Voilà le seizième chapitre.
Je remercie toutes les personnes qui m'ont laissé des reviews, ajouté aux favoris, suivi et posté des commentaires sur Fb.
Dédicaces pour les reviews : himechu95670, brigitte26, Haru-carnage, Hinanoyuki, Phoenix of Pandor, Guest, lemonpowaa, ladydragonfly, Mamilys, lilomanga,, lunastick, angelaclauss, espe29, Ninette91, minicelexte32, nunzya, Acia, elo-didie, plume, shizuka, marie, Victoria Malefoy et jongkey69, Mimi98, itsmi et r.
Des noms ont été rajoutés car de nouvelles personnes m'ont laissé des reviews... la liste s'allonge à chaque fois, youpiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii
Pairing : DMHP
Correctrice : la personne la plus chère à mon cœur *.* ma maman. Oui, c'est vraiment elle qui les corrige, ce n'est pas un mensonge ^^.
Un ÉNORME merci à vous... Une dédicace à mes lecteurs de l'ombre, bien que j'adorerais les voir à la lumière grâce à une petite review, ça fait toujours plaisir de voir son travail aimé et récompensé... vous êtes de plus en plus nombreux à me lire et j'ai le cœur qui explose comme des feux d'artifices...
Rating : M
Résumé du chapitre 15 : Draco et Harry n'ont que très peu de distractions et décident donc d'en inventer une : celui qui fera éjaculer l'autre le premier. Bien entendu, tous les coups sont permis. Narcissa interrompt l'une de leur partie pour leur annoncer qu'elle va travailler et ouvrir sa propre boutique de vêtements. Ces informations font sortir des secrets de l'ombre : Harry apprend les mauvais traitements subis par Draco enfant et vice versa. Malheureusement, le blond prend très mal ces découvertes et va tuer les Dursleys...
Nda : Les personnages appartiennent à J.K Rowling (sauf certains, que j'ai inventé)...
Chapitre 16 : Ouverture et vengeances
Samedi 13 décembre – Chez Cissa
- Mère, c'est l'heure.
- Déjà?
- Oui, dépêchez-vous donc. J'ouvre les portes dans quelques secondes.
- Draco, ne presse pas ta mère, je pense qu'elle est déjà assez stressée comme ça.
- Mais 'Ry, un Malfoy n'est jamais en retard et tu as vu la queue dehors...
- Je ne suis plus une Malfoy, mon chéri, rappelle-toi en. C'est bon, tu peux ouvrir.
Un coup de poignet sur la clenche et les portes s'ouvrirent, laissant une masse de personnes rentrer. Tout le monde voulait absolument voir la nouvelle boutique du chemin de Traverse. Elle remplaçait le magasin de prêt-à-porter de Madame Guipure. C'était maintenant dans une ambiance chic et classe que les gens achetaient. Puis, ce fut la surprise générale : à la place des robes de sorciers, se trouvaient des vêtements de moldus tels que des jeans, T-shirts, chemises...
Des murmures se propagèrent alors dans toute la pièce. Narcissa profita de ce moment pour monter sur une petite estrade, plaça sa baguette sur sa gorge et parla grâce à un Sonorus.
- Bonjour, et bienvenue Chez Cissa. Comme vous pouvez le voir, j'ai décidé d'ouvrir une boutique de vêtements particuliers. En faisant ça, j'ai décidé d'enterrer la hache de guerre avec les moldus et vous prouver que tout le monde peut changer. Grâce à Harry ici présent, j'ai eu le droit à une deuxième chance, j'ai donc décidé de l'utiliser pour le bien : la moitié de l'argent reçu sera versé à l'association des Enfants Orphelins. Je vous remercie de m'avoir écouté. Sur ce, bon shopping.
Elle enleva la baguette de sa gorge puis descendit de l'estrade. Malheureusement pour elle, certaines personnes étaient restées bloquées dans le passé. Une en particulier voulut lui faire savoir et fendit la foule pour se rapprocher.
