Bonjouuuuur !

Me revoilà pour le chapitre deux de cette fic ! Merci à tous ceux qui ont lu le premier chapitre et qui ont laissé une petite review, vous avez refait ma journée ! Pour la parution des chapitres, ça sera assez aléatoire, mais je pense me donner une bonne - grosse - semaine entre chaque chapitre, afin de sortir une histoire cohérente et de qualité ( en tout cas, j'espère qu'elle le sera). Enfin, tout dépendra de mon humeur et de mon emploie du temps ^^

Je souhaite égalemment remercier ceux ou celles qui ont ajouté mon histoire en favorite ainsi que les followers : Sairanki, Ana-Chieuse...

One Piece ne m'appartiens toujours pas, quel dommage...

Les reviews :

Ana-Chieuse : Je dois t'avouer que si j'avais compris dans le résumé que notre chère Océane irai dans ce monde, je n'aurais pas lu. Sache alors que tu as réussi l'exploit de me faire attendre la suite. J'aime beaucoup ton style d'écriture, la tournure de tes phrases, les mots que tu choisis donne une atmosphère mystérieuse au proprio de ton pp.
J'ai très hâte d'avoir la suite !
~ AnA~

Réponse à Ana-Chieuse : Merci beaucoup ! Sache que ta review m'a faite très plaisir ! Dans cette fic, Océane ne va pas essayer de changer ni de sauver le monde (disons qu'elle en a un peu rien à faire des autres). Enfin, étant donné qu'elle souhaite être plus libre que quiconque, il est évident que sa présence va bousculer bien des choses. Mais je ne t'en dis pas plus pour le moment ;)

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Précédemment...

Océane a fugué de chez elle, et alors qu'elle savourait enfin sa liberté, un tremblement de terre l'a fait basculer de l'immeuble où elle se trouvait. Quand elle ouvre les yeux à nouveau, elle s'aperçoit qu'elle se trouve au beau milieu de la mer...

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Chapitre 2 : sensations inconnues

- Qu... comment est-ce possible ?! Je devrai être morte !

De l'eau, rien que de l'eau, qui s'étend à perte de vu dans mon champ de vision. Je crois que je deviens folle, ou alors je rêve, mais la probabilité de devenir cinglée me semble plus plausible. Faut dire qu'avec tous les coups que je me suis pris sur la tête aussi, ça aide pas vraiment... Mais alors pourquoi ma folie se manifesterait maintenant, ça, j'en ai aucune idée, et je m'en fous un peu à vrai dire. Pour le moment, je dois trouver un moyen de ne pas sombrer dans les abîmes, j'ai encore ma liberté tant convoité à savourer.

Mourir ne fais pas partie de mon programme. Du moins, pas tout de suite.

Purée, mais dans quel merdier je me suis encore fourré ?! Pestais-je dans ma tête, décidément, ce genre de truc n'arrive qu'à moi. À croire que des divinités supérieures se sont passé le mot pour m'emmerder !

Et bien évidemment, la fatigue me gagne assez rapidement. Étant donnée que je n'ai pas encore dormi, et que les derniers événements ont été très éreintant, pour ne pas dire terrifiant, il est normal que mon corps commence doucement à me lâcher. Au pire des moments qui soient, d'ailleurs.

Longtemps, je lutte pour garder les yeux ouverts, nageant quelques fois dans une direction pour essayer d'apercevoir une île ou un bateau, mais rien. Si ça continue, je vais finir par me noyer, très ironique quand on sait que j'étais la meilleure de ma classe quand on se rendait à la piscine. Bizarrement, je ne ressens absolument rien envers ces personnes que j'ai cotoyées pendant de nombreuses années.

Pas de la colère, pas un profond manque, non, juste de l'indifférence.

Je n'étais pas harcelée, ou encore esseulée et ignorée de mes camarades. Je n'aimais tout simplement pas me mêler aux autres, et ils l'ont très vite compris. Depuis que je suis petite, il m'est difficile de lier des liens avec des gens, alors je les ai fuis, et je les fuis encore aujourd'hui. Beaucoup de personnes ont déjà tenté de m'approcher, en vain. En même temps, qui aimerait rester avec une fille aussi cynique que moi ? Je vous le donne en mille, personne.

Pourtant, vivre seule et éloignée des autres ne me semble pas si terrible que ça. Pas de prise de tête pour des broutilles sans importance, pas de promesses ou de responsabilités... Malgré ça, je sais que, quelque part au plus profond de mon cœur, ces personnes, je les ai envié. Même si je ne l'avouerai probablement jamais à voix haute, la fierté, vous connaissez ?

Alors que je peine de plus en plus à garder les yeux ouverts, une ombre difforme se dessine au loin vers l'horizon. Premièrement, je pense qu'il s'agit d'une île, mais par la suite je chnage rapidement d'avis en constatant que, non, une île ne bouge pas, normalement.

