Black Pearl
Chapitre modifié et réécris
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1ére version publier le : 05/07/2015
Nouvelle version publier le : 23/02/2023
[…]
La première fois qu'ils l'avaient aperçu, c'était quand le petit brun se trouvait dans les bureaux de l'administration. Qu'un nouvel élève patiente au secrétariat pour compléter son dossier n'était pas quelque chose d'inhabituelle, mais que le dit nouvel élève arrive en plein milieu du mois de décembre ça, c'était rare. Surtout dans cette petite ville qu'était Forks. Néanmoins, ils n'y prêtèrent pas plus d'attention quand ils ne le virent pas dans les couloirs. Ils en parlèrent rapidement le soir à leurs parents et la mère de famille leur confirma que d'après les rumeurs qu'elle avait appris en ville en se rendant à la boutique qu'elle tenait, une nouvelle famille avait emménagé dans le Manoir en périphérie du centre-ville, dans les bois bordant les terres Quileutes.
La deuxième fois qu'ils le virent, se fût au moment de la rentrée des vacances après les festivités de fin d'année.
Quand les enfants Cullen se stationnèrent sur le parking, ils sentirent avant même de l'entendre l'effervescence qui plainait dans le lycée. Jasper dû se faire violence pour réussir à garder le contrôle de ses émotions tant les lycéens qui pullulaient autour d'eux étaient excité. Edward retint une grimace quand en rentrant dans l'établissement des centaines de pensés différentes l'assaillirent avec encore plus de force que d'habitude. Les adolescents de l'établissement étaient dans tous leurs états comme à chaque arrivé de nouveaux élèves et de nouveaux professeurs dans la ville.
Entre toutes les pensées parlant du corps et de la beauté du nouveau professeur de biologie, et celles parlant de la mignonnerie et de la petitesse du nouvel élève, Edward parvint à trouver avec étonnement comme un roc de calme et d'apaisement parmi toute cette excitation. Jasper du le percevoir également, car toute sa nervosité semblât comme s'effacer, restant sous la surface comme un fond sonore à peine perceptible.
Se concentrant sur ces sensations le télépathe et l'empathe sentirent leur nervosité disparaitre les laissant plus détendu qu'a l'accoutumé. Même s'ils n'avaient aucunes idées d'où pouvait venir ces sentiments le reste de la fratrie furent soulagés pour leurs frères qui pourraient a priori passer une année un peu plus calme que les autres.
Une fois séparées de ses frères et sœurs, chacun suivant des cursus différents, Rosalie eu la surprise de voir le nouvel élève assis à une table dans le fond de la salle près des fenêtres. Ce dernier le regard fixer vers les cimes des grands pins peuplant la forêt bordant le lycée, semblait ignorer complètement la présence des lycéens pullulants autour de lui. La blonde s'amusa en constatant le manque d'intéressement flagrant que le petit brun affichait alors même qu'une des filles les plus populaires du lycée lui fourrai son décolleté sous le nez. Ressentant étonnamment une pointe de sympathie à l'égard du jeune garçon, Rosalie traversa la salle avec grâce et vint s'assoir sur le siège libre à côté de lui, interrompant ainsi le groupe d'adolescent qui se dispersa très vite.
Le nouvel élève ne semblât même pas s'en rendre compte, pas plus qu'il ne s'aperçut de la présence de la belle blonde à ses côtés. Son regard était toujours tourné vers la fenêtre comme s'il parvenait à voir bien au-delà du paysage montagneux. À peine assise Rosalie senti immédiatement un calme presque irréel s'enrouler autour d'elle, les bruits diminuant, les odeurs s'atténuants, la blonde prit inconsciemment une longue et inutile bouffé d'air. Pour la première fois depuis des années, elle se sentait parfaitement détendu, son irritation perpétuelle comme envolé.
Jetant un coup d'œil à son voisin de table, elle ne put que se faire la remarque qu'il était étrange. En se concentrant pour faire abstraction des autres bruits, elle parvint à entendre le cœur battant étrangement lentement du brun. Là où le cœur d'un humain normalement constitué battait entre 60 et 80 fois par minutes, celui de son camarade de classe ne devait pas dépasser les 40 par minutes. Si son instinct lui hurlait que le jeune homme a ses côtés n'était pas entièrement humain, celui-ci était étrangement comme diminuer par l'odeur de son camarade. Contrairement aux Quileutes Change-peaux, sa présence potentiellement surnaturelle ne la dérangeait absolument pas. Mieux la légère effluve de pin et de fruits qu'elle percevait en se concentrant sur lui ne la dégoutait pas.