- Madame Malfoy, je...
- Mademoiselle Black.
- Pardon ?
- Vos excuses sont acceptées. Je m'appelle désormais Mademoiselle Narcissa Black. Tâchez de le retenir et de ne plus vous tromper à l'avenir. Si vous voulez bien m'excuser, j'ai un magasin à faire tourner et n'ai pas le temps pour une personne n'ayant clairement pas tourné la page.
Avant même que la femme qui venait de l'aborder puisse répondre, elle avait tourné les talons et était rentrée dans l'arrière boutique.
Draco et Harry, qui avaient assisté à toute la scène cachés dans un coin de la boutique, riaient doucement de la façon dont Narcissa avait traité une potentielle cliente. Le brun la rejoignit.
- Narcissa, pourquoi ne pas lui avoir laissé le temps de parler ?
- Car elle a fait exprès d'utiliser mon nom d'épouse. Or, j'ai fait en sorte d'annoncer mon choix partout en Grande-Bretagne, que ce soit à travers les journaux ou le bouche-à-oreille... Pas une âme vivante ou morte ne l'ignore. Ce qui veut dire qu'elle l'a fait exprès et par conséquent qu'elle voulait me nuire.
- Wow, vous êtes très observatrice.
- Effectivement, je remarque beaucoup de choses. Retournons donc à l'avant. Je ne pense pas que laisser Draco seul avec des vêtements et des gens ayant peu de goût est une bonne idée.
Un sourire triste apparut sur le visage du Héros National à la mention du nom de son petit copain. Bien entendu, il n'échappa pas au regard d'aigle de la blonde.
Après la mort des Dursleys, Harry avait tenu à rendre visite à ses parents et avait préféré y aller seul. Il avait inconsciemment créé une certaine distance entre lui et Draco, après ce qui s'était passé. Même si sa famille avait été plus qu'horrible avec lui, ils étaient tout ce qu'il lui restait de parents en vie. Maintenant, il était seul. Bien sûr, Narcissa était là, mais elle n'était que sa belle famille, n'ayant aucun lien réel avec elle. Harry savait que Draco n'avait que fait son devoir de veela mais le sourire qui était apparu sur son visage une fois la tâche accomplie, lui avait glacé le sang : sa moitié avait apprécié tuer de sang froid des moldus, des personnes comme eux, n'ayant pour seule différence que la magie. Bien entendu, il savait qu'au grand jamais, son compagnon ne lèverait sa main sur lui mais il y avait quelque chose de cassé entre eux, un je ne sais quoi, qui, peut-être avec le temps disparaîtrait, mais qui pour l'instant était là et éloignait un peu plus Harry chaque jour.
Draco, quant à lui, n'avait eu aucun regret à écraser ces petits insectes, ceux qui avaient blessé son amour. Malheureusement, il n'avait pas pris en compte les sentiments d'Harry et s'en voulait énormément pour ça. Il savait quelles atrocités ce dernier avait subies depuis sa naissance et avait espéré qu'elles s'arrêteraient avec la mort du Lord mais non. Blondi avait remarqué la légère distance qu'avait prit son brun et ne lui en voulait point. Il s'était dit que ce n'était que pour un moment, le temps de digérer la mort de ses « proches » puis, il reviendrait. C'est pour cela qu'il prenait son mal en patience et cachait sa douleur. Cependant, il n'avait pas du tout apprécié le coup que son âme sœur lui avait joué le matin même. En effet, ils avaient l'interdiction de sortir de la protection sans un adulte tant que le cerveau du complot n'avait pas été appréhendé. Hélas, Harry étant un ex-Gryffondor, il était têtu et déterminé à rendre visite à ses parents et en avait informé le blond le samedi matin. Alors, Draco lui avait proposé de l'accompagner mais le Sauveur était décidé à y aller seul. Il avait utilisé sa réussite à tuer Voldemort comme argument, et