Note : Salut à tous ! Je vous souhaite un bon week-end et une bonne lecture ! Je vous retrouve en bas du chapitre pour discuter.
Chapitre 7 : Études et confidences
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Le mois de septembre fila et Jeanne s'adapta très bien à Poudlard. Elle aimait les murs de pierre et les vieilles cheminées qui rendaient le château authentique, les escaliers magiques qui se déplaçaient à leur guise, la multitude de tableaux plein de vie et les armures solennelles le long des couloirs. Mais plus que tout, Jeanne adorait le fait que Poudlard soit plein de passages secrets et raccourcis en tous genres. Elle consignait tous ceux qu'elle connaissait dans un petit carnet.
Au bout d'une semaine elle arrivait à s'orienter dans le château et au bout de deux à se rendre toute seule d'une de ses salles de classe à une autre. Quand au cours de la troisième semaine elle avait ressenti l'envie d'aller voir Shamash, elle avait demandé à Tamao de la guider jusqu'à la volière et mémorisé consciencieusement le chemin. Elle avait hésité à gribouiller le plan d'accès dans son carnet mais s'en était abstenu.
Tandis qu'elle flattait son hibou, son amie s'était approchée du rebord, visiblement intéressée par quelque chose dans le parc. En se glissant à côté d'elle, Jeanne avait distingué le profil d'un garçon brun avec les cheveux attachés — Yoh de toute évidence — en train de discuter avec le fantôme de Gryffondor. Elle n'avait pas osé commenter, sachant que même si Tamao se décidait à suivre ses conseils et oublier Yoh, ce serait difficile. C'étaient les pépiements de Ponchi et Conchi qui étaient venus tirer leur maîtresse de ses rêveries.
Alors que Shamash venait parfois dignement saluer Jeanne le matin lors du petit-déjeuner, roucoulant doucement pour avoir des caresses, les petits hiboux s'en abstenaient. Fort heureusement. Un matin Shamash avait exceptionnellement surgi accompagné des hiboux de Tamao ; ces derniers hululaient et tourbillonnaient dans tous les sens, attirant tous les regards sur eux. De vraies tornades. Tamao avait viré au rouge brique et tenté de les calmer en battant des bras sans grands effets. C'était l'apparition d'Anna qui avait mis fin au cirque des hiboux. À sa vue, les deux oiseaux avaient immédiatement filé.
…
Les cours étaient intéressants mais très différents de ce à quoi Jeanne était habituée. En métamorphoses, elle avait failli tomber de sa chaise la première fois qu'elle avait vu le professeur Tepes se transformer en chauve-souris à la fin d'un cours. À côté d'elle, Ann avait crié et un garçon de Serpentard avait fait tomber son encrier par terre.
Jeanne n'aimait pas beaucoup ce cours et elle avait bien conscience que c'était plus dû à leur effrayant professeur — Jeanne voulait bien croire désormais qu'il avait du sang de vampire dans les veines — qu'aux leçons en elles-mêmes. Ils apprenaient à changer des allumettes en aiguilles et ils n'étaient que deux ou trois à avoir réussi à y parvenir.
Le professeur Thalim leur apprenait à reconnaître des plantes et leur demandait aussi de s'en occuper. Les cours étaient beaucoup plus axés sur la pratique que ceux dispensés en herbologie mais Jeanne devait admettre que ça lui plaisait, même si elle préférait les arroser et les couper plutôt que les rempoter. C'était en tous cas plus intéressant que de devoir écouter le professeur Avaf discourir sur Gwendoline la Fantasque qu'elle connaissait déjà. Si elle avait eu le choix, Jeanne aurait directement commencé les cours au chapitre 6 du manuel avec la fondation de Poudlard.
