Bonsoir à vous, très cher lecteurs !
J'espère que vous vous portez bien, et comme promis, voici la suite de NM ! One piece, aussi malheureux cela soit-il, n'est pas à moi. Encore heureux d'ailleurs, sinon personne, ou que les gentils, serrai mort !
Bonne lecture !
oOoOo
Je m'absente quatre jours, et pouf, on dépasse la barre des cent vues ! Un grand merci aux 153 personnes qui on prit la peine de lire mon histoire, ça me fait super plaisir !
Remerciements followers : Flavie Octavia, , morgianavinea, Silomede
Remerciements favorites : morgianavinea, Silomede
Les reviews :
Ana-chieuse : Récapitulons ! 1. Le médecin, plus j'en sais moins je l'aime... 2. Frank, alors déjà c'est le capitaine... ensuite il dragouille mon p'tit chat. Mais il est pas méchant donc lui j'veux bien l'aimer 3. Jaaaaack mon p'tit papou d'amouuur ! 4. Océane... mon p'tit chat... t'es un parfait boulet...arrête de penser et de réfléchir et vie merde...
Je crois que j'ai finis... alors... maintenant (XD) je te dis au prochain chapitre boujouuuu
Réponse à Ana-chieuse : Pour l'instant, on en dévoile pas trop sur le médecin. Pour Frank, je pense que tu vas aussi l'adorer, enfin tu verras ça dans la suite ;) Jack the best, il serait super honoré s'il savait qu'il a une fane XD
Bye bye ;p
oOoOo
Précédemment...
Océane se retrouve dans la cabine du capitaine du navire pour discuter avec lui. Lors de la discussion, elle ressent d'étranges émotions qui la poussent à surréagir lorsque Frank la confronte. Heureusement, Jack interrompt ce moment en leur disant qu'il est l'heure de passer à table...
oOoOo
Chapitre 5 : vivre à bord d'un navire pirate
Quel enfoiré ! Bâtard, espèce de connard de mer...
- Oï, gamine, ça va ?
Jack me sort brusquement de mes pensées. Je relève la tête pour le regarder.
- Oui, pourquoi ?
Ma voix est légèrement grinçante, et à l'entente de celle-ci, le forban des mers grimaces.
- Ça fait dix minutes qu't'enfonces comme une furie ta fourchette dans tes légumes...
Ha...
- Hum... c'est rien, j'aime pas les légumes, c'est tout...
- Eh, d'accord.
Il ne me pose pas plus de questions et continu son repas en discutant bruyamment avec ses frères d'armes. Je souffle, cette entrevue n'aura pas été de tout repos. Et pour mon plus grand malheur, cet homme, Frank, a su lire en moi comme dans un livre ouvert.
Aux souvenirs de notre précédent échange, je sens mes oreilles se mettre à chauffer et mon cœur s'emballer anormalement vite. Là, maintenant, tout de suite, je n'ai qu'une envie, c'est de m'enterrer dans un trou et de ne plus en sortir jusqu'à la fin des temps. J'ai tellement honte de la réaction puérile que j'ai eue à son contact, il m'a toute retourné...
Je déteste ce maudit pirate, avec son sourire charmeur et son beau visage. Crétin, crétin, cré...
- Océane ? Jack me fixe étrangement. T'aimes pas non plus la viande ?
- Eu, bah, non... fin, si mais...
Et la médaille pour la meilleure réponse de tout les temps revient à... OCÉANE ! Félicitation !
Je me sens nulle, et vraiment bête. Depuis que ma vie a pris un tournant inattendu, j'ai l'impression d'être devenu plus fragile. À moins que je l'aie toujours été... Mais, sincèrement, je ne regrette rien. Ni ma fugue, ou ma rencontre avec Jack. Même si je sais qu'ici n'est pas ma place, je me sens bien. Les gars n'ont pas été intrusifs ou irrespectueux, un peu franc et brusque dans leur façon de parler mais rien de bien dérangeant. Au contraire, c'est assez agréable.