Durant les quatre heures qui composaient leur cours d'Arts, le petit brun ne décrocha pas un mot, ni un regard à qui que ce soit. Il se contentait de noter le cours d'un air absent, recopiait les quelques croquis composant la leçon du jour et écoutait d'une oreille distraite la voix du professeur.
Ayant déjà connaissance du cours transmit, Rosalie observa discrètement son voisin de table. Les commérages des lycéens, s'ils étaient fondés, ne rendaient pas hommage à la petite beauté assisse à côté d'elle. La peau pâle et lisse parsemé d'étonnantes petites taches de rousseurs, les traits fins et aristocratiques presque androgynes, une bouche rouge et pulpeuse laissant apparaitre des petites dents blanches dont les canines étaient plantées dans un crayon de papier, des yeux d'un vert émeraude éclatants surplombant un nez droit et légèrement pointu. Elle ne dût qu'a ses capacités vampirique de remarquer la pupille curieusement fendu à la verticale, si discrète que des humains ne pourraient pas le constater.
Le chignon lâche trônant sur le haut de son crane laissait échapper de longues mèches noires permettant aisément d'imaginer une chevelure descendante a mis cuisse. Il ne semblait pas très grand, surement un mètre soixante-cinq avec des articulations souples et fines. En sommes le petit brun ferai des ravages dans l'établissement sans même y prêter la moindre attention.
Le carillon sonnant la fin du cours mit un terme aux pensées de la jolie blonde qui rangea ses affaires avec dans l'idée de rejoindre ses frères au réfectoire, Alice ayant encore une heure de cours, mais la voix du professeur l'interrompu juste avant qu'elle ne sorte de la salle.
« -Mademoiselle Cullen, auriez-vous l'amabilité de transmettre vos notes de cours des semestres précédents à Monsieur Prince ici présent afin qu'il puisse rattraper son retard ? Monsieur Prince s'il y a des choses que vous ne comprenez pas dans mon cours, n'hésitez surtout pas à venir me demander des explications ou demandez à Mademoiselle Cullen, c'est la meilleure élève de cette classe. »
Le Monsieur Prince en question leva la tête vers son professeur et vers Rosalie puis en la fixant de ses yeux étranges inclina légèrement la tête dans un remerciement silencieux.
« -Quel enfant étrange… Enfin du moment qu'il ne perturbe pas mon cours. Bonne journée Mademoiselle Cullen »
Assis à leur table dans le réfectoire les enfants Cullen discutaient entre eux observant et écoutant les humains qui pullulaient autour d'eux. Rosalie retint un rire en observant les lycéennes rouler exagérément des hanches en passant près d'eux essayant d'attirer l'attention de ses frères.
« -Le nouveau professeur de Biologie est bizarre.
-Que veux-tu dire ?
-Je n'arrive pas à entendre ses pensées, et il me regarde avec un air étrange. Comme s'il savait parfaitement ce que j'étais, c'est extrêmement dérangeant. »
Le rire tonitruant d'Emmet coupa Edward dans sa tirade
« -Ou alors peut-être qu'il a juste un petit faible pour les châtains cuivrés »
La fratrie vampire rie doucement à la remarque de leur frère qui s'amusa de la mine déconfite du télépathe.
« -Ne sois pas idiot Edward, aucuns humains n'est parvenue à nous démasquer depuis des décennies, ce n'est pas un professeur de biologie dans une ville perdu en pleine forêt qui le pourrait.
-Nous en parlerons à Carlisle ce soir »
L'effluve douce venant flotter dans l'air du réfectoire fit taire le début de chamaillerie entre les deux frères. En observant le nouvel élève remplir son plateau, ils ne purent s'empêcher de constater une certaine grâce dans ses mouvements, trahissant une éducation dans les hautes sphères de la société. Grâce à leurs visions, ils purent également voir que le petit brun, qui comme l'avait envisagé Rosalie ne dépassait pas le mètre soixante-cinq, avait semblé dédaigner les fruits et légumes et s'était servi une généreuse portion de viande. Ce fut d'ailleurs ce détail qui interpela Jasper. Le plateau du nouvel élève était vide hormis son assiette comportant deux épaisses tranches de viandes saignantes, un verre d'eau et un yaourt nature.
