« Tu me supplieras de te prendre, de te pénétrer au plus profond de toi. »

Cami plaqua une main sur sa bouche lorsque cette phrase lui revint soudain en tête.

À côté d'elle, Clint arqua un sourcil.

Ils étaient en train de préparer des flacons de camomille.

- Tout va bien ?

Cela recommençait. Gally la hantait, comme au tout début avec son rêve. Elle ressassait tout. Elle sentait son bas-ventre se contracter quand elle imaginait sa main, ses doigts, sur son intimité. Il l'avait touchée.

Non.

Cela devait cesser. Elle ne pouvait plus vivre ainsi.

Il ne méritait pas qu'elle lui accorde autant d'importance alors qu'il la traitait telle une moins-que-rien dès lors qu'ils avaient fini leur petite affaire.

Le bâtisseur ne l'utilisait que pour se faire plaisir, pour passer le temps dans ce Bloc où ils étaient retenus prisonniers.

Et Cami avait l'impression qu'elle faisait la même chose, ce qui ne lui ressemblait pas.

Elle voulait que cela prenne fin. Mais en était-elle capable ? La jeune femme avait l'impression qu'une force invisible prenait possession d'elle et la poussait à ne jamais résister. C'était horrible.

- Oui, je me suis simplement rendu compte que j'avais oublié de demander quelque chose à Teresa. Ce n'est rien. Mentit-elle

Le maton des medjacks lui fit un petit ''mmh'', peu convaincu.

Nerveuse, Cami lui jeta un coup d'œil.

Avait-il compris ?

- Écoute Cami, tu dois te reprendre. Cela fait des jours que tu sembles ailleurs, tu es constamment déconcentrée et maladroite. Si Alby s'en rend compte, il va finir par te soupçonner lui aussi. Le fait que tu sois la seule fille avec Teresa, le message... ne te fais pas remarquer.

À l'entente de ces mots, Cami déglutit.

Les yeux foncés de Clint pesaient sur elle.

Elle ne pouvait même pas lui en vouloir de lui balancer cela à la figure, car il avait raison.

Elle allait finir par faire croire aux Blocards qu'elle cachait quelque chose de bien plus grave qu'une aventure interdite avec Gally.

- Tu as raison, je ne sais pas ce qu'il me prend les derniers temps. Mais je peux te promettre que ce n'est rien de grave, peut-être que je deviens tout bonnement folle à force de rester ici.

C'était le cas de le dire. Se taper le pire garçon du Bloc, c'était la définition parfaite d'être folle.

Clint s'esclaffa, tout en déposant les petites fioles dans un tiroir.

- Je pense que nous sommes tous un peu fous ici.

Cami ne réussit pas à se joindre à ses rires.

Elle était en train de dériver et cela l'inquiétait.

Elle devait se reprendre. Et vite.

L'après-midi, Cami dut chercher de quoi prendre le goûter pour Clint et Jeff.

Elle avait rouspété pendant près d'une minute avant de céder.

Elle détestait quand ils la prenaient pour leur larbin.

- Un p'tit creux Cam-Cam ?

- Non Frypan, c'est pour mes chers collègues. Dépêche-toi, ils vont s'évanouir si je ne leur ramène pas des biscuits à temps.

Frypan se mit à rire en secouant la tête, puis il fouilla dans un petit placard construit avec des planches en bois.

- Teresa n'est pas là ?

- Elle prend une petite pause. L'informa le cuisinier en lui tendant des gâteaux uniquement composés de farine et de fruits

Cami se faisait violence pour ne surtout pas regarder le coin où Gally l'avait fait... jouir, la veille.

Elle craignait que des souvenirs ne refassent surface en elle et que son estomac ne la brûle à nouveau.

Elle espérait que personne ne les avait vus d'ailleurs. Le maton des bâtisseurs avait provoqué des sensations si incroyables en la medjack qu'elle n'avait cessé de gémir. Ils n'auraient même pas pu entendre si quelqu'un était entré.

C'est honteux, Cami.

Pour ne pas arranger les choses, Gally venait d'arriver dans la cuisine.

Elle était de dos à lui, mais elle l'entendait rire avec ses collègues.