Son jour préféré était le mercredi pour la leçon de vol de l'après-midi. Ils avaient pris l'habitude de faire des tours du stade à cinq ou six mètres de hauteur sous l'œil vigilant du professeur Reiheit et Jeanne s'amusait gentiment à faire la course avec Ann, en prenant soin de ne pas regarder en bas. Elle avait le vertige mais adorait voler autant que cela l'effrayait. En novembre, ils attaqueraient des exercices de maniabilité en passant dans des cerceaux et la jeune femme avait déjà hâte.
Jeanne avait de bonnes bases en astronomie ; Marco lui apprenait à repérer les principales constellations chaque été lorsqu'ils partaient naviguer sur l'Atlantique. Elle avait cependant du mal à se débrouiller en potions. La théorie ne l'intéressait absolument pas et mélanger des ingrédients n'était pas amusant si cela faisait jaillir des gerbes roses et brûlantes sur ses camarades. Padma avait dû aller à l'infirmerie quand elle s'était retrouvée avec des furoncles sur les bras et n'avait plus parlé à Jeanne de la journée.
Dans la majeure partie des cours, Jeanne avait déjà des notions et se retenait de lever la main à chaque question des professeurs, estimant que ce serait de la triche et qu'elle devait laisser ses camarades s'exprimer. Elle prenait cependant toujours la parole lorsque personne d'autre ne savait répondre et que le professeur faisait mine d'être contrarié ou désappointé.
À la fin du quatrième cours d'enchantements, le professeur Chrom lui demanda de rester pour s'entretenir avec elle. Après avoir rangé ses affaires, elle s'approcha du bureau alors que les derniers élèves quittaient la classe.
Le professeur tourna un visage souriant vers elle. Il avait les cheveux bruns lâches jusqu'aux épaules, les yeux rieurs et un sourire bienveillant quand il s'adressait à ses élèves.
— Dis-moi Jeanne, qu'as-tu déjà étudié l'an dernier ?
Jeanne prit le temps d'ordonner ses souvenirs avant de répondre. Ce n'était pas évident car la classe d'enchantements avait plusieurs équivalents à Beauxbâtons.
— Nous avons appris les sortilèges de lumière : faire jaillir des étincelles de couleur, s'éclairer avec une baguette, créer une source de lumière extérieure. Nous avons aussi vu les feux magiques et l'historique des sortilèges de déverrouillage et de scellement.
— Uniquement la théorie ?
— Nous avons pratiqué le alohomora et entrevu le collaporta.
— Y a-t-il autre chose ?
Jeanne hésita.
— Le flipendo aussi, finit-t-elle par ajouter après un instant d'hésitation, ne sachant pas exactement s'il s'agissait d'un sort enseigné en cours d'enchantements à Poudlard. Ainsi que le tarantallegra, le rictusempra, le cracbadaboum, le densaugmento et le poiroarticho.
— Le cracbada… Ah oui, le diffindo. Variante française. Nous n'enseignons pas ces maléfices dans mon cours, mais vous les reverrez sûrement avec Mikihisa.
Il s'interrompit un instant avant de reprendre.
— Vous n'avez pas étudié le sortilège des quatre-points ?
— Si, nous avons eu des cours de cartographie.
— Je vois… approuva le professeur en hochant lentement la tête.
Jeanne avait du mal à interpréter l'expression de visage. Il semblait un peu… rêveur.
Elle essaya de voir si elle avait oublié quelque chose mais rien d'autre ne lui venait.
— Tu avais déjà étudié le sortilège de lévitation, n'est-ce pas ? reprit-il.
Jeanne hocha la tête, confirmant la supposition du professeur qui l'avait vu exécuter parfaitement un wingardium leviosa dès sa première tentative.
— Et le sortilège de poids-plume, crut bon d'ajouter Jeanne.
— Pourrais-tu me faire une démonstration d'un sortilège de lumière ? lui demanda le professeur Chrom.
Jeanne tira sa baguette de la poche de sa robe.
— Lumos, prononça-t-elle clairement.
