Lumos
Disclaimer : J. K. Rowling, grande déesse de Harry Potter et du reste.
Encore un grand merci à Fredjs pour sa relecture et la remise en page de tout ça.
Chapitre 8 : Perceptions.
Harry fut étonné ce matin-là de découvrir en se levant plusieurs papiers sur la table. Tout en déjeunant, il jeta un coup d'œil au courrier qu'il avait reçu pendant la nuit, sûrement transmis par Eden pensa-t-il. Il trouva d'abord une lettre très courte de Ginny, écrite à la hâte :
J'aime bien ta façon de te faire pardonner, et ça me rassure que tu puisses être là rapidement au besoin. Je sais que la guerre est finie, mais je crois que je vais avoir besoin de toi pour continuer à avancer après tout ça.
A ce soir,
Tendrement,
Gin'
P.S. : Je t'ai joint l'exemplaire de la Gazette de ce matin, ça devrait t'intéresser.
Se saisissant du journal, Harry le déplia et contempla la première page. Sur celle-ci, un gros titre s'étalait sur toute la largeur proclamant " LIVRAISON DE MANGEMORTS AU MINISTERE ".
Sous le titre, une photo de deux Mangemorts visiblement très contrariés, enfermés dans une cellule du Ministère de la Magie.
En dessous de la photo, on pouvait lire :
Des Mangemorts livrés au Ministère. C'est hier soir, vers 21 heures 30 qu'un événement très étrange s'est produit à l'intérieur même du Bureau des Aurors. En effet, deux Mangemorts sont apparus, à l'intérieur du Bureau, contournant ainsi tous les sorts de protection mis en place par le Ministère de la Magie. " De mémoire d'Auror, seul Albus Dumbledore avait réussi à entrer de cette manière", a déclaré Phil Meryem, commandant en chef de l'unité. Le Ministre s'est aussitôt saisi du dossier, afin de pouvoir rassurer la Communauté. "Cette intrusion n'en est pas vraiment une, ou du moins, elle n'est pas le fait de ces deux individus" affirmait Monsieur Shacklebolt dans le courant de la nuit à notre envoyé spécial au Ministère. Nous n'avons pu en apprendre davantage de sa part, même si il semble que les deux Mangemorts étaient stupéfixés lors de leur apparition au Ministère. Un informateur ayant voulu garder le secret de son identité aurait appris que ces deux individus étaient accompagnés par un Phénix, mais à l'heure où cet article est mis sous presse, aucun indice ou témoignage n'ont permis d'étayer cette hypothèse. Il semblerait que le ministre ait prévu de faire allusion à cette enquête, lors de sa conférence de presse hebdomadaire. Pour plus de détails sur l'enquête, voir page 2. Pour une liste des diverses hypothèses, voir page 5.
Reposant le journal, Harry se félicita de voir qu'aucune allusion n'avait été faite sur le sort utilisé pour stupéfixer les Mangemorts.
Il semble qu'ils aient réussi à les ranimer, se dit-il. Décidant qu'il en savait suffisamment sur l'état de la Communauté Magique pour la journée, le jeune homme se remit à son entraînement pour localiser les différentes sources de magie.
Toujours assis dans l'herbe, le tableau de Dumbledore à côté de lui, il se laissa envahir par le chant doux et mélodieux d'Eden perché sur son épaule, afin d'atteindre un état de méditation plus avancé que la veille. Petit à petit, il s'aperçut que les pensées du Phénix étaient comme plus fortes, gagnant en clarté.
Quelques temps plus tard, Harry sentit également quelque chose d'étrange se produire. Une sorte de chaleur diffuse arrivait vers lui par derrière. Se retournant doucement, il se rendit compte que ce n'était pas le soleil, mais un autre type de rayonnement, auquel même la Baguette de Sureau semblait réagir.
Posée à côté de lui au début de sa méditation, elle s'éleva de quelques centimètres, puis tournoya, avant de se stabiliser exactement dans la direction d'où venaient les rayonnements que Harry avait senti.
