Robotfan : la guerre c'est l'horreur, le désarroi et le désespoir, faire la guerre c'est perdre son humanité, je suis contente que tu aies aimé ces moments ^^
Lunagarde : Oh ne t'en fais pas va ! On récolte viiiite ce que l'on sème !
Rives de sang
Il fallait descendre dans les galeries souterraines pour se rendre compte que la Sororité disposait d'une ville entière faite de charpentes et de mécanisme pour que les canaux et les vaisseaux aquatiques acheminent correctement les eaux de la rivière. Une véritable forêt que la Shinra ne saurait jamais exploiter. Arrivées dans ce complexe fait d'écluses et de valves, Karen et Xiang Ying se mirent au travail. On utilisait de petites barques pour se déplacer dans les galeries. Il y faisait très froid et très humide. L'odeur de la vase était insupportable, si bien que personne n'aimait vraiment aller dans les souterrains, sauf en cas d'urgence en période de crue ou de fortes pluies… ou comme ici en période de guerre…
Chacune avait des herses à lever manuellement, à l'aide de mécanisme aussi anciens que la création du Wutai. Là, Xiang Ying se mit à raconter son aventure :
-Nous avons voyagé deux semaines pour atteindre le front principal, à l'est. Nous n'avions pas subi grandes pertes, et nous en avions profiter pour évacuer les villages alentours au cas où il arriverait malheur. Avec chacune une troupe de 10 000 hommes et quelques canons et créatures, avec les Materias, nous sommes parvenus à la Vallée du Soleil. L'ennemi avait fait beaucoup de ravages. Les nôtres déjà sur place étaient en très mauvaise posture, heureusement que nous arrivions avec du matériel. A l'aide de barbelés et de mines que nous avions pu prendre des légions vaincues, nous avions mis en place un terrain suffisamment gardé pour les dissuader de passer. Quand la bataille a eu lieu, nous avons pris l'avantage. Les canons ont tonné, les coups de feu ont saigné nos oreilles. La première ligne s'en est mieux tirée. Les arquebusiers et artificiers avaient des positions fortes dans les reliefs de la vallée, tu sais qu'elle est très rocailleuse et qu'elle offre d'excellentes cachettes pour les tirs à l'affût.
-Oui, c'est vrai, c'est pour cela que toute la gorge et la vallée est une place forte.
-Les invoqueurs et magiciennes étaient installés dans les hauts sommets pour les assaillir avec des sorts de foudre. La prêtresse de mon régiment n'a pas eu à appeler le Léviathan… du moins… pour la journée de bataille… en fait, ce combat était une diversion pour nos troupes, une arrière-ligne trois fois plus grande que celle que nous combattions, nous a pris à revers… j'ai ordonné la retraite, et c'est ainsi que j'ai perdu de vue Vuong Chan. Lors de la fuite, j'ai été confrontée… au commandant de l'armée… un homme, aux cheveux déteints brillant comme l'argent… des yeux… tiens… comme ceux que tu as. Déjà surprise de cette apparence, j'ai été dépassée par sa force, Karen. Et là est le plus… étrange… il te ressemblait… comme deux gouttes d'eau… on vous croirait jumeau.
