Guest : Roh, je fais pas de très long chapitre c'est pour ça je pense mais je suis ravie de voir que tu te plonge autant dans cette histoire ! :D Heureuse que tu puisses voyager à travers ce petit écrit :D (j'ai l'égo tellement gonflé ahah) Merci à toi d'être au rendez-vous ! :D

-Chapitre non corrigé-


Bien que ce fut difficile, Eren parvint à se convaincre, et convaincre son équipe, de quitter le sanctuaire peu de temps après. Ils avaient du travail à faire, et des Homidés à rencontrer. Qu'ils le veuillent, ou non.

— Dites-vous que plus vite on les voit, plus vite on peut revenir ici, exprima Armin à l'équipe : "Puis, la majeure partie de nos camarades nous attendent encore près du carosse et je suis certain que vous mourrez d'envie de leur montrer le temple, non ? On ne pas les laisser attendre trop longtemps."

Eren observa Armin et eut un pauvre sourire. Voilà pourquoi il était heureux qu'il soit présent : il savait réconforter et apaiser les troupes. Bien que ce soit communs aux omégas grâce à leur phéromones, Armin avait une étonnante facilité à trouver les mots justes. Un don précieux qui lui donnait une valeur inestimable aux yeux d'Eren. Armin ajouta tout de même d'une voix forte :

— D'autant plus que vous devez encore monter le camp avant de pouvoir revenir ici.

Les soldats présents protestèrent d'une même voix, et Armin éclata de rire.

— Hé, moi j'vais devoir me coltiner une réunion avec les Homidés dès qu'on aura choisi l'endroit où s'installer, alors interdiction de râler ! lança Eren.

— Comme si on allait vous plaindre… se moqua Jean.

Eren le regarda mauvaisement, sourit et répliqua :

— Tu sais, en tant qu'un de mes gardes personnels, il est certain que je ne pourrais pas me passer de toi pour cette première et ô combien importante réunion…

Le visage de Jean se décomposa en quelques secondes. Sous les rires cachés d'autres de ses camarades, il ajouta :

— De plusieurs d'entre vous, même.

Tous se turent, effarés.

— Mais avant de faire quoi que ce soit, nous devons d'abord voir comment nous allons aborder les choses, calma immédiatement Armin.

Il donna un coup dans les côtes à Eren. Il s'avança et demanda à ce que la majeure partie des gardes présents retournent vers les leurs, au carosse, tandis qu'eux-même et la garde rapprochée composée de Jean, d'Hannes et de Sasha allaient se rendre au point de rencontre des Homidés.

Chacun entama son pas après les dernières consignes d'Armin, qu'Eren n'écouta absolument pas, trop occupé à observer les bâtiments autour de lui.

— Eren, on y va ?

Il hocha la tête en guise d'assentiment et laissa son ami prendre la tête de leur progression. Une atteinte importante à son futur statut de Gödi ainsi qu'à son loup Alpha. Il grogna intérieurement pour montrer sa désapprobation, ce qu'il n'eut cure. Ce n'était pas le moment d'écouter sa boule de poil avide de force. Ca, c'était ses pensées. Armin d'eut sentir le mécontentement de son loup, car il le força à venir marcher à ses côtés.

— Tu fais aucun effort, pesta-t-il.

Ignorant totalement sa remarque, il répondit :

— Armin, tu as vu cette ville ? Il n'y a rien à en tirer, si on essaie de garder les choses au maximum, cela nous prendra plus de temps que si on rasait tout et qu'on reconstruisait, murmura-t-il, dépité.

Il eut droit à un regard en coin, le blond secoua la tête et répliqua :

— On ne le saura pas tant qu'on n'aura pas estimer la charge de travail. Pour le moment, concentre-toi sur la rencontre, on est plus très loin du point de ralliement.

Point de ralliement qui se trouvait à la sortie Est de la ville. Il quittèrent les bâtisses encore convenables et retrouvèrent des murs fatigués, des fenêtres cassées et tout autant de maisons fracassées.

