Hey !

Vraiment navrée pour ce retard. Disons que j'ai été pas mal occupée c'est dernier temps (baisse de motivation, je suis partis en colo une semaine...), et je risque de ne pas être très présente dans les prochaines semaines. Moralement, je suis à plat. Mais je vais tout de même essayer de poster régulièrement et de m'avancer sur les chapitres, je n'abandonne pas cette fiction si vous voulez savoir. Enfin bon, je vous embête pas plus avec mes problèmes, et je vous souhaite une bonne lecture !

oOoOo

Remerciements followers: Kirane Kozu, N0dusT0llens, Sairanki

Remerciements favorites : Kirane Kozu,

Les reviews:

Ana-chieuse: Kyaaaaa! Je l'attendais celui là!

Aaah ma p'tit Océ! Tant d'innocence et de naïveté sont en toi mais aussi tant de haine et de colère ... Je comprend. Mais c'est pas une putain de raison pour assassiner ses pauvres légumes et ses pauvres bestioles qui ont déjà été assassiner! (Bon j'en ai finis avec toi pour le moment)

Hum hum ... JAAAAAACK JE SUIS VOTRE PREMIER FAN MARRY MEEEEEeeee ... merde mais il a pas genre 40 piges? Je me lance seule dans du trafic de mineur tiens ... mais c'est pas grave! Jack! Mon papou! Adopte mon p'rit chat débile! Je te promets qu'elle le sera moins avec toi! Et avec Frank (comment tu fais pour avoir toujours raison toi ... fait tu de la divination?)

Et Océane. Là c'est maman Ana qui parle (pas la folle qui se retiens de hurler à 2h du mat 'pour ne pas réveiller son chat ... (et sa mère accessoirement)). Écoute Frank c'est la sagesse de cet équipage et le sage qui te faut dans ton esprit ... heuuu nan c'est le sage de l'équipage et la sagesse qu'il te faut! (Z'est compliqué les phrases ...)

* réfléchis foooooooort à comment dire en revoir *
Que ta plume soit toujours belle jolie petite Hikimari

PS: je m'adresse à l'autrice je suis allez sur ton compte Wattpad! J'suis déçue de ne pas avoir trouvé d'histoire exclusive ...

Réponse à Ana-chieuse: Histoire vrai! J'ai déjà massacré mes légumes dans mon assiette parce que j'étais en colère! M'enfin, j'pense pas être la seule à l'avoir fait. J'espère ...

Ouais, environ, entre quarante sept et cinquante ans. Pour Frank, c'est d'abord assez surprenant mais pas tant que ça en faite. Déjà, il a beaucoup plus d'expérience dans la vie qu'Océane. P't'être qu'il a de la famille du côté de Sybille Trelawney ? Va savoir ... (je me suis étouffée de rire en écrivant ça, je sais pas pourquoi mais cette simple perspective me semble affreusement drôle).

Ne t'inquiète pas, j'avais prévu de sortir une histoire sur mon compte Wattpad et sur Scribay. Ce n'est pas une fanfiction mais une oeuvre originale. Il y a sept chapitres déjà écrits, qui n'attendent que moi pour être corrigé (et un huitième en cours d'écriture)! Elle comptera sûrement entre dix et vingt chapitres. C'est une sorte de thriller. Mais je t'en dis pas plus;) Mais si ça t'intéresse je te dirais quand le premier chapitre sortira.

Kirane Kozu : Très franchement agréable surprise, j'aime beaucoup Jack et Frank tout comme Océane. J'aime bien l'humanité que tu lui as donné elle se veut forte et surmonter comme elle le peut les obstacles mais elle n'en reste pas moins sensible et cette sensibilité ressort d'autant plus avec la chaleur et l'attention qu'on lui apporte sur le bateau surtout par Jack qui est en contraste avec tout ce qu'elle a vécu avant. Et tout ça, le chamboulement dans lequel elle est pris je trouve que tu le retranscris très bien. Bref j'aime bien !

Réponse à Kirane Kozu : Merci beaucoup, ton commentaire me fait chaud au cœur ! C'est ce que je voulais en créant cette Oc, je ne la voulais pas invincible au point de battre tout le monde, qu'elle puisse tout surmonter en un claquement de doigt... Je dois avouer que je prends beaucoup de plaisir à écrire les dialogues entre Jack et Océane, ainsi que le personnage de Frank.

En espérant que la suite te plaise tout autant !

oOoOo

Précédemment ...