Et elle était persuadée qu'un sourire en coin, moqueur et froid, était plaqué sur son visage quand il posait les yeux sur elle.

Gally la méprisait sans cesse, et ce malgré ce qu'il se passait entre eux.

Il souriait car il voyait très bien que Cami était perturbée d'être ici. Il voyait qu'elle n'était pas à l'aise parce qu'elle repensait forcément à la façon dont il s'était occupé d'elle, dans ce coin caché. Il savait qu'il l'obsédait.

Et rien ne pouvait plus énerver la Blocarde.

Petit con prétentieux.

- Merci Frypan.

Cami saisit les biscuits et fit demi-tour.

Lorsqu'elle passa à côté du groupe de bâtisseurs, elle les ignora royalement.

- Salut Cami ! Dit l'un d'eux

Elle choisit de faire comme si elle n'avait pas entendu.

C'était probablement pour se moquer d'elle de toute façon.

- Toujours aussi polie cette tache.

Tache.

Gally lui avait trouvé un nouveau surnom, visiblement.

Mais Cami décida de ne pas y prêter attention. De plus, elle savait que l'ignorance l'énerverait bien plus que si elle répliquait.

Ainsi, elle quitta la cuisine sans se retourner.

Sans un seul regard pour lui.

Elle était certaine qu'il avait perdu son sourire narquois désormais. Il devait être enragé qu'elle l'ait esquivé de la sorte.

Il ne pouvait pas gagner à tous les coups.

Quelques heures plus tard, Cami était plantée au milieu du Bloc. Deux minutes avant, elle discutait avec Newt et Teresa, mais ces deux derniers avaient fini par s'engueuler à propos de Thomas et ils étaient partis chacun de leur côté, énervés tels des enfants. La medjack n'avait pas compris la raison, elle n'avait pas écouté.

À présent, elle était occupée à observer Jack et Chuck qui jouaient un peu plus loin.

Cami ne comprenait toujours pas pourquoi le nouveau la craignait et cela l'inquiétait. Il n'était pas censé la connaître puisque sa mémoire avait également été effacée.

Pourquoi donc Zart lui avait-il dit que Jack avait peur d'elle ? Qu'avait-elle fait ?

Et si en vérité, ce message « protégez-les » n'était pas destiné aux deux filles, mais aux deux enfants ?

Quelque chose ne tournait pas rond dans cette histoire et cela la tourmentait. Comme si elle n'était pas déjà suffisamment stressée.

- Tu penses à moi Cami ?

La jeune femme se tourna vers son interlocuteur, sursautant.

Minho.

- Bon sang tu m'as fait peur !

Quand le regard de Cami tomba sur le coureur, elle stoppa un instant de respirer.

Le visage de Minho perlait de sueur et les gouttes s'étaient écoulées sur son t-shirt bleu. Il était trempé et sa respiration était saccadée. De ses yeux noirs, il scrutait Cami qui était en train de rougir.

- Excuse-moi, ce n'était pas voulu. Ricana-t-il doucement

La medjack détourna le regard et se mit à rire nerveusement.

Mais qu'est-ce qu'il me prend ?

Était-elle remplie d'idées malsaines à ce point ? C'était affligeant.

- Vous avez trouvé quelque chose de nouveau ? Demanda-t-elle afin de cacher son malaise

Pendant que Cami avait posé cette question, les yeux de Minho s'étaient attardés sur les lèvres de la jeune femme avant de remonter, doucement, vers ses iris.

Il se reprit et lui fit un petit sourire, avant d'hausser les épaules.

- Pas vraiment. Thomas pensait avoir vu une ouverture mais ce n'était qu'un trou peu profond.

Cet échange entre Cami et Minho, Gally l'avait vu. Adossé contre une bâtisse quelques mètres plus loin, il fixait les deux blocards.

Lorsque Cami croisa furtivement son regard, elle crut un instant qu'il allait la tuer. Elle ne lui accorda pas une seule seconde de son temps et reporta son attention sur le coureur qui lui faisait toujours face.

Parfait.

La medjack en profita pour poser sa main sur l'épaule de Minho et elle lui adressa un sourire qui se voulait être réconfortant.

