Heigh-ho ! On rentre du boulot !

Avouez, maintenant vous l'avez dans la tête... Je suis tellement cruelle !

Enfin, brefons...

Voici le quatrième chapitre ! Surtout, n'hésitez pas à laisser une petite review pour que je puisse savoir ce que vous pensez de mon histoire ( ça fait toujours super plaisir et puis ça m'encourage à continuer).

Je pars quatre jours en vacances, et donc après ce chapitre, je ne pourrai probablement pas poster avant lundi, voire mardi. Et comme je l'ai déjà dit avant, je vais commencer à me laisser une bonne semaine entre chaque chapitre ( sauf si je suis bien avancé (comme maintenant) et que j'ai une envie irrésistible de poster un nouveau chapitre). Ou que la frénésie de l'écriture me rattrape, aux choix...

Pas plus de blabla et place à la suite !

Ps : One Piece n'est pas à moi, merci Eiichiro Oda pour ton chef d'œuvre !

oOoOo

Les reviews :

Ana-Chieuse : *fait une danse ridicule devant sa famille*

Je connais A. Harlem. J'ai recommencé à lire des fictions One Piece grâce à elle !

En lisant ta réponse et m'expliquer comment est ma petite Océane se sent et a grandit m'a fait penser à l'allumette mais aussi à Luffy.

Maintenant le chapitre (j'ai l'impression de faire une dissertation de français), il est comme les deux autres, tu fais bien ressentir les sentiments du p'tit chat, je vais évité de me répéter. Maintenant (ouuuuh deux fois maintenant Ana tu te répètes!) parlons des autre deux personnages. Jack ! Nan mais Jack quoiiii! Ce perso est remplis d'amour et de joie ! T'as raison ! Je l'aime d'amour se perso. Et je sais pas pourquoi mais je suppute qu'il va devenir le père du chaton, celui qu'elle n'aura jamais eu... (en parlant de sa, dans le premier chapitre quand tu as parlé de sa petite sœur, je pensais qu'elle l'aimait et qu'elle lui manquerai mais finalement non. Et je préfère ça limite... et ses parents... slurk quoi...). Le médecin, je suis du même avis qu'elle. J'l'aime pas. Et m'en fous si il est gentil finalement.

Allez ma chouquette ! J'vais te laisser ! Boujou comme on dit chez moi !
~AnA~

Réponse à Ana-chieuse : J'avais même pas fais gaffe, mais maintenant (tu m'as contaminé XD) que tu m'en parles, ouais, c'est vrai que nos deux pirates préférés n'ont pas eu une enfance facile.

Sur le fait que Jack devienne son père, mystère et boule de gomme très chère. Pour ce qui est de sa sœur, he bien, étant pourrie gâté par ses parents, elle n'a pas adopté la bonne attitude. Tout ce que je peux te dire à son sujet, c'est qu'on en reparlera... Et quant-aux parents d'Océane, c'est pareil. On ne tourne pas la page sur un passé douloureux en claquant des doigts. Enfin, tu verras ça par toi-même quand les chapitres en question sortiront ^^

Je ne te dirais absolument rien sur le médecin, he he~

Bisouille ;)

oOoOo

Précédemment...

Océane se réveille dans une pièce qu'elle ne connaît pas. Encore fragilisée par sa chute et sa déshydratation, elle fait une crise d'hyperventilation. Toutefois, Jack sera là pour l'aider, et aussi pour lui permettre de se détendre un petit peu. Après une petite discussion entre nos deux personnages, Jack est mis dehors, et Océane doit rencontrer le capitaine du navire...

oOoOo

Chapitre 4 : entrevue gênante

Enfin dehors !

Je respire une grande goulée de l'air marin, les yeux clos, profitant de la chaleur du soleil contre ma peau. Durant toute la consultation, je n'ai pas pu me détendre ne serait-ce qu'un instant, restant en permanence sur mes gardes. Cet homme, je ne lui fais pas confiance. L'aura qui l'entoure est malsaine, presque oppressante. Je n'aime pas vraiment cela.

Mais bizarrement, c'est comme-ci il ne cherchait pas à se cacher entièrement. Comme-ci il souhaitait que cette partie de lui soit remarquée, faisant croire au plus naïf que son jeu d'acteur a des lacunes. Habile tactique de tromperie, malheureusement pour lui, j'ai passé une bonne partie de ma vie à déjouer les fourberies de ma... c'est vrai, ils n'ont jamais étè ma famille. Eux et moi n'avons rien en commun. Pourquoi est-ce que penser à mes parents et ma sœur m'attriste ? Avant, je me fichais bien de ce qu'ils pensaient de moi... alors... pourquoi ?

Trop de questions sans réponses. Même si je me doute de la raison de ma baisse de moral. Encore une fois, je me suis totalement trompée, je ne suis pas si indépendante et libre que je voulais bien le croire.

Et puis merde, j'en ai assez que mon cœur fasse les montagnes russes ! Qui a dit que je ne pourrai pas être heureuse ?

