Guest : Pourquoi ne rien avoir posté ? Parce que je me suis écroulée et que ma fic est tombée dans l'oubli :'D Comme bcp d'autres choses :D Mais voilà, avec ta review, je me suis réveillée, comme quoi ! :D Livaï est violent. Je l'aime pour ça :D Guette bien et bonne lecture ! :D


Armin sourit. Les beaux jours arrivaient, tout allait bien. Sa vie était merveilleuse. Enfin presque, rien ne pouvait être parfait mais aux dernières nouvelles, ça l'était presque.

Cela faisait près de deux mois qu'ils étaient présents, aucune bavure n'étaient à déplorer entre les deux espèces.

Évidemment, il y avait des hauts et des bas, du retard sur l'arrivée des civils, puis des avancements, des disputes ou des esclandres mais rien de grave en soit et toujours réglables facilement après avoir calmé les protagonistes. Si on omettait ces quelques désagréments, les travaux finiraient donc bientôt et les quelques maisons à détruires et re construire seraient également faites sous peu de temps.

De ce fait, les civils arrivaient dans une progression mesurée. Il y avait plus de Valgulfr que d'Humain mais la quantité de ces derniers augmentait peu à peu. Comme promis, il y avait eu un tri préalable et la plupart venaient pour le commerce et l'agriculture qu'ils pourraient tirer des terres ce qui convenaient très bien à leur espèce.

Ils auraient bientôt des épiceries et autres boutiques, et en assez de quantité pour que les civils puissent manger chez eux comme ils le voudraient et que les soldats ne dépendent pas seulement de la cuisine de l'armée.

Connie et Niccolo faisaient un excellent travail et nulle doute que si une milice inter espèce naissait, ils en seraient les chefs cuisiniers.

Les mains sur les hanches, au milieu de la grande place, Armin regarda le monde s'activait et sourit. Oh, il n'avait pas encore atteint le tiers de l'accueil de la ville mais les chiffres grossissaient à vue d'œil, ce qui le revigora d'autant plus.

Il jeta un œil vers le temple de sa déesse et la remercia muettement, il lui apporterai une offrande dès qu'il le pourrait.

Il sortit de sa torpeur quand de jeunes Valgulfr passèrent près de lui en riant.

De base, il était en route pour vérifier les derniers chantiers et il allait être en retard auprès de Petra, avec qui il travaillait en binôme depuis plusieurs semaines.

La jeune femelle, femme dans leur langage, était une adorable personne, gentille, souriante et jolie. Nul doute qu'elle faisait tourner la tête de plus d'un mâle, homme plutôt, et peut-être même réussirait-elle à faire tourner quelques Valgulfr.

Sa propre remarque lui rappela la situation d'Eren. Si seulement ça avait été elle au lieu de Livaï, ça aurait été bien plus simple !

Et pourtant, aux dernières nouvelles, leur relation qui avançait à taton semblait prendre une bonne direction. Surtout depuis quelques jours.

Malgré un retour confus de la forêt, et un désaccord dont il ne connaissait pas l'origine, il se souvenait très bien des yeux pétillants d'Eren. Il sourit sincèrement.

— À quoi penses-tu ?

Surprit, Armin sursauta.

— Oh, je suis désolée, je pensais que tu m'avais entendu arriver ! s'excusa rapidement Petra.

— Non, non, c'est rien !

Il ne pouvait décemment pas lui dire de quoi il en découlait. Bien qu'Erd et Petra soient assez malin pour comprendre ou simplement deviner ce qu'il se tramait, Armin n'était pas celui qui devait leur expliquer ou les informer.

— Je me disais que la paix était merveilleuse.

Petra lui sourit joyeusement.

— Oh oui ! Je suis heureuse de pouvoir l'apprécier et ravie de voir à nouveaux des enfants courir aussi gaiement, ajouta-t-elle en voyant les jeunes Valgulfr jouer.

Erd passa près d'eux avec Jean, ils les saluèrent rapidement et continuèrent leur marche.

— Les nouveaux Humain prennent leur marque ?

— Oui, ce n'est pas forcément facile puisque votre ville n'est pas agencée de la même manière que les notre, mais ils se repèrent plus vite qu'ils ne l'auraient cru et quelques commerces ont déjà ouvert. Surtout de vêtements et de nourriture mais un restaurant ne devrait pas tarder à ouvrir ses portes ! Ce serait super de t'y emmener, fit-elle en claquant des mains : "D'ailleurs, Niccolo en ouvrira sûrement un aussi, dès qu'il le pourra."

— Je le sais bon cuisinier mais j'ignorais qu'il aimait autant ça.

— C'est son rêve premier, ce qu'il préfère voir le plus au monde, c'est les gens qui se régalent de ses plats. Il aime beaucoup Sasha pour ça, je pense !

Ils rirent tous les deux à la remarque. Malgré les remontrances d'Eren et de Connie, Sasha avait compris qu'elle pouvait faire flancher Niccolo facilement et ce dernier l'avait souvent nourrit en cachette. Le secret n'avait duré que quelques jours, mais personne n'avait osé dire quoi que ce soit, trop touché ou amusé de la situation.

Les Humain adoraient Niccolo, les Valgulfr adoraient Sasha et voir les deux aussi complices avait facilité l'entente entre les deux espèces. Jugeant que c'était une bonne chose malgré le manque de discipline, Armin avait demandé aux chefs de fermer les yeux sur ça, ce qu'ils avaient accepté.

