Cami était à bout.
Après s'être rendu compte qu'elle commençait peut-être à s'attacher un peu trop à Gally, elle avait décidé de ne plus l'approcher.
Comment pouvait-elle ressentir cela pour un être si exécrable ? Elle refusait de lui donner son attention, et bien plus encore. Il ne méritait rien.
Quand elle se rappelait tout ce que le bâtisseur lui avait dit, elle avait envie de hurler. Il lui interdisait de voir d'autres personnes mais lui avait le droit de se faire plaisir.
Il l'avait insinué, il avait fait comprendre à Cami qu'il comptait se taper la nouvelle.
Alors, la medjack avait passé plusieurs jours à se morfondre. Toutes les heures, elle s'était demandée si Gally était en train de faire jouir Rosie, de la même façon qu'il l'avait fait avec elle.
Cami était terriblement jalouse de l'attention que le maton portait à la blonde. Et cela ne pouvait plus continuer.
Ainsi, la blocarde s'était résolue à ne plus faire attention à Gally.
Une semaine était passée et elle perdait peu à peu l'attachement qu'elle avait eu pour lui. Elle respirait enfin.
Toutefois, Cami n'évitait pas que le bâtisseur.
Elle faisait également tout ce qui était en son pouvoir pour ne pas croiser Rosie.
Se retrouver face à elle, c'était repenser à son rêve. Mais c'était également être exposée à la dure vérité.
Cami était moins belle, moins intéressante que Rosie. Et le pire, c'était que l'on s'était habitué à elle. Rosie quant à elle était nouvelle. C'était pour cela que Gally l'avait choisie.
Et ça, la medjack ne parvenait toujours pas à l'accepter.
Alors, elle faisait comme s'ils n'existaient plus.
C'était mieux ainsi.
D'ailleurs, ce soir, les blocards avaient prévu une fête. Et pas n'importe quelle fête.
Une fête où ils envisageaient de boire jusqu'à ne plus tenir debout. Cela faisait très longtemps qu'ils n'avaient plus fait cela, peut-être un mois. Cami ne s'en souvenait même plus.
La jeune femme comptait bien profiter de cette soirée pour se changer les idées. Et pour passer définitivement à autre chose.
- Mimi, bouge tes fesses ! Cria Teresa depuis les escaliers
Cami poussa un grognement de frustration. Elle était encore à moitié nue dans la chambre et elle détestait être pressée.
- Vas-y déjà, je te rejoins ! Répliqua-t-elle
Elle entendit Teresa pousser un soupir avant qu'elle ne quitte la Ferme.
Enfin tranquille.
Cami enfila un pantalon ainsi qu'un t-shirt puis elle recoiffa brièvement ses cheveux, avant de sortir à son tour.
Elle pouvait entendre des cris et des rires au loin, ils étaient déjà tous près du feu.
Comme d'habitude, elle était en retard.
Et visiblement, elle n'était pas la seule.
Alors qu'elle marchait vers le camp, Gally surgit soudain devant Cami. Il était de dos à elle et semblait l'ignorer lui aussi.
Bien.
Ainsi, ils marchèrent en silence pendant une minute.
Jusqu'à ce que le bâtisseur ne finisse par craquer.
- Même les bruits que tu fais en marchant sont agaçants, la bleue. Insupportable.
Il avait dit cela sans même daigner la regarder. Quelle ordure.
- Eh bien, tu devrais t'entendre. C'est pire que l'enfer. Riposta Cami en accélérant le pas
Suite à ces mots, Gally s'était stoppé d'un coup. Désormais, il assassinait la medjack du regard.
- Continue de faire ton insolente, tu le regretteras.
Cami passa à côté de lui en le regardant de haut en bas, avant de ricaner.
- C'est ça. Tais-toi tu veux ? Pauvre tocard. Le défia-t-elle
Ce fut au tour de Gally de se marrer.
- Quelle vulgarité. Tu devrais utiliser cette bouche pour quelque chose de plus utile.
Putain. Comment osait-il ?
Cami se sentit fulminer intérieurement, cela lui brûla l'estomac tant cette phrase l'avait enragée.
Mais plutôt que de s'énerver, elle eut une bien meilleure idée. Elle allait le faire regretter d'avoir dit cela.
Lentement, elle tourna la tête vers lui et un sourire machiavélique se dessina sur ses lèvres.
