Chapitre 26

Je suis sur le point d'emmener la vaisselle sale pour la mettre dans leur lave-vaisselle quand Esmée me la retire des mains avec le sourire pour s'en charger. Il semble qu'Esmée mise beaucoup sur ses qualités d'hôte de maison.

« Qu'est-ce que tu veux faire, aujourd'hui, qui pourrait te changer les idées ? S'enquiert Edward.

« Je ne sais pas mais je vais avoir un problème de vêtements. Je ne sais pas si je peux me rendre à la réserve en ninja et revenir sans me faire voir.

« On peut aller à Port Angeles pour faire les boutiques.

« Je n'ai que 20-25$ sur mon compte, je crois. Il me faut un travail, ne serait-ce que pour passer le permis et m'acheter un véhicule. Je ne pourrai pas toujours compter sur toi chaque fois que je voudrais fuir.

« Bien sûr que tu pourras. Pour le shopping, cadeau d'anniversaire.

Alors que je vais protester, il me pointe du doigt.

« Tu ne peux rien contre moi, un cadeau ne se refuse pas. Il fallait être riche, petit ange.

Je plisse les yeux puis me rappelle qu'il se venge de la fois où je l'ai traité de gueule d'ange, le forçant à accepter mes cadeaux.

« Très bien, tu l'auras voulu.

Nous passons la matinée devant la télé, je mange un steak et des petits pois à midi, préparés par Esmée qu'elle m'a donné avec un regard appuyé, je n'ai donc pas osé me plaindre à propos des petits pois. Ça va, les petits pois sont les moins pires légumes.


Nous sommes dans l'une des boutiques du centre commercial, je regarde les habits pendus sur les stands et choisis les pièces qui me plaisent le plus. Je prends un malin plaisir à les faire tenir par Edward car je sais qu'il recevra les pensées de toutes celles qui y ont touché. Il ne dit rien parce que notre journée shopping doit s'arrêter dès qu'il s'en plaint et il est décidé à dépenser son argent pour moi. Je ne vais pas abuser mais j'accepte de jouer le jeu et choisir quelques tenues parce que si m'acheter quelques fringues lui fait plaisir, nous sommes tous les deux gagnants.

« J'ai vu un grand piano dans la pièce derrière le salon. Qui joue ?

« Esmée, elle a appris pour occuper son temps vampirique, chuchote-t-il pour ne pas qu'on l'entende.

« Ok, c'est plutôt cool. Tu devrais t'y mettre, paraît que ça plaît aux filles.

« Ça ira comme ça.

Je prends un autre jean et le fait pendre à mon bras sur les autres affaires. Je me dirige ensuite vers la cabine d'essayage. Je pose tout ce que j'ai apporté et récupère ce qu'Edward me portait, je lui souris et glisse le rideau pour me cacher. Je ressors de temps en temps pour lui montrer une tenue et lui demander son avis pour qu'il aie l'impression de participer un peu.

« T'en pense quoi de cette tenue ? Je trouve que la veste irait bien avec un sweat aussi, quand il fera plus froid. Le jean me fait un beau cul ?

Il sourit, amusé.

« Je suis d'accord et oui, il te fait un beau cul.

« Arrête de me draguer, le charrié-je.

Je retourne dans la cabine en ricanant. Je ressors avec un t-shirt près du corps et une jupe patineuse. Il prend ma main et me fait tourner comme une danseuse.

« Très joli, commente-t-il.

Je me change et retourne dehors avec la dernière tenue. Une tenue plus décontractée, un pantalon de sport et un haut à manches longues dont le bas s'arrête au niveau de mon nombril, pour rester tranquille à la maison.

« Pour les soirées mondaines, lui expliqué-je.

« Tout le monde n'aura d'yeux que pour toi, approuve-t-il. Voyons ce que ça donne quand tu danseras.

Il me prend à nouveau la main et me fait tourner, nous sourions, amusés puis je me regarde dans la glace.

« Non, je trouve pas que tu flottes dedans, ce n'est pas censé être un leggings.

Je le regarde avec incompréhension.

« Hein ?

