Note : Et voici le dernier chapitre de la partie I ! Un bon chapitre (dans le sens pas trop court) si ça peut vous rassurer avec plusieurs scènes, plusieurs personnages… Un chapitre qui clôt une série de chapitres qui ont été faciles et plaisants à écrire ! J'espère qu'il sera tout aussi plaisant pour vous à lire :)
Chapitre 9 : Un tuteur ou une tutrice
…
Presque tous les élèves étant à Pré-au-Lard, Jeanne ne croisa pas grand monde dans l'école au cours de la journée. Elle finit le travail sur sa carte du ciel que leur avait demandé le professeur Rutherfor en astronomie, puis déambula dans les rayons de la bibliothèque à la recherche d'un livre de chevet, mais aucun ne lui tapa dans l'œil.
Lorsque la faim la poussa vers la Grande Salle alors qu'il était à peine midi, elle croisa Padma, Susan et Ann qui en partaient.
— On a pris un brunch, s'excusa Padma.
— Il n'y a pas de souci, lui sourit Jeanne.
Elle était un peu surprise par le comportement de sa camarade. Elles étaient de bonnes amies, du fait qu'elles partageaient le même dortoir et les mêmes cours, mais Jeanne mangeait rarement avec elles, profitant le plus souvent des repas pour passer du temps avec Tamao. Tamao qui était en quatrième année. Tamao qui devait être à Pré-au-Lard.
Jeanne le réalisa en voyant la table des Gryffondor, d'habitude remplie et pleine de vie, parsemée et peu bruyante. Elle balaya la Grande Salle du regard, constatant qu'il en était de même aux tables des autres maisons.
À la table des Serpentard, elle reconnut Nichrom et, constatant qu'il mangeait tout seul, ne prit pas le temps de se poser de questions avant d'aller s'asseoir avec lui.
— Salut, lança-t-elle en enjambant le banc en face de lui.
— Heu… Qu'est-ce que tu fais ? balbutia-t-il en sortant de la torpeur dans laquelle il avait semblé être plongé.
— Je viens manger avec toi, répondit simplement Jeanne en attrapant le plat de rôti pour se servir.
Nichrom la fixa quelques minutes, incrédule.
— Ça t'embête ? demanda-t-elle.
— Non, pas du tout, répondit son camarade de sortilèges avec un peu de précipitation. Simplement… Ce n'est pas ta table.
— C'est interdit de manger à la table d'une autre maison ? demanda Jeanne bien qu'elle connaisse déjà la réponse.
— Non, admit Nichrom. Le frère de Hao vient, quelques fois…
Jeanne lui retourna un sourire éblouissant et reposa le plat de rôti pour s'emparer de celui avec les pommes de terre.
— Tu vas manger tout ça ? lui demanda le Serpentard en la voyant empiler les fameuses pommes de terre dans son assiette.
— Oui, rétorqua Jeanne avec une nuance de défi.
Nichrom préféra battre en retraite.
— Bon appétit, railla-t-il lorsqu'elle eut fini de se servir.
Jeanne redressa dignement la tête, se munit de son couteau et entreprit de découper délicatement sa viande. Nichrom la regarda faire pendant de longues minutes sans réagir, comme hypnotisé.
— Qu'est-ce que tu as prévu de faire, cet après-midi ? lui demanda-t-elle.
— J'ai un devoir d'Histoire de la Magie à finir, répondit-il.
Jeanne lui adressa un regard compatissant.
— Et toi ? enchaîna-t-il.
— Je ne sais pas encore ; j'ai fini tous mes devoirs.
— Tu as réussi à réparer la boîte à musique ?
Jeanne se pinça les lèvres et choisit de ne pas répondre. En face d'elle, Nichrom ricana.
Ils mangèrent quelques minutes en silence, Jeanne astiquant avec vigueur son rôti, toujours contrariée.
— Comment ça se fait que tu assistes à nos cours alors que tu n'es qu'en première année ? finit par reprendre Nichrom.
Jeanne mâcha plus lentement en réfléchissant à ce qu'elle allait répondre.
— Je n'assiste pas à tous vos cours, je viens juste le mardi matin en observation.