- C'est déjà fait. Quand j'étais à genoux ce matin, en train de sucer Minho.
Puis, Cami lui fit un clin d'œil et elle se détourna avant de reprendre sa route. Le feu n'était plus très loin et le maton ne pourrait donc pas la rattraper.
La medjack était en train de se faire violence pour ne pas sourire, tant ce fut jouissif.
Une satisfaction indescriptible était née en elle.
Totalement abasourdi, Gally en avait eu le souffle coupé. Il ne pouvait même plus bouger.
Avant de l'abandonner, Cami avait pu voir dans son regard acier à quel point cela l'avait touché. Il n'arrivait pas à y croire, et la jeune femme pouvait parier qu'il était au bord de l'explosion.
Elle n'osait même pas se retourner.
Il devait être en train de lui assener des regards remplis de haine.
C'était exactement ce qu'elle attendait.
Pour une fois, Cami avait gagné.
En arrivant au camp, la jeune femme se précipita aussitôt vers ses amis.
Il valait mieux éviter Gally ce soir, si elle ne voulait pas se faire tuer.
Maintenant qu'elle avait lâché cette bombe, il devait encore plus la détester.
Sauf que Cami eut la surprise, plutôt désagréable, de découvrir Rosie. Assise entre Newt et Teresa.
- Pourquoi, seigneur, pourquoi... Grommela la blocarde
Pourquoi était-elle venue ? Elle le regrettait déjà.
Sur le coup, la medjack resta un instant immobile, mais très vite les blocards commencèrent à poser des regards intrigués sur elle, alors Cami secoua la tête et elle s'avança vers ses amis.
Rosie n'allait tout de même pas la manger. Pourquoi craignait-elle tant de se retrouver à côté d'elle ? Était-elle si jalouse, si intimidée ?
En soufflant longuement, Cami salua Newt, Thomas et Minho.
Elle s'installa entre les deux coureurs.
- Tu en as mis du temps. Tu t'es battue avec Gally ? Se moqua Minho
- Il avait l'air assez énervé en arrivant. Ajouta Newt, assis de l'autre côté
- Mais pas du tout ! Vous n'allez pas me dire que ça vous étonne de le voir énervé ? Comme s'il ne l'était pas tous les jours, à chaque minute !
Les amis de la medjack se mirent à rire suite à cette remarque.
Elle avait raison.
Même Rosie avait rejoint l'hilarité des blocards. Et rien que d'entendre le son de sa voix, Cami sentit sa gorge la piquer sous l'irritation.
Il fallait qu'elle boive, et vite. Elle ne tiendrait pas toute la soirée autrement.
Comme d'habitude, Newt remarqua qu'elle était nerveuse. Il pouvait lire en elle comme si elle était transparente. Il la devança donc.
- Toi, tu as besoin d'un verre !
En quelques secondes, il quitta le tronc et revint presque aussitôt avec un énorme verre d'alcool.
- Faites attention, Gally a doublé les doses ce soir. Prévint Minho en pouffant
Parfait.
Cami dut se raisonner pour ne pas tout boire d'un coup. Elle voulait vite être bourrée afin de ne plus avoir à supporter la nouvelle à côté d'elle.
Avec l'esprit plus léger, elle accepterait peut-être de l'entendre parler.
Contre toute attente, la fête fut plus surprenante qu'autre chose.
En deux heures à peine, tous les blocards furent complètement soûls. Effrayés par leurs comportements, Chuck et Jack étaient partis au lit.
C'était compréhensible, entre les bâtisseurs qui ne cessaient de se battre, Thomas et Newt qui se tournaient autour avant de se chamailler comme un vieux couple et Minho et Teresa qui dansaient comme des idiots autour du feu, il y avait de quoi avoir peur.
Mais dans toute cette histoire, ce que Cami avait tant redouté avait fini par arriver.
Alors qu'elle souriait en regardant ses amis faire des bêtises, une petite voix l'interrompit dans sa contemplation.
- Cami ?
La medjack avait pas mal bu et elle mit près d'une minute pour revenir sur terre et réaliser que Rosie venait de lui parler.
- Oui ? Dit-elle, d'un ton peut-être trop sec
La blonde s'était assise à côté d'elle, la collant presque.
Elle se tortillait sur place, les joues rouges.
