Chapitre 34

Edward se fige, il semble ne plus respirer. Je comprends parfaitement ce qu'il ressent.

« Est-ce que tu m'annonces être enceinte ?

« De trois mois, dans deux jours. C'est toi, le père de Bidule.

« Bidule ?

« C'est comme ça que je l'ai appelé, oui.

Je réalise que tout ça, ça m'arrive pour de vrai et je recommence à paniquer.

« Bells ? S'inquiète Edward.

« Je panique, m'étranglé-je.

Paul s'agite à côté de moi, ne sachant quoi faire pour m'aider. Edward encadre mon visage de ses mains et me force à le regarder.

« Chhht, Bells. Lâche prise, dit-il doucement. Tu as le droit de laisser les choses couler, le monde ne va pas s'écrouler.

« Tout s'écroule autour de moi, rétorqué-je.

« Non, rien n'a changé. Paul est là, je suis là, tu n'es pas seule, tu as le droit de t'appuyer sur nous.

Ses pouces caressent mes joues et son regard se pose tendrement sur moi. J'éclate en sanglot, il me rapproche de lui pour me tenir dans ses bras. Après les crises d'angoisse et de panique, la crise de larme. Génial.

Après plusieurs paroles de réconfort, je finis par me calmer et me détache d'Edward pour m'adosser à nouveau contre la voiture, je prends un temps de pause avant d'expliquer toute la situation :

« Jasper m'a dit que les vampires ne pouvaient pas se reproduire, ni les hommes ni les femmes, que vos... petites graines étaient mortes. Ça n'aurait jamais dû être possible, du fait, mais j'ai ce pouvoir de guérison lunaire, ça a dû les raviver et elles ont grimpé pour qu'une se mélange à ma petite graine et se plante dans mon jardin.

Je prends la main de Paul et la ramène contre moi pour jouer avec en la triturant. Je jette un œil sur lui, il me regarde, tentant de se montrer rassurant.

« Qu'en est-il de ta télépathie sans contact ? Demandé-je en reportant mon attention sur Eddy.

« Je n'ai plus rien eu de tel depuis l'autre fois.

Je hoche la tête.

« Je crois que Bidule envoie des messages télépathiques, révélé-je. Par contact aussi, j'imagine. Une sorte de don inversé du tiens qu'il aura hérité de toi. Tu as dû les recevoir à travers moi. Je pense que c'est Bidule que tu as entendu, à la boutique, après que j'ai tournoyé, pareil pour le "bien" que tu as entendu, je me sentais bien et Bidule aussi, du coup. Tu avais ta main sur ma cheville. J'ai entendu "peur" quand j'ai paniqué tout à l'heure et "blup".

« J'y connais rien en grossesse et tout mais ce n'est pas... impossible qu'il connaisse des mots ? Demande intelligemment Edward. Ou même puisse penser ? Il n'est qu'un embryon, à ce stade, non ?

« C'est exactement ce que je me disais, je crois que c'est un embryon jusqu'aux trois mois mais Paul m'a rapidement rappelé que nous sommes tous les deux mystiques. En tout cas, il n'a pas deux têtes ou un corps de cheval, le médecin a dit que tout allait bien, je n'ai pas voulu voir mais... je pense qu'elle me l'aurait dit s'il avait une forme étrange. C'était la mère d'Ophie, d'ailleurs.

« On pourra voir ça avec Carlisle, il en sait probablement plus que nous sur les embryons et les fœtus.

La sonnerie du lycée a retenti au milieu de sa phrase, annonçant son départ imminent.

« Je dois retourner en cours, désolé. On reprendra tout ça après, vous pouvez traîner à la villa en attendant, Esmée doit s'y trouver.

Je hoche la tête avant qu'il se mette en route vers sa dernière heure de cours. Je tiens toujours la main de Paul dans les miennes, je me tourne vers lui et fais tomber mon front contre sa clavicule. Il passe sa main libre dans mes cheveux et grattouille mon crâne. Je soupire. Paul sort son téléphone et regarde l'heure.

