce fait, il saisit soudain les coutures de sa culotte et il la tira sur le côté. Son intimité était désormais nue.
La jeune femme avait fermé les yeux, s'attendant à enfin sentir les doigts de Gally sur son sexe qui était libre de tout tissu.
Mais il les avait retirés.
Lorsqu'elle rouvrit les yeux, elle vit que le bâtisseur avait mis deux doigts dans sa bouche afin de les humidifier. Complètement hypnotisée, elle ne le lâcha pas du regard.
Puis, il plongea à nouveau sa main dans le pantalon de Cami et cette fois, ses deux doigts caressèrent le clitoris nu de la medjack.
- Put...
Cami ne réussit pas à en dire plus tant elle gémissait.
Gally exécutait des mouvements circulaires sur son point sensible et il faisait cela si bien, elle n'arrivait pas à y croire.
Il détaillait chaque expression qui passait sur le visage de la jeune femme. Il ne demandait qu'à la voir jouir sous ses doigts.
C'était si bon que les yeux de Cami finirent par se révulser, avant de clore ses paupières.
- Regarde-moi. Grogna Gally
Si les caresses qu'il lui faisait la rendait dingue, elle n'osait même pas avouer ce que ses mots lui faisaient comme effet. Dès qu'il lui parlait, qu'il lui ordonnait des choses, elle vacillait.
Un cri de plaisir émana de la gorge de Cami quand Gally la pénétra soudain avec l'un de ses doigts.
Très vite, il en glissa un deuxième, la remplissant d'autant plus.
Doucement, il les faisait sortir et entrer, augmentant petit à petit le plaisir de la medjack.
Elle n'arrivait plus à arrêter de gémir désormais et son dos s'était arqué.
La respiration de Gally s'était accélérée elle aussi. Il avait même approché ses lèvres de celles de Cami, mais jamais elles ne se rencontrèrent. La jeune femme sentait simplement le souffle du bâtisseur s'écraser sur sa bouche, et cela ne faisait qu'amplifier son désir pour lui.
Gally se mit à accélérer les mouvements en Cami, les va-et-vient que ses doigts faisaient étaient de plus en plus puissants.
Elle était complètement trempée.
- Regarde-toi, toute trempée, rien que pour moi. Tu crois vraiment que Minho serait capable de te rendre ainsi ?
Bien sûr que non. Cami était incapable de ressentir un tel désir pour quelqu'un d'autre. C'était irrévocable.
Les gémissements bien plus bruyants qu'avant firent comprendre à Gally qu'il avait raison.
Elle était proche et il voulait la voir jouir. Il voulait avoir cette satisfaction.
Pour la pousser à bout, le bâtisseur finit par s'occuper de son clitoris à l'aide de son pouce, tout en continuant de pilonner son intérieur à l'aide ses doigts.
- Putain je...
Un rictus mesquin s'était installé sur les lèvres de Gally. Il la possédait, il était le seul à lui procurer tant de plaisir.
Elle voyait dans son regard électrique, qu'elle n'arrivait plus à quitter, qu'il aimait avoir du pouvoir sur elle.
Cami finit par atteindre la jouissance lorsque Gally arqua ses doigts en elle et tapa dans son point G.
Comment pouvait-il être si doué ? Il n'était pas censé se souvenir de tout cela.
Elle laissa tomber sa tête contre le mur et jouit de toutes ses forces, le mélange des caresses sur son clitoris et les doigts en elle l'avait menée à sa perte.
À bout de souffle, Cami se remit droite et le spectacle auquel elle fit face lui brûla l'estomac.
Gally avait retiré ses doigts d'elle et les avait mis en bouche, les léchant. La jeune femme se mordit la lèvre inférieure.
Sans se contrôler, elle baissa les yeux vers l'entrejambe du bâtisseur et y découvrit une énorme bosse.
Gally suivit son regard.
Il ricana, froidement.
- Quoi ? Ça ne t'a pas suffi, tu en veux plus ?
- Je...
- Tu n'auras rien de plus.
Sur ces mots, le maton se recula.
Vexée, Cami remit son pantalon correctement et le reboutonna.
Mais elle se reprit bien vite. Elle avait gagné, cette fois. Puisqu'elle avait joui, et lui non.
- Je t'ai laissé sur ta faim hier soir et toi, tu viens de me faire jouir. Je pense avoir gagné, non ?
Gally inclina légèrement sa tête en arrière et pouffa d'une façon narquoise.
- Tu crois vraiment me résister ? Demanda-t-il en plantant ses yeux dans ceux de Cami
- Oui. Assura-t-elle, bien qu'elle n'était elle-même pas convaincue
Le bâtisseur s'esclaffa à nouveau.
- C'est ce qu'on verra.
- Je peux t'assurer que j'en suis capable.
Gally s'avança vers Cami, qui recula une nouvelle fois jusqu'au mur.
Proche de son visage, il lui murmura :
- Tu fais la fille forte, mais je viens de te faire jouir rien qu'à l'aide de mes doigts. Mes foutus doigts. En quelques minutes. Ça va te hanter pendant des semaines, la bleue. Tu ne peux pas me résister. Je sais que tu te retrouveras très vite à genoux devant moi, comme dans la douche. Et lorsque cela arrivera, tu me supplieras de te prendre, de te pénétrer au plus profond de toi, après que j'ai joui dans ta bouche.
Estomaquée, Cami avait cessé de respirer.
Elle ne pouvait même pas le contredire, car même si elle arrivait à lui résister pendant quelques jours, elle finirait par revenir.
Elle reviendrait vers cet aimant qui l'attirait irrésistiblement.
Avec un rictus figé sur le visage, Gally se dégagea, libérant Cami de son emprise.
Et il s'en alla, quittant la cuisine. Laissant derrière lui la medjack qui essayait tant bien que mal de se remettre de cet orgasme intense.
Eh bien.
1-1 partout.
En même temps, moi non plus je ne résisterais pas à Gally. Mais on sent que Cami n'a pas fini de lui faire tourner la tête non plus. Lui aussi craque facilement !
Dites-moi, vous avez aimé ce chapitre ? 💗
