Passer la journée avec Teddy avait fait beaucoup de bien à Drago. Il rentra chez lui, dans un appartement relativement modeste, non loin du chemin de traverse. Il avait quitté le manoir juste après le procès ne supportant plus d'y vivre tous les jours. Par ailleurs, sa mère avait également déménagé et quand Lucius était sorti de prison, il n'avait pas eu le choix de suivre également. Il avait râlé un peu mais ça lui était vite passé quand Narcissa avait posé ses conditions, s'il refusait, il vit seul au manoir et se débrouillait, parce que la doyenne Malefoy avait libéré tous les elfes de maison qu'il avait.
Par ailleurs, Drago tentait d'éviter au maximum son père et quand il le croisait, ce sont des discussions piquantes qui jazzé. Le jeune homme prit un verre de whisky pur feu et s'installa dans son canapé laissant libre court à ses pensées. S'occuper de son cousin était facile, il avait dix ans et s'occupait occasionnellement de lui, mais quand il entendait sa tante Andie parlait de ses crises de colère, ses bêtises d'enfants, ses façons de régir à une punition. Quand Drago pensa à sa mère qui souhaitait devenir grand-mère il souriait mais cela lui donna plus la nausée, n'étant pas prêt à gérer un petit bout. Le Serpentard divagua sur ses patients ne pouvant s'empêcher de penser à des possibilités de diagnostic.
Minuit sonna quand le jeune homme se décida à aller se coucher. Il commençait sa garde dans six heures et prédit déjà un réveil difficile. Néanmoins, il ne mit pas longtemps à s'endormir, la journée avait tout de même été fatigante.
Hermione pénétra dans le salon des Potter le cœur battant à la chamade. Elle détacha James qui s'était réveillé quand la jeune femme s'était précipitée. Ginny servit une bièraubeurre et les deux jeunes femmes s'installèrent dans le canapé.
« Il a été sage ? questionna la rousse.
-Un vrai petit ange, il était si émerveillé devant les animaux, d'ailleurs, il a été fasciné par les lions, déclara Hermione.
-Un vrai petit Gryffondor, comme ses parents, se moqua Ginny.
-D'ailleurs, que fait Harry ? » demanda la brune.
Ginny but une gorgée de sa bière, elle n'allaitait pas Albus, elle n'y arrivait pas. Cela avait été la même chose avec James. C'était très douloureux, pas du tout agréable que ce soit pour la jeune mère, mais également pour l'enfant. Ses mamelons étaient plats, ce qui augmentait la difficulté pour l'enfant d'avoir assez de lait, donc au lieu de faire souffrir la mère et l'enfant, elle préférait donner le biberon. De plus, cela permettait à Harry de se lever également la nuit afin de créer aussi un lien de complicité avec le bébé.
« Il a été appelé en urgence au ministère, comme d'habitude, bougonna la Weasley.
- Il n'est pas en congés paternité ? s'étonna Hermione.
-Si, c'est pour cela que je suis en colère. » expliqua Ginny en levant ses yeux vers le plafond.
Hermione lui lança un sourire compatissant. Harry était le chef des aurors et avait parfois, beaucoup de mal à décrocher du travail, de plus il n'était pas très content du travail de son remplaçant. Pour changer les idées à sa meilleure amie, la jeune femme expliqua la rencontre qu'elle avait fait lors de sa balade avec James.
« Oui, quand on va voir Teddy, Narcissa est souvent présente. On a dû voir Malefoy qu'une fois mais il était surtout avec le petit. Même Harry en aurait été presque jaloux, rigola-t-elle. Il a une belle complicité.
- Oui, on dirait une autre personne, c'est dingue, s'étonna-t-elle.
-Il fera sûrement un meilleur père que le sien. »
Hermione regarda le goulot de sa bouteille et les paroles de Ginny firent écho dans son esprit. Est-ce qu'elle ferait une bonne mère ?
Néanmoins, elle se secoua la tête afin de tenter d'oublier ses pensées. Harry rentra quelques minutes plus tard et s'excusa auprès de sa femme. Ils dînèrent tous les trois, discutant joyeusement. Hermione détailla les réactions de James devant les animaux, sa petite crise de colère du midi, et les rires aux éclats qu'il avait offerts à sa marraine. Il avait passé une chouette journée et Hermione aussi.