Xiang Ying recula alors, saisie de cette flagrante ressemblance, alors que le souvenir de ce combat singulier et humiliant revenait en elle. Cette semblance l'avait déstabilisée pendant tout le duel… elle remarqua que Karen se perdit dans ses pensées. Des soupçons naissaient et s'introduisaient dans ses réflexions comme un phénomène irrévocable, irréfutable. La jeune femme était murée dans ce silence si bizarre et perturbant. Les discrets cours d'eau remplacèrent ce calme dérangeant. Leurs mouvements semblaient être mis sur pause, alors que l'urgence de la tâche était vitale pour leur survie. Pourtant, ni l'une ni l'autre reprenaient le travail. Les torches faiblissaient, bientôt, elles seraient plongées dans l'obscurité. Chacun attendait que l'autre réagisse. Finalement, Xian Ying posa sa main sur celle de la rouquine, qui finit par pousser un soupir :
-Au plus profond de mon corps, je sais que je ne suis pas complète. Je ne suis pas née ici, je viens de Westeria. Je n'ai jamais demandé à mes parents pourquoi j'ai été séparée des terres qui m'ont vu naître. Peut-être parce que le passé ne m'intéressait pas ? Parce que j'ai trouvé un nouveau foyer ? Parce que je n'ai jamais été aussi heureuse qu'au Wutai ? Mais si effectivement… quelqu'un portait mon sang et que ce sang a rejoint l'ennemi… c'est que les Dieux sont beaucoup plus cruels et vicieux qu'on ne le croit, et même le Léviathan ne peut rien contre ça…
-Karen…
-Je suis fidèle au pays qui m'a accueillie. Je lui dois ma vie… je ne laisserai pas un étranger même s'il est de ma famille biologique détruire ma maison d'accueil.
Sur ses mots, elles ouvrirent les derniers canaux qui évacua tout l'excès d'eau dans les grottes. Quand elles sortirent, le soleil déclinait. Elles avaient encore la brèche du rempart Sud à colmater… le chemin était beaucoup plus praticable, l'eau descendait dans les galeries à grandes gorgée. Elles purent se rendre dans la grande maison sur pilotis qui auparavant, était cerclée par l'eau. Le pont désormais émergé, Karen accourut à l'intérieur du bâtiment qui servaient de dortoir. Elle ne s'attendait pas à voir de survivantes… mais au moins sortir les corps et leur offrir des funérailles dignes de ce nom. Le sang repeignait le sol en quantité. Il n'y avait pas seulement les wutaiennes, mais aussi des hommes de la Shinra. Malgré la montée des eaux, et leurs maigres expériences, elles s'étaient défendues jusqu'au bout. Xian Ying s'agenouilla et découvrit le corps d'une des Sœurs. Une jeune adolescente de 13 ans.
-Mikumi, elle était arrivée il y a un an.
-Momoi… 15 ans… je devais être assignée pour continuer sa formation…
Le chagrin l'accablait mais aucune larme ne venait. Elle n'en avait pas assez pour toutes les pleurer… et n'en avait pas le temps non plus. La guerre l'avait forgé sur tout type d'horreur, elle en avait beaucoup trop vu pour larmoyer sur toutes les victimes qu'elle croisait. Les Sœurs restantes devait assurer la sécurité et la défense du lieu. Tant que des Sœurs vivaient, le clan survivraient. Xian Ying s'engouffra davantage dans les couloirs. Elle appela alors Karen qui se releva machinalement avant de rejoindre son amie. Elles étaient dans une de chambre commune, quand elles ouïrent le faible souffle d'une femme âgée, proche de la cinquantaine.
-Juen Li, s'étrangla Karen, qui la débarrassa du cadavre ennemi sous lequel elle était écrasée.
Elle eut beaucoup de mal à la reconnaître. Elle était couverte de sang séché, son visage fatigué et défiguré par une large balafre au niveau de la tempe. Elle posa péniblement son regard sur son ancienne apprentie, avant d'esquisser un sourire mélangé à une grimace de douleur :
-en retard… toujours le même défaut…
-Pardon madame…
La doyenne leva la main pour lui demander d'épargner sa salive, avant de la poser sur la sienne :
-le sort de notre pays repose… sur vous toutes… alors… concentrez-vous… sur votre devoir… renvoyer ces monstres dans le trou… d'où ils sont sortis… quand je mourrai… recouvre nos corps de nos linceul… jette aux poissons les hommes de la Shinra… ce lieu doit devenir notre… sanctuaire… le ferez-vous… mesdemoiselles… ?
