Chapitre 8
Je me redresse immédiatement. Je ne vois pas dans le noir mais je le fixe, du moins, je pense que je le fais. Dans quelle mesure a-t-il merdé ? Il s'est fait voir en train de mordre un animal ? Il a couru dans quelqu'un ? Il a mangé le chiot d'un gosse ? Tout plutôt que ce qui me fait peur.
« La lumière.
La lumière s'allume, je papillonne des yeux et fixe Edward. Je ne l'ai pas vu bouger, aussi bien il a un pouvoir télékinétique. Ou il a utilisé sa méga vitesse. Il a un peu de sang sur son t-shirt, je prie pour que ce soit celui d'un lapin, aussi innocent soit-il.
« C'est du sang animal ? Demandé-je en pointant l'endroit.
Il regarde la touche de sang de son t-shirt puis repose son regard sur moi. Ses yeux sont acajous.
« C'est le sang de Tanya.
J'écarquille les yeux et je sens que j'ai perdu les couleurs de mon visage, le peu que j'en ai en tout cas.
« Putain de merde, lâché-je. Tu l'as tuée ?
Il secoue la tête, il passe sa main dans ses cheveux pour retirer les quelques mèches qui retombent sur son front. Je ne bouge pas du lit sur lequel je suis agenouillée.
« Je... elle est dans le hangar, en train de se transformer. Je... je chassais en forêt mais ce n'était pas loin de la plage, j'avais oublié... pour la soirée. J'y suis allé sans vraiment réfléchir, attiré par l'odeur et... Lauren m'a alpagué, elle voulait m'éloigner de la fête et je me suis dit : parfait, ma proie se jette dans la gueule du loup.
Il me fixe.
« Comme toi, en fait.
Son ton est accusateur. Je fronce les sourcils mais ne réplique pas.
« Puis je me suis rappelé que c'était le dernier jour de Tanya, personne ne se rendrait compte de sa disparition. Alors j'ai envoyé chier Lauren et j'ai fait en sorte que Tanya me repère. Bien sûr, elle l'a fait et bien sûr, elle a voulu qu'on s'isole. Je n'ai réalisé ce que je faisais que lorsqu'elle a hurlé. Je me suis arrêté à temps et je l'ai emmené au hangar. Ensuite, je suis retourné en forêt, à un autre endroit où j'ai bu le sang d'un cerf.
Je reste interdite. Je ne sais pas quoi dire. Il a quand même établi un plan pour ne pas se faire repérer, on ne peut pas vraiment dire que tout ce qu'il a fait soit complètement irréfléchi. Sauf qu'Edward n'est pas un psychopathe, ni un meurtrier, il est certes un vampire mais ça ne peut pas l'avoir changé à ce point.
« Putain de merde, grommelé-je.
« C'est exactement ce que je me suis dit.
Je me repositionne, en tailleur, le dos contre le mur. J'ai besoin de réfléchir. Il a plus d'assurance depuis qu'il est vampire mais autrement, il n'a pas tant changé. À part quand il a soif, là, il est différent. On doit juste faire attention à ce qu'il se nourrisse tous les 6-7 jours, pour ne pas tirer sur la corde.
« Tu devrais faire tremper ton t-shirt dans de l'eau savonneuse, ça va le ruiner sinon.
Il regarde son t-shirt et relève son regard pour me foudroyer.
« C'est tout ce que tu trouves à dire ? J'ai pratiquement tué Tanya.
« Tu veux que je fasse quoi ? Que j'appelle la police ?
« Pourquoi tu es toujours là ?
« Calme-toi, Sasuke. Je n'ai pas peur de toi.
« Un jour, je tuerai vraiment quelqu'un. Et ça sera sûrement toi !
« Fais-le maintenant, le défié-je.
« Tu es malade ? T'es complètement folle !
« C'est toi qui veut boire le sang des gens, renvoyé-je.
Il me fusille du regard. Je me lève car il semble que nous soyons en pleine dispute et j'ai besoin d'être à la même hauteur que lui pour ça.
