Lumos
Disclaimer : Bien sûr, je ne possède strictement rien dans cette histoire à part, peut-être le plaisir de l'écrire.
Chapitre 3 : Sorbet Citron
En cet après-midi de mai, le chemin de Traverse était quasiment désert, et ce malgré les trois semaines de vacances imposées à tous les élèves pour " fêter la Grande Victoire " comme l'avait annoncé Kingsley Shacklebolt le lendemain de la dite victoire dans les colonnes de la Gazette du Sorcier.
Il semblait que les familles avaient eu le besoin de s'enfermer encore davantage, pratiquant encore plus la politique du " chacun chez soi ", pour resserrer les liens qui les unissaient. Il ne se passait pas un jour pourtant, sans que la Gazette n'apprenne à la Communauté Magique l'arrestation de tel ou tel Mangemort.
Ce matin encore, Augustus Rockwood avait été appréhendé alors qu'il sortait de la banque Gringotts, tenant dans une bourse spécialement conçue à cet usage, l'intégralité de ses économies. L'article soulignait la rapidité et l'efficacité des Aurors, dont une brigade avait été spécialement créée pour intervenir rapidement sur tous les lieux magiques. Certains commerçants avaient déjà recommencé à travailler, mais la rue d'ordinaire si animée, si pleine de vie, semblait elle aussi, se recueillir, et jouer la carte de la discrétion; tout comme le ciel, d'un gris pâle et uniforme, semblant également devoir faire une pause, avant de commencer à s'éclaircir à nouveau pour laisser briller le soleil.
C'est dans se silence triste et pesant, qu'un léger " pop " se fit entendre, suivi par un second quelques secondes plus tard. Sans échanger un regard, les deux silhouettes marchèrent d'un même pas vers la banque Gringotts, et ne furent même pas surprises d'y trouver les portes grandes ouvertes, sans aucune présence d'aucun garde, qu'il soit Gobelin ou non.
S'avançant dans le grand Hall richement décoré, ils ne firent pas attention aux grandes portes d'or qui se refermaient derrière eux, ni à deux parchemins, semblant animés d'une vie propre, qui s'étaient envolés dans un couloir réservé aux employés. Quelques secondes plus tard, un Gobelin se présenta à eux :
- Clés ?
Ron sursauta, et sortit sa baguette sans même en avoir conscience, mais fut aussitôt arrêter par une pression douce mais ferme sur son bras.
- Me menacez-vous monsieur ?
- Pas du tout ! s'empressa de dire Hermione. Mon ami a juste été surpris. Voici ma clé, et voici ..., Hermione dû lui donner un coup de coude pour qu'il sorte la sienne, ... celle de mon ami.
- Bien.
Le Gobelin prit les deux clés et disparut derrière un comptoir. Puis, il revint portant une liasse de parchemins.
- Suivez-moi s'il vous plait.
Le ton était semble-t-il courtois mais ferme, et il ne vint ni à l'un ni à l'autre l'idée de désobéir à un seul instant.
Arrivés dans un petit bureau, tous trois s'assirent et le gobelin commença :
- Je suis...
- Gripsec, dit aussitôt Hermione.
- Ne m'interrompez pas ! Vous êtes revenus ici après avoir commis le crime le plus grave, sanctionné par la Société des Gobelins d'une manière dont vous n'avez même pas idée.
- Nous sommes désolés mais..., essaya de dire Hermione avant de se faire interrompre à nouveau comme si Gripsec ne l'avait pas entendu.
- Dans l'état actuel des choses, je devrais vous dénoncer pour Trahison, envers la banque et envers moi.
- Envers vous ? s'insurgea Ron. Qui a trahi le premier ? N'est-ce pas vous qui avez profité de la situation pour donner l'alerte ? Harry aurait respecté sa part du contrat. Il vous aurait donné l'épée quand le travail aurait été terminé.
Le visage de Gripsec se ferma encore davantage :
- Voyez-vous ça... Comme si je n'étais pas habitué à vos promesses de sorciers. Depuis le début je savais que vous ne tiendrez pas votre promesse. La preuve est là, j'ai revu Harry Potter, mais pas de traces d'épée. Il a essayé de m'expliquer quelque chose comme quoi il me l'avait plus mais qu'il me la rendrait vite et...
On entendit alors un grand fracas qui se répercuta dans tout l'étage. A côté d'une Hermione pâle comme la mort à l'évocation d'Harry, un Ron fou de rage avait sorti l'épée de Gryffondor, et avait littéralement tranché le bureau en deux, révélant une centaine de parchemins qui devaient être bien rangés, avant que le support sur lequel ils étaient ne tombe, par manque de pieds pour le soutenir.
- Comment osez-vous ? hurlait Ron. Nous traiter de menteurs, après tout ce qu'on a fait pour vous ?
Gripsec restait silencieux, l'air à la fois surpris et un peu terrifié.
- On aurait dû vous laisser au Manoir des Malefoy au lieu de vous emmener avec nous ! Peut-être qu'on aurait pu sauver quelqu'un d'autre à la place !
- Bébé arrête ce n'est vraiment pas la solution ! dit Hermione sans vraiment réfléchir.