- Vous allez réussir, j'en suis sûre. Vous allez nous sortir de là.

Cami put voir dans les yeux de Minho que cela lui faisait du bien d'entendre cela.

Thomas et lui avaient besoin d'encouragement, plus que jamais.

- Tu...

- Hé Minho ! Ne t'approche pas d'elle. Tu as oublié le message ?

Sidérée, la jeune femme ne réalisa pas tout de suite que c'était Gally qui avait osé dire cela.

Était-il sérieusement en train de dire à Minho de rester loin d'elle ? Alors que le bâtisseur avait, littéralement, enfoncé ses doigts en elle hier soir ?

C'était une blague, ce n'était pas possible autrement.

Cami daigna enfin jeter un coup d'œil vers Gally. Il était toujours contre le mur, les bras croisés sur son torse. Un rictus mauvais s'était dessiné sur ses lèvres.

- Tu es jaloux Gally ? Se moqua Minho

Le bâtisseur se retint de rire.

- Jamais je ne serai jaloux pour une tocarde qui n'est qu'un foutu nid à problèmes. Assena-t-il

Il avait dit cela d'un ton si froid, Cami en eut le souffle coupé.

Sa respiration s'arrêta quelques secondes, jusqu'à ce que ses mains se referment sur elles-mêmes.

Les serrant le plus fort possible afin de contenir la colère qui s'emparait d'elle.

Cami fulminait.

Il avait osé l'humilier devant Minho.

Le coureur remarqua la rage soudaine de la medjack et il voulut la rassurer.

Mais elle ne lui en laissa pas le temps.

Furieuse, Cami se rua vers la Ferme. Elle n'entendit même pas que Minho et Gally se disputaient déjà.

- Pauvre con. Grogna-t-elle pour elle-même, tête baissée

Il fallait qu'elle se calme, sinon elle allait exploser. Pourquoi était-il si odieux avec elle ? Il n'était pas ainsi quand elle le laissait lui faire l'amour.

Lunatique de merde.

À l'intérieur, Cami dut se contenir pour ne pas monter les escaliers d'un pas trop lourd tant elle était énervée.

Les marches étaient déjà suffisamment en lambeaux, il ne valait mieux pas les briser complètement.

Quand elle était enragée, le seul moyen qu'elle trouvait pour apaiser sa tension était de se réfugier dans l'une des chambres et de hurler dans un coussin. Le plus fort possible.

Ce fut donc ce qu'elle fit.

Elle se dirigea vers l'une des premières portes et entra dans la pièce.

- Calme-toi.

Le sang de Cami se glaça.

Figée au milieu de la chambre.

C'était Gally qui venait de grogner cet ordre.

Elle ne l'avait même pas entendu tant ses oreilles sifflaient de fureur.

- Tu n'en as pas marre de me suivre ?

Elle avait presque crié ces mots en se retournant vers lui, mais elle ne souhaitait pas que les blocards l'entendent.

La tête haute, ses épaules larges légèrement inclinées en avant, Gally toisait la medjack. Il portait un t-shirt à manches longues noir et il avait retroussé ses manches, exposant ses avant-bras. Il s'était posé contre l'encadrement de la porte.

- Tu dois arrêter d'agir comme une hystérique la bleue.

Le cœur de Cami battait la chamade.

Il se fichait d'elle, ouvertement.

- Tu me ridiculises devant tout le monde et je suis l'hystérique ?

Gally roula des yeux, soupirant.

- Je n'ai fait que dire la vérité, tu es un nid à problèmes.

Ce fut de trop pour la jeune femme.

Prise d'une pulsion éclatante, elle se rua vers le bâtisseur.

Et elle le poussa de toutes ses forces, jusqu'à ce qu'il recule dans le couloir, trébuchant presque. Mais Gally était gigantesque et son corps pesait bien plus lourd que celui de Cami.

Au bout d'un moment, il ne recula plus et il se contentait de fixer la medjack d'un air narquois, tête baissée vers elle.

- C'est bien ce que je disais, une hystérique.

Les lèvres de Cami se pincèrent.