« Je suis un vampire et le sang est le saint Graal quand j'ai soif. Quelle excuse as-tu ?
« Je n'arrive pas à croire que tu me forces à le dire, soufflé-je en croisant les bras. Je t'aime, c'est ça, mon excuse.
« Je ne suis pas sûr que tu le fasses vraiment.
Là, je me vexe.
« Que tu boives du sang, ok. Que tu veuilles boire le mien, d'accord... mais que tu mettes en doute ma sincérité, c'est fort, quand même !
« J'admire ton sens des priorités. Je ne doute pas que tu sois sûre de m'aimer. Tout le monde a changé son comportement vis-à-vis de moi.
« Je n'ai pas changé le mien. Ma sœur non plus.
« Ta sœur n'en pense pas moins, elle ne me drague pas par respect pour toi. Cependant, toutes les filles de ce foutu foyer ainsi que Bryan ont clairement développé une attirance pour moi.
Bryan préfère les mecs, ça ne m'étonne pas, du coup.
« Et alors ?
« Je ne mets pas en doute ta sincérité, je pense que mon... je ne sais pas... mon aura de vampire me rend séduisant, même au-delà de mon physique. Je mets donc en doute ta faculté à avoir les idées claires à mon sujet et sur tes sentiments pour moi.
« On a vraiment une dispute sur mes sentiments pour toi ? J'en avais avant ta transformation.
« C'est ce que tu dis.
« Va te faire foutre, Cullen.
Je le dépasse et sors de sa chambre, je fulmine et retourne dans ma chambre. Oui, je suis vexée. Il ne veut pas me croire ? Tant pis pour lui, qu'il reste seul. J'ai une pensée pour Tanya qui agonise seule dans le hangar, j'espère au moins qu'il ne va pas la laisser seule et qu'il ira s'occuper d'elle quand elle aura fini son changement. Je ne vais pas faire pour elle ce que j'ai fait pour lui, je ne suis pas un organisme de charité, j'ai appris à ne m'occuper que de ceux qui comptent. De plus, je ne prendrais pas le risque qu'elle me tue, je suis sûre qu'elle le ferait sans hésiter, si je m'en réfère au comportement d'Edward, il semble que les vampires soient moins empathiques quand ils ont soif et Tanya ne m'aime pas de base.
À cause de la dispute, j'ai eu du mal à me rendormir et je me réveille encore épuisée. Je regrette la façon dont ça s'est terminé, mon insulte et ma fuite. J'aurais dû garder mon calme et discuter. Avec le recul, peut-être qu'il avait seulement besoin d'être rassuré. Il a passé quelques années à se retrouver seul sans personne pour l'accepter comme il était, ce genre de trucs doit laisser des traces. Je connais le sentiment de rejet, même si, dans mon cas, ça n'avait pas été autant que lui.
Je me prépare, m'habille et vais prendre mon petit-déjeuner au réfectoire. Il n'est nul part mais ça ne m'étonne pas vraiment. Pourquoi serait-il là ? Je mange seule à ma table, je vois ma sœur me jeter des regards alors qu'elle mange avec Lauren et Rosalie. J'en suis à la fin de mon petit-déjeuner quand elle s'assoit face à moi.
« Ça va ? Tu n'as pas l'air bien.
Je hausse les épaules.
« On s'est disputé, avec Edward.
Elle fait une moue désolée.
« C'est juste une querelle d'amoureux, ça devrait s'arranger, me réconforte-t-elle. Tu veux en parler ?
« Pas vraiment, marmonné-je.
« Je m'en doutais mais je devais essayer. Attends un peu et parlez, c'est le seul conseil que je peux te donner.
« Merci.
Elle me sourit puis retourne avec ses copines tandis que je me lève et ramène le plateau au chariot de service. Je monte au troisième et frappe à la porte d'Edward. Pas de réponse. Je ne sais pas s'il est parti ou s'il ne veut pas me voir, alors je soupire et retourne dans ma chambre.