— Et toi, tu as un rêve après tout ça ? demanda-t-il.

Elle s'arrêta de marcher, les yeux soudainement lointain. Elle les baissa au sol, les releva vers le ciel, puis sourit dans une triste joie.

— Mon rêve était d'arrêter la guerre. De voir ma famille heureuse, comme tous les gens que j'aime et surtout… Surtout le commandant, souffla-t-elle à la fin.

Elle se reprit et fit face à Armin :

— C'est bête, je n'ai jamais pensé à ce que moi, je voulais faire, rit-elle.

Sentant sa vague à l'âme percer malgré sa joie apparente, Armin la serra dans ses bras un bref instant.

— Tu es la définition de la gentillesse, assura-t-il dans un sourire : "et je suis certain que ton entourage souhaite exactement la même chose pour toi, moi, en tout cas, je le souhaite et je suis sûr que tu le trouveras."

Les yeux brillants, Petra hocha vivement la tête et reprit leur pas :

— Et toi, tu aimerais faire quelque chose ?

— Découvrir le monde. J'espère réussir à avoir l'esprit assez tranquille pour le faire un jour !

— Le chef Jaeger t'inquiète tant que ça ?

— Autant que toi avec le commandant, je suppose.

Ils s'entre-regardèrent.

— Je… Je n'ai pas de sentiment pour le commandant, hein ! rougit Petra.

— Tu n'en as plus, tu veux dire ?

Boudeuse, elle répliqua :

— C'est… C'était compliqué et puis, le commandant a toujours eu quelqu'un en tête. Enfin, c'est ce que je pense puisqu'il ne l'a jamais dit. Et… elle lui jeta un coup d'oeil : "Et tu pourrais peut-être m'éclairer là-dessus, non ?"

— Je pourrais.

Elle le fixa, pleine d'espoir, alors il ajouta rapidement :

— Mais je ne le ferai pas, ce n'est pas à moi de le faire !

Elle grommela quelque chose qu'il ne comprit pas.

— Si on attend que ça viennent de lui, il l'emportera dans sa tombe.

Armin rit et répondit :

— Alors pourquoi ne pas lui demander ?

— J'arrive peut-être à le calmer plus facilement que les autres, mais ça ne veut pas dire qu'il ne s'énerve jamais avec moi !

— Je t'assure que là, il ne devrait pas s'énerver.

Mécontente, elle se contenta de répliquer sur un ton humoristique :

— Vous savez beaucoup trop de chose que j'ignore, Arlet Armin et ça me contrarie un peu.

— Oh, comme le fait qu'Auruo te regarde plus que les autres mâles ?

Le visage plus rouge qu'une tomate, elle bafouilla plusieurs fois sous le rire discret d'Armin.

— J-j-j-j-j-je ne vois pas de quoi tu parles !

— Ce n'est pas le premier des mâles que je te conseillerai, reprit-il plus sérieusement : "mais il a bon fond."

Elle contre-attaqua :

— Tu parles comme une femme. Et toi, tu ne vois même pas les regards que certains te lancent.

— Je suis plus sensible que d'autres, grimaça-t-il, "et je les ignore volontairement."

— Serais-tu un grand romantique ?

Il haussa les épaules en guise de réponse. Sincèrement, il ne le savait pas trop. Bien qu'il y avait songé, il n'était jamais tombé amoureux. Parfois, ça le déprimait un peu, mais il s'y était fait. Tant que son entourage était heureux, il le serait aussi.

Ils arrivèrent jusqu'au sud, il leur fallut quitter la ville et marcher une bonne dizaine de minutes pour atteindre une grande bâtisse. C'était la maison des anciens Gödi. Elle trônait fièrement autour de champs et d'arbres, également couverte de végétation. Pas aussi grande que les maisons aristocratiques que Petra connaissait, elle combinait un élégant entrelacs de pierres et de bois qui s'élançait sur deux étages et qui se terminait en un toit couverte de lauze, défoncé. L'un des côtés était tombé.

La nature reprenait ses droits et des plantes grimpantes prenaient possession des lieux, les fenêtres cassées et le peu de mur visible était parcouru de trou et de fissures.

C'était l'une des maisons les plus abîmées de la ville et Eren avait tenu à ce que ce soit la dernière à réparer. Il n'avait pas très envie d'y habiter d'après Armin, mais il n'allait pas avoir le choix, c'était la plus grande est pour une bonne raison : C'était là où ils accueillaient les hôtes de marque.

— Vous pensez la rénover et pas la reconstruire ? Pourquoi ne pas faire comme toutes les autres qui sont trop abîmées ?

— Parce que c'est un caprice d'Eren, soupira Armin. Et parce que construire une bâtisse de cette taille nous prendrait trop de temps d'après ce qu'il m'a dit. Nous pouvons vivre d'un côté tout en réparant l'autre. Tant que les fondations sont solides, ça devrait aller.

— Trop de temps ? interrogea-t-elle.

— Trop de temps et il ne m'en a pas dit plus. Sûrement une sensation. Ou alors il prévoit l'arrivée de personne importante sans qu'on le sache. Je ne sais pas trop, parfois, il est un peu…

— Distant ?

— En quelque sorte.

Ils se sourirent mutuellement et observèrent d'un peu plus près la bâtisse. Ils allaient avoir du travail, ils en soupirèrent en choeur.