Lumos
Chapitre 13 : Le Retour du Survivant.
Le froid. Harry ne ressentait qu'un grand froid, pénétrant et rendant sa respiration difficile. L'air déjà immobile semblait s'épaissir, devenant de plus en plus opaque, donnant à Harry l'illusion d'être à la fois enfermé dans une boîte, mais également le sentiment d'être entouré de rien. Où qu'il regarde, il ne voyait que le vide. Mais subitement sa vision devint claire, comme s'il avait été transporté dans un autre lieu, ou un autre temps. Il revoyait à présent la plage et les falaises blanches qu'il avait déjà entrevu dans une vision dans la forêt interdite, mais cette fois-ci la vision semblait plus floue, comme s'il manquait des informations pour que l'image soit complète, tout comme le son qui n'était qu'un murmure, alors qu'il se rappelait du bruit des vagues prenant d'assaut les falaises dans sa première vision. Puis tout changea à nouveau, et il vit plus nettement que jamais un village en flammes... Une petite fille courait dans la rue principale du village, comme si sa vie en dépendait.
- Maman ! criait la petite fille. Papa ! Où êtes-vous ?
L'air saturé d'humidité à cause d'une pluie récente commençait à se charger d'une fumée noirâtre, le rendant quasiment irrespirable. Déjà les yeux de la petite fille semblaient déborder de larmes, son pas devenait plus saccadé, moins rapide.
- Revenez ! Par pitié, revenez... sa voix s'étouffa alors qu'elle crachait de la fumée pour reprendre son souffle.
Mais elle trébucha soudain sur une pierre, et dans un cri mêlant surprise et terreur, elle s'écroula au sol, vaincue. Dans un dernier souffle elle trouva la force de murmurer un " je t'aime maman " avant que la vision ne s'estompe dans un flash rouge aveuglant.
- Non ! Elena ! cria Harry se réveillant en sursaut.
Au même instant, Shirin toujours endormie sur sa chaise en osier fût elle aussi réveillée en sursaut, le visage baigné par les larmes. Tremblant encore de la vision qu'il venait d'avoir, Harry se redressa tant bien que mal et tenta de s'éclaircir les idées. Il commença par mettre ses lunettes pour que le décor lui paraisse moins flou. Puis entendant la respiration saccadée de son amie, il s'approcha de la chaise et posa un bras réconfortant autour des épaules de la jeune fille. Aussitôt, Shirin se redressa et se jeta dans les bras du jeune sorcier, en proie à une crise de larmes à faire pâlir Mimi Geignarde. N'ayant jamais été doué pour consoler qui que ce soit, Harry ne sut que faire et resta là, tentant d'apaiser aussi bien sa peur que la peine de la demoiselle. Combien de temps ils restèrent là, aucun d'eux n'aurait su le dire. Peu à peu, les pleurs de la jeune fille s'étaient calmés, et ils s'étaient endormis l'un contre l'autre, sans se préoccuper des convenances.
Quelques heures plus tard, Harry se réveilla à nouveau avec l'impression de ne pas avoir fermé l'œil de la nuit. Constatant qu'il tenait encore la jeune fille dans ses bras, il ouvrit les yeux brusquement pour tomber dans ceux, également ouverts de Shirin.
- Salut, dit-elle faiblement.
- Euh... Salut, répondit Harry l'air de plus en plus gêné, désserrant son étreinte.
Shirin s'écarta légèrement de lui, l'air tout aussi gêné.
- Shirin... Je... Qu'est-ce qui s'est passé ? demanda Harry, avec une grande appréhension.
- J'ai fait un cauchemard. J'ai vu... Mon Dieu c'était horrible. J'ai vu...
- Une petite fille... Elle s'appelait Elena... Elle courait dans un village en flammes et...
- Arrête ! s'écria Shirin au bord des larmes à nouveau.
- Qu... Tu... as fait le même rêve ? demanda Harry interloqué.
Shirin se contenta d'acquiesçer, trop prise par ses émotions pour répondre.
- Et tu connais cette petite fille ? interrogea-t-il, de plus en plus anxieux, la voix tremblante.
Shirin aprouva encore, sans donner de détails. Pendant de longues minutes, elle resta là sans bouger, se contentant de regarder sans le voir le paysage par la fenêtre. Comme s'il se mettait au diapason de son humeur, le soleil dehors se voila petit à petit, tandis qu'une pluie fine se mit à tomber, donnant au paysage un air hors du temps. Harry suivit son regard, l'esprit tourné vers un lointain passé qu'il croyait presque oublié.