Que lui arrivait-elle ? C'était Cami qui était censée être gênée face à elle. Pas l'inverse.
- Je... je voulais savoir si tu avais quelque chose contre moi. Avoua Rosie avec une petite moue
Cami, qui s'apprêtait à prendre une énième gorgée, fut coupée dans son élan.
Prise au dépourvu suite à cet aveu. Elle arqua un sourcil.
- Qu'est-ce que... qu'est-ce que tu veux dire ?
- Oh c'est juste que tu ne m'as pas vraiment adressé la parole depuis mon arrivée et puis... dès que je tentais de t'approcher, tu me fuyais presque.
Soudain mal à l'aise, la medjack se racla la gorge et détourna le regard.
Qu'allait-elle sortir comme excuse ? Elle ne pouvait pas lui parler de Gally.
Mais était-elle capable de lui mentir ?
Cami n'arrivait même plus à réfléchir correctement, et quand elle buvait elle avait tendance à dire tout haut ce qu'elle pensait tout bas.
- Est-ce que c'est à cause de Gally ?
Eh merde.
Était-ce si évident que ça ? Cami roula des yeux. Elle s'en voulait de ne jamais réussir à garder un secret.
- Tu n'as pas besoin de me répondre. Je l'ai deviné. Je vois la façon dont tu le regardes quand il me parle. Je voulais te dire que j'étais désolée de ne pas l'avoir remarqué avant. Je l'aurais empêché d'essayer de te rendre jalouse. La rassura Rosie avec un sourire sincère, elle était stressée elle aussi car elle jouait avec ses doigts
Le cœur de Cami battait à cent à l'heure.
Elle était en train de rêver à nouveau, ce n'était pas possible autrement.
Elle s'esclaffa nerveusement.
- Il... il n'essaye pas... de me rendre jalouse ! Il est... il est simplement intéressé... tu l'intéresses.
Rosie ricana en levant les yeux au ciel.
- Que tu es naïve.
Naïve ? Elle peut parler elle. C'était la première à flirter avec Gally alors qu'il était le garçon le plus horrible du Bloc.
- Si Gally t'intéresse, alors laisse-moi te dire que tu es bien plus naïve que moi. Rétorqua Cami avec un petit rictus moqueur
L'espace de quelques secondes, il y eut un blanc. Un silence durant lequel les deux jeunes femmes se regardèrent.
Avant que Rosie ne s'approche de l'oreille de Cami et ne lui murmure :
- S'il y a bien des blocards qui m'intéressent ici... c'est Newt. Et toi.
La medjack venait tout bonnement de s'étouffer avec sa propre salive. Pendant près d'une minute, elle toussota jusqu'à devenir rouge cramoisi. Rosie, avec une douceur innée, lui tapota le dos.
Bien évidemment, la première pensée qui lui vint en tête fut son rêve.
Pouvait-elle encore appeler cela un rêve ? Suite à cette révélation, Cami commençait à se dire que c'était bel et bien un souvenir.
- Oh putain... Chuchota-t-elle en passant une main sur son front, sidérée
À côté d'elle, Rosie gloussa.
- Ne t'en fais pas, je ne vais pas te demander de m'apprécier en retour. Je sais très bien que ton cœur est déjà pris.
Cami avait l'impression d'halluciner.
Si on lui avait dit que la soirée prendrait cette tournure, elle n'y aurait pas cru une seule seconde.
- Mon cœur n'est pas pris, arrête de...
Rosie leva sa main, faisant comprendre à la medjack qu'elle devait se taire.
- Je sais ce que c'est. Je suis intéressée par un garçon qui au final est gay et par une fille qui est déjà éprise d'un autre. J'ai eu du mal à l'assumer, mais j'ai fini par l'accepter. Toi par contre, tu es encore dans le déni apparemment. Rit la blonde
Cami ne savait même plus quoi répondre.
Elle était sans voix.
Elle comprenait désormais pourquoi tous les blocards appréciaient cette fille. Elle n'avait aucune mauvaise intention en elle, elle était simplement très douée pour analyser le monde qui l'entourait.
- Je... je ne sais même pas quoi dire. Souffla Cami en se grattant la tête
- J'espère simplement que tu cesseras de m'ignorer à présent. Tu ne crains rien avec moi.
Alors, Cami lui sourit.
Un sourire vrai et apaisé.