Plus que sa voix, ce fut son premier mot qui calma Ron instantanément. Profitant du calme retrouvé, Hermione intervint :
- Nous sommes venus vous rapporter l'épée, qui comme vous pourrez le constater, est bien la véritable épée de Gryffondor. Toutefois, nous sommes également à la recherche d'Harry Potter, et nous souhaiterions savoir quand l'aviez-vous vu pour la dernière fois ?
- C'était il y a six jours, répondit Gripsec sans même lever les yeux de l'épée de Gryffondor qu'il examinait maintenant minutieusement, à la recherche d'un quelconque défaut.
- Et savez-vous ce qu'il est venu faire à la banque ? demanda Hermione d'un ton plus calme, essayant de pousser son avantage.
- Vous vous doutez bien que je ne peux vous le dire. Les lois des Gobelins sont strictes là-dessus : aucune information sur le contenu d'un coffre, à part pour son propriétaire.
- Bien, conclut Hermione. Nous allons donc vous laisser, l'épée semble entre de bonnes mains. Gripsec sembla vouloir d'abord dire quelque chose, puis sans un regard, les raccompagna dans le hall de la banque. Après avoir marmonné quelque chose qui ressemblait à un mot de passe, il leur tendit leurs clés avant de disparaître.
Les portes d'or s'ouvrirent alors, et Ron et Hermione en profitèrent pour sortir, avant de cligner des yeux, éblouis par une dizaine de flashs multicolores. Encore une fois la baguette de Ron jaillit, et un éclair de Stupéfixion toucha une personne en face d'eux avant qu'Hermione ne l'arrête à nouveau:
- Ron ! Ce sont des journalistes, pas des mangemorts !
- Monsieur Weasley, Miss Granger, par ici s'il vous plaît...
- Monsieur Weasley, on dit que votre ami Harry Potter a disparu, que répondez-vous à cela ?
- Miss Granger, est-ce vrai que vous allez devenir le premier professeur de métamorphose de Poudlard ayant moins de vingt ans depuis la création de l'école ?
Sans leur accorder un regard, Ron et Hermione se frayèrent un chemin jusqu'au Chaudron Baveur. A peine entrés, Tom, le barman, leur proposa de suite un salon privé pour ne pas être dérangés par la foule. C'est donc une fois bien installé sur un confortable canapé beige, en train de déguster un sorbet au citron, qu'ils purent commencer à discuter de ce qu'ils avaient appris :
- On a un sacré problème, commença Hermione.
- Je dirais même deux : retrouver Harry et tenir éloigné les journalistes.
- Oh pour les journalistes ce n'est pas un problème, j'ai déjà une solution. Mais pour Harry, là j'avoue que je ne sais pas quoi faire...
Il y eut une pause, puis elle ajouta :
- Reprenons. On sait qu'Harry est resté trois jours dans la salle sur demande, puis qu'il est parti de Poudlard. On sait aussi que dès le lendemain, il est passé à Gringotts.
- Pour y retirer de l'argent sans doute.
- ... Oui, ou pour y déposer quelque chose de valeur qu'il ne voulait pas emporter avec lui, où qu'il aille.
- Tu penses à ...
- Chut ! lui répondit-elle dans un murmure pressant. Ne parle jamais de ça dans un endroit non sécurisé...
- On dirait Maugrey Fol œil... lâcha Ron dans un sourire, avant de redevenir sérieux.
- Oui on dirait... répondit Hermione comme en écho, mais sans vraiment avoir entendu la remarque de Ron, comme si elle s'était perdue dans un raisonnement connu d'elle seule. Elle a déjà fait tant de dégâts...
[...]
Il courait. Sous ses pieds, le sol inégal ne produisait aucun bruit. Et pourtant il courait sans se soucier d'être discret ou suivi. L'air était frais, le vent sifflait entre les arbres, donnant à la forêt dans laquelle il était une dimension inquiétante.
Par instant, une tache de lumière lunaire venait se refléter sur le chemin, lui permettant d'éviter au dernier moment les plus grosses pierres. Après quelques minutes de course, il arriva dans une sorte de clairière entourée d'arbres. En face de lui cependant, on distinguait un gros rocher, sur lequel aucune lumière ne se reflétait.
- Vous êtes en retard.
La voix froide, précise, tranchante sans pour autant contenir une once de colère fit frissonner la silhouette qui raffermit sa main sur sa baguette. Après un moment, une ombre sortit de nulle part et se mit à avancer à l'intérieur du rocher noir, invitant le sorcier à la suivre.
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Et voici mes premières RARs :
Zaitsev: ça aurait pu, mais ce n'est pas ça. Merci pour tes encouragements.
Nakor: Merci beaucoup, en espérant que la suite te plaira, même si je ne suis pas encore certain de l'endroit où je vais mener tout ça.
Fredjs: Je t'ai déjà répondu mais merci encore.
Brigitte: Ah tout le monde se la pose cette question... Heureusement qu'on a Ron et Hermione pour faire les détectives.
Enfin une annonce générale : Comme l'a fait remarqué Fredjs, il y a pas mal de fautes qui échappent à mon attention. Je recherche donc un/une bêta lecteur/trice, qui voudra bien m'assister dans cette tâche consistant à produire un texte de qualité pour votre plus grand plaisir. Merci de me contacter via le site pour ceux et celles qui sont intéressées. Rémunération en Chocogrenouilles possible.