Au bout de quelques heures, et une bonne soirée de passé, la jeune femme décida de rentrer chez elle. Elle se mit en pyjama et s'installa dans son lit, attrapant son livre de chevet. "La fontaine de bonne fortune", était une histoire d'amour entre un sorcier et un moldu. La jeune femme adorait les histoires d'amour. Pour cette nuit, Hermione rejoignit les bras de Morphée avec légèreté.
L'aube pointait à peine le bout de son nez, quand le jeune homme sortit de son lit et passa directement sous une douche froide pour se réveiller avant d'avoir entre les mains, la vie de ses patients. En passant par sa cuisine, il se prépara une bonne tasse de café bien noir qu'il savourant en lisant le journal de sa gazette. Sa lecture s'interrompit quand il ouïe des coups de becs contre sa fenêtre. Un Grand Royale au pelage gris, une lettre dans le bec attendit derrière la vitre. Drago se leva en grognant, et prit la lettre. Le jeune homme fronça les sourcils en voyant le sceau du ministère de la Magie. Il déchiqueta l'enveloppe et prit le contenu.
"Cher Monsieur Malefoy,
J'ai le plaisir de vous informer que vous possédez d'ores et déjà une invitation pour participer à la commémoration annuelle pour la neuvième année consécutive de la bataille de Poudlard. Cette commémoration aura lieu ce 2 mai, vers dix-neuf heures au collège Poudlard.
Nous vous remercions par avance de votre présence.
Cordialement,
Parvati Patil Thomas
Secrétaire adjointe du Ministère."
Drago soupira, comme chaque année où il recevait cette fichue invitation. Le blond détestait se remémorer son passé, cependant comme chaque année sa mère lui fera le discours qui signifiait que la présence de la famille Malefoy comptait énormément afin qu'on ne laisse pas imaginer les autres que cette famille soit coupable. Mais Drago se sent coupable et malheureusement ce n'était pas en faisant bonne figure que cela changera.
Le blond transplana jusqu'à l'entrée de St Mangouste et entama sa marche vers ses premières visites du matin. Le jeune homme travaillait au quatrième étage pour les pathologies dues aux sortilèges, il était fasciné par ce que la magie pouvait provoquer et l'imagination que les sorciers avaient pour créer les sortilèges. Cependant, ce qui lui plaisait le plus dans cette spécialité était de créer le contre-sort. En général, la nuit portait conseil et il revenait le lendemain avec la solution. Drago entra dans la chambre d'un petit garçon de sept ans qui s'était retrouvé avec des oreilles en forme d'éléphant à la suite d'un accident de son plus jeune frère qui ne contrôlait pas encore sa magie. Le jeune médecin expliqua aux parents paniqués qu'il n'y avait pas de quoi, que ce petit bonhomme n'était pas le premier et quand deux secondes le problème serait réglé. Ce qui fit immédiatement au grand soulagement de la mère et du père. Drago conseilla un confrère pour éviter que ce genre de petit problème recommençât et poursuivit ses visites matinales de patient en patient.
Midi retentit dans ses oreilles et Drago monta au cinquième étage afin de rejoindre sa meilleure amie qui l'invitait à manger au restaurant de l'hôpital. La jeune femme patientait déjà à une table quand il s'approcha d'elle. Ils se saluèrent d'une accolade et le jeune blond s'installa face à elle.
« Ça a été ta matinée ? demanda Pansy.
-Rien d'exceptionnelle et toi ? Granger ne te mène pas la vie trop dure ? interrogea Drago.
-Pas du tout, elle est vraiment géniale, affranchit la brune. D'ailleurs, elle me rappellerai presque toi !
- Je mange, Pans, ne me fait pas vomir, grimaça le jeune homme.
-Oh je t'en prie Drago, le collège est loin derrière nous ! En plus, c'est vraiment une très belle femme, argua-t-elle.
- Je ne sais pas à quoi tu joues mais je t'arrête, ma mère s'est déjà prise pour mission de me trouver une femme, bougonna le blond.
- Ok ok, je te laisse respirer. »
Pansy leva les mains comme signe qu'elle baissait les armes. Ils continuèrent de discuter de tout et de rien. Pansy avait été la première vraie amie de Drago et ils étaient rester ainsi toutes ses années. La famille Parkinson faisait également parti du cercle proche du seigneur des ténèbres à l'époque mais Pansy avait toujours montré une résistance. Bien entendu, elle n'avait jamais rien fait qu'il puisse la mettre en danger face à Voldemort mais elle avait tout de même dit à ses parents qu'elle ne voulait pas porter la marque de suite. Drago avait été moins courageux mais il avait tout de même admiré le caractère de la jeune femme. Elle était sa bouée de sauvetage lorsque Lord et ses spires avaient domiciliés au Manoir.