La jeune femme se trouvait presque bête en ce moment même. Comment avait-elle pu penser de si mauvaises choses de Rosie ? Elle n'avait jamais rien fait de mal, au final.
Tout ça à cause de Gally.
Cami se détestait d'être si faible pour lui.
Au final, la medjack passa le reste de la fête avec Rosie. Ensemble, elles dansèrent, rirent et se taquinèrent.
Parfois, Cami avait malencontreusement jeté quelques coups d'œil vers Gally et elle l'avait, à chaque fois, surpris en train de la toiser.
Il la fixait. Si intensément que la jeune femme ne réussit plus à le regarder au bout d'un moment.
Lorsque Cami et Rosie retournèrent s'assoir, la blonde prit sa main dans la sienne.
La blocarde ne put s'empêcher de sourire timidement.
- Tu es une fille superbe Cami, tu ne dois pas te sous-estimer. Il ne s'en rend tout simplement pas encore compte.
Cami aurait aimé que la nouvelle ait raison, mais c'était tout comme croire que le monde extérieur était en fait le paradis que de croire que Gally finirait un jour par être attaché à elle comme elle l'était.
La blocarde en avait marre de se faire de faux espoirs.
- Il ne te mérite pas. Ne te tracasse pas pour lui.
C'est pas vrai.
Rosie lisait dans ses pensées, Cami n'avait pas d'autres explications.
Une fois de plus, c'était d'ailleurs la troisième fois que cela se produisait ce soir, les deux filles se scrutèrent longuement, en silence.
Et Cami ne sut pas si c'était l'alcool ou simplement le fait qu'elle avait réalisé que Rosie était une personne géniale, mais elle se retrouva à se pencher vers elle.
De façon incontrôlable. Instinctivement.
Bien sûr, Rosie ne bougea pas. Elle attendait même avec impatience, ne quittant pas les lèvres de Cami des yeux.
Sauf que la medjack n'eut même pas le temps d'approcher ses lèvres des siennes.
Elle venait d'être tirée en arrière.
Gally.
Il la tira avec une telle puissance qu'elle se retrouva debout, loin de Rosie.
- Putain mais tu fais...
Gally venait d'encercler le bras de Cami avec sa main, le serrant légèrement.
- Tu es bourrée, la bleue, ne fais pas quelque chose que tu pourrais regretter le lendemain. Lui murmura-t-il au creux de l'oreille
Les deux ennemis se faisaient désormais face.
Heureusement, les autres blocards étaient soit endormis à même le sol, soit en train de vomir. Newt et Thomas s'amusaient à compter combien de flammes il y avait dans le feu. Se disputant car l'un disait qu'il y en avait trois et l'autre vingt-sept.
- Suis-moi. Ordonna Gally, impatient
Quoi ? Il rêve.
Sans grande surprise, le bâtisseur ne lui laissa pas le choix.
Il continuait de tenir son bras et il l'incita à avancer en la tirant.
Cami lança un regard inquiet vers Rosie, mais celle-ci se contenta de lui faire un clin d'œil. Bon sang mais qu'est-ce qu'il leur prend ?
Dans son autre main, Gally avait encore un verre d'alcool à moitié plein.
À présent, ils marchaient en direction de la Ferme, et lorsqu'ils furent à l'intérieur, le maton la mena vers la salle du conseil.
- Mais merde qu'est-ce que tu fais ? Tu peux me répondre oui ? S'énerva Cami
Enfin, Gally la lâcha.
Elle croisa donc les bras sur sa poitrine, sourcils froncés.
Comment osait-il l'amener ici, l'empêchant de continuer cette soirée qu'elle avait fini par adorer ?
Les yeux de Gally étaient rouges, dû à tout l'alcool qu'il avait probablement ingurgité.
Sa respiration était lourde, ses épaules s'élevaient et redescendaient, lentement. Il ne lâchait pas Cami du regard.
- Minho ne t'a pas suffi ? Tu cherches à te faire Rosie maintenant ?
Rosie. Cela lui faisait toujours mal d'entendre le bâtisseur l'appeler par son prénom, alors qu'elle, elle avait seulement le droit à des surnoms horribles comme la bleue ou tocarde.
Cami ne comptait pas se laisser faire ce soir.