Aussitôt une lumière diffuse apparut au bout de sa baguette.
Jeanne attendit quelques instants puis, voyant que son professeur ne réagissait pas, formula un « nox » un peu moins assuré. La lumière s'éteignit.
— C'est très bien, je te remercie, déclara Chrom avec un léger sourire. Comme je m'en doutais, ton niveau est nettement supérieur à celui de cette classe. Beauxbâtons a toujours dispensé un très bon enseignement en enchantements. Ah la la si j'avais plus d'heures de cours… Mais tous les directeurs m'ont toujours retourné une fin de non-recevoir.
Jeanne se permit de lui rendre son sourire.
— Si cela t'intéresse, je te propose de suivre en partie les cours d'enchantements de deuxième année. Les emplois du temps ne permettent pas que tu assistes à tous les cours mais tu pourrais venir à la leçon du mardi matin, je sais que tu n'as pas cours à ce moment-là. Ce serait avec les deuxième année de Poufsouffle et de Serpentard. Tu serais alors dispensée du cours du lundi matin.
Surprise, Jeanne ne réagit pas.
— Bien entendu, poursuivit le professeur Chrom, la décision est tienne, ce n'est absolument pas une obligation. Et si tu te sens perdue, tu pourras abandonner en cours d'année et réintégrer ta classe le lundi. Je te demanderai de faire les mêmes devoirs que tes camarades de première année mais si tu as envie de faire en plus de temps en temps ceux de la classe supérieure je te les corrigerai. Cependant la note ne comptera pas.
— C'est… Ça s'est déjà fait ? s'enquit Jeanne.
— À vrai dire je ne sais pas, il faudrait regarder dans les archives de l'école. Mais j'en ai déjà parlé au directeur qui a donné son accord. Qu'en penses-tu ?
Jeanne se sentit prise au dépourvu.
— C'est-à-dire que… je ne sais pas. Ai-je le droit à un délai de réflexion ? questionna-t-elle poliment.
— Bien sûr ! la rassura Chrom avec un sourire. Tu me diras cela la semaine prochaine. Ou la suivante. En revanche j'attends ta réponse avant la fin du mois sinon tu auras du mal à suivre les cours de deuxième année, déjà que tu n'auras qu'une séance au lieu de deux…
Jeanne hocha résolument la tête pour montrer qu'elle avait compris.
— Et bien je ne te retiens pas plus longtemps ! la congédia Chrom avec bonne humeur. File manger !
…
Jeanne ne savait pas si elle avait envie d'accepter la proposition du professeur Chrom. Elle avait conscience que si son professeur lui en parlait, c'est qu'il considérait qu'elle avait le niveau requis pour suivre les cours de deuxième année et Jeanne devait admettre que jusqu'à présent elle s'ennuyait un peu pendant les cours d'enchantements. Mais ce n'était pas la crainte de ne pas pouvoir suivre les deux cours qui lui posait problème.
— Tu as l'air soucieuse, lui fit remarquer Tamao à l'heure du repas. Il s'est passé quelque chose ?
Désormais, Tamao arrivait à lui adresser la parole sans bafouiller, même si ses joues continuaient de se teindre d'un joli rose que Jeanne trouvait adorable.
— Il n'y a pas de problème, lui répondit celle-ci avec un sourire rassurant.
Elle entreprit ensuite de remplir son assiette de légumes.
— Tu es sortie tard, lui fit simplement remarquer Tamao.
Jeanne se tourna vers elle mais sa condisciple se servait tranquillement de l'eau sans la regarder. Elle ne lui demandait rien, c'était un simple constat. Et ce fut la raison qui fit que Jeanne craqua et lui confia ses doutes.
— En fait… Avant d'arriver à Poudlard, j'ai déjà été dans une école de magie. Tu connais l'académie Beauxbâtons ?
Tamao opina de la tête.