Le soleil m'aveugle toujours autant, mais je distingue tout de même un peu mieux la chose qui se rapproche lentement de mon corps. Un bateau d'une taille respectable navigue droit vers moi, et les hommes sur le pont semblent avoir remarqué ma présence car l'un d'entre eux cris :

- Un homme à la mer !

Mec, enfile tes lunettes, même si j'aborde un style vestimentaire qui pourrait laisser penser que j'en suis un, mon visage quant à lui ne laisse aucun doute sur mon sexe. Enfin, je suppose qu'il a le droit d'être pardonné, je me trouve assez loin de leur navire et ce n'est pas comme si le fait de savoir que je suis une fille allait changer quoi que ce soit.

Je bataille quelques minutes supplémentaires avec la fatigue, ne voulant pas sombrer dans l'inconscience, n'ayant pas confiance en ces personnes. La vie m'a appris à survivre et à ne faire confiance en personne, ce n'est sûrement pas maintenant que ça va changer. Je dois continuer à me battre encore un peu, pour m'assurer d'être en sécurité. Seulement après je pourrai m'autoriser le repos qui n'atend que moi.

Une fois arrivé à ma hauteur, un des hommes se jette à l'eau et me remonte avec l'aide de ses camarades. Je déteste me sentir aussi impuissante.

- Hey ! T'vas bien ? Pas de réponse, ma gorge est sèche et je n'ai, de toute manière, pas vraiment envie de lui adresser la parole. Les gars, allez prevenir l'medecin ! J'crois bien que la petiote est déshydratée.

Non... sans blague... t'as trouvé ça tout seul Einstein ?

- Jack, transporte la jusqu'à l'infirmerie, j'moccupe de prevenir Frank.

Je n'écoute pas vraiment la suite, trop occuper à essayer de garder mes paupières ouvertes. Mes sens, bien que fatigués, sont constamment en alerte. Je ne connais pas cet endroit et un inconnu me touche sans mon consentement. Mon corps tremble d'anxiété, je n'aime décidémment pas les contacts physiques, et les seuls que j'ai connus n'avaient rien de chaleureux...

À ce souvenir, des larmes coulent le long de mes joues. Je tente de les retenir en me mordant férocement la lèvre, mais tout ce que je gagne est un arrière goût métallique dans la bouche. Putain... je suis pathétique... à pleurer pour quelque chose comme ça... moi qui pensais être forte, indomptable, je me rend compte que ce n'est pas le cas. Que je vis encore dans le passé, et que pendant tout ce temps, j'ai vécu avec un voile devant les yeux.

Je maudis ma faiblesse intérieurement.

- Arrête ça ! Cette voix... T'vas t'faire mal. Elle est aussi grave et bourru que celle de mon paternel, et pourtant... r'garde-moi ça, bougre d'andouille, tu saignes ! Et pourtant, elle ne me paraît pas froide, ni sévère, mais plutôt comme... inquiète ?

Un gloussement étranglé bien vite suivit par une quinte de toux force mon "sauveur" à s'arrêter pour me tapoter le dos. Personne ne s'est jamais inquiété pour moi, personne ne m'a jamais réprimandé comme il vient de le faire et personne n'a jamais pris la peine de m'administrer un peu d'attention. C'est étrange. Les sensations qui me parcourent secouent entièrement mon pauvre cœur déjà bien fragilisé.

Je ne me reconnais plus. La fatigue me fait me sentir bizarre.

- On est arrivé. Me sort... Jack, c'est ça ? J'vais t'poser sur un des lits et l'medecin va v'nir pour s'occuper d'toi.

La fraicheur des draps dans mon dos et le matelas mœlleux me donne furieusement envie de dormir, mais encore une fois, je ne céderai pas si facilement. Jack me dépose délicatement, veillant à ne pas me faire mal puis commence à partir.

Je ne veux pas... je ne veux pas qu'il s'en aille. J'ai besoin de ressentir à nouveau cette chaleur rassurante.

Ma main s'agrippe d'elle-même à sa chemise, je crois que je suis en train de faire une connerie. La fatigue me fait vraiment faire n'importe quoi, mais pour le moment, au diable les remords, j'ai l'éternité devant moi pour me morigéner. Pour le moment, j'ai besoin de me sentir en sécurité, et aussi étrange que cela puisse paraître, cet homme que je ne connais pas, je n'ai pas envie de m'en méfier...

- Veux pas... être seule...

Je ne perçois pas très bien sa réaction, étant à moitié dans le coltard. Cependant, je distingue le bruit de quelque chose que l'on déplace sur le sol, puis, plus rien.

- Dors, j'reste à tes côtés.

Et pour la première fois en seize ans, j'adresse un sourire à quelqu'un.


À suivre...