« Tu ne viens pas de dire que tu flottais ?

« Euh, bah non.

« J'ai dû toucher ta manche.

« Une femme est donc en train d'essayer ou de porter un habit trop grand, m'amusé-je. Mon dieu, ta vie est un enfer.

« Ouais, je mérite une médaille. Je n'ai pas reçu d'image avec la pensée, ça devait être une femme aveugle.

« C'est vrai que tu reçois les images aussi, me souviens-je. Genre quand tu toucheras un objet d'Ophie et...

Je me tais en voyant une dame arriver dans la zone d'essayage. Elle regarde Edward avec admiration et devient intimidée en même temps. Je baisse le ton pour continuer :

« Et qu'elle pensera à la dernière scène de cul qu'elle a vu à la télé, tu verras ce qu'elle pensera.

Il me regarde dépité.

« Pourquoi ça doit être une scène de cul ? Murmure-t-il.

« Tu peux aussi voir les fantasmes que les gens s'imaginent.

« Tu es d'une perversité, je n'aurais jamais cru ça de toi.

Je ricane et retourne dans la cabine pour me rhabiller. J'ouvre les rideaux, prends les trois-quarts de mes achats et les donne à Edward. Je prends le reste et le dirige vers la meilleure partie de nos achats, les sous-vêtements. Edward jette un œil aux rayons qui nous entourent, mal à l'aise.

« Je sais que vous aimez quand on vous dit qu'on ne porte pas de sous-vêtement mais c'est plus confortable avec... et plus hygiénique si on s'assoit quelque-part en mini-jupe. Alors tant pis pour vous, messieurs.

« On aime aussi vous voir en sous-vêtements, sans rien d'autre.

Je prends un air choqué en posant ma main au-dessus de ma poitrine.

« Comment ? Qu'entends-je ? Qu'ouïe-je ?

Il rigole et secoue la tête, j'éclate de rire. Je prends des sous-vêtements et des chaussettes pour une semaine et demi et trois pyjamas d'été puis nous allons à la caisse.

Dans la voiture, je vérifie mes messages. Josh a de nouveau essayé de me joindre, Sam, Loona, Seth, Jared et même Leah m'ont envoyé un sms mais toujours rien de Paul. Le sms de Leah me fait rire :

Arrête de faire ta princesse et ramène-toi.

J'envoie la même réponse à tout le monde :

J'ai besoin de temps.

« On devrait profiter d'être ici pour voir si Tanya se débrouille bien avec sa nouvelle nature, propose Edward.

« Tu sais où elle habite ?

« Je te rappelle qu'elle n'arrêtait pas de me toucher quand elle a fini sa transformation.

« Allons-y, alors.

Loona me répond :

Paul cherche après toi.

Il ne m'a rien envoyé alors je pense qu'elle ment pour que je revienne. Je range mon tel sans répondre. Edward nous conduit dans Port Angeles jusqu'à un petit immeuble de quatre étages. Nous montons au dernier et Edward me laisse frapper à la porte, pour des raisons évidentes. Je suis surprise de trouver Emmett quand la porte s'ouvre. Un Emmett au teint cadavre et aux yeux dorés.

« Emmett, tu es un vampire.

« Euh... et bien... ouais.

La lumière à l'intérieur s'éteint subitement.

« J'avais dit de pas utiliser le sèche-cheveux en même temps que lave-linge, hurle Tanya de quelque-part. Les plombs ont encore sautés !

« Oui bah... hurle une autre voix. C'est bien les seules choses qui se font sauter dans cette maison !

Je crois que c'est Rosalie.

« On est quatre dans un deux pièces, râle Tanya. J'aimerais bien pouvoir m'asseoir quelque-part où personne ne s'est fait baiser.

C'est difficile de ne pas éclater de rire. Rosalie apparaît dans le petit couloir et nous aperçoit.

« Oh, salut Bella, lance-t-elle enjouée. Contente de te revoir. Salut Edward.

Elle s'approche et enserre le bras musclé d'Emmett.

« Edward, je te présente Emmett, Emmett, voici Edward, le transformateur de Tanya.