— En observation, répéta Nichrom, avec une légèreté à mi-chemin entre la moquerie et le mépris. Sauf que tu t'exerces aussi à lancer les sortilèges et les réussis aussi bien que nous en ne venant qu'une heure par semaine.
Jeanne haussa les épaules.
— Je suis douée en enchantements, fit-elle simplement.
— On a tous une matière dans laquelle on est plus doués que les autres, ça ne nous autorise pas en temps normal à assister aux cours de la classe supérieure, argumenta Nichrom.
— Ça devrait peut-être, rebondit Jeanne. Un système de cours à la carte. Ça se fait à… dans d'autres écoles.
Plus elle côtoyait Nichrom et plus elle devinait quelqu'un de perspicace sous son masque froid. Mieux valait lui en dire le minimum si elle ne voulait pas qu'il devine qu'elle avait déjà été scolarisée un an à Beauxbâtons. Mais au fond… Souhaitait-elle vraiment le lui cacher ? Elle savait qu'elle ne voulait pas en parler. Cela ne voulait pas dire en faire un secret. Elle s'était ouverte à Tamao après tout. Naturellement, sans se poser de questions. C'était presque étrange en fait, qu'elle ait pu s'ouvrir si simplement à la Gryffondor et qu'elle soit si réticente à se confier au Serpentard.
— Des cours à la carte ? répéta Nichrom avec scepticisme.
— Oui, insista Jeanne. Plusieurs niveaux de cours auxquels tu peux… pourrais t'inscrire pour un trimestre par exemple. Ça permettrait en fonction de ce que tu veux faire plus tard de suivre plus de cours dans certaines matières que dans d'autres. Tu as plus besoin de cours de potions que d'astronomie si tu veux devenir médicomage, par exemple.
— Mais on a besoin de bases en toutes les matières, réfuta Nichrom. Et tu ne sais pas encore ce que tu veux faire en première année.
— Bien sûr, c'est pour cela que c'est… ce ne serait possible qu'à partir de la quatrième année.
Nichrom sembla y réfléchir un moment avant de donner son verdict.
— Pourquoi pas, finit-il par trancher. Ça peut être un concept intéressant mais du coup tu n'as plus de relation privilégiée avec les camarades de ton année vu que tu suis les cours avec des gens différents à chaque fois.
— C'est le point négatif, concéda Jeanne. Mais tu peux avoir a contrario plus de contacts avec les gens des autres années.
— Pour ne pas, comme toi, passer tout son temps avec les autres première année, se moqua Nichrom.
Jeanne faillit répliquer mais comprit au dernier moment que le garçon se moquait d'elle. Le fait qu'elle côtoyait beaucoup Tamao, de trois années scolaires son aînée, semblait être connu.
— Ça veut dire quoi « a contrario » ? reprit le Serpentard.
— Contrairement, répondit-elle simplement.
Nichrom lui retourna un regard perplexe.
— C'est une locution latine, ajouta-t-elle.
— Latine, répéta son interlocuteur.
Jeanne se maudit en silence. Dire qu'elle avait réussi juste avant à l'éloigner du sujet sensible…
— Oui, latine, conclut Jeanne en baissant les yeux sur son assiette pour indiquer que la discussion ne l'intéressait pas.
Fort heureusement, Nichrom ne surenchérit pas.
…
Jeanne passa l'après-midi à réviser sa métamorphose avec ses camarades de dortoir. Elle parvint assez vite à assimiler la pratique mais c'était la théorie qui lui échappait, or le professeur Tepes avait pour habitude d'interroger au hasard quelques élèves en début de cours sur la séance précédente.
Le soir venu, alors qu'elle papotait avec Susan et Ann dans leur salle commune de Quidditch, Matthew, un élève de leur classe, vint les solliciter.
— Je cherche quelqu'un pour jouer aux échecs avec moi, leur dit-il. Fred en a un peu marre et Chris, Cygnus et Elladora ne sont pas là.
Susan et Ann n'étaient pas intéressées mais Jeanne accepta de disputer une partie d'échecs avec son condisciple. Elle était clairement en train de perdre lorsque la préfète de sixième année les interrompit.
— Excusez-moi, vous êtes en première année, non ?
Matthew et Jeanne échangèrent un regard et hochèrent la tête, inquiets d'avoir fait une bêtise.