- Tu m'as interdit d'approcher des garçons, mais tu n'as rien dit à propos des filles. Le nargua-t-elle avec un sourire mauvais
Gally baissa un instant la tête, ricanant.
Avant de plonger ses yeux dans ceux de Cami à nouveau.
- Ouvre la bouche.
Décontenancée, Cami ne réagit pas tout de suite.
Seuls ses yeux s'étaient écarquillés.
Que venait-il de dire ?
En plus de cela, il s'était approché d'elle. Bien trop près. Leurs corps se touchaient presque.
- Ouvre la bouche. Répéta-t-il
C'était instinctif.
Cami n'avait pas pu quitter les lèvres de Gally quand il avait prononcé ces mots.
Elle rêvait encore d'y goûter un jour.
- Pour... pourquoi ? Balbutia-t-elle
Le regard du bâtisseur s'était assombri.
Elle devait se tordre la nuque pour réussir à continuer de le regarder.
- Ne me fais pas te le répéter une quatrième fois, la bleue. Ouvre la bouche.
Cami déglutit.
Faible, Cami. Tu es faible.
Tant pis, demain elle mettrait la faute sur l'alcool.
Cédant, la medjack s'exécuta.
Elle était bien trop curieuse de voir ce que Gally lui réservait. Elle ne pouvait pas s'en empêcher.
C'était une addiction.
Doucement, ses lèvres se séparèrent et s'entrouvrirent légèrement.
- Plus que ça. Insista Gally de sa voix grave
Mais qu'attendait-il d'elle ?
Ne souhaitant pas l'énerver, Cami lui obéit. Encore et toujours.
Alors, ce qu'il fit la fit perdre tout contrôle. Son bas-ventre s'était aussitôt mis à chauffer.
Gally venait de tremper deux de ses longs doigts dans son verre d'alcool. Et après avoir fait cela, il les avait mis dans la bouche de Cami. La faisant vaciller sous la surprise.
- Suce-les. Dit-il en la dévorant du regard
Si Cami avait un jour osé imaginer que cette situation l'exciterait au plus haut point, elle aurait explosé de rire.
La façon dont Gally la regardait, alors qu'elle avait ses doigts en bouche.
Elle n'arrivait même pas à décrire la sensation qui traversait son corps en ce moment même.
Ainsi, Cami fut si excitée qu'elle ne se fit pas prier.
Elle suça les doigts de Gally, comme si cela avait été son sexe.
Et ce, sans le quitter des yeux. L'épiant avec innocence.
Gally, irrévocablement hypnotisé, grogna de désir.
- Putain, tu aimes ça n'est-ce pas ? Avoir quelque chose en bouche ?
Sans même réfléchir, Cami hocha la tête de haut en bas.
Oui.
Cela arracha un autre râle rauque au bâtisseur.
- Est-ce que tu as vraiment sucé Minho ?
Bien sûr que non. Elle avait voulu le faire, pour se venger, mais elle n'y était pas parvenue. Si elle avait couché avec Minho, elle s'en serait voulue. Car elle savait très bien qu'elle aurait imaginé Gally à sa place.
Ne cherchant pas à lui mentir, Cami bougea désormais sa tête de la droite vers la gauche. Non.
Alors, une lueur presque soulagée traversa le regard bleu de Gally.
Était-il vraiment soulagé d'apprendre que Cami n'avait rien fait avec Minho ?
C'était surréaliste.
Sans prévenir, le bâtisseur retira ses doigts de la bouche de la medjack.
Puis, en veillant à ne pas les toucher, il approcha ses lèvres des siennes.
- Règle numéro trois, la bleue, tu ne fais rien avec les autres blocards. Filles, ou garçons.
Sortant peu à peu de cette transe exquise, Cami pouffa.
- En quel honneur ?
Gally arqua un sourcil, n'appréciant guère l'insolence de la jeune femme.
- Parce que je refuse qu'une autre personne te touche.
- Je fais encore ce que je veux ! Je ne t'appartiens pas. Répliqua-t-elle
- Tais-toi. Grogna le maton, se reculant légèrement
- Non, je ne vais certainement pas me taire.
Cami n'avait pas fini de jouer avec lui.
Mais ce qu'elle n'arrivait toujours pas à rentrer dans sa tête, c'était qu'elle était perpétuellement perdante. Qu'importe ce qu'elle faisait, Gally gagnait toujours.