Sortant de sa méditation, le survivant se dépêcha de plier son campement, et avança dans la forêt interdite à la recherche de la source de ce rayonnement étrange. Tout en marchant, Albus Dumbledore lui apporta quelques éclaircissements :
- Il semble que tu aies trouvé la direction à suivre, disait-il. J'ai bien observé la baguette de Sureau tout à l'heure, et ça m'a rappelé la manière dont elle avait réagi avec moi il y a des années.
- Pourquoi ne l'ai-je pas senti avant dans ce cas ?
- Parce qu'il faut être entraîné pour pouvoir sentir ce genre de choses au quotidien et sans méditation Harry. Et bien que tu aies accompli beaucoup plus que le sorcier moyen, il s'agit là d'un entraînement tout à fait différent, basé sur la concentration et sur l'instinct de ta magie.
- Ah de l'instinct ça je pense en avoir, sourit Harry.
- Certes, mais l'instinct de ta magie est quelque chose de fondamentalement différent, même si cela peut te sembler confus pour le moment. Disons pour simplifier que ta magie arrive d'elle même à capter d'autres sources de magie, c'est pourquoi tu ressens comme une chaleur dans une certaine direction.
- Tout cela me semble très compliqué en effet, répondit le jeune homme en écartant une branche gênante de sa main.
- Tu n'as pas besoin d'en savoir davantage, du moins, pour le moment. Il te faudra juste entrer en méditation à nouveau de temps à autre pour vérifier ton chemin.
La discussion s'arrêta là, tandis que la marche s'avérait beaucoup plus rude qu'il ne l'avait d'abord escompté. Bien que le chemin qui partait de la clairière semblait large et souvent emprunté au début, il virait brusquement à gauche, obligeant Harry à le quitter pour se frayer sa propre voie parmi les ronces et autres plantes et arbres de la Forêt Interdite.
Obligé d'utiliser des sorts de découpe, sa progression était lente et fastidieuse. A midi, il lui sembla avoir déjà parcouru une dizaine de kilomètres, tant l'effort à fournir pour dégager un chemin praticable était grand. Assis dans le creux d'un grand chêne, il se reposait quelques instants avant de repartir, tout en discutant avec Dumbledore :
- Vous rappelez-vous être déjà passé par ici professeur ? demandait-il.
- Je crains que le début du Chemin ne change pour chaque personne Harry. S'il te semble que c'est la bonne direction, fie-toi à ton instinct, et ta magie t'aidera au besoin.
- Tout de même, je me demande ce que je vais bien pouvoir trouver là-bas... reprit Harry songeur quelques secondes plus tard, tandis qu'il commençait déjà à ranger ses affaires pour repartir.
- Je ne peux t'en dire davantage, répondit le directeur avant de disparaître du tableau.
La suite de la journée se passa sans incident. Par deux fois Harry dut s'arrêter et méditer pour s'assurer de la direction à suivre.
Plus il avançait, plus la forêt semblait dense. Le chant des oiseaux semblait aussi assourdi, et au bout de quelques heures de marche, Harry s'arrêta soudain, frappé par ce qui devint une évidence : il n'entendait plus rien.
Non seulement il n'entendait plus les oiseaux, le bruit diffus du vent dans les arbres, mais même le bruit de ses pas, ou de sa respiration était à peine perceptible. Saisi de panique, il fut à peine rassuré de voir un rayon rouge partir de sa baguette, alors qu'il jetait un " Expelliarmus " informulé.
Le chemin semblait aussi devenir encore plus hasardeux : en plus des plantes et racines empêchant sa progression, il devait désormais passer par-dessus de gros rochers, avant de redescendre dans une sorte de ravin à plus de six mètres en contre bas.
- C'est quand même étrange que tout se complique de minute en minute, je ne dois plus être loin du début du Chemin, se dit-il.
Comme pour confirmer ces soupçons, le jour déclina rapidement, comme si on voulait le priver des sens dont il se servait le plus pour handicaper sa progression. Soudain, au moment où il allait s'arrêter pour camper pour la nuit, il entendit beaucoup plus distinctement une voix venant à la fois de partout et de nulle part raisonner dans son esprit :
- Tu es proche.
Saisi d'une sorte de pressentiment, comme s'il avait déjà vécu cette scène, Harry se mit à marcher de plus en plus vite, jusqu'à courir, zigzagant entre les différents obstacles se dressant sur sa route, évitant de justesse une grosse pierre éclairée par la lune, jusqu'à ce qu'il n'aperçoive au loin une autre clairière, au cœur de laquelle se dressait un rocher familier.
