Chapitre 16
Paul m'emmène à Forks dans sa Nissan, nous allons chez Ophélia, comme prévu. Elle habite une maison blanche à un étage, assez éloigné de la ville. La maison est plutôt grande et haut de gamme sans être non plus luxueuse. Paul frappe à la porte et nous attendons quelques secondes avant qu'elle ne s'ouvre sur une Ophie qui devient rayonnante en nous découvrant. Ça lui fait plaisir de nous voir plutôt que recevoir mes habituels sms.
Elle nous fait entrer et nous dirige vers le salon sans nous laisser lui dire bonjour, elle prend son téléphone qu'elle avait posé sur la table basse. Je regarde Paul et d'un regard, nous nous décidons à lui montrer sa surprise.
* Bonjour, content de te voir, fait Paul avec les gestes.
* Pareil pour moi. Tu vas bien ? Signé-je.
Elle écarquille les yeux et son sourire apparaît jusqu'à s'agrandir largement.
* Vous avez appris à signer ?
« Ouep, acquiescé-je de vive voix. Comme ça, nous pouvons te comprendre. Après, on n'en est pas encore à un super niveau, ça ne fait que deux semaines que nous apprenons par séance d'une heure, environ. On ne saura probablement pas tenir toute une conversation mais nous avons les bases.
« C'est une sorte de cadeau, sans être vraiment un cadeau, ajoute Paul.
Elle cache sa bouche de ses poings, elle a les yeux qui pétillent, je savais que ça lui ferait plaisir mais pas à ce point-là.
* C'est le plus beau cadeau qu'on m'aie fait, avoue-t-elle. […] ce sont des personnes muettes ou malentendantes qui connaissent le langage, personne à part ma mère n'a fait l'effort d'apprendre avant vous.
Elle fait une pause. Il y a un geste que je n'ai pas compris mais je pense que c'est "d'habitude", "en général" ou "normalement".
* Merci, merci beaucoup.
Elle nous prend dans ses bras, nous deux en même temps. Je suis ravie qu'elle apprécie notre geste mais un peu gênée parce que je n'ai pas l'habitude de provoquer autant d'émotions de joie et de gratitude chez quelqu'un. C'est un peu nouveau pour moi, qui n'aie pas eu trop d'occasions sociales pour ça.
« Content que ça te fasse plaisir, assure Paul.
Elle nous relâche finalement.
« Mais nous sommes là pour un sujet moins important mais pour le moins tout à fait sérieux, ajoute-t-il.
* Quoi ?
« Lequel de nous deux est le plus supportable ? Nous avons besoin de ton avis impartial, bien sûr. C'est moi, hein ?
Je fusille Paul du regard devant son manque de fair-play. Elle fronce les sourcils, nous regarde l'un l'autre avec incompréhension et puis nous pointe chacun avec un index en croisant ses poignets devant elle. Elle sourit et hausse les épaules.
« Ça ne nous avance pas. Peut-être en inversant la question ? Proposé-je. Lequel de nous deux est le plus insupportable ? C'est lui, hein ?
Elle rigole et secoue les mains devant elle, paumes vers nous, pour dire qu'aucun de nous ne l'est. Paul s'assoit sur le canapé, Ophie s'assoit sur le fauteuil, je m'installe près de Paul pour avoir Ophélia en visuel et pouvoir la comprendre.
« C'est parce que tu ne connais pas bien Paul, ça. Tu ne peux pas savoir.
« Elle me connaît plus que toi, râle-t-il. J'ai quelques aprem d'avance sur toi.
« Mais nous, nous parlons par sms assez souvent, riposté-je.
« Quoi ? S'offusque-t-il. Trahison, disgrâce, quel outrage !
« L'esprit du mal est marqué sur sa face ?
Il me regarde, me lance un regard noir.
« Non, tu es l'esprit du mal.
Je souris.
« J'ai cru que tu ne remarquerais jamais.
* Vous êtes drôles, tous les deux, s'amuse Ophie.