Drago la taquina à son tour au sujet d'un potentiel petit ami, et bien que la jeune femme niât tout en bloc, il remarqua que ses joues avaient prie une teinte rosée. Au fond de lui, le Serpentard était content pour elle, parce que si elle réagissait ainsi, c'était qu'elle se sentait bien actuellement et qu'elle en parlera quand elle se sentira prête. Finalement, ils se quittèrent une heure plus tard, retournant l'un comme l'autre à leur travail.
A la fin de la journée, Drago soupira de soulagement. L'après-midi avait été rude et longue, néanmoins, il sentait que la soirée serait tout aussi compliqué voir plus encore. Alors qu'il prenait sa pause-café dans l'après-midi, il avait été dérangé par un hibou de sa mère qui l'invité au dîner de ce soir avec la famille Greengrass. Et par « invité », il savait que sa mère lui obligé au risque de lui faire amèrement payer l'affront. Ainsi, il se dirigea nonchalamment, vers la zone de transplanage et pensa au nouveau Manoir Malefoy.
En un battement de cils, le jeune homme se trouva sur le porche du Manoir. Malgré qu'il vînt assez régulièrement, il ne pouvait jamais échapper au frisson de nausée et malaise qui parcourait son corps entier. Bien qu'ici il y eu pas d'horreur liée à la guerre, Drago avait tout de même de mauvais souvenirs avec son père qu'il l'éduquait comme un sang-pur devait l'être. Mais Narcissa était attachée à cette « maison » secondaire, parce que c'était ici qu'il était né. Drago claqua le loquet en forme de Serpents et deux secondes plus tard, on lui ouvrit.
« Mon chéri, entre je t'en prie ! s'exclama sa mère qui lui ouvrit les bras.
-Bonsoir Mère, vous êtes ravissante ! » répondit simplement Drago.
Les joues de Lady Malefoy rougissaient légèrement. Il n'y avait que les compliments de son fils qui la flattait ainsi et le jeune homme qui le savait parfaitement, en jouait souvent, surtout quand il était jeune.
La mère de famille l'invita à le suivre dans le salon où la famille Greengrass était déjà présente. Monsieur Greengrass prenait un verre tout en discutant avec Lucius Malefoy. Drago les salua d'un signe de tête puis se tourna vers l'épouse Greengrass qui patienté assise sur le canapé en velours bleu marine. Il avança vers elle et la salua comme sa mère lui avait appris :
« Bonsoir Madame Greengrass, vous êtes en beauté. » déclara neutrement le blond.
La jeune femme le remercia lui retournant le compliment. Enfin, Drago se tourna vers Astoria Greengrass, la jeune sœur de Daphné et la raison de sa présence à ce dîner. Drago la salua, la complimenta sur sa magnifique robe en satin beige et ses cheveux blond brillant tout en lui baisant la main, tel un parfait gentleman.
« Merci Drago, vous êtes également charmant »
Astoria avait répondu de manière élégante et raffinée, comme on l'avait sûrement éduqué. Puis Narcissa appela Elfe qui vint servir un verre au jeune maître. Puis se joint comme ci aucune coupure n'avait eu lieu, à la conversation. Elfe était le seul qui avait été gardé, mais libéré, parce qu'il n'a jamais été réellement maltraité par Lucius, car Narcissa lui devait la vie de Drago. Elfe avait mis au monde le jeune garçon.
La soirée se déroulait à la perfection, mais Drago n'était pas dupe. Il venait d'une famille de bon Serpentard, et savait pertinemment que quelque chose cloché.
« Alors Drago, quand comptez-vous épouser ma fille ? amena le père d'Astoria.
-Je ne savais pas qu'il était question de mariage, s'enquérait Drago.
-Ne l'écoutez pas Georges, Drago est très plaisantin. »
Lucius était intervenu faisant les gros yeux à son fils. Astoria qui n'avait rien manqué du regard père et fils s'immisça à son tour dans la conversation.
« Drago, voulez-vous bien venir vous promenez avec moi dans le jardin ?
-Il fait noir, répondit platement le blond mangeant son gâteau.
-Drago ! gronda sa mère. On ne refuse pas l'invitation d'une jeune femme.
- Très bien. J'accepte votre invitation. » déclara Drago.
Astoria remercia le jeune homme cachant son rire dans une fausse toux. Les deux jeunes se levèrent et rejoignit l'extérieur qui menait sur un long jardin éclairé de fausse luciole magique.