Ils le virent promener son regard dans la salle et ce dernier se ternir imperceptiblement quand il constata qu'aucunes tables intérieures n'étaient libre et qu'il faisait trop froid pour occuper celles sur la terrasse. Tout comme eux il semblait rechigner à être en présence des autres. Ils eurent un peu pitié de lui quand ils virent une élève, Jessica s'ils se souvenaient de son nom, lui faire de grand signe pour qu'ils les rejoignent. Ce qu'il fit à contre cœur.
Durant tout le repas, les Cullens l'observèrent se tendre dès que l'un des élèves se montrait trop familier ou tactile avec lui. S'il ne participa guère à la conversation cela sembla échapper à ses voisins de table qui faisaient la conversation seuls.
La sonnerie de reprise des cours parut être comme une libération pour le petit brun qui, tout en restant gracieux et délicats, débarrassât vite son plateau et pris la direction de ses cours suivant sans attendre les élèves qui l'appelaient. La fin de la journée et de la semaine se passa de la même manière, Les Cullens observant, les élèves lui courant après et le jeune Prince ignorant tout le monde.
Le coven de vampire avait décidé de continuer à observer le petit brun afin de déterminer si, comme Rosalie semblait le penser, celui-ci n'était pas humain et auquel cas s'il représentait un danger pour eux. Jasper et Rosalie, les deux seuls de la fratrie qui partageaient des cours avec lui, étaient néanmoins certains que le nouveau n'était pas une menace. Les sensations qu'ils éprouvaient près de lui et le fait que le jeune Prince semblait fuir tout le monde et voulait qu'on le laisse tranquille en était un parfait exemple.
Néanmoins, au fur et mesure que les mois passaient, les vampires constatèrent plusieurs choses étranges. Si le brun semblait fuir la présente de toute forme de vie, ils l'avaient vu plus d'une fois échanger avec le professeur de Biologie. Les deux hommes semblaient proches même s'ils gardaient leurs distances quand ils étaient en présence d'autres personnes, l'adulte couvant d'un regard discret le plus jeune. Également ils avaient remarqué son étrange mode alimentaire qui semblait se composer uniquement de viande et d'eau., d'ailleurs ils leur semblaient qu'il avait une préférence pour la viande rouge et saignante. Si cela les avait étonnés ils avaient néanmoins relégué cette information dans un coin de leur tête. Ce qui les avaient beaucoup plus interloqués en revanche, fut la disparition pendant trois jours chaque mois du petit brun. De plus les jours précédents ses disparitions, il semblait toujours épuiser, comme luttant contre quelque chose. Autre chose étrange pendant ces périodes-là son odeur changeait, elle se faisait plus sauvage et présente, ils ressentaient une certaine impatience assez contagieuse émaner du jeune homme. Comme si quelque chose allait se produire. C'était d'ailleurs pendant ces périodes précédents son absence que les Cullen voyaient Prince discuter avec le professeur de Biologie.
Et puis un jour, aucun des deux ne virent en cours.
S'ils ne se posèrent aucunes questions pendant les premiers jours de cette disparition, quand celle-ci s'éternisât et atteint les huit jours d'absences, ils commencèrent à s'interroger. De plus les professeurs n'avaient visiblement aucunes idées de la raison de l'absence de leur collègue s'ils en croyaient leurs pensées. Même le directeur de l'établissement l'ignorait.
En surveillant le bureau du shérif et les différents agents circulant en ville, ils apprirent que deux corps non identifiés avaient été rejeter sur les plages de la Push. De ce que Carlisle avait pu voir à la morgue, les deux victimes étaient dans un tel état de décomposition qu'une identification était impossible. Néanmoins, malgré le moment prolonger qu'ils avaient passé dans l'Océan certains dégâts n'avaient rien à voir avec l'eau salée ou d'éventuels poissons. En effet, les profondes lacérations présentent sur les victimes faisaient plus penser à des sévices volontaires ou une attaque de bêtes sauvages. Si les Quileutes furent très rapidement écartés, le coven s'inquiétèrent de la présence d'un vagabond sur leur territoire. Même s'il était rare que ces vampires solitaires trainent dans cette partie-là des États-Unis, cette possibilité n'était néanmoins pas à négliger.