Elle n'était plus qu'à quelques centimètres du visage de Gally et elle le fusillait du regard.

Pour une fois, elle ne flanchait pas. Même si le souffle chaud du maton s'écrasait sur son front et qu'il ne la lâchait pas du regard.

- Va te faire voir. Cracha-t-elle

Sur ces mots, elle partit loin de lui et retourna dans la chambre.

Malheureusement, le bâtisseur ne fut pas de cet avis. En quelques secondes il la rejoignit et claqua la porte derrière lui.

- Un conseil tocarde, calme-toi. Répéta-t-il d'un ton ferme

Tout en gardant une certaine distance, Cami lui fit face, les bras croisés sur sa poitrine.

Elle pouffa de rire.

À bout.

- Sinon quoi, hein ? Tu as dit à Minho de ne pas m'approcher, alors pourquoi le fais-tu ? C'est bien hypocrite de ta part.

Ce fut au tour de Gally de ricaner nerveusement.

- Tu ne veux pas le reconnaître la bleue, mais je suis le seul à pouvoir te calmer. Et tu le sais très bien.

Prise au dépourvu, Cami ne sut quoi répondre sur le coup.

Elle regardait le maton sans vraiment le voir.

En effet, elle le savait. Mais elle ne voulait pas l'accepter.

- Me calmer ? C'est toi qui me rends ainsi. Depuis ce foutu rêve, depuis cet instant dans la chambre, tu joues avec moi.

Les yeux bleus de Gally la pénétraient, la transperçaient.

Elle s'y perdait sans le vouloir.

- Je joue avec toi ? Tu joues tout autant avec moi, tocarde. Tu savais très bien que cela allait finir ainsi. Tu savais qu'en me révélant ton rêve, je finirais entre tes jambes. Si tu ne l'avais pas voulu, tu n'aurais rien dit et m'aurais hurlé dessus, comme d'habitude. Tu te sers de moi pour te soulager tout comme je me sers de toi, tu n'es pas une sainte. Arrête de te voiler la face.

- Je...

Cami était incapable de terminer sa phrase, car le bâtisseur avait raison.

Elle ne savait pas s'il la désirait vraiment, mais elle le désirait. Plus que tout. À tel quel point qu'elle allait jusqu'à l'ignorer, le provoquer, pour qu'il revienne vers elle. C'était un cercle sans fin.

Elle préféra alors changer de sujet.

- Dans ce cas, pourquoi pourrais-tu m'utiliser et pas Minho ?

À la mention de Minho qui pourrait peut-être le remplacer, le regard de Gally s'assombrit.

Sans s'en rendre compte, il s'était approché de la blocarde.

Elle devait se tordre la nuque pour ne pas briser leur contact visuel.

- Parce que ce tocard serait incapable de te faire ce que je te fais.

Un rire moqueur glissa sur les lèvres de Cami, des ridules se formant autour de ses yeux.

- Tu n'es qu'un idiot si tu crois cela.

Un rictus presque machiavélique se forma sur le visage du maton.

- Est-ce que tu penses toujours que je suis un idiot quand je te baise et que je te fais jouir ?

Cami avala sa salive avec difficulté.

Leurs visages étaient si proches à présent. Elle aurait presque pu sentir la texture de ses lèvres. Elle voulait tant y goûter, c'était insoutenable. Elle désirait savoir ce que cela faisait de l'embrasser.

Rien qu'à cette idée, son intimité se serrait déjà.

Elle pouvait presque y sentir le battement de son cœur.

- Eh bien, prouve-le-moi. Tu me dis constamment que tu me hais, pourtant dans la cuisine tu m'as assuré que tu me pénétrerais au plus profond de moi. Tu me hais mais tu sais d'avance que tu ne peux pas te passer de moi. Lui dit-elle, confiante

Une lueur de défi était née dans les yeux de Gally.

Il se pencha vers l'oreille de Cami, lui murmurant d'une voix grave :

- Tout comme tu ne peux pas te passer de moi. À tel point que tu es obligée d'aller vers d'autres tocards pour essayer de m'oublier.

Putain.

Comment faisait-il pour provoquer tant de choses en elle ?