Astoria soupira de soulagement et avança dans l'herbe fraîche de la soirée observant le ciel étoilé.
« Ma sœur m'a dit que derrière vos airs, vous n'étiez pas si méchant, et êtes même très compréhensif, bavarda la blonde.
-Je ne vous épouserai pas, lâcha Drago.
- Je ne veux pas vous épousez Drago. Arrêtez de croire que vous êtes le centre du monde de toutes les jeunes filles de notre société, rétorqua Astoria agacée du comportement.
-Mais je le suis Miss, répondit-il solennellement. Je peux avoir qui je veux, je n'ai qu'à claquer des doigts, se vanta le blond.
-Faites donc cela pour que mes parents me lâchent avec ce mariage sans queue ni tête. » adjura-t-elle.
Drago ne répondit pas, il devait avouer qu'il était plutôt étonné du comportement de la jeune sœur de Daphné. Son amie ne lui avait jamais dit que sa sœur n'avait aucune intention d'accepter ce mariage. Alors qu'il continuait à longer le domaine Malefoy, Drago lança :
« C'est marrant, Daph' ne m'a jamais parlé de ton refus de m'épouser. Pourtant ce mariage est prévu depuis ta naissance. »
Le tutoiement était signe qu'il respectait son choix et pouvait donc se comprendre et ne plus agir sous les airs du dix-neuf -ème siècle, comme ce mariage arrangé.
La jeune femme haussa les épaules et s'approcha du lac. Elle s'asseyait sur le rebord et observa de nouveau le ciel étoilé.
« Daphné a eu de la chance. Elle a échappé à son mariage arrangé parce qu'elle est tombée enceinte de Blaise, qui est sang pur. Au début, mes parents n'étaient pas très heureux d'apprendre la nouvelle, mais les circonstances ont fait que ce n'était pas non plus le drame de l'année, raconta Astoria. Cependant, s'ils apprennent que leur fille cadette ne veut pas se marier à la grande et réputée famille Malefoy, ce sera le drame absolu.
-Fais comme ta sœur alors, trouve-toi quelqu'un que tu aimeras, répondit le jeune homme.
- Mais les hommes ne m'intéressent pas. Je ne pense pas qu'ils soient ravis d'apprendre que leur fille est lesbienne. » annonça la jeune femme.
Drago ne répondit pas. Il devait avouer qu'il ne s'attendait pas à ce genre d'annonce. Astoria, la jeune fille qui lui courrait après depuis qu'il avait dix ans. Il se souvient quand il l'avait recalé alors qu'elle lui avait demandé de venir avec lui au bal. La fillette qui le suivait partout quand elle était arrivée à Poudlard.
« C'est étonnant, n'est-ce pas ? devina Astoria. Mais c'est un peu grâce à toi que j'ai compris.
-A moi ? s'étonna-t-il.
-Oui, alors que j'avais subi une de tes nombreuses recales, ma sœur m'avait conseillé de t'ignorer et de sortir avec d'autres garçons. Mes expériences n'ont pas été très prodigieuse, je n'aimais pas cela. En réfléchissant de plus près, j'ai compris que je ne t'aimais pas personnellement. Je faisais simplement ce que l'on m'avait demandé et appris depuis mon plus jeune âge. Puis, un jour j'ai embrassé une fille et ce que j'ai ressenti été au-delà de ce que j'imaginais entre nous.
- Daph le sait ? interrogea Drago. Je ne te juge pas, en réalité je m'en fou et ça m'arrange même. Je ne veux simplement pas faire de gaffe avec ta sœur.
-Oui, elle est au courant. Elle me soutient même. » souriait la jeune femme.
Drago acquiesça. Une part de lui était soulagé parce qu'il savait qu'il ne l'épousera pas. Cependant une seconde part était particulièrement en questionnement. Comment allaient-ils se sortirent de ce mariage arrangé depuis leur plus jeune âge.
« Il faut que tu le dises à tes parents, c'est le seul moyen de nous sortir de ce merdier, annonça Drago.
-Ce n'est pas si simple. Ils vont me renier. En plus, je leur ai déjà dit que je ne voulais pas t'épouser et tu n'imagines pas la crise à laquelle j'ai eu droit. Mon père était furieux ! » frissonna la jeune femme.