Retenant difficilement leurs larmes, les deux amies jurèrent d'écouter les dernières volontés de la doyenne la plus honorable de l'école. C'était elle qui avait formé les meilleures, être son apprentie était considéré comme un honneur à ne pas décevoir. Elle ferma les yeux, comme si elle s'attendait à cette réponse. Elle savait qu'elle laissait derrière elle son clan au très mauvais moment, mais ses blessures avaient raison d'elle. La Rivière de la Vie l'appelait et elle pouvait déjà entendre le Léviathan rugir pour l'accueillir dans son royaume aquatique. Elle fit un dernier effort pour regarder sa dernière élève et caresser un visage rempli de douleur, qui essayait de refouler tant bien que mal ses larmes. Karen posa sa main sur la sienne et déposa ses lèvres contre sa paume :
-Juen Li, je…
-Je sais… moi aussi…
Elle s'échangèrent un baiser, qui prit Xian Ying de court. Si elle s'attendait à ça… même si en réalité les traditions et les interdits n'avaient plus aucune importance. Une doyenne venait de mourir, c'était une lourde perte pour la Sororité. Même si la Shinra avait gagné cette bataille, la guerre n'était pas terminée.
ooo
Si peu d'entre elles étaient encore vivantes. Peut-être une vingtaine… blessées et affamées, les hommes s'occupaient de leur donner ressources nécessaires et de les soigner. Le Temple du Léviathan devint un camp de fortune. Minh Tâm attendait patiemment le rapport de Karen et de Xiang Yin. Vuong Chan pansait le bras d'une jeune de 16 ans, encore hantée par l'horreur qu'elle venait de vivre.
-Je hais la Shinra…, bredouilla-t-elle en pleur
-Nous aussi, repose-toi un peu…
Sitôt finit, elle se releva et retrouva Mayuki, la prêtresse de la Sororité. C'était l'invoqueuse la plus puissante. Elle était très belle en période de paix, mais la douleur et la souffrance de la guerre avait terni l'éclat. Elles jetèrent des regards à la triste assemblée devant elle. Des gémissements et des pleurs, des prières et des cris de douleurs. Un homme se posta au garde à vous devant Vuong Chan :
-Nous allons-nous poster pour la première nuit de garde. Nos artificiers et arquebusiers protègent l'enceinte du temple
-Faites de votre mieux.
Il partit à la suite d'une cinquantaine d'hommes. Minh Tâm rejoignit les filles et poussa un soupir :
-Voilà à quoi nous sommes réduites…
-Le Léviathan entend leurs prières, releva Mayuki, les coupables seront punis
-Quelqu'un a vu Karen et Xian Ying ?
-Elles vont revenir, elles doivent chercher les potentielles survivantes et nous débarrasser des dernières vermines de la Shinra. Dans l'immédiat nous devons assurer les défenses et le patrimoine de notre pays.
-Tu veux déplacer notre savoir ailleurs ? Cela fait 500 ans que la Tour abrite notre savoir.
-Mayuki, regarde un peu autour de toi…, dit-elle en montrant le Temple complètement saccagé devenu un véritable hôpital de fortune, penses-tu vraiment que nos livres et parchemins soient en lieu sûr ici ?
-Tâm à raison, fit Vuong Chan, nous devons déplacer ce que l'on peut… ce n'est pas seulement notre nation qu'ils veulent annihiler… c'est aussi notre histoire.
-Il nous faudrait des semaines, voire des mois pour tout déplacer…
-Nous avons la main d'œuvre nécessaire pour ça. Notre histoire et nos filles sont les priorités. Godo peut dire ce qu'il veut, nous savons qu'il n'a jamais eu de considération pour la Sororité. On espérait que la guerre lui montre de quoi est capable notre clan. Cette douloureuse épreuve est difficile, mais nous devons tenir. C'est un devoir. Nous allons montrer à la Shinra que même coupée, la tête du loup peut toujours mordre. Une fois Karen et Xian Ying revenues, j'organise un conseil de guerre avec les filles aptes à pouvoir se battre. Dans l'immédiat reposez-vous et ressourcez-vous bien mesdemoiselles.