Eren ne put s'empêcher de lancer quelques regards soutenus à Armin, que ce dernier ignora royalement.

Ils dépassèrent les dernières lignes d'habitations et virent une légion d'une centaine d'Homidés. Comme pour leur régiment, de nombreuses carrioles, carrosses et chariots étaient présentes. Ils devaient être arrivés depuis un moment puisque les chevaux brouter tranquillement, détachés.

Ils se tenaient à moins d'un kilomètre de la ville, en attente certainement des décisions de leur chef.

Eren s'arrêta à la lisière. Il savait qu'ils les avaient vu. Ce n'était plus qu'une question de minute avant qu'un représentant des Homidés ne les rejoignent. Dans ses souvenirs, ce devait être Erwin, où l'un de ses commandants. Après tout, la division d'exploration n'avait plus rien à explorer.

Eren sourit à sa pensée.

— Arrête immédiatement.

— J'ai rien fait !

— Tu souris bêtement.

Eren fit la moue et se concentra à nouveau sur le champ en face d'eux. Puis sur le ciel. Le vent lui sembla agité. Plus humides. Quelque chose allait arriver.

Deux cavaliers vinrent à leur rencontre. Une femelle et un mâle, qui descendirent promptement de leur monture à quelques mètres d'eux.

Les rennes dans une main, la seconde devant elle, la femelle s'inclina respectueusement et prit la parole :

— Bonjour, j'espère que vous avez fait bon voyage.

— Autant qu'on le peut dans un carr-.

— Oui ! J'espère que vous aussi, coupa Armin : Voici Eren Jaeger, le représentant de notre peuple, dont je suis le second. Les personnes présentes sont également nos gardes ainsi que les chefs de nos escouades.

La femelle l'observa et lui sourit. Un sourire ridiculement sincère, poli et courtois. Elle était adorable et si ce n'était pas une Homidé, Eren l'aurait sûrement apprécié. Le mâle présent avait plus de retenu, se tenant droit, il imposait sa prestance et pourtant, c'était un calme paisible qui émanait de lui.

— Gin Erd, second du commandant et voici Rall Petra. Nous nous excusons de la gêne, mais le major Smith à un contre-temps et ne pourra pas être présent avant plusieurs jours. C'est le commandant Ackermann qui prendra les mesures nécessaires pendant son absence.

— Soit, j'espère que sa situation pourra s'éclaircir au plus vite, répondit sagement Armin.

La femelle, Petra, hocha la tête et continua :

— Si vous le souhaitez, le commandant nous a demandé de préparer une salle. Nous avons trouvé une maison à moins d'une rue encore solide que nous avons préparée. Et il souhaite également poser le camp ici au plus vite.

Eren fut surpris.

— Vous sentez Freyr ?

Les Homidés le regardèrent étrangement.

— La météo, la question c'est plutôt est-ce que vous arrivez à sentir les changements de la météo, explicita Armin, soudainement stressé.

— Oh. Euh… Non, enfin, selon certaines méthodes nous pouvons la prévoir mais nous ne pouvons pas la sentir. Enfin, c'est le commandant qui a demandé cela et il a un très bon instinct, alors peut-être !

Armin l'observa, incrédule. Les trois gardes, perplexes. Sasha, dans l'incompréhension, lâcha :

— C'est pas un Homidé ?

Eren rit quelques secondes avant de prendre un coup discret de la part d'Armin.

Comprenant soudainement toute l'idiotie de parler d'instinct devant des personnes mi-loup mi-humain, Petra rougit et s'excusa vivement.

— Ce n'est rien, ne vous en faites pas, rattrapa Armin.

— Si vous le souhaitez, nous pouvons nous avancer jusqu'à la maison, tenta Erd.

— Volontier !

Avec une gêne présente et des sourires tantôt moqueurs, tantôt attendries, ils arrivèrent jusqu'à la maison de ville. Erd entra en premier et leur tint la porte.

Cette fois, ce fut Eren qui passa devant.