« Si tu veux, je te dépose chez Edward, je ne pourrais pas rester, par contre. Je ne veux pas te laisser dans une situation pareille mais j'ai un oral en visio dans 30 minutes et je vais me faire virer si je ne le passe pas.

« T'inquiète, la situation n'aura pas changé après ton oral. Je veux bien que tu me déposes, oui.

Nous remontons dans la voiture et il me conduit au royaume des légumes.

« Appelle-moi, je viendrai te chercher.

« D'acc.

Il m'approche de lui pour m'embrasser.

« Ça va aller, petite étoile. On va gérer ça, Edward a raison, on sera là, avec toi.

Je hoche doucement la tête et l'embrasse parce que je ne sais pas vraiment quoi répondre. Je ne sais pas comment on va gérer ça mais il va bien falloir qu'on apprenne.

Je sonne et attends. La porte s'ouvre et me montre une Esmée souriante.

« Bella, s'enjoue-t-elle. Tu n'as pas besoin de sonner, tu es ici comme chez toi.

Je souris.

« C'est gentil, bonjour Esmée.

« Bonjour, ma chérie, entre.

Elle me présente l'escalier alors je m'y dirige.

« Tu n'es pas au lycée ? Veux-tu un goûter ?

« J'avais un rendez-vous à Forks. Je veux bien, oui.

« Super, allons dans la cuisine, dans ce cas.

Je m'y dirige donc et la laisse me proposer ce qu'elle veut bien m'offrir. Elle prend un verre qu'elle remplit de jus de pomme et fouille dans l'un des placards et en sort le Graal sous la forme d'un paquet presque entier de choco-BN. Ma surprise est grande.

« Tu as des choco-BN ? M'étonné-je.

Elle me sourit.

« Edward m'a dit que ça te ferait plaisir si je pouvais t'en proposer.

Son visage devient soucieux quand elle voit mes larmes apparaître. Cette fois je sais que c'est à cause de Bidule, j'ai trop d'hormones qui se baladent partout.

« C'est beaucoup trop gentil, m'expliqué-je.

« Hé, trésor, viens là.

Elle me prend dans les bras, tenant toujours le saint Graal dans sa main. J'aurais vraiment aimé qu'Esmée soit ma maman, elle, elle serait une maman géniale.

« C'est beaucoup d'émotions pour un paquet de gâteau, me fait-elle remarquer.

Je me détache et essuie mes joues. Je hoche la tête parce que c'est vrai mais ce sont les meilleurs gâteaux de la Terre.

« Il se passe beaucoup de trucs, en ce moment.

« Je comprends, affirme-t-elle.

Elle pose le paquet de gâteau près du verre et je m'installe sur le tabouret devant l'îlot de cuisine. Je pioche dans le paquet pendant qu'Esmée m'épluche une clémentine. J'aimerais dire qu'elle n'a pas besoin d'aller jusque là mais je sais déjà ce qu'elle va me répondre.

« Tu aurais vraiment été une maman géniale, j'aurais beaucoup aimé que tu sois ma maman.

Elle me sourit.

« Merci, ma chérie. Ça me touche beaucoup, ce que tu me dis.

Mon regard tombe dans le vide pendant que je réfléchis à comment devenir Esmée, moi-même.

« Bella ? M'interpelle-t-elle. Tout va bien ?

Je remonte mon regard vers elle. Je ne saurais définitivement pas être une Esmée. Je sens, au niveau de mes yeux, que je vais encore chialer.

« Est-ce que tu voudras bien m'aider ?

Elle devient inquiète et se rapproche pour se mettre à mon niveau, elle pose sa main sur mon épaule et serre en guise de réconfort.

« T'aider pour quoi, ma chérie ?

Elle essuie les nouvelles larmes qui coulent sur mes joues.

« M'aider à être une mère, j'ai... j'ai Bidule dans mon ventre et je ne sais pas comment je vais faire.

Elle met deux secondes à analyser ce que je viens de dire.

« Tu es enceinte ?

« Mh, fais-je en hochant la tête. D'Edward, j'en suis à trois mois. Je viens de l'apprendre.