— Nous devons vous parler de quelque chose. Rejoignez vos camarades là-bas s'il vous plaît. Il n'y en aura pas pour longtemps, ne vous en faites pas.
Jeanne remarqua alors que deux préfets étaient en train d'ameuter les autres élèves de sa promotion autour de la plus grande table de la salle commune. Concentrée sur la partie, elle ne s'en était pas aperçue.
Matthew et elle rejoignirent le petit groupe d'élèves qui s'étaient formé autour des deux préfets de cinquième année.
— Vous êtes tous là ? demanda le préfet.
Du coin de l'œil, Jeanne aperçut Susan et Ann sur sa droite. Devant elle, Matthew et Padma tiraient Cygnus vers eux. Chris était tout devant, buvant les paroles de ses aînés.
— Bien, commença la préfète. Cela fait désormais un mois que vous êtes à Poudlard et que vous avez commencé à en suivre les enseignements. Cela peut sembler peu, cependant vous avez déjà dû vous rendre compte que vous avez des affinités avec certaines matières et plus de difficultés dans d'autres. C'est pour remédier à cela qu'a été instauré le système de tutorat.
— Ce système, enchaîna le préfet, a été mis en place il y a tout juste une dizaine d'années. Il a cependant eu le temps de faire ses preuves et est très apprécié des élèves. Gardez cependant à l'esprit qu'il ne s'agit en rien d'une obligation. C'est simplement….
— Un coup de pouce, finit la préfète alors que son condisciple cherchait ses mots.
— Une aide, reprit-il. L'expression de la solidarité entre élèves de promotions différentes pour s'améliorer. Le fonctionnement est simple, il consiste à former des paires entre élèves. Un tuteur et un tutoré.
— Ou une tutrice et une tutorée. Une tutrice et un tutoré. Un tuteur et une tu…
— Oui, oui… coupa le préfet, agacé d'avoir été interrompu par son homologue pour ce qu'il considérait être des détails.
La préfète lui retourna un sourire plein de malice et Jeanne décida qu'elle l'aimait bien.
— Ce système permet d'être aidé par un élève plus âgé sur des matières qui vous posent problème. Cette année vous aurez simplement un tuteur, ou une tutrice, rajouta-t-il avec un regard vers sa camarade. Mais à partir de l'année prochaine si vous vous sentez assez confiant pour aider les autres vous pourrez à votre tour devenir tuteur ou tutrice.
— Cela ne veut pas dire, compléta la préfète, que vous n'aurez plus votre tutrice ou tuteur. La personne avec laquelle vous vous lierez peut continuer de vous aider tout au long de votre scolarité. Seuls les septième année n'ont pas de tutrice ou tuteur.
— Vous pouvez demander à qui vous voulez de devenir votre tuteur, poursuivit le préfet. Mais si vous ne connaissez personne, sachez qu'il y aura un tirage au sort samedi prochain entre les élèves qui recherchent un tuteur et ceux qui souhaitent le devenir. Si vous voulez vous inscrire, merci de venir nous voir.
— Y a-t-il des questions ? demanda la préfète.
Jeanne leva aussitôt la main.
— Oui Maxwell, lui donna la parole le préfet.
— Est-ce que notre tutrice ou tuteur doit forcément être en deuxième année ou est-ce qu'il peut s'agir d'un élève plus âgé ?
La préfète sourit.
— Il peut s'agir de n'importe quel élève, il n'y a pas de restriction sur l'année. C'est juste une habitude qu'il s'agisse de quelqu'un de l'année juste au-dessus de la tienne. Roy ?
— Vous avez dit qu'on garderait notre tuteur tout au long de notre scolarité, rappela Padma. Mais si jamais ça ne se passe pas bien ?
— Nous avons dit que vous pouvez le garder, répondit le préfet. Mais tu peux en changer si vous ne vous entendez pas.
— Vous pouvez arrêter votre collaboration à tout moment, continua la préfète. Par contre, si tu veux retrouver quelqu'un d'autre, il faudra te débrouiller toute seule si c'est en cours d'année car le tirage au sort n'a lieu qu'en début d'année.
Padma hocha la tête pour signifier qu'elle avait compris.
— Il peut s'agir de quelqu'un d'une autre maison ? voulut savoir Cygnus.
