Drago se plantait devant les fenêtres de l'appartement d'Hermione. Il n'osait pas spécialement entrer, son courage l'ayant abandonné. Le blond avait marché depuis le cimetière sans vraiment réfléchir à ce qu'il allait faire ou bien encore dire à la jeune femme. Après tout, en dehors du fait qu'ils s'étaient croisés au cimetière, quasiment huit mois qu'ils ne s'étaient pas parlé.

Drago releva la tête vers les fenêtres de la jeune, il n'y avait pas de lumière d'ouverte. Il n'était jamais venu mais le souvenir du soir où ils avaient passé une partie de la nuit à discuter se planta dans son esprit. Ils venaient de coucher Eli dans l'ancienne chambre d'Hermione, puis ils s'étaient couchés, épuisés de leur journée avec l'enfant. Elle se tenait dans ses bras, la tête contre son torse. Hermione avait fait remarquer que c'était étrange qu'ils aient ce genre de relation. Puis de fil en aiguille, ils avaient commencé à discuter de leur environnement chacun. Voilà comment Drago savait où habitait la jeune femme, et comment son appartement était disposé, en détail.

Drago soupira. Il remit les mains dans ses poches et fit demi-tour. Ses yeux s'écarquillèrent et son cœur fit un bond dans sa poitrine alors qu'il faisait face à une Hermione pâle, transpirante et essoufflée. Plusieurs pensées et sentiments contradictoires s'imposaient dans son esprit. Ses paroles passèrent la barrière de ses lèvres sans prendre le temps de faire tourner sa langue sept fois.

« Tu es allée faire un jogging aussi tard ? Dans cet état ? »

Le blond se mordit l'intérieur des joues. Il ne voulait pas commencer par l'accabler dès le début. Cependant, son cœur se brisa en constatant le poids qu'elle avait perdu, sa pâleur qui lui donnait l'aspect d'être malade. Ses joues creusées et ses cernes violets lui donnaient l'impression d'être un mort-vivant.

« Tu m'espionnes ? disait la brune en le contournant.

-Tu ignores ma question, sourcilla le jeune homme.

-Tu ignores la mienne. »

En réalité, si les deux jeunes ne se trouvaient pas dans la rue à deux heures du matin, là où les bruits des voitures grondaient, et les ivrognes chantaient, on aurait pu déceler les tambourinements de leur cœur contre leur cage thoracique. Leurs regards se maintenaient comme si l'un et l'autre voulaient lire dans les pensées. Hermione remarqua que son regard d'acier était très semblable au sien, alors qu'ils étaient noisette. Cependant, derrière la couleur se cachait la même étincelle triste qui sommeillait dans le sien.

« Je n'arrivais pas à dormir.

-Je voulais te voir. »

Ils avaient répondu en même temps. Puis ils lâchèrent un doux rire. Hermione n'avait pas réussi à trouver le sommeil, car ses pensées s'étaient comblés des souvenirs de sa petite famille.

La jeune femme tomba à genoux, la douleur dominant son corps entier. Drago courut à sa hauteur. C'était inattendu. Brusque. Effrayant.

« Qu'est-ce que tu as ?

-J'ai très mal au ventre, depuis plusieurs jours, mais là, c'est très fort ! » répondit-elle en étouffant un cri.

Drago voyait bien qu'elle se retenait de crier. Il regarda autour d'eux pour voir s'il y avait un risque d'être observé. Il sortit sa baguette afin de stabiliser rapidement son état, puis, sans la prévenir et en la maintenant aussi fort contre lui, transplana jusqu'à l'hôpital St Mangouste.

Drago porta Hermione et se dirigea vers l'accueil. Il prévint l'hôtesse de faire venir en urgence Labxo en salle trois. La dame de l'accueil n'eut pas le temps de répondre quoi que ce soit, Drago était déjà dans la salle. Il déposa Hermione sur le lit, elle n'avait pu l'air de souffrir mais, elle était dans les vapes. Le blond retira son manteau et remonta ses manches. Il lava ses mains vers le lavabo et s'approcha de la jeune femme.

« Dis-moi où tu as mal ? interrogea le blond.

- Non, c'est bon ! ça va mieux, déclara Hermione en s'asseyant.

-J'ai demandé à mon élève de venir, tu dois faire des examens, s'agaça le blond.