« On dit créateur, en fait, corrige Edward. Et je n'ai pas fait exprès.

« Oh, c'est mieux, tu as raison. Ce n'était pas un reproche, c'est plutôt cool d'être un vampire. Entrez.

Nous entrons donc et découvrons le salon avec son coin cuisine. Lauren et Tanya sont affalées sur le canapé et jouent sur leur portable. Elles tournent la tête vers nous et sont surprises de nous voir. Elles nous lancent un grand sourire ravi mais je pense que c'est pour Edward.

« Vous sortez toujours ensemble ?

« Oui, bien sûr, ment rapidement Edward. Nous venions voir si tout allait bien pour toi et si tu t'adaptais bien à ta nouvelle vie vampirique.

Elle sourit. Il prend ma main et m'entraîne avec lui vers le coin cuisine pour nous acculer contre le plan de travail et là, il passe son bras derrière mon dos pour poser sa main sur ma hanche. Je joue le jeu sans trop d'effort. Il doit vouloir éviter de se faire draguer comme un bout de viande.

« C'est attentionné, relève-t-elle. Ça va, j'ai eu du mal à faire face à la solitude mais comme tu vois, j'ai été chercher mes amies et leur ai proposé de devenir des vampires avec moi. Et Rose étant amoureuse d'Emmett l'a transformé aussi.

« Ça a été instinctif, se défend-elle. Dès que je l'ai vu, j'ai cru qu'il allait mourir et que j'allais le perdre à jamais.

Edward sourit.

« C'est parce qu'il est ton âme-sœur, lui apprend-il. Ça fait ça aux vampires qui rencontre leur âme-sœur si elle est toujours humaine, j'ai eu la même chose.

Rose écarquille les yeux et sourit amoureusement à Emmett qui lui sourit niaisement.

« Vous vivez ensemble à Port Angeles ? Demande Lauren.

« À Forks, répond Edward.

Nous discutons un peu, Rosalie nous prend à part et s'excuse envers Edward pour son comportement. Nous finissons par prendre congé, maintenant que nous sommes rassurés sur l'adaptation de Tanya et sur le fait qu'elle ne compte pas transformer toute la ville.


Ophélia m'a invitée chez elle pour fêter mon anniversaire, ce samedi à 13h comme il était prévu à la base. C'est pourquoi je suis entre sa porte et Edward qui se trouve derrière moi. On va toujours le fêter à trois même si l'un des invités s'est substitué par un autre. J'espère qu'ils auront la délicatesse de ne pas conclure pendant mon 2e anniversaire alors que je suis toujours sans nouvelle de Paul.

Ophie m'ouvre la porte, elle a un chapeau pointu rouge brillant au-dessus de la tête, accroché par un élastique sous son menton. Je ris et l'enlace.

« Tu ne rigoles pas avec les anniversaires, toi. J'ai invité Edward, j'aurais peut-être dû prévenir mais comme nous étions censés être trois, tu avais sûrement prévu un gâteau en conséquence. De toute façon, Edward est difficile avec la bouffe, il ne va probablement rien manger.

Elle devient hésitante, lance un regard vers l'entrée de son salon, je fronce les sourcils. Elle imite Paul et pointe vers le salon. Je reste interdite.

* Il pensait que tu t'étais réfugiée chez moi, je ne lui ai pas dit que tu étais chez Edward parce que je ne savais pas vraiment... si je pouvais.

Je ne sais pas si j'ai envie d'entrer dans ce salon. Je ne sais pas ce qu'il va se passer, ce qu'il va me dire. Je m'avance, il est debout au fond de la pièce, me tournant le dos, pour l'instant. Il se frotte la mâchoire et se tourne. Je ne sais pas de quelle humeur il est, son regard passe sur ma gauche, je regarde, c'est Edward qui vient d'entrer dans son champ de vision. Je me dis que mon copain et mon ex dans la même pièce est peut-être un peu gênant. Son regard passe de lui à moi, je vois sa peine dans son regard.