Je n'ai pas eu énormément d'amis dans ma vie alors je ne sais pas exactement comment gérer les disputes. Je me suis bien sûr déjà disputée avec des camarades mais ils n'étaient pas mes amis et donc je n'avais pas eu à me réconcilier avec eux. Les choses se tassaient par elles-mêmes, en général par abandon du camp adverse.
À la réserve, je ne traînais qu'avec ma sœur, nous avions une vraie relation fraternelle quand nous étions petites, notre relation s'est effritée à partir de nos huit-neuf ans, je pense. Ma mère traitait ma sœur comme quelqu'un de spécial et moi, comme un ajout dispensable dans sa vie et ça a eu des répercutions dans la relation entre ma jumelle et moi. J'ai longtemps pensé que ma mère ne m'aimait pas bien qu'elle n'aie jamais été méchante ou quoi que ce soit, elle était juste matrixée par les légendes.
À l'école de la réserve, les gamins nous regardaient étrangement et ne se mélangeaient pas trop avec nous, il n'y avait pas de maternelle et ma mère était surprotectrice alors les premiers contacts que nous avions vraiment eu avec les gosses de notre âge avaient eu lieu au CP. Il faut dire qu'ils nous voyaient plus comme une curiosité du fait de notre pâleur de peau et de nos cheveux argentés que comme des copines avec qui jouer. Je ne pense pas qu'ils aient gardé des souvenirs marquants de nous.
Au collège et au lycée d'Oysterville, ça a été différent. On a tout de suite été repérées par le groupe qui se disait populaire, Loona et moi avons intégré le groupe dès notre premier jour en 6e mais j'ai fini par remarquer que ce groupe de populaires était en fait un groupe de harceleurs. Ma sœur tient son caractère de notre mère, elle a préféré faire l'autruche pour garder l'attention des autres et s'éviter une mauvaise posture en leur tournant le dos. Je tiens plus de notre père, je me suis liée d'amitié avec une fille sans histoire avec laquelle j'ai passé toutes mes années scolaires à Oysterville. Elle s'appelait Angéla. C'est pendant ces quatre années de collège que j'ai affûté mon humour sarcastique parce que, bien évidemment, le groupe "populaire" n'a pas apprécié mon retournement de veste et ils m'ont fait passé sur leur liste de victimes.
Au lycée, entraînée par les harceleurs collégiens, je mettais fin à toute tentative de harcèlement à mon égard avant même qu'ils ne le fassent et pensent avoir une chance de me déstabiliser. Ce qui a refréné beaucoup d'entre eux à se lier d'amitié avec moi. Et je n'ai jamais hésité à prendre la défense de camarades harcelés quand j'assistais à une telle situation. Je ne sais pas, j'avais ce "pouvoir" en ma possession et je l'utilisais en me disant que j'aurais aimé que quelqu'un l'utilise pour me protéger quand je ne savais pas me défendre.
Deux petits coups retentissent à ma porte, je me lève et ouvre. Edward se tient devant moi, tout penaud.
« On peut parler ? S'enquiert-il.
Je hoche la tête et le fait entrer. Il se tourne et soupire en regardant un point sur le mur puis me fixe.
« Je suis désolé, je ne voulais pas te blesser. Ou peut-être que si, souffle-t-il. Pour t'éloigner... parce que j'ai peur. Je pourrais finir par m'abreuver à ta gorge et ça m'effraie. Je pensais que mon envie de te tuer avait disparu après avoir bu le sang animal mais... c'est revenu hier et ça reviendra à chaque fois que j'aurais soif, je pense.
« Je ne voulais pas t'insulter, dis-je. Tu m'as vexée parce que je... j'aime te faire chier et je l'ai fait avant ta transformation et ça m'a gavée que tu ne me crois pas. Je ne m'excuserai pas pour ça, cependant, tu l'as mérité.
« J'accepte de l'avoir mérité, consent-il. Viens là.
Il m'attrape le bras et m'approche de lui, nous nous câlinons.
« Je t'aime aussi, murmure-t-il.
Il dépose un baiser sur le côté de ma tête tout en me gardant dans ses bras. Il finit par s'allonger sur mon lit, je m'allonge sur lui et pose ma tête sur son torse.
