Voilà le douzième chapitre.
Je remercie toutes les personnes qui m'ont laissé des reviews, ajouté aux favoris, suivi et posté des commentaires sur Fb. C'est grâce à vous que cette histoire continue à se développer. Une big dédicace à mes lecteurs de l'ombre, bien que j'adorerais les voir à la lumière grâce à une petite review, ça fait toujours plaisir de voir son travail aimé et récompensé...
Rating : M
Pairing : DMHP
Correctrice : la personne la plus chère à mon cœur *.* ma maman.
Résumé du chapitre 11 : Après un diagnostic de Pomfrey, Draco et son entourage apprennent qu' Harry se croit un an plus tôt. Suite aux résultats de l'examen, l'infirmière a des soupçons sur la présence d'une troisième complice bien plus expérimentée et ils sont confirmés par le Maître de Potions. Ron et Hermione peuvent enfin voir leur ex-meilleur ami et sont surpris par son état. Draco leur annonce donc qu'il serait mieux pour Harry, de déménager en dehors de Poudlard...
Nda : Les personnages appartiennent à J.K Rowling... Mais c'est mon imagination...
Chapitre 12 : Folie
Vendredi 28 Novembre – Quelque part dans le Nord de l'Angleterre
Harry regarda tout autour de lui. Il ne reconnaissait pas cet endroit, ce qui voulait dire que ce n'était pas le Manoir des Malfoy. Il décida donc de poser la question.
- Où sommes-nous ?
- Au Manoir Snape...
- Je croyais qu'on allait chez toi.
- Je vais tout t'expliquer une fois à l'intérieur, promis. Pour l'instant, donne moi juste ta main.
- Pourquoi ?
- Pour que tu puisses traverser les barrières magiques qui entourent le manoir.
Après cette réponse, Harry concéda à lui tendre. Lorsque leur deux mains se touchèrent, il ressentit une onde de chaleur lui parcourir le corps, ainsi qu'une sensation de bien-être. Il essaya bien sûr d'y faire abstraction, après tout, il était encore censé détester Malfoy, peu importe le « lien » qui les unissait.
Après avoir passé les barrières invisibles, il put voir un immense jardin. Bien que très impressionnant, il restait largement plus petit que celui de Draco. Il fut ébahi par la pluralité des plantes qui y poussaient, toutes plus exotiques les unes que les autres. Il était tellement absorbé qu'il n'avait même pas remarqué que le blond lui tenait toujours la main mais s'en rendit compte lorsque Draco la lui pressa afin de le faire avancer et il se dégagea assez brusquement. Il vit alors un éclair de tristesse passer furtivement dans les orbes orageuses de son compagnon et eut un léger pincement au cœur.
- Désolé... Il faut que je me fasse à l'idée qu'on est en couple. Donne moi un peu de temps d'accord ?
- Hmm... Allons-y si tu veux bien. Il fait un peu trop froid pour moi...
- D'accord.
Harry détourna le regard, gêné et déçu de ne pas pouvoir rester plus longtemps dans cet environnement. Ils entrèrent donc se mettre au chaud dans le manoir. Les deux adolescents traversèrent une série de couloirs avant d'arriver devant deux grandes portes en bois sculpté. Draco les ouvrit et Harry fut encore plus surpris que dans le jardin. Ils étaient rentrés dans une pièce faisant le triple de leur salon et qui était très bien organisée. Le blond eut un sourire fier car il avait grandement aidé à décorer le manoir. Il s'assit sur le canapé qui faisait face à une énorme cheminée et mit un feu en route grâce à un sort informulé. Le brun s'assit lui aussi mais à une distance plus que respectable. Draco réussit à faire comme ci cela ne le blessait pas mais une énorme douleur lui vrilla le cœur. Même si un feu ronronnait dans la cheminée, il avait froid. C'était un froid intérieur. Il appela donc l'elfe de maison.
- Toddy.
La créature apparut dans un « pop » sonore.
- Oui Monsieur.
- Apporte une bouteille de Whisky Pur feu et deux verres.
- Bien Monsieur.
Il disparut après une courbette vers ses maîtres. Harry fut offusqué par la façon dont il avait traité l'elfe et le lui fit remarquer.
- S'il te plaît et merci.
- Pardon ?
- Ce sont les mots que l'on utilise, lorsqu'on est poli.
- C'est un elfe de maison.
- Et aussi un être vivant...
- Très bien, je dirai merci quand il reviendra. Content ?
- Je le serai quand je le verrai de mes propres yeux.
Pile poil à ce moment, l'elfe refit son apparition. Il déposa les deux verres et la bouteille sans faire de bruit.
- Avez-vous besoin de quelque chose d'autre Monsieur ?
- Non ce sera tout... Merci
L'elfe eut l'air horrifié par ce qu'il venait d'entendre et commença à se frapper la tête contre le sol.
- Toddy est un mauvais elfe, pardon. Toddy est un mauvais elfe, pardon...
- Arrête Toddy. Tu es pardonné. Tu peux repartir.
- Merci Monsieur Potter.
