Lumos

Disclaimer : J. K. Rowling est une déesse, et tout lui appartient.

Chapitre 2 : La "Chasse au Harry"

- Et vous dites que vous ne l'avez pas revu depuis ?

- Non m'man, répondit Ron sombrement.

- On compte bien aller le chercher là où il est, ajouta Hermione, mais on a pensé vous en parler avant...

- Et où pensez-vous qu'il soit ?

- Nous n'en sommes pas sûrs... répondit Ron après avoir échangé un regard assez expressif avec Hermione que fort heureusement, madame Weasley et Ginny ne virent pas. On devrait de toute façon être rentrés pour le dîner.

- Très bien, mais soyez prudents, ce n'est pas parce que Vous-Savez-Qui a disparu que le monde est en paix.

- Ne vous en faites pas pour nous madame Weasley, nous ne seront pas longs.

- Je viens avec vous ! ajouta Ginny en se levant.

- Certainement pas jeune fille, ce n'est pas parce que la guerre est finie que ton année scolaire l'est également.

- Mais maman...

- J'ai dit non.

Et disant cela, elle prit Ginny par les épaules et sortit de la cuisine. Avant qu'elles ne disparaissent toutes les deux dans les étages, on entendit encore madame Weasley dire plus doucement " Ne t'en fais pas ma chérie, je te promets qu'il reviendra. "

- Et maintenant ? demanda Ron.

- Maintenant, on cherche. Et je pense que le mieux serait de commencer à Poudlard.

Prenant Hermione par la main, Ron l'entraîna en dehors des limites de transplanage du Terrier. Puis, la prenant dans ses bras, il l'embrassa doucement, la faisant transplaner devant les grilles de Poudlard.

- Je sais transplaner seule tu sais... dit Hermione en souriant.

- C'est parce que tu n'es pas encore habitué à ma méthode, répondit Ron, un sourire malicieux sur le visage.

- Méfie-toi que je ne m'y habitue pas trop vite, lui chuchota-t-elle au creux de l'oreille, avant de se diriger d'un pas rapide vers le château.

Les portes de chêne étaient grandes ouvertes, et il semblait que des élèves, professeurs, ainsi que des gens en uniformes bleus travaillaient à l'intérieur. Trois sorciers l'air très concentrés faisaient léviter un bout de balcon tandis que deux autres le fixaient à son emplacement d'origine en utilisant un sortilège bizarre que même Hermione ne semblait pas connaître.

A l'opposé du hall, l'escalier de marbre semblait bouger tout seul, se déplaçant très lentement pour revenir, lui aussi, à sa place d'origine, supporté par pas moins de huit sorciers du Département des Catastrophes Magiques. L'escalier était presque en place, lorsqu'une énorme explosion fit trembler tout le château.

- C'est pas vrai ! Brinks ! Je t'avais dit d'attendre avant de dire à ton équipe DCM2 de réparer le mur nord ! Ils veulent faire écrouler le château ou quoi ?

Le dénommé Brinks, un petit homme à peine plus grand que le professeur Flitwick partit à toute vitesse sur un balai pour prévenir son équipe, pendant que les sorciers restants continuaient à travailler en discutant :

- Et on dit que ça dure depuis une bonne semaine...

- Je peux savoir qui est ce " on " ? demanda un de ces collègues. Parce que si tu nous dis que c'est encore une de tes fréquentations du genre de Fletcher...

- Non non, assura le premier, j'ai entendu monsieur le Ministre en parler avec l'un de ses conseillers, Wi... Wiza je crois qu'il s'appelait.

- Tu veux dire Weasley ?

- Ah euh oui c'est ça, Weasley.

- Depuis quand il est conseiller du ministre lui ?

- Il a été nommé le lendemain de la Grande Victoire. D'ailleurs je te parie deux Gallions que d'ici un mois, la Grande Victoire sera remplacée par la Saint Potter.

- Et vous croyez que c'est en pariant deux Gallions que ce balcon va se fixer tout seul ? Un grand homme basané s'était retourné en parlant d'une voix forte et autoritaire.

- Non chef, bien sûr chef... avaient aussitôt répliqués les deux autres, avant de se remettre au travail sans échanger un mot.

Ron et Hermione furent interrompus dans leur observation par une voix venant de derrière eux.

- Monsieur Weasley, Miss Granger, puis-je savoir ce que vous faites ici ? C'était le professeur McGonagall qui s'avançait vers eux, l'air à la fois fatigué et soucieux.

- Bonjour professeur, dit Hermione dans un léger sourire. Elle attendit que le professeur soit plus près pour continuer plus doucement.

- Nous sommes à la recherche d'Harry...

- Comment ça à la recherche de Monsieur Potter ? demande le professeur McGonagall les sourcils froncés.

- Dix jours qu'on ne l'a pas vu, dit Ron. Depuis la Gr... Grande Victoire.

Sur la fin de sa phrase, le regard de Ron s'était fait plus lointain, comme s'il voulait se détacher de cette nuit-là, comme s'il pouvait oublier ce qu'il avait perdu...

- J'ai croisé Monsieur Potter il y a une semaine environ, lui répondit le professeur de métamorphose d'une voix un peu plus adoucie. Il m'a juste demandé comment se passaient les réparations du château, et il m'a chargé de vous transmettre ses excuses pour ne pas assister à l'enterrement de votre frère. Puis, il est parti.

- Parti ? demanda Hermione l'air grave. Vous voulez dire, parti du château ?

Le professeur hocha la tête en guise de réponse, et ajouta :

- Je pensais qu'il serait retourné au Terrier, mais après tout Monsieur Potter est majeur, et il est libre de faire ce qui lui plait tant qu'il n'enfreint aucune loi.

- Mais où peut-il bien être ? se demanda Hermione à haute voix.

- Aucune idée, répondit le professeur. Excusez-moi mais il y a beaucoup de travail ici pour tout remettre en état. Bonne journée.

Et elle s'éloigna d'un pas rapide, pour prêter main forte aux réparations du hall.

- Bonne journée et merci Professeur, répondit Hermione.

- Et maintenant, demanda Ron.

- Gringotts, répondit Hermione dans un souffle, l'air de plus en plus inquiet.

- Gringotts ! Mais tu crois qu'ils vont nous accueillir comment, après ce qu'on a fait ?

- Très mal à mon avis, répondit Hermione. Mais a-t-on vraiment le choix ?

- Non en effet, mais peut-être qu'en leur rapportant l'épée...

Et sans attendre la réponse d'Hermione, Ron s'éloigna dans un coin non fréquenté du parc, et, se concentrant, il agita sa baguette: "Accio épée de Gryffondor! "

Tout d'abord rien ne se produisit. Puis, il y eu un sifflement, suivi d'un bruit sourd. L'épée gisait à ses pieds, toujours aussi étincelante qu'à l'origine, comme si elle n'avait jamais servi il y a quelques jours pour décapiter le serpent de compagnie de Voldemort. Ron s'en saisit, et la contempla longuement :

- Comment être certain que c'est la vraie ?

- Tout simplement parce que c'est la vraie, à moins que tu ne sois capable de faire venir un objet sur plusieurs centaines de kilomètres, vu que l'autre épée est dans un coffre à Gringotts.

- Il ne nous reste plus qu'à croiser les doigts et y aller on dirait...

- Oui, dit Hermione, en réprimant un frisson. Espérons que ça se passera bien.

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Et voilà la fin du chapitre 2 ! Merci à ma première revieweuse pour son enthousiasme. Pour répondre à ta question, on ne sait toujours pas où peut bien se cacher notre Harry pour le moment, la chasse est donc ouverte!