« Moi, plus, souris-je fièrement.
« Oh, tais-toi, souffle Paul. Comment Ophie arrive à te supporter ? Dire que nous sommes dans la même équipe. Ma vie est un enfer.
Je ricane.
* […] de quoi ?
« J'ai pas compris le premier geste.
« Moi non plus, affirme Paul.
Ophie sort son téléphone et me l'envoie par sms.
« Ah, on a une équipe - de deux - contre les gens stupides, à la réserve. Enfin, ils ne sont pas tous stupides, seulement ceux qui pensent que c'est ok de jouer avec la vie des gens. Les autres sont neutres et donc, pas dans notre équipe ni dans le camp adverse.
* Je peux être dans votre équipe ? Demande-t-elle.
Je souris.
« Bien sûr, acceptons-nous en même temps.
Un mouvement attire mon attention, je vois un chat essentiellement beige s'arrêter pour nous regarder de ses billes bleues. Le chat est longiligne, tout son corps est beige sauf sa face, ses oreilles, sa queue et ses pattes. Je crois que c'est un siamois. Quand il a fini de nous scruter, il continue sa route comme si rien ne s'était passé, sans même une attention pour Ophie qui doit être sa maîtresse.
« Ton chat doit te faire te sentir spéciale, supposé-je. Genre, comme si t'étais une inconnue.
Ophie pouffe.
* C'est le meilleur chat du monde, essaye-t-elle de nous convaincre. Il s'appelle Toc toc.
« Toc toc ? Répété-je. C'est ce que tu viens de dire ? Il s'appelle Toc toc ?
Elle hoche la tête et toque deux fois sur la table basse. Le chat accourt tout de suite pour monter sur ses genoux. Elle le caresse et je l'entends ronronner d'ici.
« Ok, c'est une bête mignonne, accepté-je.
Je me rends compte que j'ai utilisé le mot "dire" pour elle alors qu'elle ne peut pas parler, je me demande si c'est une erreur de ma part mais elle n'a pas semblé s'en être offusquée ni même l'avoir relevé. Nous passons le reste de l'après-midi à discuter et nous amuser puis Ophie nous met à la porte avant que sa mère ne rentre car elle a des trucs à faire avant son retour.
J'ai un petit pincement en remarquant que nous sommes vendredi 13 août, ça veut dire que dans un mois, tout changera pour tout le monde. Ma sœur aura son pouvoir de la lune, mes amis commenceront à se transformer en loups et moi... moi, je serai toujours moi.
Je fais un peu le ménage dans ma chambre et change les draps, une fois les tâches ingrates faites, je m'allonge sur mon lit et prends mon téléphone. Ça fait quelques jours que j'hésite à reprendre contact avec Edward mais abandonne au moment d'appuyer sur "appel". J'ai mon pouce sur son nom, prête à appuyer dessus mais... je souffle. Je ne sais pas si c'est une bonne idée. On doit resté physiquement éloigné mais personne n'a rien dit sur les appels et les sms. Techniquement, il n'y aurait pas de contre-indications mais ça risque de raviver nos sentiments. Les miens, en tout cas. Allez, juste un appel, pour prendre des nouvelles. J'appuie sur "appel" mais tombe directement sur une boite automatique "le numéro que vous avez composé n'est pas attribué." Génial, ça règle le problème. Ça rend son absence plus définitive que ce qu'il m'a annoncé. Non, il a dit qu'on se retrouverait et que je lui ferai rencontrer son âme-sœur. C'est peut-être même Ophélia. Elle est muette, il lit dans les pensées, ça serait un sacré coup du destin s'ils finissaient ensemble. À part pour le côté où il ne finirait pas avec moi... cette pensée me ramène sur Terre. J'aime Ophie, je ne veux pas la détester donc non, ça ne doit pas être elle. Je devrais supprimer son contact mais... non, il va revenir, je modifierai sa page quand il me donnera son nouveau numéro. Supprimer Edward de mon portable est trop symbolique, ça serait comme le supprimer de ma vie. Je descends ma liste de contact et appuie sur "Ophélia" et clique sur le bouton des messages.