que donc personne ne pouvait plus l'avoir et que cette fois-ci, il serait prudent, n'acceptant même pas la pomme d'une vieille dame puis il avait ri à sa propre blague. Draco en avait déterminé que c'était encore une référence moldue. Avant d'avoir pu protester, leur précepteur était arrivé, coupant court à leur discussion et leur après-midi avait été pris par l'ouverture de la boutique... Le roi des Serpentard avait prié pour que son chéri ait réfléchi et se rende compte de sa bêtise. C'est sans compter son réveil en sueur le dimanche matin, sentant la détresse et la colère du brun. À ce moment là, il avait compris à quel point ces stupides rouge et or adoraient foncer vers le danger tête baissée et qu'on ne devait jamais leur faire confiance lorsqu'ils avaient une idée en tête. Sans même se changer, il avait déployé ses ailes et avait encore cassé la fenêtre de leur chambre. Il accrut ses sens pour le capter puis, lorsqu'il l'eut repéré, il mit les pleins gaz dans sa direction. Il atterrit en plein milieu du cimetière, s'inquiétant peu d'être vu, et reprit forme humaine. Et c'est là qu'il les vit. Car oui, Harry était accompagné d'une blonde. Il s'approcha rapidement, n'aimant pas beaucoup leur proximité. Étant assez loin de base, il n'avait pas remarqué qu'elle le tenait par le cou, ses ongles laqués de vernis, égratignant sa magnifique peau. Mais lorsqu'il le fit, il se retransforma en un clin d'œil, n'ayant plus vraiment l'envie de parler. Puis, il se souvint de la réaction de son brun après avoir tué sa famille d'accueil et cela eut pour effet de lui redonner sa forme originale. Voyant la douleur de son copain, Draco fit un simple geste de la main, envoyant valdinguer la femme à plusieurs mètres. Harry faillit tomber à terre mais le blond le rattrapa de justesse.
- Ça va ?
Encore un peu secoué et essoufflé, le brun se contenta de hocher de la tête. Heureux de le savoir en bonne santé, Draco s'énerva.
- Mais qu'a bien pu passer dans ta stupide tête de Gryffondor pour sortir seul alors qu'un psychopathe est à nos trousses ?
Le Survivant fut surpris de la réaction de son bien-aimé. C'était bien la première fois que ce dernier haussait le ton envers lui. Cependant, il comprit pourquoi et s'excusa, accompagnant ses paroles d'une douce caresse sur la joue.
- Dray, je suis désolé de t'avoir fait une telle frayeur. Je ne pensais pas qu'elle me prendrait par surprise, je l'ai sous-estimée... Pardon.
Pour montrer à quel point il pensait ses paroles, il l'embrassa tendrement. Leur baiser fut néanmoins interrompu par une voix assez aiguë et nasillarde.
- Que c'est écœurant tout cet amour étalé au grand jour. Je croyais que tu ne tomberais jamais amoureux de quelqu'un Dray.
Un frisson parcourut tout le corps du blond lorsqu'il reconnu la voix : c'était Astoria Greengrass, la petite sœur de Daphné. Qu'est ce qu'il détestait l'entendre. Il avait dû la subir pendant une grande partie de sa vie, lorsque son père ne savait pas pour son homosexualité et voulait l'enrôler dans un mariage politique. Sans même se retourner, il prit la parole.
- Alors c'est donc toi qui était derrière tout ça. J'aurais dû m'en douter. Je me souviens encore de ta tête dépitée lorsque mère vous a annoncé que jamais je ne me marierais avec une truie dans ton genre.
- Ouch, je suis blessée... C'est tellement méchant de ta part de m'insulter, où est donc passé ta bonne éducation, Draco ?
- C'est bizarre, mais elle disparaît lorsqu'une personne de ton genre s'en prend à mon âme sœur, Astoria.
- Astoria !? Attends, ne me dis pas que cette vieille mégère est Astoria Greengrass, la sœur de Daphné...