Il lui donnait toutes les raisons possibles de le haïr, mais il savait également quoi faire pour la rendre complètement folle de ce qu'il lui faisait quand il la possédait.

Il avait suffi de quelques mots, et Gally l'avait excitée.

Alors qu'une minute plus tôt, elle avait eu envie de le trucider à mains nues.

Elle n'en pouvait plus.

Tout comme elle ne put pas résister à l'envie de baisser les yeux.

Elle était si accro au bâtisseur que, même s'il était complètement habillé, elle arrivait parfaitement à imaginer son membre. Sa longueur, sa grosseur, ses veines. Et elle souhaitait l'avoir en elle à nouveau.

Gally suivit son regard et il comprit.

- Prends-la. Ordonna-t-il

Cami releva la tête vers lui.

Que voulait-il dire ?

Qu'elle la prenne en bouche ? Ce n'était pas ce qu'elle voulait.

- Non.

Le rictus diabolique sur le visage du bâtisseur s'élargit.

Il fit un pas de plus, touchant presque le corps de la jeune femme.

- Très bien, alors mets-toi à quatre pattes sur le lit.

Cami eut l'impression que son cœur venait de tomber dans son estomac.

Ses yeux s'étaient écarquillés.

Il lisait en elle, c'était certain.

- Je...

- Ne joue pas à l'innocente, tu m'as demandé de te le prouver. La coupa Gally d'un ton sec

Cami déglutit.

Elle ne pouvait pas le contredire.

Alors, prise d'une soudaine montée d'adrénaline, la medjack lui obéit.

Elle fit même mieux.

Sans le quitter des yeux, elle retira son pantalon ainsi que sa culotte, lentement. Jusqu'à s'en débarrasser complètement.

Gally n'avait rien loupé du spectacle.

Elle se tenait debout devant lui, à moitié nue, et il pouvait voir qu'elle était si mouillée que cela avait coulé sur l'intérieur de ses cuisses.

Il étouffa un grognement dans sa gorge, rempli de désir pour elle.

Il désirait la baiser. La ruiner. Jusqu'à ce qu'elle jouisse à n'en plus pouvoir. C'était tout ce qu'il voulait.

Confiante, Cami se retourna et se dirigea vers le petit lit.

- Mets-toi bien au bord.

Il lui donnait des ordres avec une voix suave, profonde.

Des papillons tournoyaient dans son bas-ventre quand il lui parlait ainsi.

Elle n'arrivait pas à résister.

Elle s'exécuta, sans broncher.

Elle se mit à quatre pattes sur le petit lit, prenant soin de placer ses genoux bien au bord.

Le regard glacial de Gally se faisait insistant derrière elle.

- Écarte tes jambes.

Cami obéit, terriblement excitée.

Elle regardait droit devant elle, contemplant le mur.

Elle se mordait la lèvre pour éviter de gémir.

Elle ne voulait pas qu'il remarque qu'elle gémissait alors qu'il ne faisait rien d'autre que de lui parler.

Elle ne souhaitait pas lui donner cette satisfaction.

Elle était de plus en plus impatiente.

Les jambes écartées, elle était complètement exposée.

- C'est bien. Siffla-t-il

Puis, elle entendit Gally s'approcher derrière elle.

Il s'arrêta à quelques centimètres de ses fesses tendues vers lui.

Pendant quelques secondes, il ne fit rien. Il était probablement en train d'admirer ce qui se tenait face à lui. Sa respiration rapide et lourde prouvait à la jeune femme que ce qu'il voyait était en train de le rendre fou.

Ensuite, Cami l'entendit défaire sa ceinture.

En la retirant, il la fit glisser sur l'une des fesses de la medjack, avant de la faire tomber au sol. Une fois de plus, elle dut se retenir de gémir.

Et ce fut au tour de son pantalon et de son boxer.

Pour une fois, il les avait retirés.

Cami eut envie de pester de frustration.

Elle ne pouvait même pas le voir dans cette position.

- Tu...

Elle ne réussit même pas à terminer sa phrase.

Gally venait de placer son érection juste devant l'entrée de Cami. Son bout touchait ses lèvres sensibles. Cette fois-ci, elle ne réussit pas à garder un gémissement enfermé en elle.