La nuit tombait peu à peu, mais la température chutait à vue d'œil. Les camps étaient réchauffés par des foyers. Les maîtres d'armes affûtaient, réparaient et renforçaient les équipements des jeunes femmes. Une dizaine d'hommes assistèrent les doyennes à la Tour, chargés d'emporter des livres d'une valeur exceptionnelle. Des parchemins aussi anciens que le monde, des estampes et des manuscrits uniques. Ils en auraient pour au moins une semaine à tout descendre dans les canaux pour les transporter en lieu sûr. Si la garnison tombait, et si l'école était prise par la Shinra, toute cette richesse finirait dans les flammes, comme le reste.
L'essentiel était que l'école se relevait de l'horrible perte. La fumée avait cessé de se répandre et lorsque les première étoiles apparurent, on pût les accueillir avec des sourire d'espoir, comme si les lendemains s'accompagneraient pleins de promesses. Dans les ténèbres silencieuses, le son d'un cor s'éleva et tonna deux fois. Il provenait des anciens dortoirs. Les survivantes étaient appelées à rejoindre les lieux : quand le cor retentissait deux fois, c'était pour annoncer un rassemblement de la plus haute importance. Elles prirent alors les derniers bateaux encore debout et rejoignirent la maison en pilotis. Deux silhouettes féminines les attendaient, sombres, notamment la jeune femme aux cheveux de roux. Des cadavres flottaient de toute part, ceux de leurs ennemis, jetés aux poissons, sans aucune considération. Ce spectacle macabre était une horreur de plus que peu parvinrent à soutenir. Alors qu'elles accostaient, chacune d'entre elles se demandait pourquoi un rassemblement si soudain : le conseil de guerre devait avoir lieu au Temple. Minh Tâm n'avait pas le temps pour une perte de temps supplémentaire et regarda Karen et Xian Ying :
-Dites vite ce qu'il y a
Les deux guerrières se fixèrent, la tête bien basse. Qui allait parler ? Karen n'avait pas le cœur d'annoncer la mort de Juen Li et encore moins Xian Ying. Pourtant… il fallait le faire… ce fut elle qui prit la décision de le dire :
-Juen Li a rejoint le Léviathan… elle a succombée à ses blessures…
Des plaintes jaillirent des survivantes, le chagrin les accabla davantage. Tâm était figée à ses mots ; cela voulait dire qu'elle était la nouvelle doyenne et qu'il fallait faire un passage de grade dans très peu de temps, afin de garder la Sororité forte et équilibrée. Elle la laissa continuer, silencieuse :
-Elle a prononcé ses dernières volontés… elle veut faire de ce lieu un sanctuaire… on a déjà jeté les… les ennemis aux poissons…
Tâm inclina la tête :
-Je vous remercie… on va commencer le rituel…
ooo
Mayuki fit teinter le bol, le cœur lourd. Toutes les survivantes priaient, écoutaient les mantras de la prêtresse. Pour une seule cérémonie, les âmes des défunts seraient envoyées de l'autre côté. Du moins, c'était la croyance du Wutai. Il fallait accompagner les morts lors de leurs passages dans la Rivière de la Vie. La Maître d'Arme accompagnait l'invoqueuse, qui érigeait un autel de fortune : des petites coupelles de thé, des petits bols de riz… les rares fleurs encore intactes de cette boucherie furent déposées sur le seuil de la porte. Toutes les victimes furent couvertes d'un linceul. D'autres corps les avaient rejoints ; celles qui s'étaient battues pour défendre cette école, au péril de leurs vies. Le nombre s'élevait à 200 personnes. Peut-être était-ce peu, mais pour l'école, c'était une grande perte… les regards parcouraient ces rangées de couverture blanche… posées les unes à la suite des autres. Des regards hagards accompagnaient les lectures des textes, avec le souhait de se réveiller et de sortir d'un terrible cauchemar. Ici, les filles s'étaient faite une famille, des amies, des sœurs… malgré les épreuves et les cruautés de la vie au sein de l'école. Elles étaient devenues ce qu'elles étaient grâce à cette institution. Elles devaient tout à l'école, et maintenant encore plus, pour que les Sacrifiées n'eurent pas à avoir donné leur sang en vain.