- Mais de quoi parles-tu mon cœur ?
- Retourne toi et vois par toi-même.
Ce que fit le blond. Effectivement, la femme qu'il avait devant lui, ne ressemblait en rien à l'adolescente qu'il avait croisée dans les couloirs de Poudlard quelques semaines plus tôt. La dame en face de lui avait l'air d'avoir la quarantaine passée, quelques cheveux blancs striaient sa chevelure blond vénitien. De sévères rides étaient clairement visibles sur son visage, surtout autour de la bouche, du front ainsi que de son cou. Généralement, ces dernières apparaissent sur des personnes souvent crispées, ne souriant que très peu. Lorsqu'il fut remis du choc, il parla.
- À ce que je vois, la chirurgie que je t'ai conseillé pour ton nez n'a pas très bien marché.
- Malfoy un jour, Malfoy toute la vie. Je sais que tu caches ta peur et ta surprise derrière l'ironie. Et pour ta gouverne, la chirurgie s'est très bien passé. Je viens juste du futur.
- Quelle surprise ! Heureusement que je ne me suis pas marié avec toi. Devoir me réveiller tous les matins et te voir m'aurait bien vite conduit au suicide.
- Ne fais pas trop ton malin Draco, comme tu as bien vu, ton cher Harry m'a sous-estimée et a bien failli mourir. Quelques minutes plus tard et pouf...
- Comme tu as pu le remarquer, on trouve toujours une solution aux problèmes que tu crées. C'est toi qui nous a sous-estimé et qui vas en payer le prix.
- Hmm, c'est ce que tu crois. Malheureusement, il n'est pas encore l'heure de nous affronter. Mais ce fut un plaisir de voir que tu ne changes pas. À la prochaine.
Elle claqua des doigts et disparut dans un nuage de fumée.
- Drake, pourquoi Astoria du futur s'en prend à nous ?
- Nous ne savons même pas si elle vient réellement du futur. Il suffit qu'elle ait pris une potion des jumeaux pour se vieillir.
- Elle a dit la vérité.
- Comment le sais-tu ?
- Car elle avait tous ses pouvoirs, je l'ai senti. Par rapport à celle de l'école, elle doit être cinq fois plus forte. En plus, elle vient de transplaner. Il faut un permis que l'on ne peut obtenir qu'à la majorité.
- Effectivement... Eh bien, nous allons devoir faire des recherches sur le voyage dans le temps et faire des hypothèses sur les raisons de sa venue. Puisqu'on a déjà enfreint les règles de ma mère et Severus, allons à la bibliothèque.
- Très bonne idée.
- Mon cœur, ne crois pas que je ne suis plus en colère pour le coup que tu viens de me jouer.
- Je sais, je saurai me faire pardonner, ne t'inquiète pas.
Il joignit un baiser assez prometteur à ses paroles, pour montrer sa détermination à se faire excuser.
Ensuite, ils partirent main dans la main en direction du Chemin de Traverse.
Severus n'avait pas fermé l'œil de la nuit. Beaucoup de choses le préoccupaient : la menace au dessus de son neveu, l'ouverture de la boutique, la réaction de Lucius... mais ce qui prenait le plus de place était le réveil de Sirius. Ce dernier avait ouvert les yeux deux jours plus tôt. Bien évidemment, Severus, l'avait sut par Lupin. Le loup-garou avait deviné les sentiments du potionniste envers son meilleur ami mais ne l'avait dévoilé à personne. Ils avaient cependant eu une très longue conversation, durant laquelle Remus s'était excusé plusieurs fois de leurs comportements plus qu'inacceptables. Bien entendu, pour éviter d'alerter les autres, ils avaient gardé une attitude similaire, seul les regards de l'un envers l'autre auraient pu les trahir, mais il fallait les observer attentivement.