- Eh bien, on verra si tu continueras d'être aussi bavarde une fois que je t'aurai baisée.
Et c'était bien pour cela qu'elle perdait à chaque fois.
Ces simples mots suffisaient à la faire chavirer.
Bouche-bée, Cami perdit toutes ses capacités motrices et fut incapable d'esquisser le moindre mouvement.
- Qu... quoi ?
- Tu m'as très bien compris. Maintenant, si tu veux que je te prenne contre ce mur, tu retires ton pantalon. Assena-t-il, sa voix était devenue autoritaire
À partir de ce moment, tout se passa très vite.
En moins d'une minute, Cami se retrouva seulement avec son t-shirt et sa culotte.
Gally, lui, avait baissé son pantalon.
Cami n'eut même pas le temps de cligner des yeux que les mains du bâtisseur se retrouvèrent sur ses cuisses. Comme si elle était aussi légère qu'une plume, il la souleva et fit en sorte qu'elle enroule ses jambes autour de sa taille.
Bordel. Jamais ils n'avaient été si proches. Et ses mains larges ne quittaient toujours pas ses cuisses. Il les agrippait même avec férocité.
Rien que cela aurait pu faire gémir Cami.
Tout à coup, elle fut plaquée contre le mur de la salle.
Elle ne ressentit même pas la douleur infligée par le matériel peu agréable qui avait heurté la peau de son dos.
Gally profita du fait que la jeune femme prenait désormais appui contre le mur pour baisser son boxer.
Son membre déjà dur se dressa aussitôt devant lui, déjà lubrifié par son propre liquide. En voyant cela, Cami se mordit la lèvre inférieure.
Elle pouvait voir qu'il attendait, peut-être bien plus que Cami, d'être en elle depuis un long moment.
Alors que leurs lèvres furent à nouveau à quelques centimètres les unes des autres, Gally enfonça son sexe en elle. Brutalement. La medjack poussa déjà un cri de plaisir.
- Putain de merde tu es si serrée. Siffla-t-il entre ses dents
Très vite, le bâtisseur entama des va-et-vient plus intenses les uns que les autres.
À nouveau, il saisit les cuisses de Cami entre ses doigts et il les serra le plus fort possible, ce qui lui permit de pénétrer la jeune femme bien plus profondément.
Cami avait besoin de le sentir entièrement en elle. Alors, elle resserra son emprise autour de la taille de Gally avec ses jambes, l'incitant à taper plus loin dans son intérieur. Jusqu'à trouver son point sensible, l'endroit qui pouvait la faire jouir en quelques minutes.
Comment faisait-il pour être si doué ?
À chaque coup de rein qu'il lui infligeait, elle atteignait presque la jouissance.
Désormais, ses va-et-vient étaient si rapides que le dos de Cami cognait contre le mur.
Elle n'osait pas imaginer tous les bleus qu'elle allait avoir demain.
- Tu me détestes toujours ? Lui demanda-t-il tout à coup en se perdant dans son regard
Cami émit un faible sourire.
- Plus que tout.
- Parfait. Grogna-t-il
Sur ce, Gally la pilonna sans aucune retenue, à tel point que Cami faillit glisser à plusieurs reprises mais le maton la rattrapa à chaque fois. Renforçant sa poigne autour de ses cuisses. Intensifiant les pénétrations en elle.
Il aimait tant la sentir si mouillée autour de son membre. Et Cami n'arrêtait pas de gémir, se mordant parfois l'intérieur de la joue pour s'empêcher de crier. Cela excitait Gally comme jamais.
- Putain... Lâcha-t-il entre deux râles rauques
- Oh merde mais c'est quoi ce bordel ?
À l'entente de cette phrase, qui n'avait été prononcée ni par Gally ni par la medjack, Cami crut un instant qu'elle allait faire un malaise. Elle se figea instantanément.
Le bâtisseur cessa ses va-et-vient, mais il ne se retira pas pour autant. Il demeura entre les jambes de la blocarde, son sexe toujours en elle.
Cachée par la carrure large de Gally, Cami ne pouvait rien voir.
- Putain Newt, dégage d'ici ! Cracha le maton d'un ton tranchant
Oh non, tout mais pas ça.
Oops !
Ça craint pour eux vous pensez ?
J'espère que vous avez aimé ce chapitre ! Laissez-moi une petite review, ça m'encourage 💗