Les Dursley partits chercher des cadeaux de Noël pour Dudley avaient laissé leur neveu seul à la maison et le garçon alors âgé de quatre ans seulement avait passé des heures à contempler le paysage par la fenêtre du salon, espérant que quelqu'un sur une grande moto vienne le chercher pour l'emmener dans un endroit chaud et douillet.
- C'était... ma petite soeur.
La voix de Shirin, faible et tramblotante, couvrant à peine le bruit de la pluie s'écrasant contre la vitre ramena Harry dans le présent à la vitesse d'un Portoloin.
- Qui ça ? demanda-t-il l'air encore absent.
- Elena, celle que tu as vu dans notre rêve, c'était ma... ma soeur. J'avais 9 ans à l'époque, et on habitait un petit village aà côté de Cithil, la capitale Est du Continent. Mes parents, Sid, Lim et moi étions partis en ville pour acheter les fournitures de Sid et Limaliésys. On avait laissé Leena pour garder la maison. A huit ans, il ne pouvait plus rien lui arriver, elle connaissait la Magie et savait être entendue par elle si le besoin s'en faisait sentir. Elle m'avait demandé de rester à sa place, mais mon père avait besoin de moi en ville pour garder un œil sur les jumeaux. Quand on est rentrés...
Shirin s'arrêta alors, semblant incapable de poursuivre. Puis, comme si elle pensait que le fait d'en parler appaiserait la douleur, elle reprit, la voix plus faible encore :
- Quand on est rentrés, le village était entièrement détruit. J'ai hurlé son nom, je l'ai supplié de me dire où elle était... Mais je n'ai jamais eu aucune réponse. C'est mon père qui l'a trouvée deux heures plus tard, allongée dans la rue principale, à moitié recouverte de terre... Ma... Ma mère n'a pas supporté... Elle a commencé à dépérir pour rejoindre Leena un mois plus tard, nous laissant seuls mon père, Sid, Lim et moi. Jamais je ne pourrai me pardonner ce qui s'est passé. Si seulement j'étais restée... J'étais la pvks grande, je devais prendre soin d'elle. J'aurais dû être là !
Et disant cela, Shirin frappa de toutes ses forces sur le mur près d'elle, avant de fondre à nouveau en larmes. Harry prit le temps d'assimiler ce qu'il venait d'apprendre. Puis après quelques instants de réflexion, il s'approcha à nouveau de la jeune fille en larmes, lui parlant doucement :
- Je ne sais pas trop ce que je peux te dire, si ce n'est que ce n'est pas ta faute. Ça l'aurait été si tu avais su à l'avance ce qui allait se passer, or ce n'est pas le cas.
Shirin semblait l'entendre sans l'écouter, aussi Harry reprit :
- Je n'ai pas de parents, je ne sais pas ce que c'est que de perdre un père, une mère, ou une soeur. Mais à la fin de ma cinquième année d'études j'ai perdu quelqu'un que je considérais comme un père. Et dans ce genre de cas, il ne faut pas se laisser abattre.
- Je le sais bien, mais je n'en ai pas la force. Ça fait plus de 10 ans maintenant, et regarde dans quel état je suis.
- Je pense au contraire que tu en es capable, mais qu'il te faut d'abord axcepter le fait que tu n'es pas responsable de la mort de ta soeur. Après cela seulement tu pourras avancer.
- On dirait Albus Dumbledore. dit une voix grave derrière Harry.
- Je le prends comme un compliment Monsieur, répondit Harry avec un léger sourire. Bien que je n'aie aucun bonbon au citron dans mes poches, ajouta-t-il malicieusement ce qui fit rire monsieur Altis et sourire légèrement Shirin. Ce dernier s'avança ensuite vers sa fille et lui parla doucement, en une langue inconnue de Harry.
- On dirait de l'Elfique, dit Harry doucement tout en écoutant avec ravissement les mots qu'Elyor disait. La langue était belle, douce et très musicale, faisant passer dans les intonnations une quirielle d'émotions.
- En effet, c'est un dérivé de l'Elfique, répondit Elyor après avoir réussi à tirer un autre sourire de sa fille.
- Eh bien, je vais finir par vous appeler Elrond, rit Harry avant de se rappeler que cette référence à l'imagination Moldue ne serait comprise par personne. Il fut stupéfait de voir les visages d'Elyor et de Shirin s'éclairer d'un sourire :
- Un vieil ami de la famille, je me demande ce qu'il est devenu. commenta Elyor doucement avant d'entraîner les deux jeunes adultes dans une autre pièce.