Ça te dit une soirée ciné ? Ils organisent une soirée cinéma en plein air, c'est à la maison des Black que ça se passe. Tu pourrais rester dormir chez moi, ensuite et demain, on passe la journée ensemble, ça serait cool. ? 'smiley câlin'
J'attends sa réponse.
Je vais demander à ma mère si elle peut m'amener. Elle est en repos mais son travail lui pèse en ce moment alors elle a envie de rien faire.
Ok. Elle fait quoi, d'ailleurs ?
Médecin à l'hôpital de Forks et médecin-légiste quand il y a besoin.
Dur...
Ouais, un de ses patients est décédé pendant sa garde, c'est pas évident.
Un autre message suit directement après :
Du coup, elle est d'accord. C'est pas la joie à la maison, en ce moment, ça va me faire du bien de passer du temps avec toi et penser à autre chose.
Je tombe à pic !
Tu es ma sauveuse.
Rdv à 22h chez Billy, alors.
A tout à l'heure.
Je récupère ma veste et Sam et moi sortons de chez lui... de chez nous, du coup. Nous avons bien avancé dans la construction de sa maison, je passe mon temps à l'aider avec les autres. Paul et moi regardons toujours les vidéos sur le langage des signes pour imprimer ce qu'on a appris. En discutant avec Sam, je tourne parfois la tête vers lui et là, je remarque une marque dans son cou, je souris amusée. Il semble que Sam aie une copine cachée.
« Qui t'as fait ça ? Demandé-je d'un ton accusateur en pointant son cou.
Il fronce les sourcils.
« Tu as un suçon. Alors, bourreau des cœurs, tu ne nous parle pas de ta copine ?
Je joue avec mes sourcils pour l'embêter. Il rigole.
« C'est nouveau, on voulait attendre avant d'officialiser... pas que je te doive des comptes, petite fille.
« Hé !
Il ricane parce qu'il sait que ça m'énerve quand il me surnomme ainsi.
« C'est Leah, on ne se cache pas mais ne le crie pas sur tous les toits non plus.
« Non, tu peux compter sur moi. Je le crierai devant les maisons, monter sur les toits serait trop fatiguant.
Il lève les yeux au ciel devant mon sourire machiavélique.
Sam et moi arrivons sur place, un drap blanc a été étiré sous le toit de la maison des Black, un rétro-projecteur est installé à plusieurs mètres de lui, sur un trépied. Pas mal de monde se sont assis entre les deux pour visionner le film. Je remarque Loona avec Embry, Quil et Jake, elle est assise entre les jambes du dernier, il l'entoure de ses bras. J'ai l'impression que ça y est, ils sont finalement vraiment en couple, maintenant.
Je repère Ophie avec Paul, elle me fait de grands gestes en m'apercevant, je souris et les rejoins. Je me demande si elle a remarqué le rapprochement de Jake et ma sœur mais je sais qu'elle n'est plus touchée par la situation. Elle a décidé de faire comme si rien n'était arrivé, trouvant que ça ne valait pas la peine de se prendre la tête puisqu'elle n'a rien perdu, en fin de compte. Nous rejoignons Seth et Jared et nous installons avec eux pour regarder le film. Seth a prévu un énorme pot de pop-corn et une glacière remplie de sodas, c'est le meilleur. Il distribue les boissons pendant que Paul se plaint de ne pas avoir de dossier pour s'appuyer et de devoir s'asseoir par terre.
Après le film, Sam, Ophie et moi regagnons la maison des Uley. Nous utilisons la salle de bain tour à tour puis je m'installe en tailleur en face d'Ophie sur mon lit.
« C'est ma première soirée pyjama, avoué-je.
Elle est surprise.
* Comment est-ce possible ?
Je hausse les épaules.