Ils m'ont tous très bien accueilli, et je soupçonne fortement Jack pour ça. Plusieurs fois je l'ai vu me jeter des regards inquiets, ou taper plus ou moins discrètement ses camarades quand ceux-ci dépassaient les bornes. Ces petites attentions me font drôlement plaisir. Il veille sur moi comme un père le ferait avec son enfant.
Comme un père avec son enfant...
Je me mords la joue, serrant les poings jusqu'à m'en faire blanchir les jointures. Je n'ai pas de père, je n'en ai jamais eu. Mais, si je devrai en avoir un, alors... alors je ne voudrais que ce ne soit personne d'autre que Jack.
On se connaît depuis moins d'une journée, et pourtant... il en a fait plus pour moi que tous ceux que j'ai côtoyé en seize ans d'existence.
- Hey ! M'interpelle l'un des gars à notre table. Si tu veux pas terminer, moi j'veux bien finir ton assiette !
- Espèce de ventre sur pattes ! S'écrit un autre.
- Foutez-lui la paix ! Faut qu'elle mange un peu la p'tiote, elle pas encore touchée à son assiette !
Jack, encore une fois, met un terme à leurs âneries, m'offrant un instant de repos. Il est vrai qu'ils sont bruyants, mais je trouve cette ambiance très chaleureuse. Un peu comme si une famille nombreuse c'était réuni autour d'une table pour discuter de tout et de rien. À l'opposé total de mes repas avec mes géniteurs et ma sœur. Généralement, je ne mangeais pas avec eux, ne pouvant pas supporter leur regard ainsi que leurs remarques désagréables.
Alors je me réfugiais dans la cuisine, où dévorais un sandwich dehors dans le parc prés de chez moi. Parfois, il m'arrivait même de louper plusieurs repas dans la journée pour ne pas les croiser. Et ce n'est que très tard dans la nuit que je grignoter les restes, pour ne pas mourir de faim.
Enfin bon, tout ceci appartient au passé. Dorénavant je suis libre de faire ce qu'il me plaît. Et si le gouvernement pense pouvoir m'imposer des limites, il se trompe lourdement. Il est vrai que je n'ai pas encore réfléchi à ma situation, et je ne sais toujours pas par quel miracle je suis toujours vivante. Mais pour le coup, me poser des questions et me prendre la tête pour ça n'est pas une très bonne idée si je compte profiter de ma vie. Pour le moment, je vais simplement accepter ce cadeau, pour la suite, eh bien, j'aviserai...
Quand je reviens à moi, je m'aperçois qu'ils ont presque tous finit de manger, et que je fais parti des derniers occupants qui squattent le réfectoire. J'avale mon repas d'une traite et manque de m'étouffer, un verre d'eau apparaît soudainement dans mon champ de vision.
- Ne t'étouffe pas. Mourir parce qu'on a avalé de travers n'a rien de glorieux. Il glousse tout en me tapotant gentiment le dos et s'assoit à mes côtés sur le banc.
- Merci...
Je suis encore gênée pour tout à l'heure, ce n'est pas vraiment facile de lui faire face. Un silence s'installe entre nous, un peu comme à chaque fois que je lui parle.
Vite ! Trouve quelque chose à dire pour briser la glace... Ah ! Je sais !
- Euuu...
Très éloquent tout ça...
- Oui ?
- Hum... je voulais savoir, où est-ce que je vais dormir ?
- Pour ce soir tu dormiras dans un des lits de l'infirmerie. Je ne peux pas te mettre avec les homes de l'équipage. Mais puisque tu vas rester un moment avec nous, je vais voir pour te dégager une pièce afin qu'elle te serve de cabine. Autre chose ?
- Non, c'est bon. Merci.
Dormir dans l'infirmerie ne m'enchante pas vraiment. Et la raison principale est bien sûr le médecin - dont je ne connais toujours pas le prénom d'ailleurs, il faudrait que je pense à demander à Jack. Mais l'option, se coucher dans un hamac avec des pirates à côté de soi et guère plus plaisante. Au moins, l'infirmerie me promet du calme et plus de sécurité que dans le dortoir commun.