Ce dimanche était un jour spécial : Severus allait enfin voir Sirius, lui parler... Il ne savait pas trop quoi lui dire et était inquiet. Il lança un Tempus informulé, puis décida de se lever, il était bien trop tard pour espérer dormir maintenant. Il prit son temps, les visites ne commençaient qu'à huit heures, ce qui lui laissait deux bonnes heures pour se préparer. Il prit d'abord une douche brûlante, laissant l'eau le marquer violemment, puis, une fois habillé, il alla jusqu'à sa cuisine. Il se fit un café et pile poil à ce moment-là, sa chouette lui apporta la Gazette. Il la sépara, ne lisant que ce qui l'intéressait vraiment. Une fois fini, il transplana du château au manoir Malfoy, sachant très bien que son amie serait réveillée. Et en effet, il la retrouva dans le salon, sirotant un thé en compagnie d'un homme. Elle se retourna vers lui et sourit.
- Bien le bonjour Severus. As-tu bien dormi ? Voudrais-tu une tasse de thé ?
- Bonjour Narcissa, je vois que tu es déjà occupée, je ne vais pas te déranger.
- Mais tu ne nous déranges point. D'ailleurs, je te présente Rodriguèz Santos, il travaille au service immobilier. Il m'a beaucoup aidé durant toutes les procédures. Je l'ai donc invité à prendre un thé.
- Tu n'as pas à te justifier auprès de moi Cissa, tu es une grande fille et n'a aucun compte à me rendre. Enchanté Monsieur Santos. Je me présente, je suis Severus Snape, professeur de potions à Poudlard ainsi que le parrain de Draco, le fils de Narcissa.
- Enchanté. Vous êtes le célèbre Severus Snape, plus jeune potionniste au monde. C'est un honneur de vous rencontrer.
- Merci. Bon et bien, je ne vais pas vous déranger plus longtemps. Je repasserai plus tard.
- Tu es sûr que tu ne veux pas rester ?
- Oui, j'ai beaucoup de choses à régler. De plus, je dois te parler en privé. Ce fut un plaisir de faire votre connaissance Monsieur Santos. Au revoir.
- De même.
Le brun partit dans son fameux mouvement de cape, ce qui fit sourire la blonde. Elle le trouvait quelque peu trop théâtral parfois. Après avoir passé la porte, il partit en direction de l'hôpital. Il arriva à 7h30 devant la chambre. Ce fut Remus qui l'accueillit devant. Ils se saluèrent puis parlèrent. Pile au moment où ils finirent leur conversation, la porte de la chambre s'ouvrit sur une jeune infirmière. Elle ressemblait bizarrement à Severus mais en femme. Des rougeurs étaient visibles sur ses joues et deux boutons de sa blouse étaient défaits... On pouvait facilement deviner ce qui venait de se passer dans la chambre. Un air dégoûté apparut sur la tête des deux hommes. En les voyant, la jeune femme baissa les yeux, et détala comme un lapin sur lequel on tirait. Remus rentra d'abord, histoire de sermonner son meilleur ami, puis, Severus fit son entrée. Sirius, d'abord bouche bée de voir sa Némésis, ne mit pas longtemps à reprendre son comportement d'adolescent puéril.
- Alors Snivellus, on s'inquiète pour moi ?
- Patmol, il est venu faire la paix. On en a déjà discuté.
- C'est vrai. Je suis désolé. Les habitudes ont la vie dure.
- Hmm.
- Bon, je vous laisse, vous avez sûrement beaucoup de choses à vous dire. La prochaine infirmière passera dans une heure. Bien entendu, ce ne sera pas la même.
- De tout façon, je ne couche jamais avec la même personne deux fois.
Désespéré par le comportement de son ami, le loup-garou leva les yeux au ciel en partant, lançant par la même occasion un sort de fermeture et de silence. Bien entendu, la porte ne pouvait s'ouvrir que de l'extérieur mais pas l'inverse, les obligeant donc à se confronter.
