Salut salut !
Voici un nouveau chapitre que j'espère vous attendiez (avec un peu moins d'attentes que les précédents).
Je vous laisse donc avec la suite de l'histoire, n'hésitez pas à me dire ce que vous en avez penser :)
Sur ce, bonne lecture !
Hermione était retournée à Poudlard une semaine avant les vacances. Elle redoublait d'efforts pour finir le plus tôt possible ses cours de la rentrée, elle voulait être tranquille pendant les vacances. Deux semaines de répit, ce ne sera pas de trop. Cela lui permettait par la même occasion d'éviter Draco. Elle savait bien qu'elle allait devoir le confronter, mais elle voulait avoir le temps de se préparer, pas comme la dernière fois. Elle avait décidé d'aller elle-même s'expliquer, elle sera moins mise dans l'embarras par le blond ainsi.
Hermione respira un bon coup avant d'entrer dans la grande salle. C'est l'heure du déjeuner, elle voulait s'expliquer avec Draco en public. De cette façon, il ne pourra pas la mettre en posture délicate. Il y a assez de place pour qu'ils soient à plusieurs mètres de distance si ils le voulaient.
Elle s'assit à côté de lui. Draco fut surpris, il avait pris l'habitude de ne plus la voir de si près. Hermione le regardait presque timidement.
- Je voulais m'excuser, pour mon comportement. Je dors mal ces temps-ci...
- Oh. Ce n'est rien.
Hermione se tourna en face de son assiette. Cette situation la mettait dans un profond malaise.
- Si tu veux, je peux te donner de la potion pour mieux dormir.
- Ce n'est pas un problème de sommeil. C'est à cause de mes... rêves.
Hermione rougissait. Elle fixait son assiette, sachant pertinemment que Draco avait compris de quoi elle voulait parler. Il se retient même de rire, elle était déjà assez gênée comme ça.
- Je vois. Mais je suis si génial que j'ai aussi ce qu'il te faut à ce niveau là.
- C'est vrai?
Hermione s'empressa de lui répondre, c'était inespéré. Et très ironique aussi? Le perturbateur de ses nuits lui apportait son aide pour arrêter de la troubler lorsqu'elle dormait.
- Je ne vais pas pouvoir t'en donner des quantités énormes, mais quelques flacons me paraissent possible.
- Tu me rendrais un énorme service Malfoy !
- Et tu m'en sera redevable bien entendu.
- Au point où j'en suis...
- Je te les apportent très vite.
Draco se leva pour quitter la grande salle. Hermione n'avait même pas eut le temps de le remercier. Hermione se sentit soulagée. Ça ne s'était pas si mal passé finalement. Elle s'était mise la pression pour pas grand-chose.
Hermione retourna dans ses appartements. Il lui restait encore beaucoup de cours à préparer avant d'être totalement tranquille avant les vacances. Elle comptait rattraper cela cette après-midi. Une chouette l'attendait sur le rebord de la fenêtre, un journal coincé dans le bec. Hermione trouvait cela bizarre, elle n'était pas abonnée à la gazette du sorcier, ni à aucun autre journal. Elle donna quelques mornilles à l'oiseau qui s'envola juste après. Hermione déroula le journal. Elle ouvrit la bouche de stupeur. La première page de la gazette du sorcier était une photo de Victor, avec en gros titre: "Victor Krum, un joueur de Quidditch infidèle". Hermione bouillonnait de rage. Elle ouvrit le journal, recherchant l'article la concernant. Elle parcourut l'article dans les grandes lignes, le journaliste disait avoir aperçut Victor montant dans sa chambre d'hôtel accompagnée d'une femme qui n'était pas Hermione. Leur couple était connu de la presse, un célèbre joueur de Quidditch une combattante de Voldemort ne passent pas inaperçu. Hermione était folle de rage. Elle s'empressa de composer le numéro de Victor. Elle ne lui laissa pas le temps de dire quoi que ce soit.
- Comment as-tu osé Victor Krum? J'apprends par la gazette du sorcier que mon copain me trompe, je n'en reviens pas ! Je ne te suffisais pas, c'est ça?
- Ne me parle pas comme ça.
- Quoi, c'est tout? Je viens d'apprendre que tu me trompes, et ta seule réaction c'est de me dire de mieux te parler?
- Hermione, on ne se voit jamais ! J'ai des besoins moi. Et les rares fois où l'on est ensemble tu ne fais pas beaucoup d'efforts.
- Pardon? Je ne fais que ça, des efforts ! J'essaye de te plaire au maximum, je fais toujours ce dont tu as envie sans prendre en compte mes propres désirs, et ce n'est pas assez pour toi?
- Cette discussion est stupide Hermione, on ne va pas se disputer pour l'histoire d'une nuit.
- Et qu'est-ce qui me prouve que c'était bien la seule fois? Je ne peux plus te faire confiance Victor.
- Arrête, tu es ridicule.
- Non, c'est toi qui es ridicule. Je ne sais pas si tu te rends bien compte que c'est terminé entre nous. Alors tu vas débarrasser le plancher de mon appart' où c'est moi qui m'en charge.
- Alors ça y est, on arrête tout comme ça?
- Crois-moi, c'est un argument amplement suffisant. Tu as une semaine pour retirer toute trace de ta vie chez moi.
Hermione raccrocha. Elle tourna la tête vers l'entrée. Draco était là, une petite boite dans la main. Une larme coula sur la joue d'Hermione.
- Ça devient une habitude pour toi d'entendre mes conversations téléphoniques.
Hermione essuya d'un revers de main ses quelques larmes. Draco posa la boite sur le meuble de l'entrée avant d'aller s'asseoir sur le canapé à côté d'Hermione.
- Je venais t'apporter les fioles de potions. Je t'entendais crier, je me demandais ce qu'il se passait alors je suis entré.
- Tu allais bien l'apprendre de toute façon.
Un silence s'installa. Hermione pleurait en silence. Ses sanglots commencèrent à grossir. Elle tremblait. Draco s'approcha doucement de la jeune femme, il la prit contre lui délicatement. Elle semblait si fragile, il avait presque peur de la casser. Hermione frissonna. Cela lui faisait bizarre de se retrouver si proche de lui dans la réalité, et non dans ses rêves. Elle se sentit bien, rassurée. Elle se calma petit à petit. Draco lui caressait les cheveux, il avait du mal à ne pas les emmêler plus que ce qu'ils ne l'étaient déjà.
Hermione s'était endormie contre le torse de Draco. Il ne savait pas comment réagir, il n'allait tout de même pas la réveiller. Il décida de l'emmener dans son lit. Il porta la jeune femme dans ses bras, elle était légère. On aurait dit une plume, toute délicate. Il la posa doucement sur les draps rouges. Elle avait un visage d'ange quand elle dormait. Draco sourit.