Elle me prend immédiatement dans ses bras.

« Oh, ma chérie. Bien sûr que je vais t'aider. C'est normal que tu t'inquiètes mais être parent, c'est comme tout, ça s'apprend.

Quand mes émotions me lâchent un peu la grappe, je me détache des bras d'Esmée et ne sais pas vraiment quoi dire. Mes yeux se promènent sur mes victuailles puis sur le paquet ouvert.

« Qui a mangé les premiers gâteaux ? Est-ce qu'ils étaient là, la dernière fois et Paul n'a pas voulu partager avec moi ?

C'est un motif de rupture, ça. Esmée rit.

« Non, je les ai acheté après que vous soyez partis. Ophie était à la maison, samedi.

Je suis surprise mais ravie de l'apprendre. Ça veut dire qu'ils avancent un peu, tous les deux. Ils ne m'ont rien dit, les cachottiers. Pas qu'ils me doivent des comptes, bien sûr.

Je suis une telle boule d'angoisse que je n'arrive pas à suivre l'émission à la télé, aussi, c'est avec soulagement que je l'éteins quand Edward s'assoit à mes côtés. Il ne dit rien, cependant, il se contente d'entourer mes épaules de son bras et me ramène contre lui. Je me cale et me détends. Il a toujours un peu cet effet sur moi, remarqué-je, sa présence me rassure et me calme.

« Tu crois que nos sentiments sont toujours là parce que je suis enceinte de toi ? Enfin, en tout cas les miens, je ne sais pas si ça a changé pour toi, maintenant.

« Je ne pense pas que ça marche comme ça, Bells, murmure-t-il. Non, ça n'a pas changé. Je suppose qu'il n'y a pas de règle pour les sentiments, ça prendra le temps qu'il faudra, il nous faut juste accepter les choses comme elles sont. Un jour, ça sera derrière nous sans qu'on s'en rende compte.

Je hoche la tête contre le creux de son épaule et soupire.

« Je ne sais pas ce que t'en penses, toi. À propos de Bidule. Tu es plutôt content ? Contrarié ? Terrifié ? Tu veux de Bidule dans ta vie ? Je ne sais pas vraiment ce que tu en as pensé quand je te l'ai annoncé.

Sa main presse mon bras en signe de réconfort.

« Je voyais bien que tu n'étais pas dans ton assiette et je sais ce que tu penses de tout ce qui t'engage de façon définitive. Je ne voulais pas t'accabler alors que tu étais sur le point de paniquer.

« Et maintenant que je suis calme ?

Il dépose un baiser sur ma tête.

« La première chose que j'ai pensé était que nous étions trop jeunes. Même si je ne vieillis pas, je n'ai quand même que 17 ans alors c'est forcément un peu tôt pour ça. Toutefois, je sais que j'aurais voulu avoir des enfants, plus tard. C'est une question que je me suis posée par moment parce que je voulais être une meilleure personne que mes parents et c'était pour moi, le moyen de me prouver que tout le monde n'était pas mes parents, que je ne le serai pas.

« Je vois.

« Je ne suis pas contrarié, cependant. Si tu n'étais pas tombée enceinte, l'adoption aurait été la seule option pour moi et je suis assez heureux d'avoir un enfant qui aie une partie de moi. Alors, oui, bien sûr, je suis inquiet et je doute de moi à propos d'être un bon père si tôt dans ma vie mais je pense que c'est inhérent au fait d'être de futurs parents pour la première fois.

« Tu crois qu'Ophie va être contrariée qu'on aie un enfant ensemble ?

« Je ne peux pas te dire, souffle-t-il. Comment a réagi Paul ?

« Il a d'abord paniqué mais c'est parce qu'il pensait que c'était lui qui allait devenir père. Il a toujours cette peur d'être comme le sien mais je ne sais pas ce qu'il pense du fait que ce soit le tiens. Je voulais avorter à ce moment, il ne pensait pas que je garderais Bidule.

« Bidule, raille-t-il. Je ne m'y ferai jamais. Jure-moi que ce ne sera pas son nom définitif.

Je ricane.

« Je ne promets rien.