Tout en marchant, il leur expliqua qu'il avait des informations à leur donner et que les quartiers de Harry, selon lui, ne convenaient pas à une telle réunion. Passant de couloirs en escaliers, de passerelles en jardins, Harry fut bien obligé de reconnaître la grandeur de la maison des Altis, si toutefois on pouvait encore appeler un bâtiment contenant un terrain de Quiditch couvert une maison.
- Nous voici arrivés. Dit Elyor, s'arrêtant devant deux immenses portes d'or, couvertes de runes. Cette pièce est la pièce la mieux protégée du domaine, nous y serons en paix pour discutter à notre aise et ainsi faire avancer l'affaire qui nous occupe.
Puis sans même les toucher ni parler, les portes s'ouvrirent, révélant une grande salle de réunion sortie tout droit d'un château français du seizième siècle.
Celle-ci était beaucoup plus formelle que les quartiers de Harry. Entièrement circulaire, elle comprenait une grande table de marbre noir autour de laquelle étaient disposés douze fauteuils faits de velour pourpre. Au centre de la table, un grand pied en fer forgé montait à plus de deux mètres. Au sommet, douze fines tiges ouvragées redescendaient en boucles en direction de chaque siège avec trois chandelles accrochées au bout de chacune d'elles, donnant à la pièce un aspect à la fois mystérieux et très solennel. Les murs quant á eux &tait faits d'une pierre sombre et lisse, ne reflettant aucune lumière et ne disposant d`aucune ouverture pour une quelconque fenêtre. Au plafond, une immense fresque représentait deux hommes en armure entrain de combattre en se lançant des sorts.
D'un geste de la main, Elyor referma les lourdes portes d'or et invita les deux jeunes adultes à s'asseoir autour de la table. Lorsqu'il parla et bien que sa voix fût calme, la tension dans la pièce monta d'un cran.
- Harry je suppose que tu sais déjà de quoi nous allons nous entretenir, commença-t-il. Shirin ce que tu as besoin de savoir c'est que la magie est en grand danger.
- ... Et que encore une fois Harry va devoir jouer au héros ? interrogea la jeune fille un petit sourire aux lèvres.
- Il ne s'agit pas d'une blague. Ce que je vais vous demander à tous deux est assez dangereux et je veux que vous m'écoutiez attentivement. répondit Elyor d'un ton ferme. Puis, ayant attiré l'attention sur lui, il reprit :
- J'ai retrouvé hier un texte qui semble avoir été écrit par le créateur lui-même.
Shirin pâlit aussitôt, perdant immédiatement son attitude insouciante.
- Dans ce texte, le créateur parle de trois objets qu'il a donné à trois frères. Ces objets, une cape, une pierre, et une baguette magique, sont d'après ce que j'ai compris les dépositaires d'un très grand pouvoir. Or, ce très grand pouvoir, s'il est trop longtemps éparpillé, nuit gravement à l'équilibre de la magie. Et pour pallier à ce problème d'équilibre, la Magie tente par tous les moyens de stopper tout cela en créant des mages noirs de plus en plus puissants, et à des dates de plus en plus rapprochées, afin de placer l'équilibre dans un être humain.
- Ce qui signifie que mes parents, et un nombre incalculable d'innocents sont morts à cause de votre imbécile de Créateur. s'emporta Harry soudainement. La stupidité des hommes ne s'arrêtera donc jamais... ajouta-t-il dans un murmure.
- Non, et tu es bien placé pour le savoir. rétorqua Shirin, n'ayant pas du tout apprécié la réplique précédente.
- Il suffit ! lança Elyor sèchement. L'heure n'est plus aux querelles, il va falloir agir et vite car un nouveau mage noir se profile déjà à l'horizon, et je pense que sans unir nos forces, nous n'avons aucune chance.
- Vous avez donc eu confirmation de ce qui se passe en Angleterre ? demanda Harry soucieux.
- Malheureusement non, et c'est tout là le but de votre... expédition. dit Elyor Altis doucement. Il faudrait que vous alliez là-bas pour voir ce qu'il en est. Par la même occasion, il pourrait être intéressant de ramener des alliers en qui vous avez confiance car on ne sera jamais assez pour assurer une paix réelle et durable. Se battre pour ramener la Magie à son point d'équilibre demandera beaucoup, de chacun de nous.
- Mais je ne sais pas comment rentrer en Angleterre. répondit Harry. Je ne sais même pas où je suis par rapport à mon pays d'origine.