« Je n'avais qu'une amie à Oysterville et elle n'avait pas le droit de dormir chez des copines ou les inviter à dormir. À La Push, je n'avais que ma sœur et ça ne compte pas. Après, au foyer, mon ex était aussi mon meilleur-ami alors peut-être qu'il compte, lui.
Ophie secoue la tête.
* Pas de soirée pyjama si ton meilleur-ami retire ton pyjama.
« Hé, ça n'est pas arrivé si souvent, rouspété-je.
Nous rigolons ensemble.
* C'est mieux entre filles, de toute façon.
« T'as raison, les mecs c'est nul.
Elle ricane et hoche vivement la tête. Elle replace ses cheveux vénitiens derrière ses oreilles.
* Je suis contente de te connaître et qu'on soit amies, me confie-t-elle. Je crois que je te considère comme ma meilleure-amie.
* Paul aussi, ajoute-t-elle.
« Encore un truc que je partage avec Paul, m'exaspéré-je faussement.
Elle pouffe.
« Toi aussi, tu es ma meilleure-amie, avec Edward même s'il est très absent comme meilleur-ami mais il devrait revenir dans le coin, un jour.
Merde. La dernière fois qu'on s'est parlé, je vivais à Port Angeles, il n'est pas au courant de mon déménagement, je n'ai plus son numéro, il ne me retrouvera jamais. Mon moral fait une chute libre quand Ophie attire mon attention en appuyant sur mon genou.
* Qu'est-ce qu'il y a ? me demande-t-elle, le visage inquiet.
« Je viens de réaliser que mon ex et meilleur-ami ne sait pas que je suis à La Push et plus à Port Angeles, il ne me retrouvera jamais.
* Le téléphone ?
* Il a changé de numéro, je ne pense pas qu'il aie gardé le mien vu qu'il ne m'a jamais appelée.
Elle fait une mine soucieuse et me prend dans ses bras.
« Merci, souris-je quand elle me relâche. Bref... ne ruinons pas l'ambiance. Tu vois, j'avais dit que les mecs c'était nul, ils plombent toujours l'ambiance.
Elle me sourit.
* Pourquoi ta sœur et toi ne vivez pas au même endroit ? Me demande-t-elle.
« Mh, c'est... une histoire compliquée. Comment t'expliquer ?
Elle attend patiemment.
« Tu vois l'Angleterre, la reine et tout ça ?
Elle hoche la tête.
« Et bien, ce n'est pas du tout ça.
Elle me regarde dépitée en souriant et secouant la tête.
« Non, en gros, imagine que ma famille est une famille importante pour la tribu et ma sœur en tant que première-née doit choisir l'un des fils des chefs comme futur époux.
* Je comprends l'histoire d'équipe, maintenant.
Je souris même si elle en est un peu loin, encore.
* Donc elle a choisi Jacob. C'est pour ça qu'il a changé d'avis ?
« Il a changé d'avis avant qu'elle ne choisisse, il a été le plus assidu pour être choisi, en fait.
Elle hoche la tête pour montrer sa compréhension. Je la scrute mais ne voit pas de tristesse ou de regret, j'en suis soulagée.
* J'aimerais bien rencontrer ta sœur. Je ne la connais pas et c'est facile de la voir comme une méchante alors que ce n'est pas de sa faute si Jacob a agi comme un crétin. Si je la connais, alors j'aurais plus de facilités à la détacher de cette histoire.
« Je comprends ce que tu veux dire, confié-je. Demain, on peut traîner avec tout le monde, je ne sais pas si on va travailler au chantier de la maison de Sam ou faire autre chose mais tu peux venir avec nous.
Elle accepte en hochant la tête. Elle baille ce qui me fait bailler, c'est le signal pour nous coucher.
Le lendemain, je reçois un sms de Seth pendant le petit-déjeuner. Josh finit sa tasse de café et le dernier bout de sa tartine et pose sa vaisselle dans l'évier avant de filer à la supérette où il ne travaille que le matin, aujourd'hui.