Pour commencer, il me faut arrêter de broyer du noir à chaque fois qu'un souvenir m'évoque ces personnes désagréables. Avec mes deux mains, je me frappe les joues afin de réorganiser mes pensées. Je ne peux pas me laisser aller dans un endroit hostile, remplis d'inconnus. D'ailleurs, mon esprit revient sur le cas de ce médecin. Pour le moment je vais l'observer de loin, mais surtout, je ne dois pas me mêler à lui d'une quelconque manière. À mes risques et périls.

- Hey ! Gamine, bouge, le cap'tain veut'voir.

C'est vrai qu'avec toutes ces bêtises, je me suis stoppé en plein milieu du pont sous le regard exaspéré du type qui est censé me conduire à son capitaine. J'aurai presque envie de rire tellement la situation est comique. Ce qui n'a pas vraiment l'air d'être le cas du pirate face à moi.

- C'est bon, j'arrive...

Je le suis, certes, en traînant des pieds et les mains dans les poches de mes vieux vêtements rapiècés, mais en même temps, me retrouver en face d'un corsaire ne me donne pas très envie. Pirate des Caraibes, c'est bien à voir, mais à vivre je ne crois pas non. Disons que devenir amie avec un kraken et rencontrer Davy Jones me tente moyennement.

- Cap'tain, j'vous emmène la gamine.

- Bien, fait la rentrer.

La porte s'ouvre, me dévoilant une cabine propre et bien rangée. En face de moi trône un grand bureau sur lequel s'entassent de nombreuses cartes ainsi qu'une étrange boussole. Derrière le meuble, se tient un homme qui a probablement entre quarante et quarante cinq ans. Des cheveux noirs bouclés encadrent un visage bronzé par les heures passées sous le soleil de plomb ainsi qu'un début de barbe de trois jours. Mais le plus troublant reste ses yeux, noirs comme la nuit, profond comme les abimes infernales.

L'homme en face de moi est indubitablement séduisant, il dégage un charisme capable de faire trembler les plus dures à cuire. Pourtant, il n'a encore esquissé aucun geste, me souriant simplement d'une façon joueuse. Je me doute qu'il a dû capter mon regard. Voila un type en plus que je devrai éviter, trop imposant pour moi, je ne suis pas de taille à me frotter à une telle personne.

- Laisse nous.

- Bien mon capitaine.

L'homme se courbe légèrement puis dispose sans un bruit, nous laissant seul tous les deux dans la pièce.

Ho purée de pomme de terre, pourquoi ce maudit pirate doit être aussi... aussi beau et charismatique ?!

- Assis toi. Il me désigne une chaise en face de lui. Alors, petite fille, quel est ton nom ?

- La politesse voudrait que vous vous présentiez d'abord avant de demander mon identité.

Même si ce gars en impose, il n'est pas question de se dégonfler. Lui montrer mes craintes serait une immense bêtise. Déjà que je l'ai un peu - trop - détaillé tout à l'heure, ce que je regrette bien évidemment. Je ne baisserai pas les yeux, pirate ou non, je dois être forte. Sinon, comment pourrais-je être libre ?

L'homme qui se tient devant moi rigole sans moquerie, s'amusant de mon audace.

Encore un qui a le rire facile...

- Eh bien, pardonne-moi petite fille d'avoir été impoli. Je me présente, Ferrington Frank. Et tu es sur mon bateau.

- Océane.

Il hausse un sourcil.

- Pas de nom de famille ?

- Non. Juste Océane.

- Eh bien juste Océane, je suis curieux de savoir ce que tu faisais en pleine mer. Tu es assez chanceuse pour être encore en vie malgré les nombreux monstres marins qui rôdent dans le quoi.

Des monstres marins ?

Ce n'est pas la première fois que j'entendais ce terme. La dernière fois, c'était de la bouche de Jack, mais je n'ai pas vraiment pensé à lui poser la question.

- Hum... vous entendez quoi par... "monstres marins" ?

- Tu ne sais pas ce que c'est ?

À ton avis... si je te pose la question ce n'est pas juste pour le plaisir d'entendre ta belle voix suave. Crétin.

Un sourire amusé prend place sur ses lèvres.

- Eh bien... pourquoi ne pas en voir un de tes propres yeux pour te faire une idée de ce dont il s'agit ?

Pour le coup, je le sens, mais alors pas du tout. Et ce regard qu'il me lance depuis tout à l'heure a le don de me déstabiliser. En voyant que je ne lui réponds toujours pas, il change de sujet, pour quelque chose de moins agréable.

- Bien, maintenant, j'aimerais que tu me dises ce que tu faisais au beau milieu de l'océan.

- Je ne sais pas.