Il fut étonné de voir qu'une table avait été disposée dans la pièce, près du mur du fond, ainsi que de quatre chaises. Comme pour toute la ville, les fissures n'avaient pas épargné la maison mais les murs semblaient solides. Ce qui le surprit le plus, ce fut la propreté étrange du lieu. Comme si le ménage avait été fait. Bien que toutes les saletés ne pouvaient pas être retirées, la pièce était très bien nettoyée pour sa propre vision des choses.

Au moins, il n'allait pas être enfermé dans un endroit plein de poussière, cette fois.

Une bourrasque fit claquer une des vitres. Les fêlures tapissaient ces dernières, mais au moins, elles étaient encore en place. Il se demandait si une araignée n'avait pas tissé sa toile dans l'entièreté de sa ville, au vue des stries qui la parcouraient.

Un papier attira l'attention d'Eren, qui s'approcha de la cheminée et s'accroupit. Les restes d'une vieille photo, écornés, froissés. Un couple et deux enfants. Dont le plus jeune avait ses oreilles de loups.

Eren sourit, il était courant que les enfants passent d'une apparence à l'autre jusqu'à leur quatre ans, puis qu'il y est des superpositions de leur loup lors d'un trop plein d'émotions jusqu'à leur dix ans, tel que les oreilles ou la queue, souvent. Arrivé à douze ans, la majeure partie de leur peuple ne vivait plus aucun de ses désagréments. C'était même une presque obligation sociétale, puisque s'ils continuaient après, cela prouvait que vous ne vous maîtrisiez pas.

Il était de nature courante que les loups trop forts surgissent sans le consentement de leur hôtes.

Comme pour Eren.

Armin avait coutume de dire que ses sarcasmes et sa nature colérique provenaient de là, puisqu'il n'étaient pas en accord avec son loup, surtout depuis ces dernières années. Ce qu'Eren réfutait. De mauvaise foi.

— -ren. Eren.

Il releva la tête, sortit de ses pensées.

— Oui ?

— Est-ce que tu préfères que nous prenions nos quartiers près des Homidés, où que nous restions là où nous sommes ?

— Pour une plus grande cohérence, il faut que nous soyons proches tout en gardant une mesure de précaution. S'installer à un kilomètre plus au nord par rapport à la légion des Homidés me paraît une réponse cohérente, d'autant plus que nous pourrons accéder plus facilement à la forêt si on est au nord, mais... s'entendit-il débité sans le vouloir.

Parfois, il se demandait s'il n'y avait pas une autre personne dans sa tête, si on omettait son loup.

Les Homidés présents l'observèrent étrangement, ce dont il ne prêta pas attention.

— Mais ?

Eren soupira et resta muet. Mais quelque chose arrivait alors non, ce n'était pas une bonne idée. Sauf que ça, il ne pouvait pas le dire à voix haute sans passer pour un opposant à la paix. Il laissa ses yeux courir sur le ciel. Freyr n'était pas loin, il le pria de lui parler.

Armin leva les yeux au ciel :

— Bien, nous aviserons avec le commandant dès qu'il arrivera et Hannes, tu iras donner les instructions en fonction de sa réponse, lança-t-il.

Ça n'avait même pas commencé qu'Eren avait déjà mal à la tête.

La porte s'ouvrit au même moment et un nouvel Homidé entra, amenant avec lui une bourrasque, l'odeur de verdure, de citron et de canelle. Le meilleur gâteau qu'Eren pourrait manger.

Ses yeux furent happés par cette silhouette fine, ce visage ennuyé et ces yeux d'orage. Même Freyr ne pouvait donner cette couleur au ciel pour montrer sa colère.

Son cœur tambourinait, sa poitrine le compressait, son loup hurlait.

Il était là.

C'était lui.

Dans la même pièce.

À quelques pas.

À portée de main.

À portée de doigts…

Aussi soudainement que brutalement, le pied qu'il prit dans son estomac lui coupa le souffle.

— N'essaie même pas de me toucher, gamin.


ET VOILA. On l'attendait, l'apparition de Livaï est ARRIVE ! À la dernière minute certes, don't hate me please ahah !
Ahem, à la semaine prochaine !

Cia o/