Drago se montra compatissant et comprit que la situation était plus complexe qu'il ne voulait le croire. Lui également avait déjà tenté de s'opposer à ce mariage et avait eu le droit à la colère et la remontrance de ses parents. Néanmoins, le jeune homme décida de détendre l'atmosphère et de mettre Astoria en confiance, elle qui s'était tendu depuis son aveu sur sa sexualité.
« Alors, ça fait quoi d'embrasser une fille ? » questionna Drago.
Astoria le regarda d'un air étrange comme ci il venait de sortir une bêtise au niveau de Vincent Crabbe, et elle éclata de rire.
« Quoi ? se vexa-t-il.
-Je te retourne la question Malefoy, ça fait quoi d'embrasser une fille ? Monsieur j'ai toutes les filles à mes pieds. »
Drago comprit qu'elle se moquait de lui et se vexa tel un enfant de cinq ans alors que la jeune femme riait aux éclats. Puis un lancement de vannes rebondit l'un contre l'autre, éclatant tous les deux de rire.
« Finalement, je t'apprécie assez, causa Drago.
-Oui, moi aussi, finalement. » répondit Astoria en lui lançant un clin d'œil.
Les deux jeunes gens savaient qu'une jolie amitié commencée. Cependant, au loin, leurs parents les observaient. Ils étaient tous les quatre très satisfaits de voir le couple enfin dans une jolie et belle complicité. Ainsi, les deux mères se lancèrent dans une belle et grande discussion sur le thème du mariage.
Plus tard dans la soirée, Drago buvait une tisane dans le canapé avec sa mère. Les Greengrass étaient parti depuis plus d'une heure et minuit venait de retentir dans le manoir Malefoy.
« Tu veux dormir ici mon chéri ? questionna Narcissa.
-Non merci, je viens au manoir pour toi mais tu connais mon sentiment, répondit le blond.
-Bon, alors comment trouves-tu Astoria ? »
Drago comprit immédiatement le double sens de la question et regarda sa mère.
« Elle est gentille, intelligente, rusée, belle mais je ne l'épouserai pas, mère, renâcla Drago.
-Drago ! rouspéta sa mère. Tu sais parfaitement que nous nous sommes engager ton père et moi ! Tu n'as pas le choix, nous avons signé un contrat incassable ! »
Drago regarda sa mère. Un contrat incassable ? Les mots résonnaient dans sa tête. Un contrat incassable était pratiquement identique au serment inviolable. Néanmoins il y avait des conditions strictes.
« Je veux lire le contrat, ajouta le blond.
-Non Drago, de toute façon aucune des conditions ne sont actuellement plausible. Je te connais, déclara la mère de famille.
- Je veux lire ce contrat, Maman ! » répéta Drago.
Le jeune homme paraissait calme mais son regard gris reflétait la colère profonde. Narcissa était une femme forte mais son fils était son point faible. Elle savait qu'elle et son mari étaient en tord dans cette histoire et elle ne pouvait lui refuser cela. Elle soupira puis se leva. La femme se dirigea vers la bibliothèque et retira plusieurs livres de la troisième étagère. Un coffre y été dissimulé, il n'avait ni code, ni poignet, il était semblable à la tapisserie grise. Si on ne savait pas qu'il existait, même en nettoyant les étagères, personne ne pouvait le deviner. Néanmoins, Narcissa sortit sa baguette en bois noir d'ébène puis murmura une formule que Drago ne pu comprendre de son siège. Sa mère revint un parchemin à la main qu'elle lui tendit. Le blond posa sa tasse vide sur la table basse et attrapa le parchemin noué avec un nœud rouge et se leva. Il embrassa sa mère et lui souhaita une bonne nuit avant de disparaître dans le couloir. Une fois dehors, il transplana jusqu'à son appartement le cœur lourd et perdu, la rancœur au creux de son estomac.
Drago déposa le parchemin sur la table et attrapa un verre et se posa dans son canapé. Il n'osait pas l'ouvrir et le lire. Le jeune homme savait pertinemment que dans tous les cas il était piégé…
oOo
Hello, j'espère que votre lecture fut agréable ! Dites-moi ce que vous pensez de celui-ci ?
On m'a fait remarqué le peu de dialogue, mais je suis beaucoup dans le détail ce qui explique le fait que par rapport à l'histoire, les dialogues ne sont pas ma priorité, désolée. C'est ma manière d'écrire, de plus, nous sommes qu'au début de l'histoire, il y a encore énormément de contexte à poser. Nous sommes quand même neuf ans après la guerre. Mais n'hésitez pas à me dire ce qui ne va pas.
Je vous remercie et vous dit à la semaine prochaine !
Fez