L'enquête du bureau du Chef Swan ne menât à rien et l'affaire fut classée comme sans suite. Ainsi les mois de février et Mars passèrent sans nouvelles des deux disparus et le quotidien monotone repris pour les Cullen devant de nouveau supporter les lycéens qui les entouraient.
Un jour néanmoins, alors que la neige laissait place au printemps, ils eurent la surprise d'apercevoir assit paisiblement dans la bibliothèque près des grandes fenêtres, un livre négligemment en équilibre sur ses genoux et le menton posé dans le creux de sa main, le petit brun porter disparu depuis deux mois, le regard perdu dans le vague de la forêt. Un œil ordinaire n'aurait pu déceler un quelconque changement chez le petit brun, mais grâce à leur sens vampirique ils purent en constater quelques-uns.
Si ses cheveux avaient gardé leur couleur d'origine, ils semblaient néanmoins beaucoup plus foncés semblables au jais des ailes des corbeaux portant de très légères nuances bleutées. Ses yeux paraissaient plus éclatants portant toujours cette curieuse pupille allongée presque fendue. Sa posture semblait plus nerveuse également, comme s'il s'attendait à devoir bondir sur quelque chose d'une seconde à l'autre. Enfin même si sa peau avait gardé cette étonnante couleur d'ivoire couverte de tache de rousseurs, ils parvenaient néanmoins à distinguer les arabesques sombres d'un tatouage grimpant dans sa nuque et ils le devinaient, s'étalant surement sur une bonne partie de son dos.
Si son odeur n'avait globalement pas changé, ils pouvaient tout de même déceler une effluve un peu plus sauvage, presque animal émanant de Prince. Il semblait plus alerte, moins nonchalant et imperméable qu'a son arrivé, comme si pendant ses deux mois d'absence quelque chose s'était passé.
La deuxième surprise qui attendait les vampires en cette première journée frémissante de printemps, fut le retour du deuxième porté disparu et l'apparence qu'il arborait. Si auparavant ses cheveux étaient d'un roux éclatant, ses yeux d'un cognac profond avec des traits doux et lisses, une large cicatrice barrait dorénavant son visage en partant du côté droit de son front et disparaissait sous sa chemise en dessous de sa clavicule droite, traversant surement l'iris à présent blanche et opaque qu'il gardait en général cacher sous un cache œil médical. Une mèche blanche trônait sur le côté droit de sa tête et son pas semblait moins sûr, comme si s'appuyer sur sa jambe droite lui faisait souffrir le martyr au point de risquer de s'écrouler.
Néanmoins, malgré ce handicap visible, leur professeur semblait plus sûr de lui que jamais, comme si l'épreuve qu'il avait visiblement affrontée l'avait rendu plus fort. Et à en juger par la façon dont il couvait du regard le petit brun, semblable à une mère ours prête à tout pour protéger son petit, il n'y avait aucun doute quant à la manière qu'il aurait de le protéger coute que coute.
Il y avait néanmoins une chose qui n'avait pas changé dans le comportement du jeune Prince.
Celui-ci fuyait toujours autant la compagnie des autres, ne parlait à personne, mangeait toujours autant de viande, et s'empressait de disparaitre aussitôt la fin des cours annoncés. Durant les semaines suivant son retour, le jeune homme repris ses habitudes à la différence que les jours précédents ses absences mensuels il semblait plus posé, moins stresser. Jasper parvenait cependant à déceler une excitation presque animale faire vibrer ses membres, comme si quelque chose grattait à la limite de sa conscience et n'attendait qu'un geste pour sortir. Dans ces moments-là, le petit brun leur faisait penser a leur propre excitation d'avant chasse quand ils sortaient se nourrir dans les montagnes.
