Voilà le neuvième chapitre.
Je remercie toutes les personnes qui m'ont laissé des reviews, ajoutée aux favoris, suivie et posté des commentaires sur Fb. C'est grâce à vous que cette histoire continue à se développer et ainsi voir le jour. Une big dédicace à mes lecteurs de l'ombre :*
Rating : M
Pairing : DMHP
Correctrice : la personne la plus chère à mon cœur *.* Ma maman.
Résumé du chapitre 8 : Ginny met le plan B à exécution. Cependant, les retombées de ce dernier sont catastrophiques : Harry est dans une sorte de coma, ce qui la fait fuir. Draco est dévasté par l'état d' Harry et croit que c'est de sa faute. Quant à Théo, il découvre que Pansy est totalement amnésique...
Nda : Les personnages appartiennent à J.K Rowling... Mais c'est mon imagination...
Chapitre 9 : Compte à rebours
Vendredi 14 Novembre 2014 – Poudlard
Draco fut réveillé brusquement par un cri de terreur. Harry était sûrement plongé dans un horrible cauchemar dont il ne pouvait s'échapper. En plus de ça, une énorme fièvre avait pris son corps pour cible : elle était maintenant à 41°C. Son compagnon lança un sort de refroidissement afin de lui faire baisser sa température légèrement puis épongea tout son corps. Il avait plusieurs fois rêvé de ce dernier nu, or, la situation était tellement grave qu'il ne pensait même pas à en profiter. Madame Pomfrey leur avait attribué une chambre à part après la seconde terreur nocturne de Harry afin qu'il ne dérange pas les autres malades. Quant à Draco, ce dernier n'avait pas quitté son chevet. Il mangeait peu, dormait peu et ressemblait de plus en plus à un zombie. Il avait cependant insisté pour s'occuper de son petit copain, laissant seulement madame Pomfrey et Snape les approcher.
D'ailleurs, le professeur travaillait en étroite collaboration avec Hermione. Elle avait découvert la potion après l'intervention de Rusard à l'encontre de Pansy et en avait prélevé un flacon. Malheureusement, elle n'avait pas eu le temps de l'inspecter avant qu'Harry ne soit touché. Après le refus que lui avait infligé la directrice de voir son meilleur ami, elle avait filé à la bibliothèque avec Ron pour tenter de trouver la composition de la potion. Elle avait échoué et donc du se tourner vers l'exécrable professeur de potion. Après une sévère remontrance de ce dernier car elle n'avait pas prévenu les adultes plus tôt ou même donné la potion, il avait consenti à l'aider. Après tout, l'âme sœur de son filleul était en danger, ce qui veut dire que Draco l'était aussi. Il avait déjà perdu Lucius, son meilleur ami, il ne voulait pas en plus perdre celui qu'il considérait comme son fils et aussi son meilleur élève, quitte à sauver la vie d'un cancre alias le fils de son pire ennemi. La vie lui avait joué un tour cruel. D'abord, elle lui avait volé Lily, sa meilleure amie, puis Sirius, l'homme de sa vie, puis Lucius, son meilleur ami, et enfin, avait fait en sorte que son fils de substitution soit le compagnon de l'enfant unique de l'homme qui l'avait torturé pendant 7 ans. Il avait presque tout perdu mais il comptait bien garder et chérir le peu qui lui avait été laissé, quitte à supporter ce morveux.
Ronald Weasley s'était vu lui aussi attribuer une mission de la plus haute importance : retrouver sa petite sœur Ginny et la ramener à Poudlard. Sa disparition avait été remarquée par McGonagall deux jours après la chute du Survivant, lorsque l'affolement était retombé. Sachant qu'elle était partie sans laisser de trace ni prévenir personne, elle avait automatiquement été considérée comme coupable de l'agression d'Harry. Même si son frère s'était battu bec et ongles pour défendre son honneur, une toute petite partie de lui se disait qu'elle pouvait être coupable. Mais il mettrait un point d'honneur à la trouver et la laver de tout soupçon car il savait que sa mère ne pourrait supporter d'avoir une criminelle chez elle. Molly Weasley était la femme la plus forte qu'il connaissait. Après avoir perdu son mari et un de ses fils durant la Bataille Finale, elle s'était relevée pour ses autres enfants et avait fait en sorte de combler le vide créé par ces deux morts. Cependant, si elle apprenait que l'un de ses derniers enfants en vie était une mauvaise personne, alors, elle serait anéantie pour toujours. Il ferait donc tout ce qui était en son pouvoir pour que ça n'arrive pas, quitte à sillonner toute l'Angleterre pendant des mois pour retrouver sa stupide petite sœur.