« Tu as été voir Tanya ? L'interrogé-je.
« Ouais, j'ai passé la nuit à veiller sur elle, je viens de rentrer, je voulais te voir.
« Elle te déteste ?
« Ouais, elle aussi avait plein d'insultes à mon attention. Et ce n'était pas pour m'éloigner par protection comme j'ai essayé de le faire en vain avec toi, elle souhaitait au contraire que je reste pour que j'entende toute sa haine se déverser de sa bouche.
« Merde, tu n'as plus aucune chance avec elle.
« Il me reste Lauren et Rosalie, je devrais m'en remettre.
Je pouffe.
« C'est dingue à quel point je t'ai fait devenir aussi sarcastique.
« Tu fais ressortir le pire de moi, sourit-il.
Je suppose que nous sommes réconciliés, maintenant. C'est un soulagement, ça m'aurait fait chier qu'on se quitte sur ça. Nous restons silencieux un moment.
« Je suis en train de penser à un truc, rompt-il ce silence.
« À quoi ?
« Aux légendes de ta tribu, je ne sais plus leur nom.
« Les Quileutes. Je ne me considère pas vraiment de leur tribu, en vrai. Mais du coup, pourquoi tu penses à ça ?
« Elles sont peut-être vraies, finalement.
Je me redresse, m'asseyant sur lui et le regarde, déconcertée.
« Des loups-garous ? Lâché-je. Tu délires.
Il prend l'une de mes mains posées sur mes cuisses et l'attire à lui, me forçant à me pencher.
« Des loups qui protège leur tribu des monstres au sang froid, énonce-t-il en posant ma main contre sa joue.
Je peux nier la logique quand j'ai sa joue glacée contre ma main. Ça m'effraie encore plus que l'existence des vampires parce que ça voudrait dire que ma sœur doit épouser quelqu'un.
« Je ne peux pas y croire, soufflé-je. J'ai passé toute ma vie à ne pas y croire et maintenant, tu m'annonces qu'il y a une chance pour que tout ça soit vrai.
« Ça me paraît plausible, maintenant. Dans Underworld, les vampires et les loups-garous ne sont pas très potes. Pareil dans Vampire Diaries. Ça correspond.
« Sauf qu'on n'est pas à la télé, là. De toute façon, c'est pas comme si tu y connaissais quelque-chose.
Il attrape le col de mon t-shirt et m'attire à lui, on s'embrasse pendant un moment. Et bien sûr, ça dérape un peu.
« J'ai peut-être une idée qui nous permettrait de... d'aller plus loin, déclare-t-il pendant le câlin post-exploration.
Je me décale et le regarde, intéressée.
« Laquelle ?
« Tu m'as dit que tu ne craignais pas le froid ?
« Ouais.
« J'ai trouvé une rivière pendant que je chassais... peut-être que l'eau retiendra l'odeur du sang et...
Il ne termine pas sa phrase, me laissant comprendre seule.
« Ça vaut le coup d'essayer, acquiescé-je.
Il caresse ma joue puis m'attire à lui pour m'embrasser.
« Maintenant ? Demande-t-il.
« Je suis toujours privée de sortie.
« On a intérêt à sortir sans nous faire voir, alors. On utilisera mon badge pour rentrer, comme ça, il ne pourra pas savoir que tu étais dehors.
Boher a un programme qui lui indique qui a utilisé son badge et quand. C'est comme ça qu'il nous a grillé en train de rentrer, l'autre jour. Nous nous rhabillons, je prends mon sac de cours et le remplis avec deux serviettes et des habits chauds pour moi.
« Tu devrais prendre des vêtements chaud pour la sortie, non ? Dis-je.
« Je ne suis pas sensible à la température, m'apprend-il.
« Ouais, j'imagine que les vampires n'attrape pas de rhume.
Nous descendons comme si nous allions manger et lorsque nous ne sommes plus en vue de la secrétaire, nous dévions notre trajectoire pour sortir. Edward m'emmène en voiture sur un parking en bordure de forêt, nous nous enfonçons à travers les arbres.