Océane a une discussion avec Frank dans le réfectoire, ce dernier tente d'apprivoiser la jeune fille pour mieux la comprendre. Mais n'étant pas habituée, elle se referme sur elle-même, lui disant qu'il n'existe pas de bonne personne sur cette planète, juste que des gens malintentionnés. Frank lui explique alors que la vie n'est pas toute noire ni blanche ...

oOoOo

Chapitre 6: Sentiments complexes

- Aller viens gamine, j'vais te montrer le chemin jusqu'à l'infirmerie.

Et sans une autre forme de procès, Jack me tire à sa suite dans les dédales de couloirs. Dormir là-bas ne m'enchante guère, pourtant, je devrais faire avec. Et demain, Frank va m'emmener faire les magasins. Je sens que je vais devoir avoir besoin de toute mon énergie pour lui faire face, ou sinon je risque de me faire avaler tout cru. Ce que je ne souhaite pas vraiment...

Arrivé à l'infirmerie, Jack me montre un lit, puis me donne des couvertures et un oreiller.

- Chuis d'garde cette nuit, j'vais pas pouvoir rester plus longtemps ! Fais d'beaux rêves la p'tiote !

Et comme un ouragan, il repart de sa démarche boiteuse. Au fond, même si ça me tue de l'avouer, je crois que je l'aime bien ce pirate. Mais ouvrir mon cœur à nouveau serait une énorme erreur. Je ne dois pas me laisser berner par ses gentillesses et son sourire. Sinon, il ne restera rien de moi. Je dois être forte, pour que cela ne se reproduise plus jamais. Pas une seconde fois.

L'image d'une fille aux cheveux bruns s'immisce tranquillement de mon esprit, et je la chasse immédiatement, un arrière-goût amère dans la bouche. Silencieusement, j'enlève mes vêtements pour ne rester qu'en sous-vêtements, puis me glisse sous les draps. Décidement, le sommeil ne semble pas vouloir venir à moi, et c'est pourquoi je tourne et je vire dans le lit sans pouvoir dormir.

Les blessures ne sont que trop présentes pour simplement fermer les yeux et tout oublier.

Mais je ne pleurerais pas. Car ils ne les méritent pas, mes larmes. Ça leur ferait que trop plaisir de me voir aussi faible. Malgré toute la haine que j'éprouve envers eux, je n'arrive pas chasser le souvenir de mes parents et de ma sœur. Peut-être qu'au fond, je les ai aimé. Car après tout, ils étaient ma seul famille jusqu'à présent. Ai-je déjà seulement eu une famille ? Pourrais-je être heureuse pour une fois ?

À chaque fois c'est la même chose, on pense attraper le bonheur, mais il finit toujours pas s'échapper, t'abandonnant à ton triste sort. Sauf que je n'ai jamais réellement cherché à attraper ce bonheur, sûrement par peur qu'il finisse par partir.

Inconsciemment, mes dents mordent férocement ma lèvre inférieure, alors que les larmes menacent de couler le long de mes joues.

Et finalement, après avoir bataillé un moment contre mes souvenirs, la fatigue me gagne, mettant fin à mes tourments.

Le lendemain matin, quand je me réveille, le soleil ne s'est toujours pas levé, et un silence religieux règne en ces lieux. Ne pouvant plus me rendormir, je m'extirpe des draps, renfilant mes vieux vêtements sales. Peut-être que des vêtements neufs ne seraient pas de refus en fin de compte. Surtout que je dégage une odeur pestilentielle, assez... dérangeante.

Une fois debout et habillée, je sors sur la pointe des pieds, ne voulant aucunement croiser le médecin de ce navire. Il me file les chocottes. C'est avec une extrême prudence que je me rends sur le pont, puis m'accoude au bastingage, observant les étoiles qui brillent dans le ciel noirci par les ténèbres.

Je reste ainsi un bon bout de temps à observer la voûte céleste, jusqu'aux premières lueurs de l'aube, quand deux grandes mains se posent sur la rambarde à côté de moi.

- Déja debout ? C'est bien, je n'aurais pas à venir te lever !

Frank...

Sa présence est rassurante, un peu déstabilisante mais en rien elle n'est effrayante. C'est, chaleureux, cette sensation. C'est vraiment, incroyable. Elle me semble un peu irréelle, tellement la vague de bien-être qui m'envahit par moments est grande, presque bouleversante.

Peu à peu, les hommes du navire se lèvent, commençant à manœuvrer le bateau, nettoyer le pont, et pour certain, ils se dirigent vers le réfectoire pour déjeuner. Encore une belle journée qui s'annonce pour ses forbans des mers. Qui plus est, nous approchons d'une île, ce qui, je pense, dois largement les réjouir de pouvoir poser pied-à-terre après avoir passé des mois en mer à naviguer.