-C'est bon, je te dis. Je sais ce que j'ai. Je ne me nourris pas suffisamment et mon corps me le fait savoir ! répondit-elle en roulant des yeux.

-Je… »

Drago eut la parole coupée quand le médecin entra dans la pièce. Le docteur Labxo salua les deux sorciers puis s'approcha d'Hermione qui leva la main.

« Je vais bien, c'est gentil mais je n'ai pas besoin d'être examiné.

-Madame Malefoy, je… commença l'élève du blond.

-Je ne suis pas une Malefoy. Je m'appelle Hermione Granger, docteur. Et je n'ai pas besoin d'être examinée. » relança la jeune femme.

Hermione se leva du lit. En descendant du lit médical, elle se tordit de nouveau de douleur. Les deux hommes de la pièce s'approchèrent, puis Labxo se racla la gorge.

« Excusez-moi monsieur Malefoy, mais je préfèrerais que vous sortiez afin que je puisse pleinement discuter avec Miss Granger.

-Je suis médecin Labxo, alors je peux très bien rester ! discuta le blond.

-Effectivement, mais vous n'êtes pas son médecin, et vous ne le serez pas parce que visiblement, vous êtes trop proche pour ça, sans vous offenser monsieur.

-Malefoy, coupa Hermione. Je n'ai pas besoin de toi. » gronda Hermione.

Malgré lui, le blond fut blessé. Hermione le comprit facilement mais ne chercha pas à répondre quoi que ce soit d'autre. Drago sortit de la salle d'examen, le cœur au bord des lèvres. Il se dirigea vers son bureau ignorant les gens qui le saluaient en le croisant. En fermant sa porte, il frappa son poing contre le mur, puis se laissa glisser le long d'elle, ramenant ses genoux contre son torse et enroulant sa tête dans ses bras.

C'était dur, la situation l'épuisait aussi bien physiquement que mentalement. Il essayait de faire face mais si la jeune femme ne voulait pas, alors il devrait surmonter les choses seuls d'une manière ou d'une autre. La jeune femme ne voulait plus de lui. C'était une évidence. Après tout, avant que tout cela n'arrive, ils n'étaient même pas amis. Ils n'étaient rien. Ils avaient vécu un drame, qui les avait marqué à tout jamais. Un drame dont ils n'arriveraient pas à se remettre ensemble. Hermione n'était pas sa solution. Le blond avait également conscience qu'il n'était pas la solution de la jeune femme. Il était temps de prendre ses distances définitivement. Le jeune homme se releva et envoya appela son patronus. Il fit appel à Harry et Pansy. Drago expliqua brièvement la situation et il se posa à son bureau. Sa décision était prise.

Le blond s'installa à son bureau attendant que ses amis viennent. Il tenta de se concentrer sur certains dossiers.

Il était trois heures quatorze quand Pansy et Harry aperçu d'un même œil le patronus de Drago. C'était un Grand-Duc. Ils étaient encore chez les Zabini-Greengrass alors qu'ils étaient en train de jouer à un jeu moldu.

« Hermione est à St-Mangouste, venez vite. »

Ils se regardèrent tous. La peur se lisait dans leur regard, la culpabilité de ne pas avoir été plus présent, l'imagination prenait le relais. Les questions fusaient, pourquoi ? comment ? quand ? Drago était parti il y a une heure. Pourquoi était-il avec Hermione ?

« Ce n'est pas le moment de se poser des questions, déclara Ginny en se levant.

-Gin a raison, allons sur place, annonça Harry.

-Laissez-nous les enfants, ajouta Daphné à l'intention des Potter. Avec le bébé, on ne peut pas venir à l'hôpital, mais on a assez de place pour garder James et Albus.

-Vous êtes sûr ? Sinon, on les dépose rapidement chez mes parents, disait la rousse en mettant son manteau.

-Oui, s'il y a un problème on vous envoie un patronus. » surenchérit Blaise.

Ginny et Harry se regardèrent. Ils n'avaient jamais laissé les deux ensembles à d'autres personnes que des parents. Mais, Harry acquiesça, il avait confiance, et Ginny également. Après tout, ils dormaient déjà à poings fermés.

« D'accord, j'enverrai un message à ma mère pour qu'elle vous ramène de quoi les changer plus tard dans la matinée, suggéra Ginny. Merci Beaucoup.