Lors des dernières étapes du rituel, des torches furent données à Karen, Vuong Chan, Mayuki et Xian Ying, Fang Ying et Phuong. Toutes deux avaient été secourues par les hommes qui faisaient leurs patrouilles. Elles étaient en vie, mais avaient tout de même eu besoin de soin urgents. Elles tenaient à peine sur leurs jambes, mais avaient insisté pour y participer. Elles voulaient honorer la mémoire de Juen Li. Elles étaient les plus âgées et hautes gradées.
La nouvelle Doyenne avait la sienne. Elles allaient mettre le feu au dortoir… les cendres reviendraient à la terre, et la nourriraient. Le niveau de l'eau avait fortement baissé grâce aux travaux des deux jeunes femmes : les lieux étaient presque à sec.
Au bout de trois coups de bol, tour à tour, elles enflammèrent une zone.
C'était une partie d'elles qui se consumait… des souvenirs, des confidences, des éclats, des disputes, le réconfort après avoir essuyé une punition… tout était dévoré, rongé par des langues de feu destructrices et mécaniques. Une lumière violente, qui brûlait le regard… et en même temps, les hauts gradées devait imprégner leurs yeux nimbés de larmes, de cette chaleur. La laisser assécher leur chagrin, étouffer la peine qui poignardait leur cœur, faire de leur douleur un bois qui nourrirait une flamme débordante de vengeance.
Karen se tourna vers les plus jeunes, se demandant quel avenir leur serait réservé. Elles n'étaient plus que l'ombre d'elles-mêmes, incertaines du lendemain. Les Sœurs aînées devaient guider les cadettes sur un chemin sûr. Elle pouvait lire dans leurs pupilles, cette demande muette d'un destin moins tragique, implorer la vie. Les Aînées y consentaient, bien évidemment… mais par les temps qui couraient, il fallait plus que prier la vie, il fallait se préparer à survivre. C'étaient ce que la Guerre enseignait : la survie et l'espoir de survivre à l'après. Minh Tâm fit face à l'assemblée :
-Une Doyenne s'éteint ce soir, une autre renaît à sa place. Je sais que pour vous, cela ne fait aucune importance, après le carnage que la Shinra a provoqué. Souvenez-vous mesdemoiselles, que c'est désormais à vous de décider de ce que deviendra cette école, et vous-même. Après la mort, vient la vie. Et comme le Phénix qui renaît de ses cendres, notre clan connaît son renouveau dès ce soir. Karen, approche veux-tu ?
Surprise d'entendre son nom, elle s'exécuta tout de même et fit face à la Doyenne, appréhendant soudainement ce qu'elle pourrait dire. Elle resta muette… elle la vit poser sa main à l'emplacement de son cœur :
-Karen du Commando Phénix, je te nomme Doyenne de la Sororité. En ces heures sombres, guide notre clan de tes ailes de feu vers la victoire. Fais renaître de ces cendres la fierté de la Sororité, montre à nos ennemis, que nous ne sommes jamais mortes et que tant qu'une d'entre nous vivra, le clan persistera. Montre-leur… ce qu'est la vraie colère du Léviathan.
Parcourue d'un long frisson, elle regarda Minh Tâm, saisie d'un profond pincement au cœur. Elle était la dernière élève de Juen Li et portait son titre en tant qu'héritage. De lourdes responsabilités l'attendaient désormais, mais elle percevait une once d'espoir parmi ses paires : elle portait un flambeau né d'une flamme neuve. Elle avait l'impression que le sort de la Sororité reposait sur ses épaules… sur les berges d'une rive de sang.