- Il y a aussi une chose importante dont je voulais parler avec toi.
Intriguée je relève la tête en direction de Frank. De quoi peut-il bien vouloir me parler ?
- Nous allons bientôt faire escale sur une île. Là-bas, je te donnerai un peu d'argent pour que tu puisses t'acheter deux trois vêtements.
-... pourquoi ? Pourquoi est-ce que vous faites ça pour moi, alors qu'on ne se connaît pas le moins du monde ? Je pourrai très bien prendre ce que vous me donnez et m'enfuir sans un regard en arrière...
Il semble un peu surpris par ma deuxième question. Sans doute qu'il ne devait sûrement pas s'attendre à ce que je soi aussi directe.
- Jack. Dit-il après un moment. Je ne sais pas si tu as remarqué, mais lui et moi sommes très proches. Nous nous connaissons depuis très longtemps. Il a été l'un des premiers hommes à rejoindre mon équipage. Et avec le temps, c'est devenu un ami. Je sais qu'il t'aime bien, et que tu lui fais un peu penser à sa fille. Il est un peu plus joyeux depuis que tu es là, il ne l'a pas vu depuis un bon moment...
Je baisse les yeux sur mes mains liées.
- Mais aussi parce que tu sembles en avoir besoin.
Il m'observe, les jambes croisées et la joue reposant sur sa main, me scrutant des ses yeux perçants.
- Je n'ai pas besoin qu'on s'occupe de moi.
- Vraiment ? Pourtant, ton attitude et tes paroles me disent tout le contraire.
- Que...
- Tu n'as pas de nom de famille. Je tressaille. Est-ce parce que tu n'as pas de parents, ou parce qu'ils t'ont rejeté ? Dans tous les cas, je me doute que tu n'as pas dû avoir une enfance facile. Qui plus est, tu portes des vêtements bien trop grands pour toi, rapiécés de partout. Et ton regard semble se méfier de tout et de tout le monde.
Pourquoi faut-il à chaque fois qu'il soulève des points dont j'aurais préféré ne pas en parler ? Comment fait-il pour se rendre compte de tout cela, alors que j'ai toujours fait en sorte d'interpréter mon rôle de jeune fille banale ?
- Tu n'es pas le genre de fille à t'apitoyer sur ton sort. Tu es plus à te battre jusqu'au bout pour rechercher un semblant de liberté.
Encore une fois, il vise incroyablement juste. C'est comme ci, d'un simple regard, il pouvait décrypter mes sentiments les plus profonds.
Ça m'énerve tellement...
- Et quand bien même ça serait vrai, je ne vois pas le rapport avec le faite de m'aider !
Il souffle, plus amusé qu'autre chose, puis vient tendrement ébouriffer mes cheveux.
- Petite fille têtue... pourquoi ne pas simplement accepter l'aide que je t'offre ?
- Parce que rien n'est jamais gratuit en ce monde.
- C'est vrai... son sourire se veut rassurant, et je me sens entièrement captivée par son regard qu'il me lance. La plupart des gens profitent des autres impunément.
- Alors...
- Tais-toi petite fille, je n'ai pas terminé.
Un frisson me parcourt l'échine. Sur le coup, je suis bien forcée de l'écouter. Son ton ne se veut pas méchant, juste un tantinet autoritaire.
- Dans la vie, nombreux sont ceux qui profitent des autres, ce n'est pas moi qui te dirais le contraire. Mais ce n'est pas le cas de tout le monde... il existe des personnes qui se soucis réellement de ton bien-être.
- Elles doivent être drôlement bien cachées alors...
- Tu es si désabusée... généralement ce sont les vieux qui réagissent ainsi.
Il accompagne ses paroles d'un clin d'œil puis se lève en époussetant son pantalon. Alors que Frank s'apprête à partir, il s'arrête et se retourne dans ma direction, me souriant légèrement.
- N'oublie pas, les amis de mes amis sont mes amis.
Et il me laisse seule, disparaissant derrière les grandes portes du réfectoire.
À suivre...