La petite créature disparut encore. Draco se tourna alors vers un Harry plus qu'étonné.
- Alors mon cœur, tu veux toujours être poli avec les elfes ?
- Oui, bon, ça va, hein, ... Parlons plutôt de tout ce qui s'est passé depuis ce fameux 12 Décembre 2013.
- Exact.
C'est alors que le Prince de Serpentard prit la bouteille, l'ouvrit et remplit les verres, puis, en tendit un à son homologue.
- Tiens, tu vas en avoir besoin pour supporter ce que tu vas entendre.
- Merci...
Il prit le sien et le but d'une traite, ensuite, il commença son récit, essayant du mieux qu'il put de retracer plus d'un an de souvenirs. Harry, comme il l'avait prédit, se resservit plusieurs fois du liquide ambré, tellement qu'il dut en demander une autre bouteille. À la fin, deux bouteilles vides étaient posées sur la table dont plus d'une bue par le Survivant et ce dernier, semblait à peine affecté par la boisson. Après un récit des plus troublants, son narrateur fit silence, laissant l'auditeur dans une réflexion des plus intenses.
- Je ne peux pas croire ce que Ron et Hermione m'ont fait... Toutes les personnes auxquelles je tiens me trahissent, souffrent ou meurent... Je suis maudit...
- Ne dis pas ça mon amour, je serai toujours là pour toi...
- Tu parles, si je ne tombe pas amoureux de toi avant le 8 Septembre, tu vas mourir. Je n'appelle pas ça être toujours là pour moi...
- Ne sous-estime jamais un Malfoy 'Ry. J'ai réussi une fois à te faire tomber amoureux de moi, j'y arriverai une deuxième fois.
- Si tu le dis...
- Je te le promets.
Malgré les belles paroles et promesses de son ex-ennemi, Harry avait peur. En effet, son sentiment de haine envers le blond décroissait d'heures en heures, pas encore remplacé par de l'amour mais par une sorte de sympathie. Cela devait sûrement être dû à son complexe du Sauveur, l'obligeant à ne pas vouloir que les gens meurent, même s'il ne les aimait pas forcément.
La nuit était depuis longtemps tombée sur l'habitation. Le brun bailla, fatigué par cette journée de dingue qu'il venait de vivre. Voyant l'état de son compagnon, le serpentard décida que cela suffisait pour aujourd'hui et se leva.
- Viens, je vais te montrer ta chambre...
- On ne dort pas ensemble ?
- J'adorerais, mais je ne pense pas que tu sois prêt pour ça.
- Tu as raison... Pardon.
- De quoi ?
- De te faire subir ça...
- Ce n'est absolument pas de ta faute. Allons dormir, la nuit porte conseil à ce qu'on dit...
- Wow, un proverbe moldu. Tu as vraiment beaucoup changé.
- Tu n'as pas idée...
Ils marchèrent en silence jusqu'à une chambre du deuxième étage.
- Tu as une salle de bains et un dressing rattaché, comme chaque chambre et j'ai demandé à Toddy d'allumer un feu il y a quelques heures pour que tu n'aies pas froid, je sais à quel point tu es frileux. Ma chambre est juste en face si tu as le moindre problème. Bonne nuit Harry.
- Merci et bonne nuit Mal... Draco.
- Oh, au fait, demain ma mère viendra nous rendre visite dans l'après-midi pour voir si on est bien installés. Quand tu seras debout et qu'on aura mangé, je te ferai faire le tour du propriétaire.
- On pourra aller dans le jardin ?
- Si tu y tiens .
- Merci beaucoup.
Dans un élan de joie, il l'enlaça et l'embrassa sur la joue. En se rendant compte de son geste, il recula, rougit et s'enferma dans sa chambre. Quant à Draco, il rougit aussi et son cœur rata un battement. Il se dirigea comme un zombie vers sa chambre et tomba tout habillé sur son lit, en se ressassant ce qui venait de se passer. Il finit par s'endormir au dessus des couettes.
Ginny et Pansy, étaient toutes les deux dans l'une des nombreuses cellules que comptait Azkaban. Heureusement pour elles, les détraqueurs avaient été enlevés de la prison et on traitait mieux les prisonniers depuis la Bataille Finale. Après que les Aurors les aient amenés au Ministère, le Wizengamot avait décidé de les enfermer le temps qu'il étudie leur dossier. La rousse avait un semblant d'espoir qu'il serait plus clément avec elle au vu de sa position durant la guerre contre Voldemort. Par contre, malgré que seulement deux jours étaient passés, elle voulait tuer la brune qui était tombée dans la folie. Ginerva qui avait déjà vu Bellatrix Lestrange, trouvait cette dernière saine d'esprit comparée à Pansy. D'un coup, la porte de leur cellule fut ouverte. La rouquine savait que ce n'était ni l'heure du repas, ni celle de la douche et eut une raison d'espérer.
- Mesdemoiselles Parkinson et Weasley, veuillez me suivre.
Elles se levèrent rapidement et suivirent l'homme jusqu'à une zone de transplanage. Il agrippa fermement un de leur bras puis transplana directement devant le Wizengamot.