« En tant que père de Bidule, je n'hésiterai à pas à utiliser mon droit de veto sur chaque proposition insensée que tu feras.

Je souris.

« Comme tu ne pourras pas être présent à l'accouchement pour cause d'effusion d'hémoglobine, j'aurais tout le loisir de choisir le prénom sans que tu ne puisses rien faire.

« Tu oublies que ton sang est loin de me donner envie, maintenant.

« Ah merde, c'est vrai, soupiré-je.

« Petite tête, se moque-t-il en grattant dans mes cheveux.

« Quand est-ce que Carlisle rentre ?

« Il ne devrait pas tarder.

Je suis secouée, ce qui me fait tomber de mon nuage. Je me suis endormie, visiblement, et je rêvais de voler, confortablement allongée sur un nuage. Je suis en faite assise, penchée dans les bras d'Edward qui semble être le responsable des secousses. Je me redresse, un peu vaseuse, et m'essuie les yeux pour me réveiller puis lui lance un regard noir.

« Je ne voulais pas que tu repartes dans un cycle de sommeil, le réveil aurait été pire, se justifie-t-il. Carlisle est rentré il y a une heure mais tu t'étais endormie, on a préféré te laisser faire une sieste.

« Mphf.

« Je sais, sourit-il. Carlisle nous attend dans son bureau et Esmée voudrait savoir si tu manges ici, ce soir ?

« Nan, je pense que je vais juste manger chez Bessie puis appeler Paul pour qu'il vienne me chercher. J'ai besoin de réfléchir avec moi-même.

Il hoche la tête. Nous nous levons et nous dirigeons vers le bureau de Carlisle. La porte est ouverte en signe de bienvenue, Carlisle se trouve devant son ordinateur en train de surfer sur ce qui ressemble à un site informatif. En tout cas, il y a beaucoup de mots et quelques schémas. Son bureau est collé au mur d'en face, c'est pourquoi je vois parfaitement l'écran. Il délaisse son écran et se tourne vers nous. Edward et moi entrons un peu plus, il y a une étagère près du bureau dans lequel sont rangés divers ouvrages médicaux sous forme de livres ou de revues. Dans le coin à ma droite, près de la baie vitrée, se trouvent deux fauteuils collés l'un à l'autre qui font face à un canapé dont le dossier est collé au mur.

« Bonsoir, Bella. Comment vas-tu ?

« J'ai un bidule dans le ventre, réponds-je.

Il sourit à ma façon de nommer ce qui se trouve en moi.

« Edward me l'a annoncé mais ça ne me dit pas comment tu vas.

« Je suis terrifiée et angoissée.

« C'est compréhensible, affirme-t-il. Asseyons-nous pour en discuter.

Je m'installe sur le canapé pour être collée à Edward, je lui prends la main pour m'en servir de déstressant.

« Il est important de rapidement trouver des solutions pour te détendre. Ce sera mieux, pour le bébé.

« Ça ne risque pas de marcher si tu continues de dire que c'est un bébé.

Carlisle m'envoie un sourire compréhensif.

« Ça ne t'aidera pas davantage de nier ce qui est, contre-t-il avec douceur. Tu viens de l'apprendre alors tu as peut-être besoin d'un peu de temps pour appréhender les choses et les changements qui vont s'opérer dans ta vie et dans ton corps.

Je gémis en grimaçant.

« Certaines personnes ont beaucoup de mal avec les changements, c'est normal.

« Admettez que j'ai déjà eu plus que ma dose en matière de changements.

« Il est vrai, admet-il. Edward m'a dit que vous aviez des interrogations à propos de ta grossesse.

« Bidule semble penser déjà et je pense qu'il a le don d'envoyer des messages télépathiques. Je ne sais pas si c'est volontaire ou pas. S'ils pensent constamment ou si les moments où il a pensé sont seulement ceux qu'Edward ou moi avons entendu. D'ailleurs, quand Edward l'a entendu, moi je ne l'ai pas fait. On se demande comment il peut connaître des mots et même un bout de phrase. Il a déjà dit : je flotte, bien et peur.