- En effet, toi seul tu ne le peux. Mais tu es lié à un Phénix Harry, Phénix que tu as d'ailleurs un peu laissé de côté ces derniers temps... répondit Elyor tranquillemen!.
- Mais oui ! s'exclama-t-il. Pourquoi n'y ai-je pas pensé plus tôt ! Puis, dans un murmure, il appela Eden, qui vint aussitôt se poser sur son épaule dans un grand éclair blanc.
- Pardonne-moi, je t'ai un peu abandonné ces derniers temps... ajouta-t-il le regard triste. Eden sembla lui pardonner cet écart par un chant doux et apaisant, et Harry se promit de faire plus attention à l'oiseau par la suite, car il était à la réflexion, son seul véritable ami dans ce monde.
- Il est toujours aussi magnifique, murmura Shirin avant de se focaliser à nouveau sur la conversation en cours.
- Je me pose quand même une question. Si je dois rentrer en Angleterre rapidement, comment pourrai-je terminer mon entraînement ?
- C'est l'une des raisons qui fait que ma fille fera partie de l'expédition. Elle sera à la fois ton entraîneuse et ta protectrice pendant ta mission.
Harry faillit dire qu'il n'avait pas besoin de protecteur, mais avant qu'il n'ait pu formuler une phrase résumant sa pensée, la jeune Altis ajouta :
- Et puis, tu ne t'ennuirais pas un petit peu sans moi ?
- Hum... Non pas vr... Euh je veux dire si si bien sûr que si ! répondit Harry dans un grand sourire.
- Bien il faudrait que vous partiez rapidement. Utilisez Eden pour me faire part de vos avancées, et surtout, n'en dites pas davantage que nécessaire, que ce soit à notre sujet ou au sujet de notre quête.
- Pourquoi cela ? Ça pourrait attirer des alliers supplémentaires. fit Harry sceptique.
- ... Ou encore plus d'ennemis que nous n'en avons déjà. Pour l'instant ils ne sont pas sortis de l'ombre, mais le jour où cela se produira nous devrons être prêts. Dès que vous êtes prêts, vous pourrez partir. ajouta-t-il avant d'ouvrir à nouveau les portes d'or, invitant nos jeunes héros à se dépêcher.
Pour Harry, les préparatifs furent très vite accomplis : n'ayant que très peu d'effets personnels, il fit simplement rétrécir une pile de vêtements offerts par les Altis dans un sac à dos. Pour Shirin en revanche, trois heures ne furent pas de trop pour qu'elle consente, comme le lui répétait Harry à voyager léger.
- Mais je n'ai que deux petits sacs ! Lui répondait(elle, désignant d'un geste vague deux énnormes males débordantes de choses en tout genre. Avec un haussement d'épaules, elle entreprit de faire pour la huitième fois le tris de ses affaires, hésitant encore à prendre telle ou telle jupe.
- Je vais finir par te croire superficielle, miss Altis. dit Harry avant de refermer la porte des quartiers de la jeune femme, évitant de peu une cascade d'objets en tout genre ainsi que " Mr Harry Potter ! Reviens ici tout de suite ! " que même un mur de six mètres d'épaisseur n'aurait pu étouffer.
Et après mains préparatifs, ce ne fut que le lendemain vers midi que Harry et Shirin partirent vers l'Angleterre, après des au revoirs très émouvants. S'accrochant tous deux à Eden, ils furent transportés dans un tourbillon de lumière blanche et apparurent au milieu d'une forêt battue par les vents.
- Où sommes-nous ? demanda Shirin
- Près de la maison des personnes qui ne m'ont pas vu depuis plus de trois ans. D'ailleurs, si cela ne t'ennuie pas, j'aimerais y aller seul la première fois. Il ne m'ont pas vu depuis tellement longtemps que je ne sais pas leur réaction, ni ce qui s'est passé durant cette période.
- Euh je veux bien, mais en astendant je fais quoi moi toute seule au beau milieu d'une forêt inconnue ? demanda Shirin.
- Un accroc-branche ? lui répondit Harry malicieusement. Puis voyant le regard de sa compagne d'expédition il préféra reformuler son idée :
- Sinon tu pourrais trouver un coin pour notre campement de cette nuit ?
- Voilà une idée un peu plus constructive. lança-t-elle froidement avant de s'éloigner. Et ne t'inquiète pas, pour l'accroc-branche, je pense que tu adoreras de faire ça demain.
- Sans doute, lui répondit-il. On se retrouve ici dans trois heures d'accord ?