Narcissa Malfoy n'était pas le genre de personne à montrer ses émotions. Elle avait été élevée comme une bonne aristocrate et devait, en toute situation, porter son masque d'impassibilité. C'était d'ailleurs ce qui avait le plus plu à Lucius. Il avait d'abord été subjugué par sa beauté, puis par ses manières. Il savait qu'elle ferait une parfaite épouse. En bon Serpentard, il avait manigancé pour que la belle lui tombe dans les bras. Malheureusement pour lui, même si elle avait l'air parfaite, elle n'en n'avait pas la chanson et ses faux semblants étaient tombés quelques mois après leur mariage. Elle restait une Black après tout. Sa rébellion s'était accentuée à la naissance de leur héritier Draco, auquel elle avait cédé beaucoup, tels que des câlins, bisous, berceuses... Et sachant que le divorce n'était pas accepté chez les Sang-purs, il avait fait en sorte de compenser la mauvaise influence de sa femme en étant plus ferme et autoritaire qu'il n'aurait du l'être à la base. Il l'avait bien sûr fait en secret, s'assurant que son fils tairait tout. Narcissa avait tout appris à sa mort et l'avait haï du plus profond de son être pour la maltraitance qu'il avait fait subir à leur fils. Cette mort lui avait aussi permis d'exprimer son vrai moi, laissant ainsi ses émotions faire surface. C'est pour cela que, lorsqu'elle avait appris que son seul enfant était en danger de mort, elle était partie comme une furie le retrouver et avait fondu en larmes dès qu'il avait été dans ses bras. Draco avait été d'ailleurs fort étonné de voir cette facette d'elle en public. En effet, lorsqu'elle s'était rebellée contre son père, sa mère l'avait toujours fait en privé, gardant quand même certaines règles d'aristocrates en tête, c'est-à-dire ne jamais laver son linge sale en public et toujours garder l'illusion d'une famille parfaite et unie devant les autres.
Pansy Parkinson se remettait doucement de son amnésie. Même si le sort que Ginny lui avait lancé était assez fort, il n'avait cependant pas été assez puissant pour que la directrice ne puisse trouver un contre-sort pour lui rendre sa mémoire. C'est pour cela qu'en une semaine et demie, tous ses souvenirs lui étaient revenus. Bien sûr, les plus récents étaient encore assez flous. Elle ne savait toujours pas pourquoi elle avait été dans cette salle de classe vide en plein milieu de la nuit. Elle suspectait la directrice de le savoir mais de le lui cacher. De plus, son bleu au front s'était résorbé et elle avait retrouvé une allure plutôt normale. Après un dernier examen de la part de Madame Pomfrey, elle fut autorisée à sortir enfin de l'infirmerie. Une fois dehors, elle se décida de trouver Draco et lui déclarer son amour. Alors, quand Millicent Bulstrode lui apprit à son retour à Serpentard que Potter, son ennemi en amour était dans le coma, elle trouva sa chance de coincer son Draco d'amour et de peut-être le convaincre de la choisir elle, qui était en vie. D'ailleurs, à la mention de la situation de Saint Potty, un sentiment de réussite lui parcourut le corps sans qu'elle ne sache vraiment pourquoi.