Ainsi les semaines passèrent, les Cullens continuant d'observer le jeune homme sans pour autant réussir à l'approcher, comme si celui-ci sentait qu'ils voulaient lui parler et que son instinct lui dictait de les évités eux plus que les autres. Les seuls dont il semblait toléré la présence, étaient Jasper et étonnamment Rosalie. Même s'ils n'échangeaient que très peu de paroles, inconsciemment comme si s'étaient dans l'ordre des choses, ils s'asseyaient toujours ensemble, étudiants calmement dans le silence de la bibliothèque. Avec Rosalie ils parlaient d'arts, le petit brun semblant passionnée par les œuvres portant sur la nature et les paysages, ils se corrigeaient mutuellement sur certains de leur croquis. Avec Jasper ils échangeaient très peu, recherchant surtout le calme que la présence de l'autre semblait apporter. Un soir l'empathe avait avoué à sa famille qu'il avait l'impression de se retrouver en présence d'un autre soldat quand il était avec le brun, il sentait que le plus jeune avait subi certaines choses qu'un jeune de son âge n'aurait pas dû connaitre, quand il regardait dans ses étranges pupilles fendus il lui semblait apercevoir les ombres secrètes de batailles auxquels le jeune Prince avait participé contre son gré. Ce même soir, ils firent part a leur père de l'inefficacité de leurs dons sur le petit brun, Edward ne percevait aucunes pensées comme si son esprit était vide, Alice n'avait aucunes visions le concernant, et Jasper ne ressentait que son calme et parfois son excitation mensuelle.
Si cette information parue étonnée le coven Cullen, ils l'oublièrent momentanément quand d'autres corps furent découvert, cette fois-ci dans les montagnes.
Les corps, au nombre de six, portaient les mêmes grandes lacérations que les précédents, semblable à celles causé par un ours ou un grand félin, les visages des victimes reflétaient encore la terreur fasse à la chose qui les avaient attaquées. Ayant été désigner pour autopsier les corps en l'absence du médecin légiste en déplacement à Seattle, Carlisle pus constater que le coupable ne semblait pas être un vampire puisque les victimes étaient décédées suite aux importantes hémorragies causées par les lacérations. De plus aucun des corps ne portaient de traces de morsures vampiriques. La police finit par conclure qu'il s'agissait sans doute d'un groupe de randonneur imprudent qui s'étaient approcher trop près d'un territoire.
Si les conclusions du bureau du Shérif furent acceptées, elles furent néanmoins remises en question quand trois semaines après la découverte des six randonneurs, d'autres victimes furent découvertes dans les bois et dans les falaises. Toutes portaient les mêmes blessures, elles étaient toutes décédé des causes d'une hémorragie et les décès étaient tous survenue dans la nature. Les habitants commençant à paniquer, les autorités en accord avec le Maire de Forks, décidèrent d'organiser des battues et des surveillances afin de protéger les randonneurs et de traquer l'animal qui était a l'origine de ces tueries. Plusieurs mois s'écoulèrent jusqu'aux mois d'été. Aucunes autres victimes n'avaient été découvertes, trois ours et huit pumas furent abattu, contraignant les Cullen à partir chassés plus loin dans les montagnes.
Néanmoins, suite à ces battues ils constatèrent que le jeune Prince, qui semblait pourtant toujours imperméable a ce qui se passait autour de lui, avait pour la première fois montrer de l'intérêt pour quelque chose.
Le lendemain de la découverte des dernières victimes, Edward l'avait surpris prêt du bureau du proviseur à écouter attentivement la conversation du Directeur du lycée et du Shérif Swan qui discutaient de l'affaire et de l'annonce qu'ils allaient faire aux élèves afin de décourager les plus turbulents de s'aventurer en forêt. Le vampire cuivré avait constaté que le jeune homme était tellement concentré sur la conversation des deux adultes que ses étranges pupilles semblaient encore plus fendues que d'ordinaire, si fines qu'elles semblaient avoir disparu, son corps tendu et contracter comme celui d'un prédateur prêt à bondir sur sa proie. Quand l'immortel avait interpellé son camarade, celui-ci avait retenu un sursaut, que son cœur avait trahi, ses pupilles avaient repris leurs formes habituelles, sa posture s'était faite moins tendu, plus humaine. Edward s'était excusé et le petit brun lui avait répondu que ce n'était rien avant de s'éloigner. Néanmoins, derrière le ton exagérément calme du plus jeune, le vampire avait juré entendre comme un grondement très bas, semblable à celui d'un animal mécontent d'avoir été déranger.