« Je vais te porter sur mon dos, m'annonce-t-il après s'être arrêté.
« Sérieusement ? Fais-je en arquant un sourcil.
« Nous irons plus vite, je ne suis pas tout à fait sûr d'où la rivière se trouve mais je pense qu'elle n'est pas proche d'ici.
« N'oublie pas que je suis humaine, le préviens-je.
Je grimpe sur son dos et m'accroche à lui par les épaules et autour de sa taille, il me maintient, ses mains sous mes cuisses. Il commence à courir en allant progressivement plus vite et j'ai l'impression d'être dans une attraction à sensations fortes. Le vent me fouette le visage et les arbres défilent à grande vitesse. Il s'arrête finalement au bord d'une rivière, je descends et nous cherchons tranquillement l'endroit idéal où faire notre petite baignade. Nous le trouvons. J'ai encore l'adrénaline de la course qui coule dans mes veines ce qui rend la situation plus excitante. Nous nous embrassons puis nous nous déshabillons l'un l'autre. Il plonge dans la rivière et m'aide à descendre progressivement pour ne pas risquer l'hydrocution.
Nous nous explorons dans cette nouvelle position et cette nouvelle situation, je ne ressens plus le froid, réchauffée par ses baisers, ses câlins et ses caresses. Nous finissons par ne faire plus qu'un et je pense que la fraîcheur de l'eau et la sienne endorment la douleur que je suis censée ressentir car elle n'est pas autant douloureuse que ce à quoi je m'attendais.
Après le câlin post-première fois, nous nous amusons un peu dans l'eau, essentiellement à nous arroser le visage puis nous sortons, nous nous séchons et nous rhabillons. Je suis contente d'avoir pensé à prendre un sweat chaud pour la sortie, je ne suis pas gênée par le froid mais la chaleur est agréable, beaucoup plus que le froid, en tout cas.
Ça fait trois jours qu'Edward a mordu Tanya, il est donc avec elle actuellement, j'imagine qu'il lui présente un petit animal tout de fourrure vêtu comme premier repas en essayant d'éviter de se faire tuer pour avoir osé la transformer en vampire. Ça m'amène à me demander ce qu'on est censé faire une fois que l'on est devenu un vampire. Edward a repris sa vie sans se poser de question mais Tanya vient de quitter le foyer et devenir un vampire dans la foulée. Va-t-elle quand même chercher un travail ou suivre des études post-bac ? Ou tout ça est devenu futile maintenant qu'elle a la vie éternelle ? Parce que je suppose que la condition de vampire immunise contre la mort.
Edward finit par revenir, il me rejoint dans ma chambre et s'assoit à côté de moi. Je pose mon livre sur le lit, il ferme les yeux, l'arrière du crâne contre le mur et soupire.
« Tu as l'air en un seul morceau, remarqué-je. Tanya est toujours aussi décevante.
Il sourit.
« Étrangement, elle n'a plus été aussi véhémente une fois la torture terminée. Elle était même plutôt disposée à me rendre responsable d'elle.
« Quoi ? Genre elle voulait que tu deviennes son nouveau papa ?
« Quelque-chose comme ça mais avec moins de paternité et plus de proximité. En gros, je l'ai transformée donc je dois m'occuper d'elle puisque ça lui paraît difficile de coucher avec un humain maintenant. Je lui ai dit qu'elle pourrait puisque j'ai pu le faire avec toi. Je crois que tu t'es fait une ennemie. Comme elle essayait tout le temps de me toucher, je l'ai entendu faire des plans pour nous faire rompre.
Je grimace.
« Bref, j'avais assommé un renard qui attendait tranquillement d'être mangé, elle a bu son sang puis quand elle a vu que ses avances n'obtenaient aucune réaction positive de ma part, elle a décidé de rentrer à l'appart que le foyer lui a trouvé.
Bon, et bien Tanya est de l'histoire ancienne à présent. Heureusement, je n'ai pas spécialement envie qu'on se la coltine.