Cela faisait deux semaines qu'Harry était dans le coma et toujours rien. Au contraire, son état n'avait cessé d'empirer, provoquant de plus en plus souvent des crises et des montées de fièvre. Lorsque ces dernières étaient vraiment violentes, Draco devait sortir de la chambre et laissait agir Madame Pomfrey et son parrain. Ce matin même, il s'était réveillé dans son lit. Il avait pris l'habitude de dormir avec Harry dans ses bras, même à l'infirmerie. C'est pour cela que le lit lui paru anormalement grand, froid et vide sans lui dedans. Il soupira, s'étira et se prépara pour une autre journée sans son compagnon. La directrice l'avait obligé à retourner en cours, sachant que sa présence aux côtés d'Harry ne changeait rien et qu'il avait les ASPICS à la fin de l'année. Il avait bien sûr utilisé l'argument que si Harry mourait alors lui aussi et que passer ses examens une fois mort ne pourrait se faire, mais McGonagall avait assuré que ni Harry ni lui ne mourraient. Bien sûr, Draco n'était pas stupide et savait que l'état de son petit ami se détériorait trop rapidement et que les adultes, les considérant encore comme des enfants même après la guerre, leur cachaient la vérité en leur mentant. Et en bon Serpentard, Draco s'était glissé plus d'une fois dans la chambre du brun pour l'observer dormir et repartait au petit matin, seulement une fois sûr qu'il était encore en vie, et sans se faire prendre bien sûr.
Une fois prêt, il descendit prendre son petit déjeuner dans la Grande Salle. Il s'assit à sa table, créant un grand silence à cette dernière. Blaise du, comme tous les matins, intervenir pour faire revenir le bruit.
- Par Salazar, que regardez-vous donc comme ça ? On dirait que vous avez vu Voldemort se faire prendre par une licorne. Ce n'est que Draco, alors continuez à manger avant que je ne vous casse toutes vos dents et que le jus de citrouille ne soit la seule chose que vous puissiez ingérer jusqu'à la fin de vos jours.
Cela eut l'effet escompté. Puis, il se tourna vers son meilleur ami pour l'inciter à manger.
- Tu sais Dray, si tu ne manges pas, cela ne va pas changer sa condition et, je ne pense pas qu'il serait content de te voir comme ça...
- Je sais, pas besoin de me le rappeler..
Il avait craché ses mots comme un poison. Puis, il se rendit compte que son ami ne lui avait rien fait mais qu'au contraire, s'inquiétait pour lui. Il reprit donc d'une voix plus douce.
- C'est juste que ces temps-ci, je n'ai plus très faim mais, je vais me forcer...
Pour appuyer ses dires, il se servit un verre de jus de citrouille et un bol de céréales qu'il mangea tant bien que mal. Une fois fini, il se dirigea sans grand enthousiasme vers son premier cours de la matinée. La journée passa lentement et il fut tenté plusieurs fois de sécher pour rejoindre son amour. Lorsque son dernier cours de la journée fut terminé, il couru presque jusqu'à l'infirmerie. Sur le chemin, il percuta Pansy qui tomba violemment sur son derrière. Malgré ses cours de galanterie, Draco ne l'aida pas à se relever et partit même sans un regard vers elle, trop pressé d'aller voir Harry. Malheureusement, la voix de crécelle de la brune le fit s'arrêter lorsqu'elle l'appela.
- Draco attend ! Je dois te parler de quelque chose d'important.
Il frissonna en entendant ces mots. Cela voulait dire qu'elle en aurait pour longtemps, or, le blond lui, ne l'avait pas tout ce temps. Cependant, il se retourna à contre cœur et se consola en se disant qu'une fois qu'elle lui aurait parlé, il serait tranquille. Il se dirigea quand même vers elle presque à reculons.
- Que veux-tu Parkinson ? Je n'ai pas toute ma vie devant moi, donc abrège et va au plus vite.
Tout en lui transpirait le dégoût, la froideur et le mépris. Il avait repris son attitude de petit aristocrate qui pétait plus haut que son cul. Malheureusement, Pansy était habituée à cette façon d'être et ne cilla même pas.
