Lumos
Disclaimer : J. K. Rowling a créé un monde merveilleux, et a même permis que l'on s'amuse avec alors je ne m'en prive pas.
Chapitre dédié à Fredjs, ma super correctrice : Parce que sans elle, ce serait moche et plein de fautes partout, et aussi parce qu'elle voulait un peu plus d'action.
Chapitre 7 : Découvertes.
Harry n'en croyait pas ses yeux : cinq mètres devant lui, se tenait un magnifique Phénix d'un blanc pur, sans aucun signe particulier. Dumbledore lui-même resta sans voix, saisi par la magie de l'instant et se rappelant du jour de sa propre liaison avec Fumseck.
Pendant un très long moment, rien ne se passa. Puis, Harry accrocha le regard du Phénix et s'y perdit.
Défilèrent alors une série d'images retraçant tout ce qu'avait été la vie du Phénix avant aujourd'hui. Le jeune garçon reconnut Poudlard en des temps très anciens semblait-il, car le château était beaucoup moins imposant qu'aujourd'hui. Il crut voir un tableau de Merlin accroché dans la grande salle de l'époque, ainsi que la présence d'un Godric Gryffondor bien vivant, assis à une petite table avec quelques adultes.
Puis les images continuèrent, montrant des périodes diverses, revenant petit à petit au présent. Harry se laissait envahir par toutes les images, tous les sons, et même toutes les émotions du Phénix, jusqu'à ce qu'il ne se retrouve assis dans la Forêt interdite, le magnifique oiseau posant sur lui un regard mêlant confiance et interrogation.
Harry sut alors ce qui devait être fait, et sans qu'il ne sache comment, il invita l'esprit du Phénix dans le sien, et le laissa explorer toutes les images de sa courte vie. Rien ne fut laissé de côté, et le survivant fut même surpris de revoir des images des années 1980 et 1981, avant que le destin ne le frappe.
Il revit son enfance avec les Dursley, puis sa scolarité à Poudlard, et enfin sa dernière grande bataille avec Voldemort. Quand ce fut fini, Harry revint dans la Forêt Interdite, un doux chant apaisant résonnant à ses oreilles. Dumbledore parla alors d'une voix chargée d'émotion :
- Le lien est presque établi Harry. Il ne te reste plus qu'à le nommer.
- Nommer le lien ?
- Non le Phénix bien sûr, répondit Dumbledore amusé.
Plongeant dans les yeux de l'oiseau encore une fois, le jeune sorcier fut stupéfait de voir qu'il pouvait communiquer. D'une simple pensée, il fit comprendre au Phénix ce qu'il allait faire, lui demandant par la même occasion s'il était d'accord.
La pensée qu'il reçut en retour était comme une douce caresse à son esprit, indiquant la coopération pleine et entière de l'oiseau. Ne voulant rien imposer à celui-ci, le jeune homme prit son temps pour expliquer à son nouveau compagnon son souhait de choisir ensemble le fameux nom. Et c'est ainsi qu'une vision d'une grande prairie verte, s'imposa à son esprit, une vision de paradis...
- Ainsi donc, par notre volonté commune, tu seras Eden. Puisse la sagesse de tes pères éclairer tes actions et ton chemin.
Harry avait prononcé ses mots dans une sorte de semi conscience, le liant ainsi pour la vie, à un compagnon qui, bien plus qu'un simple animal, allait lui être d'une utilité capitale pour la suite de sa quête.
Pendant quelques heures en cette fin d'après-midi, Harry continuait son entraînement pour la maîtrise de la Baguette de Sureau, tandis qu'Eden pépiait joyeusement, emplissant la petite clairière de joie.
Sans s'en rendre compte, son entraînement porta davantage ses fruits, et lorsque vint le soir, et que les derniers rayons du soleil embrasèrent les arbres de la clairière dans un dégradé de rouge et or, Harry se prépara à se coucher, un profond sentiment de plénitude en lui.
Tout lui paraissait possible désormais. Avec Eden à ses côtés, il se sentait capable de terminer cette quête et de revenir rapidement près de ceux qu'il aimait ; près de Ron, d'Hermione, de Ginny... Ayant soudain une idée, il courut dans sa chambre, sortit de son armoire quelques morceaux de parchemin, de l'ancre, une plume, et il écrivit :
Cher Ron, chère Hermione,
Je tiens à m'excuser pour être parti sans vous prévenir. Comme Hermione a dû te le dire Ron, j'avais besoin de temps pour être seul, pour faire le point sur moi-même, et sur cette prophétie qui a, quoi qu'on en dise, géré les dix-sept premières années de ma vie. Bien sûr, ce n'est pas en à peine quinze jours que je pourrai passer à autre chose, c'est pourquoi je ne vais pas rentrer tout de suite. Toutefois, comme vous avez pu le constater, mon nouveau messager, Eden, saura me trouver où que je sois. Il ne vous connaît pas encore, mais je pense qu'il pourra répondre à votre appel.