« On peut sortir, si tu veux, comme ça on peut se parler en restant loin, dis-je en essayant de ne pas montrer qu'il m'a blessée.

Je fais demi-tour, ne cherche pas à savoir s'il me suit ou non. Tout ce dont j'ai envie, c'est qu'il me prenne dans ses bras et qu'il me dise que ces trois derniers jours n'ont pas existé.

« Je reviens, préviens-je Eddy et Ophie.

Je m'arrête au bout de l'allée d'Ophie, je ne me tourne pas, je ne veux pas découvrir qu'il ne m'a pas suivie ou pire, qu'il est sorti et a fui. Je repère sa voiture, il ne peut pas fuir sans que je le vois. Je n'avais même pas fait gaffe qu'elle était là, Edward s'est garée devant et j'étais trop prise dans notre discussion pour regarder la voiture garée qu'il avait dépassée.

On se colle à mon dos et des bras m'encercle pour s'accrocher devant mon ventre. Je ferme les yeux de contentement en accrochant mes mains à ses poignets. Paul colle sa tête sur le côté de la mienne et soupire.

« Tu ne veux plus de moi ? M'interroge-t-il avec inquiétude.

« Tu ne voulais plus que je m'approche, je ne savais pas si tu avais rompu ou non mais je ne suis pas retombée dans les bras d'Edward pour autant. Il m'héberge parce que si je laisse Billy faire, je vais me retrouver à avoir aussi des sentiments pour Sam parce que le lien alpha-fille de la lune crée ce genre d'émotions entre eux.

« Je ne veux pas que tu aies aussi des sentiments pour Sam si tu peux l'éviter.

« Je ne vois pas comment, c'est peut-être bien lui avec qui j'ai passé le plus de temps. En tout cas, si les nuits dans la même maison comptent, alors c'est lui. Sinon, il y a la moitié des chances que ce soit toi.

« Sauf si c'est le temps après la marque qui compte, non ?

« On a passé trente secondes ensemble depuis ma marque, Paul... et tu vas te transformer.

Il me tourne et me tient autour des bras pour que je le regarde. Il me relâche quand il est sûr d'avoir toute mon attention.

« Je... c'est difficile pour moi de le dire à haute voix mais je t'aime Bells. J'ai complètement merdé mais je ne me voyais pas m'excuser par téléphone, je devais te voir. Je t'ai cherchée à la réserve mais personne ne savait où t'étais. Je me disais que tu étais sûrement chez Ophie mais quand elle m'a dit qu'elle ne t'avait pas vue, j'ai compris que tu étais peut-être chez Edward et que... peut-être je t'avais perdue. Si tu me choisis toujours, je te choisis avec ce qui vient avec toi. Je peux devenir un loup ou un poisson rouge si tu veux, parce que je t'aime et que tu es plus importante que ma vie.

Je sais que je dois répondre mais les mots sont coincés dans ma gorge à cause du trop plein d'émotions.

« Pourquoi tu pleures ? Tu... c'est trop tard ?

J'essuie mes joues.

« Tu m'as aspergé le visage avec ta bave. Ne m'oblige pas à dire pourquoi je pleure ou je vais chercher ma pelle.

Son inquiétude se transforme en sourire.

« Tu es pire que moi en déclaration romantique, s'amuse-t-il.

« Il faudrait que tu essayes de me tuer, ça devrait sortir plus facilement.

« Je vais chercher une hache, je reviens.

Je l'attrape et l'embrasse. Il a un temps d'attente avant de comprendre ce qu'il lui arrive puis il m'entoure le dos d'un bras et glisse son autre main derrière ma tête.

« Je te choisis toujours, pour toujours, chuchoté-je contre sa bouche. Je t'aime.

C'est plus facile les yeux fermés. Je le sens sourire contre mes lèvres, il m'embrasse de nouveau. Il se recule finalement mais me tiens toujours pour ne pas que le vent m'emporte.

« Bon, tu es sûre qu'il a réglé ses problèmes d'addiction ?

C'est vrai, j'avais oublié, j'ai fait passer Edward pour un junkie.