- Supplie-moi.

C'était un supplice.

Le corps entier de la jeune femme brûlait de désir, ses bras tremblaient alors qu'elle se tenait sur eux pour rester à quatre pattes.

Elle le voulait en elle, plus que jamais, et il lui demandait encore de le supplier.

- Je ne la rentrerai pas en toi tant quand tu ne me le demanderas pas. La prévint-il d'un ton froid

Cami ferma les yeux.

Il la torturait, il frottait son gland contre ses parois extérieures, qui étaient mouillées à souhait.

Et le pire dans tout cela, c'était que cela l'excitait.

Qu'il la torture ainsi.

Mais elle n'arrivait plus à résister.

- Put... je t'en supplie. Baise-moi.

Un rire moqueur mélangé à un grognement de désir émana de la bouche de Gally, et sans qu'elle n'ait le temps de s'en rendre compte, il la pénétra.

Lui arrachant un gémissement plus bruyant que les précédents.

- Ne gémis pas tout de suite, je ne l'ai même pas encore rentrée entièrement.

Comment était-ce possible ? Elle avait l'impression qu'il la remplissait déjà complètement. Son intérieur s'était déjà serré autour de son membre dur, volant un râle rauque au bâtisseur.

Toutefois, quand il débuta ses va-et-vient en elle, Cami comprit ce qu'il voulait dire.

Doucement, puis plus brutalement, avide de désir, il lui infligea des coups de rein de plus en plus profonds, veillant à ce qu'elle s'habitue à sa longueur.

- Putain oui... Gémit-elle, déjà à bout de souffle

Dans cette position, le bâtisseur parvenait à taper dans son point G sans aucune difficulté. Son érection était presque en train de la transpercer.

- Soit tu contrôles tes gémissements, soit tu te tais la bleue. On ne doit pas nous entendre. Gronda Gally entre deux râles

Il n'avait pas tort, une personne pouvait entrer dans la Ferme à tout moment.

Mais comment se contrôler alors qu'il était tout bonnement en train de la pilonner, de l'emplir avec possessivité.

Elle avait attendu cela depuis des jours.

Incapable de rester silencieuse, elle dut se résoudre à se mordre les lèvres jusqu'à presque se les arracher, se forçant à ne plus gémir.

- Juste parce que tu es obéissante, je vais te baiser d'autant plus fort.

Et ce fut ce qu'il fit.

D'abord, il fit sortir son érection de son intimité, mais pas complètement, la moitié était toujours en elle. Puis il la rentra à nouveau, d'un coup sec.

Au plus profond d'elle, comme il le lui avait promis.

Il fit cela plusieurs fois, la sortant et la rentrant sans cesse, atteignant à chaque fois son point sensible.

Quelques fois, Cami ne réussit pas à garder le silence.

Elle lâcha quelques gémissements, presque des cris de plaisir.

Et Gally grogna, car au fond, cela l'excitait affreusement de lui faire tant de bien.

Et là.

Enfin.

Il la toucha.

Il posa ses deux mains sur son corps qui était en surchauffe, qui tressautait de désir.

Sur ses hanches, précisément.

Fermement, il les agrippa. Il y planta ses doigts, profondément. Ce qui arracha un autre gémissement à la blocarde.

Enfin il la touchait. La sensation était exquise. Ses mains étaient à la fois douces et rêches, se mariant parfaitement avec sa peau.

- C'est si bon bordel. Murmura Cami, d'un ton presque désespéré

Maintenant qu'il la tenait par les hanches, ce fut le coup de grâce pour la jeune femme.

Il put la pénétrer avec plus d'ardeur.

Ses cuisses musclées claquaient violemment contre ses fesses, les rendant complètement rouges.

Plusieurs fois, Cami manqua de s'écrouler sur le matelas tant le plaisir qui nageait en elle l'affaiblissait.

Mais Gally la remettait en place à chaque fois, toujours en empoignant ses hanches, et il ne faisait qu'augmenter la cadence.

Jamais Cami n'avait connu une meilleure sensation que celle de sentir l'érection du bâtisseur aller et venir en elle, frotter contre son intérieur honteusement trempé et serré.