— J'y ai étudié l'année dernière mais… ça ne se passait pas très bien. Alors je suis venue à Poudlard.
Tamao sembla perplexe.
— Ils sont élitistes ? osa-t-elle demander.
— Oh non, ce n'était pas un problème avec mes résultats, ils étaient convenables. C'était… plutôt avec les autres élèves. Et les professeurs. J'avais une relation particulière avec les professeurs.
Jeanne hachait ses mots en parlant de plus en plus bas, le regard rivé sur son assiette. Tout doucement, Tamao posa sa main sur la sienne et lui sourit maladroitement.
— Je suis contente que tu sois venue à Poudlard et d'avoir pu te rencontrer, lui dit-elle.
Son visage n'exprimait que la sincérité et, pour la première fois, ce fut au tour de Jeanne de rougir, alors que Tamao conservait son teint de pêche.
— J'ai intégré l'école en première année, reprit Jeanne en détournant les yeux pour retrouver une contenance, pour être comme tous les autres élèves et parce que les cours ne sont pas enseignés de la même manière à Beauxbâtons et à Poudlard. Cependant le professeur Chrom m'a proposé de… troquer, je pense que c'est le mot, une partie des cours d'enchantements de première année par des cours de deuxième année.
— Il a peur que tu t'ennuies dans sa classe, interpréta doucement Tamao en hochant la tête.
Jeanne avait plutôt pensé qu'il le lui proposait car il pensait qu'elle avait le niveau, elle n'avait pas vu la situation sous cet angle.
— Oui, peut-être, acquiesça-t-elle.
— Tu vas accepter ? lui demanda son amie.
— Je ne sais pas, lui avoua Jeanne. Je ne veux pas… être différente des autres. Mais en même temps…
Elle se mordilla la lèvre inférieure.
— Jeanne, l'appela Tamao d'une voix terriblement sérieuse. Je ne sais pas ce qui s'est passé exactement à Beauxbâtons même si j'ai une vague idée, mais je te promets que ça ne se reproduira pas à Poudlard.
Jeanne fut émue. Elle avait les mains qui tremblaient et le cœur qui cognait fort dans sa poitrine.
— Tu ne peux pas…
— Je te le promets, la coupa Tamao d'une voix claire, une voix que Jeanne ne lui avait encore jamais entendu.
Elle sentit les larmes lui monter au bord des yeux.
— Si tu as envie d'accepter la proposition de Chrom, accepte-la. Si tu n'en as pas envie car c'est plus de travail ou plus difficile ou moins intéressant ou… juste parce que tu n'en as pas envie sans qu'il y ait de raison, refuse. Fais-le pour toi sans… sans te soucier du regard des autres. D'accord ?
C'était un long discours pour Tamao. Un discours libérateur. Avant qu'elle ne puisse se cacher dans sa serviette, les vannes cédèrent et Jeanne fondit en pleurs.
— Oh non non non ne sois pas triste, paniqua Tamao.
Ses grands yeux roses affolés se mirent à errer tout autour d'elle avant de se poser sur son sac dont elle sortit un mouchoir en tissu blanc à dentelles tout propre. Jeanne plongea la tête dedans, essuyant ses joues ruisselantes, avant de se moucher le plus discrètement possible comme on le lui avait appris.
Ne pas se soucier du regard des autres et faire les choses pour elle et uniquement pour elle… C'était quelque chose qui lui aurait semblé inaccessible il y avait encore quelques semaines avant de rentrer à Poudlard. Mais avec Tamao, Jeanne avait envie de croire que c'était possible. Et ce rêve la remuait tout au fond de ses entrailles. Faire les choses pour elle-même…
Sur un dernier frisson, Jeanne rendit son mouchoir à Tamao.
— Je te remercie, Tamao. Je te prie de me pardonner pour ce moment d'égarement, s'excusa-t-elle dignement.
— Tu n'as pas besoin de t'excuser, contra Tamao, gênée, en se balançant sur le banc.