— Oui, lui apprit le préfet. Le tirage au sort a lieu pour tous les élèves de l'école, pas uniquement pour les Gryffondor.
— Mais où on ira travailler dans ce cas ? s'inquiéta Susan.
— Les salles d'étude sont là pour cela, la rassura le préfet.
Jeanne se souvint des petites salles occupées par des élèves studieux penchés sur leurs manuels. Elle en connaissait trois, chacune à un étage différent du château.
— Y a-t-il d'autres questions ? s'enquit la préfète. Non ? Dans ce cas vous pouvez y aller. Souvenez-vous de venir nous voir avant samedi prochain si vous voulez être inscrits au tirage au sort.
L'attroupement des première année se dispersa et Jeanne fila aussitôt vers la sortie de la salle commune.
…
— Tamao !
Toute fébrile, Jeanne rattrapa son amie dans le grand hall, dévalant les marches quatre à quatre pour la rejoindre près des portes d'entrée.
— Tu savais, commença-t-elle aussitôt, qu'il existait un système de tutorat entre élèves ? lâcha-t-elle tout à trac.
Tamao cligna des yeux.
— Oui, b-bien sûr, bafouilla-t-elle.
— Tu y participes ? enchaîna Jeanne immédiatement.
Son amie hocha la tête.
— Tu es avec qui ?
Jeanne avait le cœur qui cognait fort contre sa poitrine. En face d'elle, son amie s'empourpra.
— Tu ne veux pas qu'on aille en parler dehors ? demanda-t-elle doucement en baissant la tête, mal à l'aise.
Alors seulement Jeanne prit conscience des autres élèves qui leur jetaient des regards en coin. En criant dans l'escalier comme elle l'avait fait, elle avait forcément attiré des regards.
— Heu… oui bien sûr, acquiesça Jeanne.
Tamao lui adressa un sourire soulagé et passa les grandes portes pour sortir dans le parc. Le vent glacial s'engouffra dans ses cheveux, faisant voler ses mèches roses, et Jeanne la vit resserrer sa cape autour d'elle.
Elles marchèrent quelques minutes en silence. Le parc était désert autour d'elles, fui du soleil et des étudiants. Jeanne frissonna de froid et enfonça ses mains dans les poches de sa robe de sorcière.
— Alors ? demanda-t-elle, un nœud dans l'estomac.
Tamao prit son temps pour répondre.
— En première année, j'ai participé au tirage au sort et je suis tombée avec Marion. Tu te souviens de l'altercation avec les Serpentard ? Il s'agissait de la petite blonde.
— Oh, lâcha Jeanne, sincèrement surprise.
— Ça se passait plutôt… pas bien mais pas mal. Elle m'a aidé dans plusieurs matières. On ne parlait pas beaucoup ni l'une ni l'autre et on se retrouvait presqu'à contrecœur mais nos rapports restaient… classiques ? On se saluait de la tête dans les couloirs. À la fin Marion m'a annoncé qu'elle s'ennuyait et qu'elle ne voulait pas continuer. Je lui suis quand même reconnaissante d'avoir été ma tutrice jusqu'au bout de l'année scolaire alors que ça l'ennuyait depuis un moment.
Jeanne se demanda comment Tamao prenait d'être traitée de manière odieuse par son ancienne tutrice. Au souvenir des deux filles se moquant d'elle, elle se mordit la lèvre et serra les poings.
— Cette expérience m'a… un peu refroidi, avoua Tamao en grimaçant. Du coup je n'ai pas participé au tirage au sort en deuxième année, ni pour retrouver un tuteur ou une tutrice, ni pour en devenir une. Je n'ai pas osé. Mais depuis l'an dernier, Lyserg est un peu devenu mon tuteur officieux.
Jeanne nota que la voix de Tamao s'était faite plus légère.
Voyant qu'elle n'ajoutait rien, elle essaya d'en savoir plus.
— Qu'est-ce que tu veux dire par là ? Pourquoi « officieux » ?
— Oh, et bien nous n'avons jamais décrété que nous faisions du tutorat. C'est… implicite n'est pas le mot. Disons que c'est tout comme mais on ne se l'aie pas dit.
— Et il faut que ce soit dit ?