-Tenez-nous au courant. » termina Blaise.

Sur ces dernières paroles, les deux couples s'éclipsèrent sous le porche de la maison de leurs amis. Arrivés dans le hall de l'immense hôpital du monde des sorciers, ils avancèrent précipitamment vers l'accueil. Harry fut immédiatement reconnu.

« Monsieur Potter ! Monsieur Malefoy vous attend dans son bureau. »

Harry ne se le fit pas prier, et Pansy ouvrit la marche vers le bureau de Drago. L'ascenseur leur parut une éternité, ils arrivèrent vers son bureau.

« Drago, que se passe-t-il ?! s'exclama Pansy sans prologue.

-Ah ! Vous êtes là. Parfait, disait le blond en fermant son dossier. On a qu'à aller voir son médecin, je n'en sais pas plus, annonça-t-il.

-Comment cela se fait-il ? demanda Ginny en le suivant dans le couloir.

-Apparemment je serai trop impliqué émotionnellement. » expliqua Drago.

Pansy échangea un regard comprit avec Ginny. Drago était étrange. Il paraissait vide, sans émotion. Néanmoins, ils le suivirent tous, l'inquiétude au bord des lèvres.

« Je voulais aller parler à Granger en sortant de chez Daph et Blaise. On s'est croisé devant chez elle, on aurait dit qu'elle revenait d'un jogging, enchaîna le blond.

-Aussi tard ? réagit Ron.

-C'est ce que je lui ai dit, surtout que son état physique n'avait pas l'air d'être à son paroxysme. Puis elle s'est effondrée de douleur. Je l'ai transplaner, j'ai voulu l'examiner mais elle m'a refusé, et Labxo m'a demandé de partir. »

Tout le monde acquiesça. Le chemin jusqu'à la salle d'examen paraissait être une éternité.

« Voilà, elle est dans cette salle. Ça ne fait qu'une dizaine de minutes, vous devriez encore patienter je pense, précisa le jeune homme. Elle est entre de bonnes mains.

-Tu n'attends pas avec nous ? s'avança Harry.

-Non. »

Sans donner plus d'explication, il se fraya un chemin entre ses amis. Pansy l'arrêta par le poignet.

« Qu'est-ce que tu as Drago ? Pourquoi fuis-tu comme ça ? Que s'est-il passé avec Hermione ? »

Son ton était ferme, son regard également. Ce n'était pas une invitation à discuter, il n'avait pas vraiment le choix de répondre. Bien qu'il maintînt son regard quelques instants, il répondit.

« Je n'en peux plus. J'ai atteint mes limites Pansy. Elle ne m'aime pas. Je pensais sincèrement que c'était réciproque. Peut-être que ça l'est d'ailleurs. Mais elle n'est pas prête, et je ne peux plus attendre. J'ai mal. »

Pansy adoucit son regard et lâcha la main de son meilleur ami. Elle ne pouvait pas le lui reprocher après tout. Il avait aussi besoin de se reconstruire. Elle acquiesça doucement, et le laissa partir. Drago avança vers les ascenseurs sans se retourner. Une larme glissa le long de sa joue.

Harry, Ginny, Ron et Pansy n'eurent pas longtemps à attendre qu'un médecin sorte de la chambre. Ils se précipitèrent tous les quatre sur lui.

« Alors docteur ? demanda Harry. Hermione n'a rien de grave ?

-Hum, je ne sais pas. Elle refuse tous les soins, j'ai essayé de la convaincre, en vain. Elle veut signer une décharge. Si vous arrivez à la raisonner d'ici là, je vais chercher les papiers. »

Le docteur Labxo laissa le petit groupe entrer dans la salle, le médecin referma la porte derrière Ron.

Hermione pivota la tête vers ses amis, la culpabilité grainée le creux de son estomac. Ginny et Pansy se placèrent de chaque côté du lit, le regard sévère. Les deux hommes restaient derrière le pied du lit.

Ginny ne passa pas par quatre chemins.

« Le docteur nous a dit que tu refusais les soins ?

-C'est exact, répondit simplement Hermione.