« Les bébés peuvent penser plusieurs mois avant la naissance et le premier sens à se développer est le toucher, au deuxième mois. Ce qui correspond avec le fait qu'il aie relevé qu'il flottait. Leurs pensées sont très primaires cependant et il s'agit surtout de sensations et d'émotions car c'est tout ce qu'ils connaissent. Le fait que le bébé pense déjà avec des mots est, pour moi, assez curieux. Peut-être que le langage lui a été transmis génétiquement du fait de votre nature surnaturelle ou alors votre cerveau traduit avec des mots, les pensées du bébé que vous avez reçu. Je penche plutôt pour le deuxième point à cause de l'utilisation du "je", le "moi" est un concept qu'il apprendra bien plus tard, après la naissance.

« Ok, je comprends. Et pour son don ? Vous pensez qu'il cherche à communiquer avec nous ou ce n'est pas fait exprès ? Est-ce qu'il a conscience d'exister en tant que bidule ou autre chose ?

« Non, rit-il. Pour son don de transmission, c'est forcément involontaire, il ne sait pas que vous existez et n'a lui-même pas conscience d'exister. Sa conscience du monde se développera à partir de cinq mois après sa naissance, lorsque les connexions entre les sens et les zones dévouées de son cerveau commenceront à être stables, certains pensent que ça pourrait être à partir de deux mois. Et la conscience de soi ne surviendra que vers ses 18 mois.

« Donc le fait de penser n'est pas synonyme de savoir qu'on existe ?

« Et non.

« J'ai peur que le bébé ne soit pas normal, s'inquiète Edward. Qu'il soit lui aussi un vampire étant donné que je l'étais lors de sa conception. Tu penses qu'il sera humain, vampire ou un mélange des deux ?

« Je ne sais pas, répond Carlisle. Il faudra que je suive la grossesse personnellement au cas où celle-ci ne suivrait pas la trame normale. C'est la première fois qu'un bébé issu d'un vampire va naître, on va avancer dans le flou à ce sujet.

Edward hoche la tête.

« Il faudra garder les circonstances de sa conception secrète, nous indique Carlisle. Si des vampires viennent à connaître l'existence d'une femme capable de procréer avec un vampire, il y aura, je pense, pas mal d'entre eux prêt à t'enlever pour te faire porter leur progéniture. Sachant qu'ils n'auront aucun sens moral capable de les freiner dans leur dessein puisque leur alimentation leur aura retiré toute forme d'humanité.

Avoir un enfant est déjà terrifiant mais savoir que je pourrais être enlevée pour servir d'incubateur à des vampires sanguinaires me plonge dans une piscine cauchemardesque d'autant que je doute qu'ils utilisent les voies médicales pour le faire.

« D'accord, glapis-je.

« Je sais que ce n'est pas ce que tu devrais entendre mais, rassure-toi, c'est juste au cas où. Les chances que tu croises l'un de nos congénères sont minces maintenant que ton sang ne les attire plus. Les vampires sont naturellement nomades, si tu es amenée à en croiser un, il ne restera pas assez longtemps pour découvrir le père de l'enfant. Tu auras juste à tenir ta langue si un vampire te parle pour une raison ou une autre.

Bon, je n'ai pas rencontré tant de vampires que ça dans ma vie. Deux rencontres fortuites dû à mon sang attirant. Ce qu'il n'est plus. Ça devrait le faire.

« Tu vas suivre ma grossesse, du coup ? Lui demandé-je.

« Oui, c'est ce qui est le mieux.

« Le Dr Miller m'a fait une écho tout à l'heure, je n'ai pas vu les images mais elle a dit que tout allait bien.

« Je peux t'en refaire une, je pense que ça t'aidera à assimiler la venue de ce bébé. Je vais te réserver un créneau dans la semaine.

Je veux lui dire que je ne suis pas prête pour ça mais mes mots sont coincés dans ma gorge, paralysée par la peur de voir avec mes yeux que Bidule existe bel et bien. À chaque fois que je me rends compte que c'est réel, je panique alors je préfère me renfermer dans le déni.