Frank me tire une nouvelle fois de mes pensées, en m'annonçant le programme de la journée.

- Prends une douche, nous irons manger dans un petit restaurant et ensuite je t'accompagnerais pour faire tes achâts.

- Ce n'est pas... un peu trop ?

Son sourire taquin s'agrandit tandis-qu'il me dévisage.

- De quoi te plains tu ? Beaucoup de femmes aimeraient bien passer un peu de temps en ma compagnie !

Et comme un grand gamin, il bombe fièrement le torse. Je tombe de haut. Sous ses aires de pirates taquin et sur de lui, se cache un homme narcissique. Ni tenant plus, un rire discret s'échappe d'entre mes lèvres, alors que je tente vainement de garder mon sérieux. Ce qui en sois, est vain, au vu du regard que me lance Frank. Puis, souriant de sa bêtise, il rigole avec moi.

- TERRE EN VUE !

Le hurlement provenant de la vigie nous coupe dans notre rire, et mes yeux se perdent à l'horizon pour apercevoir la fameuse île. Les hommes d'quipage s'agitent derrière moi, mais je n'y prête pas vraiment attention. Depuis que je suis arrivée ici, c'est la première fois que je vais mettre le pied sur une terre de ce monde. Car il est évident que je ne me trouve plus chez moi. Par je ne sais quel miracle d'ailleurs.

- Allez, suis-moi, tu vas prendre ta douche et je te prêterais des vêtements. Tes habits empestent le putois mort.

- Sympa... râlais-je à demi-voix.

Mais je dois bien avouer que l'odeur est désagréable, prendre une douche me fera le plus grand bien. Frank m'emmène dans ses quartiers, puis me montre la salle de bain, me tend une serviette et referme la porte.

Je ferme précautionneusement la porte à clé et me place sous le jet d'eau une fois nue. La fraicheur qui se déversent sur mon coprs me fait un bien fous, j'ai l'impression que ça fait une éternité que je n'ai pas pris soin de moi. Avant, quand j'habitais chez mes parents, je n'accedait que rarement à la salle de bain. Je devais me laver avec l'eau du robinet de la cuisine, et parfois même au toilette de l'école.

La vie chez mes géniteurs n'a pas toujours été facile, et pourtant je n'ai jamais cherché à l'améliorer d'une quelconque manière. Restant passive dans ma propre misère. C'est triste à dire, mais même si je me suis démenée pour avoir de bonnes notes au collège, je sais que ce n'était pas pour me prouver que j'étais capable de réussir, mais bien parce que je voulais que mes parents fassent un tant soit peu attention à moi. Tout le contraire de ma sœur, qui elle, n'avait que faire des cours. Ce n'est que arriver en troisième que j'ai compris que cela ne servait à rien, et que j'ai commencé à ne plus rien attendre de ma... famille.

Voilà où j'en suis, une adolescente avec une mentalité d'un vieux schnock grincheux, esseulée qui n'arrive pas à communiquer avec les gens de son espèce. Dit comme ça, j'aurais presque envie de rire, presque...

Coupant l'eau, j'attrape la serviette et me sèche un bon coup. Il me faudra certainement du temps avant d'accepter le rejet de mes parents, et, le sien... J'enrage, de ne pas pouvoir vivre normalement, mais un bloquage subsiste à l'intérieur de moi. Je ne sais pas comment m'en défaire.

Me rappelant que je suis toujours nue dans la salle de bain, je cherche du regard mes affaires sales. Pour ce qui est de ma culotte, je peux toujours la laver, ce n'est pas vraiment un problème. Mais disons que je ne peux pas non plus sortir comme ça, avec mes vieux débris déchirés et puant.

- Hum... Frank ?

J'entrouvre la porte pour ne laisser passer que ma tête.

- Tu as terminé ?

- Oui... est-ce que tu aurais des vêtements propres, s'il te plaît ?

Il acquiesce, puis se dirige vers une armoire en chêne, sortant une chemise rouge ainsi qu'un pantalon noir.

- Ils sont trop petits pour moi, mais sûrement un peu grands pour toi. Essaye-les, je vais te passer une ceinture pour que tu puisses tenir le pantalon si jamais il te tombe.

Sans un mot, j'attrape ce qu'il me tend, le remerciant d'un hochement de tête et les enfile rapidement. La chemise me tombe sur les cuisses, et les manches sont trop longues. J'entreprends donc de faire un noeud à la chemise, dévoilant légèrement le bas de mon ventre, et de retrousser les manches. Quant au pantalon, je rentre plutôt bien dedans, malgré le fait qu'il soit un peu large au niveau de la taille et des mollets.