Jeanne la fixa gravement, ce qui ne devait pas aider à dissiper son malaise.
— Tu devrais manger quelque chose, reprit Tamao. Les cours vont bientôt reprendre et tu n'as pas touché à ton assiette.
Jeanne accepta sa remarque et piqua sa fourchette dans une carotte. Tamao lui servit à boire et retourna également à son repas, même si le sien était presqu'achevé.
Jeanne reprit la parole après quelques bouchées.
— Je ne pensais pas, hésita-t-elle, que tu… enfin, je te pensais plus timide et plus… sensible. À ce fameux regard des autres.
Tamao vira aussi rouge que la sauce tomate qui accompagnait le plat de pâtes devant elle.
— C'est plus facile de donner des conseils aux autres que de se les appliquer à soi-même, finit-elle par répondre au bout d'un moment. C'est vrai, poursuivit-elle avant que Jeanne ne puisse s'offusquer, que je suis timide. Et effarouchée. Et… enfin, que j'ai du mal à parler avec les autres, même si avec toi c'est plus facile. Avec Yoh aussi c'est facile, ça l'a toujours été. Ça m'a d'ailleurs mis dans des situations très gênantes. Enfin voilà, je suis souvent, voire toujours, mal à l'aise avec d'autres gens mais ça ne m'a jamais empêché de faire ce que je voulais. Enfin si, des fois, mais presque jamais. Ce que je veux dire…
Les mots coulaient désormais à flot et ce dernier semblait ne jamais être prêt de se tarir. Jeanne fixait son amie avec de grands yeux écarquillés.
— Ce que je veux dire, reprit Tamao en prenant une grande inspiration, c'est que je ne vais pas aller me cacher dans un trou de souris parce que tout le monde sait que je suis amoureuse de Yoh alors qu'il est avec Anna et me regarde avec pitié ou moquerie. J'ai eu envie. Souvent. Et je l'ai peut-être déjà fait aussi. Mais je ne le referai pas. Enfin j'ai décidé que je ne le referai pas mais en vrai je le referai peut-être. Mais pas pour longtemps, juste le temps que ça aille mieux. Ça va toujours mieux et il y a bien pire dans la vie. Je ne veux pas m'arrêter de vivre pour ça. Quoiqu'en disent « les autres ».
Brusquement, Jeanne comprit pourquoi Tamao avait été répartie à Gryffondor.
Celle-ci s'arrêta, le souffle un peu court et le front plissé de concentration. Puis elle sembla réaliser qu'elle venait de parler d'elle-même de manière très intime pendant plusieurs minutes et fit une petite grimace.
— Moi je ne te trouve pas effarouchée, fit soudain Jeanne.
Tamao lui adressa un drôle de regard.
— C'est Anna qui le dit, répondit-elle platement.
Jeanne grimaça à son tour, ce qui détendit Tamao.
— Les cours reprennent bientôt, tu devrais vraiment manger tu sais ? lui lança-t-elle d'une voix légère.
— Ah oui !
Et Jeanne laissa de côté ses légumes pour commencer par le dessert, priorisant au cas où elle n'aurait pas le temps de tout manger.
Note :
Et voilà ! Pour ceux qui avaient remarqué le petit décalage des âges entre Jeanne et Tamao (ou plus largement le reste du monde), voici donc l'explication ! Sur mon échelle de temps en HY (HY étant l'année d'études de Hao et Yoh), on a donc :
- Hao & Yoh 12/05/85 == HY
- Horo-Horo 27/11/85 == HY-1 (hé oui, il n'avait pas 11 ans au 1er septembre 96, contrairement aux jumeaux ^^)
- Tamao 17/06/88 == HY-3
- Jeanne 02/03/90 == devrait être en HY-5 mais est HY-6 avec son année précédente à Beauxbâtons
En espérant que tout soit clair pour tout le monde !