Sirius repoussa sa couette et se leva, laissant tout le temps à Severus de le contempler. Son regard monta tout le long du corps assez amaigri jusqu'aux yeux gris. Là, leurs deux regards s'accrochèrent pour ne pas plus se quitter. Lorsque le patient fut assez près du professeur, il prit la parole.
- Tu es là pour baiser ou je me trompe ?
- …
- Oh, tu joues la carte du silence. Qui ne dit mot consent.
Mettant ses paroles en action, le métamorphe embrassa furieusement l'autre brun. Ce dernier, d'abord immobile, répondit au baiser avec fougue au bout de quelques secondes. Même si le potionniste avait rêvé de ce baiser pendant des années, il y mit fin. Sirius fut quelque peu chamboulé mais reprit contenance assez rapidement.
- Allez, avoue que tu en rêvais depuis longtemps.
- …
- Alors pourquoi y avoir mis fin ?
- …
- Réponds, donne moi une réponse.
- …
- Réponds !
- ….
Sirius, perdit son sang-froid et plaqua Severus contre la porte. Il lui frappa la tête contre jusqu'à l'apparition d'un filet de sang sur son front, hurlant toujours plus fort. Lorsqu'il remarqua enfin, ce qu'il avait fait, il recula avec un mélange de colère et de dégoût. Les deux tombèrent alors à terre, comme un seul homme. Sirius se mit en boule tandis que Severus s'assit en tailleur, passant un main sur son front pour voir les dégâts de la mini-crise. Sa main fut couverte d'une légère trace de sang : il avait la tête dure le professeur.
- Tu sais très bien que je te veux depuis des années, mais j'ai envie que ce soit réciproque.
- Pardon ?
La Terreur des Cachots n'avait plus l'air renfrogné que tous ses élèves connaissaient, mais fatigué et las et avait murmuré ces dernières paroles.
- J'ai dit que je te voulais, c'est un fait, mais je veux que ce soit réciproque.
Ces mots firent battre les cœurs des deux bruns à une vitesse plus rapide : l'un, car il avait peur de la réponse, l'autre, car il avait enfin une vraie confession.
- Je... Je...
- Tu n'as rien à dire, je sais que ça ne le sera jamais. L'infirmière en était la preuve.
- Elle ? Ce n'était qu'un pâle substitut. Je suppose que tu l'as remarqué. Je ne savais pas quand ou même si tu viendrais. Passer des années derrière le Voile, sans rien pouvoir faire, frustre. J'avais besoin de décompresser. J'aurais préféré que ce soit avec toi.
- Arrête ! Ne me donne pas de faux espoirs.
- Tu crois franchement que je t'aurais fait subir tout ça seulement pour m'amuser ? D'accord je suis con mais pas un psychopathe. J'ai toujours été obsédé par toi. Le seul moyen que j'avais de te montrer que j'existais était de t'embêter. Je sais, c'est le pire moyen, mais j'ai jamais dit être intelligent. D'ailleurs, je m'excuse, même si ça ne va rien changer à la peine que je t'ai fait subir.
Sirius passa une main dans ses cheveux, puis après avoir expiré, il reprit la parole.
- En fait, j'avais peur. Depuis l'enfance, on m'a formaté comme un aristocrate, un Pur-Sang. Je devais me marier non par amour, mais pour l'argent. Puis, me reproduire pour continuer la lignée. Toute ma vie était déjà tracée. Et là, tu déboules, remettant en question toute ma vie. D'abord, je t'ai haï mais je t'aimais. Puis, j'ai été en colère et je l'ai reportée sur toi. Tu étais pour le moi jeune, la cause de tous mes problèmes et je devais te le faire payer. C'est encore ce qui s'est passé il y a quelques minutes lorsque tu es entré. Tu étais si beau, tu m'as ébloui. Alors, comme un enfant, j'ai utilisé le seul moyen de défense que je connaissais : l'attaque.
Un silence suivit cette longue explication : Sirius reprenait son souffle, tandis que Severus digérait petit à petit les informations. Puis, une fois que ce fut fait, la colère se peignit sur ses traits.