En forme d'œuf, faisant plus de dix mètres de haut, on aurait dit que même la lune ou le plus brillant soleil n'aurait pu l'éclairer. Se demandant même si le soleil pouvait éclairer jusqu'à cette clairière, Harry s'avança dans celle-ci, tandis qu'une ombre noire se faufilait entre les arbres en direction du rocher central :
- Vous êtes en retard, indiqua l'étrange personnage d'une voix froide et tranchante.
Harry sursauta, croyant un instant avoir affaire à Voldemort, tant le timbre de voix à la fois aigu et froid lui faisait penser à son pire ennemi. Il fut encore plus étonné lorsque l'homme reprit :
- Peut-être bien Harry Potter, peut-être bien...
Puis, sans qu'Harry n'ait pu le voir esquisser le moindre geste, le tableau de Dumbledore sortit de sa bourse pourtant réputée pour résister aux sortilèges d'attraction, et se posa dans l'herbe à côté de lui. Puis sa baguette de houx rejoignit le tableau, et tous deux disparurent dans une étincelle bleue électrique, ne laissant qu'un carré d'herbe brûlé. Se retournant vers lui, l'ombre noire indiqua le rocher d'un signe de tête :
- Il est temps.
Puis sans un mot de plus, il s'avança et disparut à l'intérieur du rocher. Encore sous le choc d'avoir perdu sa baguette, Harry se rappela les paroles de Dumbledore quelques jours plus tôt :
- ... tant le chemin est difficile ...
Il comprit soudain à quel point cela allait être dur en effet de s'engager sur ce Chemin, et tout ce que cela impliquait.
L'ombre noire semblait l'attendre à l'intérieur du rocher, comme si le destin avait voulu, pour une fois, le laisser choisir pleinement et entièrement son chemin, décidant si oui ou non il souhaitait aller plus avant dans cette quête.
Comme s'il lisait dans ses pensées, Eden apparut devant lui, et se percha sur son épaule, semblant conscient de l'enjeu et de la décision que le sorcier avait prise, il y a des années de cela. Par son chant, le nouveau compagnon transmit à Harry à la fois son inquiétude et son espoir, avant de déposer une plume dans sa main. Puis, comme à regret, il disparut.
Poussé par cette résolution, Harry rangea avec d'extrêmes précautions cet inestimable cadeau, et entra à son tour à l'intérieur du rocher. Il suivit un tunnel semblant être creusé par la nature il y a des milliers d'années qui descendait en pente de plus en plus raide, en faisant des cercles.
Bien vite, Harry perdit toute notion de repérage, et se contentait de marcher, se tenant à un mur pour être certain de progresser dans la bonne direction.
Après ce qui lui parut des heures, le tunnel commença à s'élargir. Une pâle lueur se dégageait à présent des murs devenus plus travaillés, tandis que la terre qui recouvrait le sol laissait place à une roche lisse et bleutée. La pente se fit de moins en moins raide, jusqu'à ce que le jeune sorcier n'atteigne une lourde porte fermée sur laquelle on pouvait voir des runes étranges qui semblaient être douées de vie, ondulant sur le cadre de la porte et brillant faiblement.
Et voici les RARs :
Titmo: Encore la palme de la review la plus rapide me semble-t-il. Toi qui me traitais de sadique, tu ne vas pas être déçue avec ce chapitre. Je tiens toutefois à te rappeler ainsi qu'à d'autres lecteurs, que toute mort prématurée de moi-même ne vous donnerait pas la suite de l'histoire plus vite. Evitez donc les lettres ensorcelées. ^^
Mimi72 : Merci pour tes encouragements, et en espérant que la fin de ce chapitre ne t'aie pas trop trop déçue.
Fafa, GinnyweasleypotterO : merci beaucoup pour ces demandes pressantes pour la suite : Avec la reprise du boulot et une semaine en déplacement, le temps me manque un peu pour cette fic en ce moment, mais rassurez-vous la suite sera publiée. Je vous conseille le système d'alertes de qui est très bien fait et qui vous livrera mes prochains chapitres chez vous, par un joli mail.