-Mais qu'est ce qui te passe par la tête, bon sang, Hermione ! »

Ginny perdait patience. Elle avait tenté de se contrôler au maximum depuis le décès d'Eli, mais là, c'était trop. Elle se mettait volontairement en danger, et elle ne pouvait pas le supporter plus longtemps. Harry se plaça derrière sa femme, une main sur son épaule.

« Ce que Ginny veut dire, c'est que tu ne peux pas souffrir comme ça, sans connaître la cause. Pour te soigner, c'est nécessaire de faire un diagnostic, déclara le brun.

-Je n'ai pas besoin de diagnostic. C'est ma faute. Je n'avais cas pas me laisser aller, poursuivit Hermione.

-Mais enfin Herm, tu dois prendre soin de toi ! s'avança Ron. On ne te reconnait plus.

-Je suis toujours moi, Ron. Juste, je mérite ce qui m'arrive. »

A peine la jeune femme avait terminé sa phrase, qu'une phase de douleur réapparut. Elle serrait le drap qui recouvrait son maigre corps et tenta d'étouffer un cri. Pansy qui n'avait pas amorcé un seul mot depuis qu'elle était entrée, compris.

« Tu te punis, c'est ça ? »

Tout le monde tourna sa tête vers l'ancienne serpentard. Hermione changea son regard, une étincelle brillait au fond de ses yeux.

« Avoue le Hermione. C'est pour ça que tu t'es mis dans cet état depuis le décès d'Eli. C'est aussi pour ça, que tu as repoussé Drago, alors que vous êtes fous l'un de l'autre. C'est pour ça, que tu refuses de te faire soigner, enchaîna la jeune femme.

-Je ne vois pas…

-Ce n'est pas vrai Hermione ! »

Ginny se leva du lit, tellement la colère lui brulait le corps.

« Dis-moi que ce n'est pas ça ! Putain, tu m'as dit que tu avais compris ! Tu m'as promis que tu allais t'en sortir ! cria la rouquine. Tu me l'as promis alors que tu tenais James dans tes bras ! Mon fils ! Ton filleul ! Bordel Hermione ! Ce n'est pas de ta faute, quand est-ce que cela va te rentrer dans la tête ?!

-Tu ne sais pas ce que c'est Ginny ! Tes fils sont là, avec toi, en bonne santé ! Tu n'imagines pas le vide que je ressens au fond de moi ! J'ai essayé, mais c'est trop dur ! tonna Hermione.

-Si, je sais ce que c'est Hermione ! J'ai perdu un bébé aussi ! Alors oui, il était juste dans mon ventre, mais ça m'a fait plus que souffrir ! J'ai perdu une part de moi ce jour-là. J'ai perdu une petite fille... »

Harry s'approcha de sa femme et la prit dans ses bras. Il savait très bien que c'était un sujet délicat et douloureux pour eux. Ils n'en parlaient jamais. Mais cette perte avait eu un très gros impact sur leur couple.

Hermione était abasourdie. Elle ne s'attendait pas à cette révélation. Elle regarda ses poings qui serraient toujours le drap blanc.

« Tu ne m'en as jamais parlé… disait la brune.

-Je n'y arrivais pas. Je me sentais responsable. Avec Harry, c'était compliqué, mais on devait tenir. Pour James. »

La tension était redescendue. Elles parlèrent avec plus de douceur.

« D'accord. J'accepte les soins. »

Hermione regarda sa meilleure amie, alors que Pansy fut tellement soulagée, qu'elle l'a pris dans ses bras. Pour ça aussi, Hermione prit conscience du mal qu'elle avait fait à ses amis. Pansy n'était jamais aussi démonstratif en temps normal. Ron rappela le médecin, et ils sortirent dans la salle d'attente…

Quelque temps après, le médecin arriva, pressé dans la salle d'attente.

« Où est Monsieur Malefoy ? déclara-t-il ?

-Il est chez lui, pourquoi ? Hermione a quelque chose de grave ? se précipita Harry.

-Je ne peux pas vous en parler pour le moment, mais trouvez monsieur Malefoy s'il vous plait ! Miss Granger le réclame. Vous pouvez la rejoindre également. »

L'angoisse monta dans chacun d'eux. Pansy s'activa pour chercher son ami.