Elle durent ensuite s'asseoir sur des chaises très inconfortables. La présidente, Madame Ombrage prit la parole.
- Affaire 307 896, attentat de meurtre sur Harry Potter. Les accusées de cet acte sont Mesdemoiselles Ginerva Weasley, héroïne de guerre et Pansy Parkinson, ex-Mangemort. Que plaidez-vous ?
Sachant l'état dans lequel se trouvait tête de pékinois, la rousse décida de prendre la parole.
- Nous plaidons non coupables, Madame la Présidente.
- Très bien. Commençons par vous Mademoiselle Weasley, venez à la barre pour que l'on puisse examiner votre mémoire.
La concernée se leva et fit ce que la vieille mégère lui avait ordonné. Cette dernière leva sa baguette en direction de la tête de la présumée innocente. C'est alors que des cris s'élevèrent dans le tribunal.
Draco, qui d'habitude dormait comme une tombe et que rien ne pouvait réveiller, fut cependant enlevé de son sommeil par un horrible hurlement venant de la chambre en face de la sienne. Il fut rapidement sur ses pieds et parcourut la distance le séparant d' Harry en quelques secondes. Il ne comprit pas tout de suite la situation qui se déroulait devant ses yeux. Le brun était parfaitement réveillé et tenait sa tête comme si cette dernière allait exploser. Un deuxième cri retentit et vrilla les tympans du blond. Mais, il n'y fit pas attention et se rapprocha de son âme sœur. Lorsque le Survivant sentit un bras sur son épaule, il releva doucement la tête.
- Dray ? Qu'es ce que tu fais là ? Que se...Ah~!
- Harry, que se passe-t-il ?
- Dégage Malfoy.
- Harry ?
- Dray, j'ai tellement mal à la tête, il y a tous ces souvenirs qui se bousculent la dedans... Aide moi s'il te plaît...
- Harry. Écoute moi, je vais prévenir Severus.
- Je t'ai dit de dégager Malfoy, j'ai... Ah~!
Draco se précipita dans sa chambre, attrapa sa baguette qu'il avait laissé sur le lit, puis envoya un patronus. Cinq minutes plus tard, un Severus encore en pyjama et légèrement endormi fit son apparition.
- J'ai eu ton message Draco, qu'a-t-il ?
- Je sais pas. J'ai été réveillé par ses hurlements et, quand je lui ai parlé, il m'a reconnu, puis ensuite s'est comporté comme quand on se détestait, pour ensuite m'appeler Dray et me demander mon aide, pour enfin retomber dans son ancien lui.
- Hmmm, un cas de schizophrénie... Les effets secondaire de la potion sont pires que ce que je pensais. Il faut l'emmener à Sainte-Mangouste, c'est notre seule chance de le sauver de la folie qui pourrait le ravager.
- Et concernant le troisième coupable ?
- Je vais faire en sorte que des Aurors soient postés devant et à l'intérieur de sa chambre.
- Très bien, allons-y alors.
- Transplane avec lui à Sainte-Mangouste, je vais au Ministère.
- D'accord.
Draco ne perdit pas de temps, attrapa le brun et avant que ce dernier n'ait eu le temps de dire quoi que ce soit, ils étaient à l'hôpital. Une infirmière arriva en quatrième vitesse et se chargea du Golden Boy. Il fut transporté jusqu'à une chambre privée et attaché pour éviter qu'il ne se blesse. Un sort de silence fut lancé sur la pièce afin d'éviter de troubler les autres patients. Un médicomage se dirigea vers la chambre, après une discussion avec le veela. Il ordonna qu'on donne des tranquillisant au patient pour le moment. Quelques minutes après que le Sauveur du monde sorcier se soit endormi, Severus arriva avec sept Aurors, chargés de protéger l'adolescent. Ils s'en allèrent se mettre en position.
Severus prit Draco à part.
- Ta mère arrivera bientôt... Comment vas-tu ?
- Je ne sais pas, à toi de me le dire. Mon petit-copain se fait empoisonner, puis souffre, puis meurt. Je réussis à le sauver pour qu'enfin de compte il soit amnésique et maintenant schizophrène...
Le ton de l'aristocrate était dur et rempli de colère.
- Jeune homme, je suis conscient que tu souffres énormément, mais je ne te permets absolument pas de déverser ta colère sur moi. Est-ce bien clair ?
- Oui oncle Sev', je suis désolé... C'est juste que ces dernières semaines ont été horribles.
En entendant la détresse dans la voix de son filleul, le potionniste prit ce dernier dans ses bras. Draco s'abandonna à l'étreinte et laissa ses pleurs librement couler. Sa mère arriva durant cette embrassade et se rajouta au câlin. Les trois protagonistes ressemblèrent vraiment à une famille soudée à ce moment-là.
Jolie fin non ? Bon, ce chapitre est légèrement plus calme que les autres, enfin, dans un sens. Une petite review ? Vous savez à quel point j'adore lire votre point de vue ^^.
Brefi bref...
Xoxo :*