Cette fois il en était persuadé, le petit brun qu'ils avaient plus ou moins ignorer depuis son arrivée, n'était pas humain. C'est d'ailleurs cette pensée qui l'étonna plus que la découverte d'un non-humain. Comment, eux qui étaient toujours très prudent, avaient-ils pu faire autant abstraction de sa personne ?! Dès qu'ils n'avaient plus les yeux sur lui ou qu'ils n'étaient plus en sa présence ils l'oblitéraient complètement, le reléguant dans un coin de leur tête… C'était là une autre preuve de l'étrangeté du petit brun. Discutant de ses dernières découvertes avec ses frères et sœurs, les enfants Cullen décidèrent d'en parler à leur parent le soir même, afin de tenter de lever le voile de mystère qui entourait la créature qu'était le jeune Prince et surtout essayer de trouver une réponse a l'une de leur plus grande interrogation : pourquoi l'oubliaient-ils systématiquement quand il n'était pas dans leur champ de vision et représentait-il un danger pour eux et pour les humains de Forks.
Ils n'eurent cependant pas le temps d'aborder le sujet, car quand leur père rentrât de l'hôpital ce soir-là, il n'était pas seul. "L'homme", puisqu'à l'aura qu'il laissait échapper ils comprirent il était comme eux, a ses côtés était grand, peut-être dans les un mètre quatre-vingt-dix, portait de longs cheveux d'un blond presque blanc attacher sur le haut de sa tête en queue de cheval, affichait un air aristocratique que son nez fin et droit confirmait, et semblait froid et imperturbable. Malgré la certitude qu'ils avaient d'avoir un autre vampire en face d'eux un détail les perturbait. L'homme blond en face d'eux avait des yeux gris pailletés d'argent, alors que tous les autres buveurs de sang qu'ils connaissaient avait soit les prunelles rouges, soit dorés.
La voix chaleureuse du patriarche Cullen, coupa les clans dans ses observations de l'inconnu.
« - Les enfants, je vous présente le Lord Lucius Prince-Black, mon collègue et nouveau chirurgien cardiothoracique de l'hôpital de Forks. Chef de Clan de la famille Prince-Black. Lucius, je te présente ma femme Esmée, et mes enfants Rosalie, Emmett, Jasper, Alice et Edward. »
Le Lord les observa tout un instant de ses prunelles étranges, puis inclina légèrement le buste vers eux, en disant d'une voix neutre ou un léger accent Britannique ressortait.
« -Je suis enchanté de faire votre connaissance » se tournant vers la mère de famille, il continuât « -Je vous prie de bien vouloir m'excuser de ne pas être venu me présenter à notre arrivée, mais nous avions quelques petits problèmes à régler quant à notre installation dans cette ville. »
Esmée et Alice semblèrent immédiatement charmer par les manières aristocratiques de l'anglais. La compagne de Carlisle pris donc la parole, son éternel sourire aux lèvres.
« -Ne vous inquiétez pas Lucius, si vous me permettez de vous appeler ainsi, je comprends tout à fait la charge de travail que vous avez eu à réaliser pour normaliser votre déménagement. Soyez rassuré, Forks est une petite ville, les gens finiront par vous oublier au fur et à mesure que le temps passe.
-Vous avez dit Prince-Black ? Avez-vous un quelconque lien avec le jeune Prince qui va en cours avec nous au lycée de Forks ? » La question de Jasper ramena immédiatement le petit brun secret dans leur tête. Si ce vampire étranger avait un lien avec lui, cela expliquerait surement pourquoi ils parvenaient à distinguer l'odeur du plus jeune sur lui.
« -Ainsi vous connaissez déjà Harry.
-c'est exact, bien que connaitre soit un bien grand mot. Nous le côtoyons au lycée et dans certains cours, mais cela s'arrête là. Harry n'est pas très bavard et difficile à approcher, sans vouloir vous offensé Lord Prince-Black
-N'ayez crainte Jasper, je comprends tout à fait ce que vous voulez dire. Harry est un enfant très discret et secret, il m'a fallu du temps quand je l'ai recueilli pour l'apprivoiser et lui faire baisser sa garde en ma présence et en celle de mon compagnon. »
La discussion entre les vampires se continuât jusque tard dans la nuit. Ainsi les Cullens purent apprendre que la famille Prince-Black était bel et bien la famille propriétaire du manoir près de la frontière entre le territoire des Quileutes et le leur. Ils apprirent également que le clan Prince-Black comptait deux vampires, le chef de famille refusant de divulguer l'essence des trois autres membres de sa famille. Le nouveau clan n'était pas végétarien, mais Lucius leur assura que lui et l'autre vampire de son clan ne chassait pas de proie. Les Volturi, que le grand blond connaissait très bien, leur faisaient livrer chaque mois des poches de sang venant de différents criminels originaires du monde entier. Il refusa de leur expliquer comment il connaissait aussi les Rois et également pourquoi ses yeux n'étaient pas rouges comme ceux des autres vampires buveurs de sang humains.