Avec la ceinture que Frank me prête, je serre mon saroual, puis enfile mes vieilles baskets orange, en mauvaises états. Pour mes cheveux, j'essaye de les coiffer aux mieux avec mes doigts mais sans succès. Il faudrait vraiment que je me les coupe.

Cherchant de quoi les couper, je déterre un ciseau, rangé d'un l'un des tirroirs de la salle de bain et commence à racourcir de dix bons centimètres la tignasse châtaine qui se trouve sur ma tête. Dorénavant, je suis une autre personne, il me faut faire fi du passé, et oublier la douleur. Ça risque d'être compliqué, mais je vais y arriver, je le sais.

Une fois fini, mes yeux rencontrent mon reflet dans le miroir, je suis méconnaissable. La gamine crade, habillée de ses vieilles loques rapiécés n'est plus. À la place, une jeune femme de 16 ans se tient là, plus déterminée que jamais.

Satisfaite de moi-même, je sort de la pièce, et interpelle Frank.

- J'ai terminé.

- Parfait ! Puisque tu es la, pourquoi ne pas...

Il se coupe en pleine phrase et me dévisage.

- Eh bien ça te change, tu ne ressembles plus à une sauvage. On dirait vraiment une jeune femme maintenant.

Son franc-parlé est assez déconcertant, mais je préfère ça plutôt que des messes-basses dans mon dos. Son sourire se fait plus grand, et pour la centième fois en moins de deux jours, mon cœur loupe un battement. Que je hais ce maudit pirate bien trop sexy à mon goût.

...

Hum... pitié, ne me dîtes pas que je l'ai dit à voix haute...

Pitié Dieux, n'importe qui !

Tout mais pas ça !

- Merci.

Dieux, va te faire foutre. Cordialement.

Actuellement, je dois être aussi rouge qu'une tomate trop mûre, voire pire. Parfois, ma vie est vraiment un sketch. Je sens toute ma détermination et mon courage de tout à l'heure se faire la malle, bande de lâcheur.

Ma conscience m'a aussi abandonné à mon triste sort de jeune fille en rut, il faut le dire. Et puis merde, est-ce que c'est de ma faute si se sale type est beau ?! Il m'énerve à sourire comme ça !

- Océane...

Retraite soldat, vous allez vous faire bouffer tout cru par ce prédateur né ! Au secours...

- J'ai... hum, des choses à faire !

Encore une fois, je tente de fuir face à lui, à croire que toutes nos conversations terminent comme ça. Mais bien évidemment, étant plus grand et plus rapide, et ayant sûrement prévu ma réaction à l'avance, il me bloque le passage. Je recule doucement, mais s'est sans conter le bureau derrière moi. Ce qui me fait détourner les yeux pendant un instant de sa personne. Mauvaise idée, très mauvaise idée. Surtout face à lui.

Frank se tient désormais devant moi, barrant toutes issues possible.

C'est bon, je crois que mon cerveau a définitivement rendu l'âme. Je peux sentir son odeur et sa respiration contre mon visage, ainsi que l'une de ses mains se poser à gauche de mes hanches, sur le bureau.

Sa maman l'équilibriste, je vais faire un infarctus à force !

- Océane... regarde-moi.

Ne voulant pas, mais alors pas du tout lui faire face, sentant un sentiment de honte et de gêne jusqu'alors inconnu monter en moi, Frank se saisit de mon menton avec sa deuxième main, relevant mon visage.

Nos yeux se croisent un court instant, et comme emprisonnée dans ces orbes remplis de sincérité, je n'arrive pas, du moins, ne veux pas détourner le regard. Les minutes défilent alors que nous restons dans cette position, puis doucement, Frank se penche en avant. Mon cœur s'est arrêté de battre, alors que ma respiration devient chaotique. Bizarrement, ses lèvres contre les miennes ne me dérangent pas tellement.

Et contre toute attente, je ferme les yeux, agrippant inconsciemment sa chemise.

- Cap'tain !

La voix de Jack retentit derrière la porte en bois coupant net notre échange.

- On va débarquer, on attend plus qu'vous cap'tain.

Sans pour autant se détacher de moi, Frank lui répond.

- Bien, j'arrive.

Les pas de Jack s'éloignent, tandis que Frank retourne son attention sur ma petite personne.

- On se voit tout à l'heure...

Il embrasse tendrement mon front puis s'éclipse dans un tournoiement de tissus.

Ho purée... mais qu'est-ce que j'ai fais ?!


À suivre ...