J'espère que vous allez bien tous les deux, et que vous n'avez pas fait trop de bêtises pour me retrouver : Je reste en sécurité là où je suis, et de toute façon avec la disparition de Voldemort, je ne vois pas ce qui pourrait m'arriver.
Prenez soin de vous,
Harry
P.S. : Rassurez madame Weasley, l'Ordre, et le ministère si besoin. Hermione, tu sais comment faire cela.
Content de lui, Harry prit un deuxième rouleau de parchemin, et commença une autre lettre, pour Ginny cette fois. Un peu nerveux, il se rendit compte que cela allait être la première lettre qu'il allait écrire à une petite amie :
Chère Ginny,
Je ne sais pas trop par où commencer. Tu dois sûrement te demander pourquoi j'ai disparu, pourquoi je suis parti sans t'en parler. Si tu as lu la lettre que j'ai adressée à Ron et Hermione, tu dois déjà savoir que je devais faire le point sur une partie de ma vie qui s'est terminée lorsque j'ai tué Voldemort, ou plus exactement, lorsqu'il s'est tué lui-même.
Je voulais aussi que tu saches que je préférais faire le point seul, pour en finir avec tout cela avant d'être tout à toi. Comme tu as pu le voir mon messager, Eden, est magnifique. Il me fait beaucoup penser à toi dans un sens. Je ne pensais pas qu'un Phénix pouvait faire cela, mais il a une espèce de malice dans le regard, le même regard que quand tu prépares une blague contre Ron. A part cela, après moi, Eden pourra t'obéir et te trouver où que tu sois, car je lui ai transmis tous mes souvenirs, et il a vu plus que quiconque à quel point je tiens à toi.
Prends soin de toi,
Tendrement,
Harry
Puis, il partit chercher la plus jolie fleur de la clairière, et l'attacha au parchemin avec un sortilège.
Sans qu'il n'eut besoin de l'appeler, Eden vint à lui, prit dans son bec les deux parchemins, et disparut dans un éclair blanc. Tout en préparant son dîner, Harry discutait avec le tableau du directeur de sujets divers, lui racontant notamment les impressions qu'il avait eues lorsqu'il s'était lié à Eden.
- ... Et il a deviné que je voulais lui demander de transmettre les messages.
- Ah tu n'as pas fini d'être étonné par l'intelligence des Phénix Harry.
- Oh ça non. répondit Harry en caressant Eden, qui était réapparu il y a quelques instants, tenant les réponses des êtres qui comptaient le plus pour le sorcier dans son bec.
Quelques instants plus tard, Harry reprit :
- J'ai tenté de rassurer Ron Hermione et Ginny du mieux que je le pouvais. Mais je n'ai pas parlé de la baguette...
- Je pense que c'est plus sage, agréa Dumbledore.
- Oui, même si maintenant que Voldemort est mort, je ne risque pas grand chose.
Tout se passa alors très vite. Dans un grand " bang!", plusieurs hommes transplanèrent autour de la tente de Harry. Entièrement vêtus de noir, ils semblaient se fondre dans le décor de la nuit tombante. Puis l'un d'eux parla :
- Où est donc celui qui ose prononcer le nom de notre seigneur ?
Sortant silencieusement de la tente et la fermant magiquement, Harry répondit d'une voix beaucoup plus assurée qu'il ne l'était vraiment :
- Votre seigneur est mort.
Il y eut des frémissements parmi les Mangemorts rescapés, avant que l'un d'eux, semblant être le chef, ne reprenne sur un ton doucereux :
- Potter... Sache que notre maître s'est joué de toi. Il a vaincu la mort il y a longtemps. Nous allons maintenant te faire payer ce que tu as osé faire.
- Voyez-vous ça, cinq mangemorts contre un étudiant qui n'a même pas passé ses ASPICs, très loyal comme combat.
Et sans attendre une réponse, Harry cria : Stupéfix.
Aussitôt deux mangemorts qui étaient en face de lui s'écroulèrent inconscients. Ceci donna le ton, et les sorts fusèrent de toute part pour immobiliser celui qui avait survécu. Grâce à son agilité, Harry se contenta d'esquiver la plupart des sorts en roulant à terre.
Puis, rampant hors du cercle des Mangemorts, il s'éloigna sans bruit, avant de se retourner et de stupéfixer un autre Mangemort. Les deux derniers survivants se retournèrent et un combat plus dur s'engagea.
- Stupéfix, lança Harry, tandis qu'un éclair vert passait à quelques centimètres seulement de son oreille.
- Endoloris, contra l'un des deux mangemorts restant, tandis que le premier essayait de ranimer ses compagnons, sans succès.
La forêt fut alors emplie de hurlements, chaque parcelle du corps du survivant étant comme transpercée par une dizaine d'aiguilles brûlantes. Heureusement pour Harry, Eden intervint, tournant autour de son agresseur et le déconcentrant suffisamment pour qu'il lève le sort de douleur.