— J'imagine que non, réfléchit Tamao.
— Comment est-ce que ça s'est décidé ?
— En fait ça ne s'est pas décidé. C'est juste qu'une fois, alors qu'on était que tous les deux à la bibliothèque, il est venu s'asseoir à ma table. On se connaissait un peu, à cause de Yoh, mais on ne s'était jamais vraiment parlé.
Tamao marqua une pause.
— Et ? la relança Jeanne, désirant autant que redoutant connaître la suite.
— Il m'a aidé à faire mon devoir de métamorphoses. Et comme je ne suis vraiment pas douée dans cette matière il a proposé qu'on se revoie pour m'expliquer un peu mieux. Et la fois d'après il m'a dit de ne pas hésiter à le solliciter s'il y avait une notion que je maîtrisais mal. Et j'ai osé lui poser une question un jour en le croisant à la volière. On s'est donné rendez-vous et…
Au fur et à mesure qu'elle parlait, Tamao rosissait et parlait de plus en plus vite. Elle finit par s'arrêter, la respiration un peu saccadée.
— On a pris l'habitude de se voir, deux fois par semaine, reprit-elle plus calmement. On fait nos devoirs de notre côté et je lui demande de l'aide quand je bloque, quelle que soit la matière, pas qu'en métamorphoses. Voilà…
Maintenant qu'elle avait fini elle se tortillait un peu, mal à l'aise, en évitant de regarder Jeanne. Celle-ci assimilait l'information, comprenant mieux désormais pourquoi elle les trouvait régulièrement ensemble à la bibliothèque. Ou ailleurs.
— Du coup, réalisa Jeanne, tu n'as pas de filleule.
— Non, confirma Tamao, un peu désemparée.
— Tu veux bien être ma tutrice ? demanda Jeanne avec enthousiasme.
Tamao cligna des yeux.
— Je ne sais pas si…
Le sourire de Jeanne la quitta.
— Tu ne veux pas, interpréta-t-elle, contrariée.
— Si, enfin je veux dire…
Tamao semblait s'embrouiller et se trémoussait, jetant des regards fuyants autour d'elle, dans l'espoir d'y trouver les mots qu'elle cherchait.
— Ce que je veux dire, essaya-t-elle de se reprendre, c'est que je ne sais pas… si je saurai…
Sa voix se brisa sur les derniers mots. Jeanne retrouva son sourire.
— Bien sûr que tu sauras, lui dit-elle avec chaleur en s'approchant d'elle. Et puis tu as trois ans scolaires de plus, tu maîtrises tout mieux que moi. Même les métamorphoses.
Tamao ouvrit la bouche mais ne répondit rien. La confiance de Jeanne devait l'en avoir dissuadé.
— Je suis contente, déclara Jeanne en attrapant la main de Tamao dans la sienne.
Tamao cligna de nouveau des yeux, cherchant visiblement à comprendre quelque chose. Mais il n'y avait pas vraiment quoi que ce soit à comprendre.
— Moi aussi, confia-t-elle dans un souffle, faisant rayonner encore plus le visage de Jeanne si c'était possible.
Note :
C'est donc fini pour cette première partie ! Je serai très heureuse d'avoir vos réactions sur ce chapitre-ci mais aussi toute cette entrée en matière en général.
Vous aurez noté que « Hao » vient d'être clairement évoqué pour la première fois, sans que cela fasse tiquer Jeanne. Et oui c'est un Serpentard (préfet-en-chef et préfète-en-chef sont de préférence dans des maisons différentes il me semble… en tous cas c'est ce que j'ai considéré comme acquis).
Le prochain chapitre est à ce jour le chapitre qui a été le plus difficile pour moi d'écrire… Quoique y a aussi l'autre là, et aussi… Bref, on va dire l'un des plus difficiles. Dans le sens où j'ai fait que le retravailler car je n'étais jamais satisfaite, bien que la première version et le contenu aient coulé de source.
Je n'ai pas prévu de latence entre les parties I et II mais comme il y a encore un certain nombre de choses que je dois régler dans ma tête… ben si j'arrive pas à le régler cette semaine, y aura peut-être une latence… mais un chouïa, promis !
Voili voilou, j'attends avec impatiences vos commentaires ! La bise à tous !