- Putain tu es si bonne. Grogna Gally d'une voix rauque

La jeune femme se risqua à tourner légèrement la tête.

Elle voulait le voir.

Et elle l'entrevit. Il avait basculé sa tête en arrière, exposant les veines saillantes sur son cou et sa pomme d'Adam. Sa bouche était entrouverte et ses paupières étaient closes, il lâchait parfois quelques râles de plaisir.

Et ce, tout en continuant de donner des coups de bassin à la blocarde.

Enfonçant de plus en plus ses doigts fins dans la peau de ses hanches.

Il allait lui créer de nouveaux bleus.

À cette vue, Cami fut sur le point de jouir.

Elle se remit à regarder droit devant elle avant que Gally ne rouvre les yeux.

- On verra si après ça tu continueras de m'ignorer. Chuchota-t-il d'un ton rempli de reproches, entre deux respirations lourdes

La medjack ne parvint pas à réprimer son sourire.

L'ignorer ne lui avait pas plu.

Elle avait réussi son coup.

Bientôt, Cami fut proche de la jouissance.

Mais Gally le sentait qu'elle allait jouir, car son intimité se resserrait autour de son membre gonflé de plaisir.

De ce fait, il cessait de la pilonner à chaque fois qu'elle était sur le point de jouir.

- Putain... je t'en supplie, laisse-moi jouir. Le supplia la jeune femme, qui avait laissé tomber sa tête dans le vide tant elle n'en pouvait plus

Il s'arrêtait à chaque fois qu'elle était proche, car il savait que cela rendrait son orgasme d'autant plus puissant.

Et il avait raison.

Mettant fin à cette torture, il reprit ses va-et-vient devenus brutaux et il tamponna son point sensible. Le claquement de ses cuisses contre ses fesses et leurs gémissements respectifs emplissaient la pièce dans laquelle ils se trouvaient.

- Jouis autour de ma queue. Ordonna Gally, entre ses dents serrées

Cami ne se fit pas prier.

À peine deux secondes plus tard, elle jouit.

Son dos s'arqua et elle explosa sous cet orgasme intense, alors que Gally était encore en train de la pénétrer sans relâche.

La poussant à bout.

Ce fut si bon qu'elle dut se mordre le bras pour s'empêcher de crier.

À force de stimuler son point G, un liquide transparent noya l'érection de Gally et atterrit même sur ses cuisses.

En voyant cela, le bâtisseur ne put plus se retenir.

- Putain de merde. Grogna-t-il

Aussitôt, il se retira et saisit son membre entre sa main, le masturbant juste au-dessus de la fesse droite de Cami.

Et il atteignit la jouissance à son tour, poussant un dernier râle de plaisir, se vidant sur la peau rouge de la blocarde.

Épuisée, Cami se laissa tomber à plat ventre sur le lit.

La tête dans les nuages.

Gally resta immobile quelques instants, toujours debout, perdant ses moyens tant il avait du mal à se remettre de cet orgasme. Il n'en avait jamais connu un aussi puissant. Ses jambes tremblaient encore de plaisir.

- Bordel la bleue, tu m'as trempé. Lâcha-t-il en regardant ses cuisses dont les poils étaient mouillés

Cami n'avait même plus la force de relever la tête.

Elle sentit simplement Gally qui passa un coup de linge sale sur ses fesses afin de la débarrasser de la semence qu'il avait laissée sur elle.

Elle avait à nouveau craqué, faible.

Mais il lui avait fait tant de bien, pas une seule seconde elle ne regrettait.

Elle n'arrivait pas à réaliser ce qu'il venait de se passer.

Elle le détestait, bordel, elle le détestait. Mais jamais personne n'avait été capable de la mettre dans cet état.

Euphorique, elle voulut répondre à Gally, mais malheureusement elle n'en eut pas le temps.

- Cami !

Le bâtisseur et la medjack s'étaient aussitôt figés.

Ce n'était pas Gally qui venait de prononcer son prénom, mais un autre blocard qui se trouvait dans le couloir.


Désolée pour cette fin 😄

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