- Draco, je ne vois vraiment pas ce que tu peux trouver à ce Balafré d'Harry Potter. Il n'est qu'un sang-mêlé dont la mère était une Sang de Bourbe...
Elle n'avait même pas fini sa phrase qu'elle s'était retrouvée contre le mur, soulevée à plusieurs centimètres du sol, retenue par la seule poigne de Draco contre sa gorge. Il avait changé du tout au tout et avait revêtu sa forme de veela. Ses ongles griffaient le cou de la brune, laissant des marques. Apparemment, elle avait choisi le pire jour pour piquer Draco sur son compagnon. Il appuya un peu plus fort sur sa gorge afin qu'elle dût faire un effort pour respirer puis, se pencha légèrement vers elle, adorant voir la peur se refléter dans les yeux de cette petite écervelée.
- Je te conseille de t'excuser tout de suite et de retirer ce que tu viens de dire ou je serai dans l'obligation de te tuer. Pas que ça me dérange, loin de là, mais je n'aimerais pas voir ton sang tâcher mes vêtements. Il faudrait que je les brûle après ça, or je les aime...
- Mais Dray..
- Tutututut, pour toi Parkinson c'est Malfoy, on n'a pas élevé les cochons ensemble...
- Malfoy, je t'ai toujours aimé...
Un sourire sadique étira les lèvres du veela.
- Et moi je t'ai toujours méprisée et détestée. Je ne l'ai jamais montré simplement car ma mère m'a dit d'avoir pitié des sous-merde dans ton genre et de vous supporter. Sois disant que c'était une sorte de bonne action envers vous...
Entendant ces mots, Pansy se mit à pleurer à chaudes larmes. Ne voulant pas qu'elles le touchent, comme si c'était du poison, Draco retira rapidement sa main de sa gorge et Pansy tomba comme une masse sur le sol. Il la laissa seule dans le couloir, trop préoccupé par l'état de son âme sœur. Plus il s'approchait de l'infirmerie et plus une sensation de mal-être l'envahissait. Il savait que quelque chose n'allait pas. Il eut confirmation en passant les portes et vit que tous les adultes présents étaient dans un état d'effervescence. Il réussit à coincer l'infirmière qui se dirigeait à grands pas vers la chambre d' Harry.
- Madame Pomfrey, que se passe-t-il ?
- Draco, je n'ai pas le temps de trop t'expliquer mais Harry a une crise bien plus violente que les autres en ce moment.
- Mais, mais, mais... est- ce qu'il va s'en sortir ?
- Je ne sais pas...
Cette phrase le frappa en plein cœur et il tomba à terre, lâchant par la même occasion son informatrice. Ce fut sa mère qui le découvrit ainsi après quelques secondes et l'aida à se relever pour aller s'asseoir un peu plus loin. Draco était dans une sorte de transe, où il se répétait des phrases en boucle.
- C'est de ma faute. C'est parce que j'ai été une mauvaise personne. Merlin me punit de mes actions. Maintenant, il va mourir...
Sa mère lorsqu'elle entendit sa litanie, le prit dans ses bras et le berça doucement en le réconfortant de la meilleure façon qu'elle connaissait : En lui montrant qu'elle était là et qu'elle l'aimait de tout son cœur. Après une dizaine de minutes, qui avaient paru des heures pour le blond, Madame Pomfrey sortit de la chambre. Elle avait un air tellement sombre sur son visage qu'il sut directement ce qu'elle allait dire. Il éclata en pleurs après ces mots :
- Monsieur Malfoy, je suis désolée de vous dire que Monsieur Potter est mort. Severus lui a pourtant administré l'antidote qu'il avait lui-même préparé, cependant, ce dernier n'a pas marché. Toutes mes condoléances à vous et votre famille.
Et voilà pour ce chapitre... Je sais je sais, la fin est très sadique. Mais c'est pour que vous continuiez à lire ma fanfiction. Ne me tuez pas, sinon il n'y aurait pas de suite.
Ps, c'est mon cadeau empoisonné de Noël et du Nouvel An.
Xoxo ^^