« Parce qu'il est seul avec Ophie, là, et nous sommes partis longtemps, explique-t-il.

« Mais oui, je t'expliquerai tout très bientôt mais pas tout de suite parce que je ne veux pas gâcher ma deuxième fête d'anniversaire.

Je lui prends la main et le traîne derrière moi. Nous entrons, Ophie est sur son fauteuil habituel, Edward est assis au bout du canapé, au plus près d'elle. Ophie signe et contre toute attente, Edward répond directement comme s'il connaissait le langage des signes.

« Attends, tu connais le langage des signes ?

« J'avais du temps à tuer, étant pratiquement insomniaque.

« Mais depuis mardi, ça ne fait que...

Je compte sur mes doigts en traversant le salon parce que je suis ce genre d'élève.

« Quatre nuits. Tu n'as pas fait que ça toutes ces nuits ?

Paul et moi nous asseyons sur le canapé. Enfin, j'essaye parce que Paul m'attrape et me fait dévier sur ses genoux.

« Non, une seule en fait. J'ai mis les vidéos en accéléré et voilà. J'ai des facilités d'apprentissage assez incroyables.

Il est ce genre d'élève.

« Tu es le genre de personne que tout le monde déteste.

« Je croyais que c'était les gens sarcastiques que tout le monde détestait ? Rétorque-t-il.

« C'est pas un concours.

Il me lance un sourire moqueur.

* Donc... intervient Ophie, vous êtes toujours ensemble ? Paul, tu n'as plus de problème avec...

Elle réfléchit en jetant un œil à Edward.

* Ce truc ?

Je ricane.

« Edward est au courant à propos de moi et des loups.

« T'étais pas censée en parler à d'autres, me reproche Paul, je ne peux même pas en parler à mes parents.

Je hausse les épaules.

« Edward est mon meilleur ami et je lui avais déjà parlé des légendes, il a compris avant moi qu'elles étaient vraies. Quand je me suis rendue compte que j'avais la marque, j'avais besoin d'en parler à quelqu'un et donc voilà, j'en ai parlé à Eddy mardi soir. J'en ai parlé à Ophie mercredi soir parce que c'est ma meilleure amie et je lui ai parlé de tout ça parce que je ne pouvais pas taire la raison de ta réaction sans te faire passer pour un connard.

« Tu as un don pour briser toutes les règles.

« Un don que je travaille avec vigueur.

* Je vais chercher le gâteau, indique Ophie.

« Besoin d'aide ? Propose Edward.

Elle a un moment de réflexion.

* Peux-tu amener les verres et la boisson ?

Il hoche la tête et se lève, les deux disparaissent dans la cuisine. J'en profite pour embrasser Paul.

« Je suis contente que tu ne me déteste plus, chuchoté-je.

« Je ne t'ai jamais détestée, je détestais la situation mais pas toi, certainement pas.

Il dépose un baiser sur mon épaule.

« J'ai su que je n'ai jamais vraiment été amoureux de Rachel quand j'ai compris que j'étais amoureux de toi. Et tu ne lui ressembles pas du tout, même pas dans la nuit.

Je comprends qu'il m'aimait déjà, la nuit où nous avons failli glisser et que ce n'était donc pas un début de sentiments qu'il avait pour moi quand je le pensais à la croisée des chemins. La route de Rachel s'effaçait déjà avant qu'il ne la découvre avec un autre. Elle a commencé à le faire quand la mienne lui est apparue. Ce qui, dans un sens, le met dans une position plus confortable que la mienne car j'ai toujours mon autre route de praticable si jamais je faisais demi-tour. Ce que j'ai décidé de ne pas faire.

« Tout ça, c'est une histoire de routes, soupiré-je.

« Quoi ?

Ophie et Edward réapparaissent me permettant de ne pas répondre.

« Rien, soufflé-je avant de déposer un bref baiser sur ses lèvres.

Edward me sourit, je pense qu'il est content pour moi autant que je serai contente pour lui quand il sera avec Ophie. Ou alors il est content d'avoir eu raison sur le fait que Paul avait besoin de temps et qu'il accepterait sa transformation pour moi.