Se relevant difficilement, Harry, le corps encore tremblant pointa la baguette de Sureau droit sur le Mangemort, et sans prononcer aucun son, celui-ci tomba en arrière, stupéfixé. Voyant qu'il n'aurait pas le dessus, le dernier Mangemort agrippa deux de ses compagnons, et dans un grand " crac ", il transplana.
S'adressant silencieusement à Eden, Harry le pria de bien vouloir emmener les mangemorts stupéfixés au bureau des Aurors, imaginant la tête de Kingsley ou de Tonks, quand trois mangemorts allaient apparaître de nulle part. Puis dans un éclair il fut ramené à la réalité par une image de Tonks endormie aux côtés de Lupin, morte pour la victoire, morte pour ses idéaux, morte pour lui.
Voulant arrêter là le chemin sombre de ses pensées, Harry entra dans sa tente, pour trouver un Dumbledore inquiet dans son tableau :
- Comment te sens-tu Harry ?
- Un Doloris, lui répondit Harry avec un détachement qui le surprit lui-même. A un contre cinq, ça aurait pu être bien pire. J'ai demandé à Eden d'amener les mangemorts directement au bureau des Aurors.
- C'est très sage Harry, je vais m'assurer que les personnes qu'il faut sont prévenues, répondit Dumbledore avant de disparaître.
Harry se laissa tomber sur son lit, son corps encore trop fatigué pour rester assis. Prenant les lettres de ses amis, il commença par lire celle de Ron et Hermione :
Harry,
Tu aurais pu nous dire où tu étais ! Sais-tu seulement que tout le monde s'inquiète ici ? On sait que tu avais besoin de temps pour digérer tout ce qui s'est passé, mais ça t'aurait coûté deux minutes pour nous en parler avant de disparaître comme tu l'as fait. Je suis rassurée de savoir que tu vas bien, et que tu prends soin de ta sécurité comme tu dis, mais je profite de cette lettre pour te prévenir : certains mangemorts ont réactivé le tabou concernant le nom de Voldemort, pour pouvoir tuer un maximum de gens qui sont isolés lorsqu'ils le prononcent. Bien sûr comme tu n'as personne avec toi, je ne pense pas que ça te pose de problèmes, mais soit prudent.
Au Terrier, tout est plutôt calme : la famille Weasley fait son deuil doucement, mais il faudra du temps pour qu'ils réapprennent à vivre normalement. De mon côté, j'ai l'impression d'être un peu mise à l'écart, car la famille préfère rester ensemble pour se serrer les coudes, mais je garde le moral. Ah oui avant que je n'oublie, Ron et moi allons partir d'ici un mois environ en Australie, pour rendre la mémoire à mes parents. Si tu es revenu d'ici là, tu pourras venir avec nous bien sûr.
Porte-toi bien Harry,
Affection,
Hermione
- Et dire que je ne lui ai même pas parlé du portrait de Dumbledore dans ma tente, se dit Harry tandis qu'il déroulait l'autre parchemin :
Harry,
Tu as énormément de chance de ne pas être devant moi tout de suite. Tu n'imagines pas à quel point je me suis inquiété pour toi toute cette année, et lorsque enfin tout est fini, tu t'éclipses de la grande salle et je ne te revois plus pendant près de 15 jours !
Je comprends tes raisons, peut-être même plus que tu ne le crois, mais ce n'est absolument pas une raison pour me faire une peur pareille, et j'espère que c'est la dernière fois que tu me fais ce coup-là. Enfin, je suis bien contente d'avoir de tes nouvelles.
Eden est vraiment magnifique et tu avais raison, il m'a tout de suite reconnue, je ne sais comment d'ailleurs.
J'espère avoir d'autres nouvelles très vite, prend soin de toi et tu as intérêt à me revenir entier.
Tendrement,
Gin'
P.S. : Ne crois pas que parce que je trouve ton phénix magnifique, je ne suis pas en colère contre toi.
Repliant le parchemin de Ginny, Harry se sentit d'un coup très honteux, pour ne pas avoir prévenu ceux qu'il aimait de son départ. Plus que tout, la lettre de Ginny lui avait rappelé à quel point son tempérament de Gryffondor pouvait parfois le conduire à négliger son entourage, voire à les blesser involontairement.
Aussi, tant parce qu'il en mourrait d'envie que parce qu'il en avait besoin pour se rassurer, le sorcier appela Eden. S'accrochant à l'une de ses plumes, il transplana dans un éclair blanc jusque dans la chambre d'une jeune fille à la chevelure rousse, laquelle était profondément endormie. Sans faire de bruit, Harry s'approcha d'elle en conjurant un bouquet de fleurs.
Posant le bouquet sur le bureau proche, il se pencha et embrassa celle qu'il aimait par-dessus tout, murmurant un inaudible " pardonne-moi " contre ses lèvres, avant de revenir dans son propre lit.
Et voici les rars du chapitre précédent :
Fafa : Je pense que le chapitre a répondu à ta question.
Titmo : En espérant que ton cadeau t'ait plu.
Brigitte : merci pour tes deux reviews.
ginnyweasley-potter0 : une nouvelle, si je me fie au prénom. Content de voir que cette fic te plaise.