Il fait super beau, on va aux falaises cet aprem, on se rejoint près du chantier ?
Je me tourne vers Ophie qui mange ses céréales à mes côtés.
« J'imagine que tu n'as pas pris ton maillot de bain ?
Elle me sourit.
* Si, j'ai tout prévu.
« Quel petit génie.
* C'était ça, la forêt ou rester chez toi. Il y avait donc une chance que nous nous baignions ou traînions sur la plage aujourd'hui.
Voilà qui est malin. Sam apparaît, il s'étire et baille.
« Salut les filles, nous salue-t-il. Alors, vous faites quoi aujourd'hui ? Enfin, ce matin vu que cet aprem, j'imagine que c'est plongeon etc...
« On sait pas encore, on va chill dans le canap', je pense et ouais, cet aprem, plongeon etc...
Il hoche la tête puis se prépare son petit-dej. Je réponds à Seth pour lui signifier notre accord. Ophie m'aide à faire la vaisselle puis nous nous installons devant la télé.
« Tu veux qu'on regarde quelque-chose qui nous rende plus intelligente comme un documentaire ? Ou tu veux t'abrutir devant une série ? Ou alors on peut se moquer des gens qui font de la télé-réalité ?
* Tout sauf devenir plus intelligente, répond-elle amusée.
Je fais défiler les chaînes jusqu'à tomber sur une série intéressante ou une télé-réalité. Je tombe sur une émission intitulé "Who wants to marry me ?". Le fait de devoir regarder Ophie quand elle me parle nous oblige à nous installer chacune en diagonal à un bout du canapé. Ainsi, je n'ai qu'à tourner un peu la tête pour décrypter ses gestes. Le but de l'émission est simple, il y a quatre candidats, deux gars, deux filles, qui cherchent à se marier puisque, soit disant, ils ne trouvent pas dans la vie réelle. Ils se retrouvent donc tous dans un château avec des prétendants pour chercher quelqu'un capable de leur passer la bague au doigt. Mh, ça se rapproche un peu de l'histoire de ma sœur, en fait, avec le château et les caméras en plus. Dommage pour Loona, il n'y a pas de jacuzzi à la réserve.
Ophie et moi nous nous moquons allègrement des candidats et des prétendants parce que franchement, c'est sûr à 100% que tout est surjoué.
L'émission se termine et l'annonce de la prochaine nous montre une autre émission dont le but est d'amener quelqu'un de la vraie vie à cet endroit et lui déclarer sa flamme devant les caméras... et l'Amérique entière parce qu'ils n'ont pas réussi à le faire dans la vraie vie, à l'abri des regards.
« Alors, Ophie, parlons sérieusement, commencé-je alors que la pub se lance. As-tu un prétendant au lycée que tu pourrais amener à cette émission ?
Elle plisse les yeux et secoue la tête.
* Les mecs pensent que je suis ennuyeuse parce que je ne peux pas parler.
Je lève les yeux au ciel.
* D'autres se moquent des premiers en disant qu'au moins, je ne leur casserai pas les oreilles.
« Quels abrutis. Heureusement qu'il y en a qui relève le niveau.
* Et toi alors ?
« Nan, moi, je suis asociale et tout.
Elle me regarde en fronçant les sourcils.
« Ça se voit pas là parce que j'ai plus d'amis que jamais mais... bon, ok, je dis n'imp' j'ai toujours un peu Eddy en tête alors je ne m'ouvre à aucune autre possibilité... pour le moment. Les célibataires de mon âge ont l'air chouette, gentil et tout, du moins ceux que je connais mais j'ai besoin de quelqu'un qui soit capable d'encaisser mes piques et voir au-delà de mes sarcasmes.
Comme Edward, en fait, il était parfait en dehors de son envie de me tuer. J'ai une pensée intrusive à propos de Paul mais il a une copine, il est donc hors de portée, donc j'envoie chier cette pensée débile et coupe court à toute sorte de réflexion à son sujet.