Et c'est terriblement vrai. Je n'ai pas la moindre idée du pourquoi du comment je suis toujours vivante après ma chute. Vraisemblablement, je devrais être morte à l'heure qu'il est. Mais il semblerait que, par je ne sais quel hasard - ou miracle, une divinité supérieure ait entendu ma demande de vivre encore un peu plus longtemps, et me l'est accordé par un élan de bonté.

Mais alors pourquoi ne pas s'être manifesté plus tôt, au moment où j'en avais le plus besoin ?

- Tu ne sais pas beaucoup de choses Océane.

Son ton ne se veut pas moqueur, il constate les faits. Pourtant je ne peux m'empêcher de sentir mon sang bouillir dans mes veines.

- C'est vrai, je ne sais pas grand-chose. Pardonnez-moi d'être une imbécile ignorante. Bougonnais-je en croisant les bras sur ma poitrine.

- Tu boudes comme une gamine, c'est adorable.

Sa tête repose désormais sur ses mains et il m'adresse un rictus narquois, un tantinet charmeur. Mon cœur s'accélère dans ma cage thoracique me laissant pantoise pendant quelques instants.

Ok, respire Océane. C'est un sourire, rien qu'un sourire qui... ho sa maman l'équilibriste, pourquoi est-ce que son sourire s'agrandit ?!

Cet homme est aussi dangereux que Jack et le médecin réuni. Et si Jack a réussi à me soutirer un rire ainsi qu'un sentiment de plénitude, ce n'est pas, mais alors pas du tout le cas de ce gars. Mon ventre se tord de manière bizarre, cela ne ressemble en rien à un mal de ventre, la sensation est étrange, elle m'est totalement inconnue.

- Bien, pour le moment je n'ai pas l'intention de te jeter pas dessus bord. Sens-toi libre de te sentir comme notre invité jusqu'à ce qu'on trouve un moyen de te ramener chez toi.

- Je n'ai pas de "chez moi".

- Pas de "chez toi", ou plus de "chez toi" ?

Je sursaute brusquement, comment est-ce qu'il a bien pu deviner ? Pourtant, je n'ai rien dis à personne sur ma situation, pas même à Jack, ce vieux matelot qui m'inspire de la sympathie, alors, comment ?

- Ton visage. Dit-il, savais-tu que tes expressions changeaient en fonction de ton humeur et de tes ressentis ? Tu es très expressive, c'est assez marrant à voir...

Que...

- Depuis que tu es rentrée dans ce bureau, tes expressions n'ont pas arrêté de se modifier. Mais, le plus impressionnant reste tes yeux. Chaque fois que tu les as posé sur moi, ils n'ont pas cessé de...

Gênée au possible, je me lève brusquement de la chaise sur laquelle j'étais assise. Mon visage, même si je ne le vois pas, doit être probablement rouge pivoine.

Mais quelle andouille je fais !

Un long silence poursuit notre échange. Je reste debout, complètement immobile ne sachant pas quoi faire. Ma respiration, bien qu'elle soit plus calme que lors de ma crise d'hyperventilation, reste tout de même saccadée. Frank s'apprête à ouvrir la bouche, sûrement pour me demander de me calmer et de me rasseoir, mais au même moment, on toque à la porte.

- Cap'tain ! C'est l'heure d'la bouffe !

Je bénni Jack pour sa soudaine apparition dans ma vie. Finalement, je crois que je l'aime bien ce pirate. Ledit capitaine souffle, puis se lève de son fauteuil rouge pour m'adresser la parole.

- On devrait aller manger. Je crois me souvenir que tu n'as encore rien avaler depuis ton réveil.

- N-non, pas vraiment...

Maudite voix qui me lâche au pire des moments qui soit...

Avec la ferme idée en tête de quitter cette cabine, je me dirige prestement vers la porte, mais au moment de l'ouvrir, une main calleuse se pose sur la mienne ainsi qu'un torse musclé se collant contre mon dos. Quand un souffle chaud vient me chatouiller l'oreille, je perds momentanément toutes pensées cohérentes.

- Nous n'avons pas fini cette discussion, Océane.

Dehors, le soleil est aveuglant, et Jack nous attend à côté de la porte, adossé contre le mur de la cabine de son capitaine, les bras croisés.

- Jack, mon vieil ami, je compte sur toi pour lui montrer le chemin jusqu'au réfectoire.

- Pas d'soucis capt'ain, c'est comme si c'était fait !

- Ha, et une dernière chose, il se tourne vers moi, souriant d'une manière horriblement charmeuse, tu devrais faire plus attention, tu parles à voix hautes.

Et il s'éloigne en rigolant, nous laissant tous deux, planté comme deux idiots dans l'incompréhension la plus totale.

- T'sais d'quoi l'capt'ain parle ?

- Non, j'en ai aucune id...

Ho putain d'merde, me dit pas que...

Tout d'un coup, les souvenirs de notre discussion me reviennent-en mémoire tel un flash lumineux, ainsi que mes pensées.

- He beh ! Rigole Jack, j'taurais jamais cru capable d'être aussi vulgaire !

Et re-merde...


À suivre...