Drago faisait les cent pas dans son appartement. Il ne savait plus où donner de la tête. Il avait besoin d'air. Le jeune homme alla dans sa chambre et y attrapa un sac de voyage. Il y fourra quelques vêtements, quelques livres, et un nécessaire de toilette. C'était décidé. Il partirait en voyage, cela lui fera le plus grand bien.

Une fois son sac prêt, qu'il entreposa dans l'entrée, il prit une plume et deux parchemins. Il prit le temps d'écrire une lettre pour Teddy, puis pour sa mère, ainsi que Blaise expliquant brièvement la situation à ces derniers. Il promit de lui faire part de nouvelles très régulièrement, mais qu'à l'heure actuelle il devait prendre soin de sa personne.

Une fois signé, il se leva puis attrapa son sac. Il jeta un coup d'œil à l'heure qui indiquait quasiment quatre heures du matin, puis décida de descendre au chemin de traverse pour faire envoyer ses lettres de la volière. A peine avait-il ouvert la porte que Pansy débarqua sur le palier.

« Qu'est-ce que tu fais ? déclara-t-elle en voyant son sac.

-Je pars en voyage, j'ai besoin de changer d'air, annonça nonchalamment Drago.

-non, non, non ! »

Pansy le poussa et pénétra dans son salon. Elle lui arracha son sac de l'épaule.

« Tu dois venir à l'hôpital ! hurla-t-elle.

-Pansy, elle ne veut plus de moi, raconta le blond, agacé.

-Bien sûr que si, elle est dingue de toi !

-Drôle de façon de le montrer, lâcha le Serpentard.

-Mais ce n'est pas vrai ! Vous ne pouvez pas mettre vos fiertés de côté et regarder ce que vous avez sous les yeux !

-J'ai mis ma fierté de côté, ce soir même, en allant chez elle, Pansy. Elle m'a repoussé, deux fois. »

Pansy soupira bruyamment et s'installa sur le dos du canapé.

« Quand la guerre s'est terminée. Que ton procès a eu lieu. Que le trio d'or, disait-elle en mettant les guillemets, t'a mis hors de cause. Drago, dans quel état étais-tu ?

-Je n'allais pas bien. Mais il n'y a rien de comparable Pansy, on a perdu une fille.

-Je sais bien que ce n'est pas comparable. Mais malgré tout, qu'est-ce que tu cherchais à faire quand tu as été relâché ? argumenta Pansy plus calmement.

-J'ai voulu tout de même me punir en m'enfermant moi-même dans une bulle, soupira le blond.

-Elle fait la même chose. Elle repousse tout ce qui lui apporte du bonheur, parce qu'elle s'en veut terriblement. Drago, elle t'aime. Elle est dingue de toi. Et toi aussi ! Elle a besoin de toi ! Si Daph, Blaise, Théo et moi avions laissé tomber quand tu t'es enfermé dans ton appartement pendant des jours sans rien avaler, qu'est-ce que tu serais aujourd'hui ?

-Je ne serais surement pas malheureux à l'heure actuelle, grogna Drago.

-Tu as perdu une fille, mais tu n'as pas encore perdu celle que tu aimes. Drago, vous devez surmonter ça ensemble sinon, ni l'un, ni l'autre arrivera à tourner la page. Même si à la fin de l'histoire vous décidez de vous séparer, vous avez besoin de parler d'elle. Eli a existé et elle existe toujours d'ailleurs. Fuir n'est pas la solution. »

Drago soupira. Elle avait raison, il le savait. Pansy savait que c'était gagné. Elle avait trouvé les mots justes.

« Comment tu sais que c'est réciproque ? réclama avec réticence le jeune homme.

-Parce qu'elle vient de te réclamer… »

Le regard gris de Drago changea immédiatement en une surprise effrayante mais enivrante. Cela voulait tout et rien dire à la fois. Peut-être qu'elle voulait le voir pour lui dire ce qu'il redoutait le plus. Cependant, elle l'avait demandé auprès de lui.

oOo

Helloo :)

J'espère que vous allez bien !

Je vous publie enfin la suite de cette histoire. Je pense que le fait que j'arrive à la fin, ne me donne pas envie d'écrire la fin ahah ! Je ne veux pas que ça se termine !

Cependant, j'espère que ce chapitre vous aura plu ! Le 19 arrive également bientôt, puis il me restera l'épilogue... :(

N'hésitez pas à me donner votre avis !

Bisous !