Et sur un signe de tête de sa part, il se dirigea vers la sortie du bois en direction du Terrier où, il le savait, la partie allait être très difficile à jouer. Bien sûr Mrs Weasley comprendrait, son mari également, mais qu'en serait-il de Ron ou d'Hermione ? Quant à Ginny, Harry préférait ne pas penser à leurs "retrouvailles" pour le moment, de peur de partir en courant se cacher dans un endroit reculé pour faire un élevage de Scrout à Pétards. Plongé dans ses pensées, Harry ne remarqua qu'à la dernière seconde la porte d'entrée et il s'arrêta net, avant de respirer très profondément et de frapper trois petits coups secs.
La porte s'ouvrit sur une Mrs Weasley visiblement en pleine confection d'un plat dont elle avait le secret : un rouleau à pâtisserie à la main et portant un grand tablier vert clair, elle accueillit son visiteur avec un sourire chaleureux :
- Bonjour ! Que puis-je pour votre service Monsieur ?
- Euh... Mrs Weasley... C'est... Je veux dire je suis Harry...
- Harry ? demanda-t-elle songeuse, examinant le garçon qui avait survécu avec une extrême minutie.
Puis sans signe avant coureur, elle l'étouffa dans une étreinte à briser des os, fondant du même coup en larmes :
- Mon Dieu mon chéri c'est merveilleux, disait-elle. Mais que s'est-il passé ? Si tu savais, on a tant espéré que tu reviennes, jusqu'à ce qu'on lise que... oh mon Dieu je n'arrive pas à y croire, c'est bien toi Harry...
Elle avait lâché cette suite de mots, suivie de bien d'autres encore, entrecoupés de sanglots, mettant Harry très mal à l'aise. Puis se resaisissamt, elle attira Harry à l'intérieur et avant qu'il n'ait pu dire quoi que ce soit, il se retrouvait une tasse de thé fumant dans les mains, et un plat remplis de biscuits sur les genoux. Lorsqu'il eut mangé et bu suffisamment selon les critères de Mrs Weasley, ne lissant que quelques biscuits épars dans le fond du plat, Harry put enfin parler :
- Je suis vraiment, vraiment désolé Mrs Weasley, commença-t-il. J'ai vraiment dormi pendant environ 3 ans, 1110 jours pour être précis. Je ne sais pas trop pourquoi ni comment c'est arrivé, ajouta-t-il sans vraiment mentir à sa mère de substitution.
- Je le sais bien mon pauvre chéri. Et Dieu du Ciel je ne t'en voudrai pour rien au monde. C'est juste tellement d'émotions ! Je ne m'y attendais tellement plus...
Et elle refondit en larmes à nouveau. Deux heures plus tard, Harry s'aprêta à repartir en direction de la forêt lorsqu'un bruit de transplannage se fit entendre dans la cuisine. Une tête brune apparut à l'entrée du salon et, lorsqu'elle vit Harry, celle-ci s'immobilisa :
- Harry ?
La voix n'était qu'un murmure, n'osant croire l'impossible selon elle.
- Euh... Oui, répondit le survivant mal à l'aise.
La tête brune d'Hermione suivit de son corps bondit littéralement hors de la cuisine, se plaçant juste devant le survivant. Elle lui mit alors une jiffle magistrale dont il allait se souvenir longtemps. Puis sans qu'il ait eu une chance de dire quoi que ce fut, elle s'écroula en pleurant dans ses bras. Se rendant compte que c'était la troisième femme en larmes dans ses bras en moins de deux jours, Harry se promit de trouver et de lire un livre pour savoir comment s'y prendre correctement avec ces dames. Et en effet, la journée qu'il allait passer le lendemain lui prouverait qu'il aurait dû lire ce livre depuis très, très longtemps.
Il ne put rester que très peu avec Hermione, lui racontant très brièvement son histoire pour ne pas arriver en retard dans la forêt. Lorsqu'elle le vit revenir, avec une énnorme trace rouge sur la joue et une chemise trempée par les larmes, Shirin s'inquiéta :
- Ca c'est mal passé ? demanda-t-elle.
- Non, ma meilleure amie est juste... très démonstrative. Répondit le jeune garçon avant d'ajouter pour lui-même :
- C'est demain que ça va être difficile. A côté de deux Weasley en colère, Voldemort passe pour un vendeur de bonbons au citron.
Merci pour toutes vos reviews et vos encouragements. Je rappelle que je cherche un correcteur ou une correctrice pour la periode estivale.