- Tu n'es qu'un sale petit con arrogant. J'aimerais pouvoir te détester et te le dire, mais, ce serait un mensonge. Tu as cru que c'était facile pour moi ? Parce que j'étais un simple petit Sang-Mêlé, tomber amoureux d'un homme était normal et je n'avais aucun problème à l'accepter. En plus, je t'aimais alors que tu me faisais souffrir, ce qui est encore pire. J'avais des sentiments pour un homme, mais pas n'importe lequel, celui qui me torturait physiquement et mentalement. J'ai longtemps cru que mon père avait raison, que je n'étais qu'un monstre, que je ne méritais pas d'exister et que Dieu t'utilisait pour me punir... Sais-tu combien de fois j'ai pensé à me suicider, malheureusement pour moi, je suis un lâche. On a beau dire, mais les personnes qui se tuent ont plus de courage que n'importe qui. Alors j'ai vécu, souffrant terriblement, cauchemardant de toi, de ta mort, pourtant, je continuais de t'aimer. J'ai beaucoup souffert de ta mort. Et toi, tu reviens comme une fleur et me demande pardon car tu n'étais, soit disant qu'un pauvre aristocrate. Pourtant, ça ne t'a pas dérangé de te rebeller plus tard. Tu te caches derrière ton éducation que lorsque ça t'arrange. Tu me dégoûtes et pourtant je t'aime toujours.
- Tu crois être le seul à avoir souffert. Que crois-tu qu'il se passe dans le Voile ? Qu'on te sert un thé que tu sirotes ? Non, tu es dématérialisé et tu revois en boucle tes erreurs, ne pouvant rien faire d'autre. J'ai revu ce que je t'ai fait, jusqu'à en devenir fou. Malheureusement pour moi, la mort n'était plus une option car je l'étais déjà. J'ai dû le vivre 24h sur 24h, n'ayant aucune pause, distraction, rien, ne pensant qu'à toi, encore toi et toujours toi, mais je l'ai mérité. Cependant, j'ai aussi souffert. Ne penses-tu pas que se voir faire du mal à la personne que tu aimes pendant des années est une punition ? J'ai aussi des cauchemars de notre enfance, la connaissant par cœur, dans les moindres détails.
Severus avait écouté tout le plaidoyer mais n'avait retenu qu'une seule chose : Sirius l'aimait. Cependant, il n'allait pas le pardonner si facilement. Il allait l'obliger à le courtiser pendant des mois, voire des années, pour le faire souffrir encore un peu, histoire de se venger.
- Tu ne m'auras pas si facilement.
- Je sais.
- Tu vas devoir me courtiser, avec des fleurs, du chocolats...
- J'avais l'intention de le faire.
- Très bien. Je vais te coûter cher, je te préviens.
- Tu mérites le meilleur.
- Tu commenceras à ta sortie de l'hôpital.
- Je vais commencer demain.
- Tu ne m'auras pas avant longtemps.
- C'est ce qu'on verra.
À ce moment-là, une très vieille dame en blouse blanche ouvrit la porte et les salua, informant Severus que c'était l'heure de la visite médicale. Il embrassa la joue de Sirius, ce qui les surpris tous les deux puis, il partit rouge comme une tomate et en marchant rapidement.
Pfffffiouuuuuu, ce chapitre fut très difficile : d'abord, car je n'avais jamais le temps (et oui, j'ai une vie), ensuite, j'ai subi la page blanche pendant quelques heures et enfin car j'ai eu une de ces flemmes de l'écrire. Beaucoup de choses sont inventées, telles que Monsieur Santos, la couleur des cheveux d'Astoria ou encore ce qui se passe derrière le Voile...
Je suis désolée de l'énorme retard que j'ai pris... Je ne pense pas que cela arrivera encore. Ne m'en voulez pas trop d'accord ? ^^
Xoxo :*