Ainsi ils comprirent vite que si leur homologue britannique était présent s'était surtout pour leurs assurés qu'ils n'étaient pas une menace et leur intimé silencieusement de ne pas chercher a en savoir trop sur eux. Le clan Prince-Black avait des secrets, et il voulait les garder. De même si le blond accepta de leur révéler que leur clan se composait de son compagnon et de leurs trois fils, il n'entrât pas plus dans les détails. Ils comprirent également que le vampire platine était beaucoup plus vieux que Carlisle et d'un rang nettement supérieur. Les dernières informations qu'ils purent acquérir avant que les bipeurs des deux médecins ne se fassent entendre, fût que le nouveau clan avait largement l'accord des Quileutes pour s'installer aussi près de leurs terres et l'autorisation d'y circuler comme bons leur semblait puisque les deux clans étaient cousins depuis de nombreuses générations.
[…]
Dès qu'il avait mis les pieds dans ce lycée perdu entre montagne et foret, il les avait tout de suite détectés. Vivre avec deux sangs froid avait ces avantages, il parvenait plus facilement à les détecter. Il avait senti leurs curiosités à son égard, leurs interrogations, leurs doutes, il savait qu'ils soupçonnaient qu'il ne soit pas humain, mais un usage très léger de son don avait suffi pour les détourner suffisamment longtemps. Non pas qu'il souhaitait les tromper, du moins pas entièrement, il n'était juste suffisamment pas assez stabilisé pour pouvoir être tout à fait à l'aise avec son instinct qui lui hurlait de leur feuler dessus avant de s'enfuir.
Quand la première partie de son héritage s'était déclencher, Harry avait senti que le contrôler ne serait pas une partie de plaisir. La longue cicatrice qu'il portait a la cuisse lui rappelait parfaitement les complications auxquelles son frère ainé avait fait face quand il avait hérité du sien. Ainsi il savait en partie à quoi s'attendre même s'il n'avait pas la même puissance que son ainé. Celui-ci avait dû être isolé pendant plus de six mois avant de réussir à se contrôler. Six longs mois durant lesquels ils avaient dû faire face à une créature surpuissante et très énervé dont les instincts surdévelopper lui hurlait d'égorger toutes les personnes qui avaient le malheur de se trouver sur son chemin. Le seul relativement épargner avait été Harry, la créature de son frère le reconnaissant automatiquement comme sa famille et son sang. Si son frère était en temps normal surprotecteur avait son cadet, sa créature décuplait d'autant plus cet aspect de sa personnalité. Ainsi quand celle-ci devenait trop nerveuse et agressive le seul pouvant l'approcher sans risque était Harry. Si son frère avait fini par le blesser c'était uniquement dû à l'interposition du petit brun entre son père et son frère pendant une crise. Si Harry était passé très près de perdre sa jambe cela avait au moins eu le mérite de calmer définitivement l'instabilité de la créature et l'obtention du contrôle tant attendu de celle-ci par de l'ainé.
Harry avait parfaitement conscience que les mois qui allait suivre l'obtention de la première partie de son héritage allait être compliqué, mais il savait qu'il pouvait compter sur ton son clan pour le soutenir et l'aider dans cette épreuve.
Néanmoins, il ne s'attendait pas à ce que celle-ci soit aussi rude.
Les premiers signes qu'il parvient à détecter furent l'agitation et l'épuisement constant dans lequel il se trouvait. Il sentait son pouvoir bourdonner sous sa peau, celui-ci semblait faire des allers-retours beaucoup plus rapides que d'ordinaire dans ses veines. Il percevait les différents sons qui l'entouraient plus nettement, il parvenait parfaitement à sentir et gouter les différentes odeur flottant dans l'air ambiant. S'il se concentrait suffisamment il pouvait même voir le moindre grain de fond de teint que cette adolescente agaçante qui ne le lâchait plus depuis son arriver avait sur le visage. Si ces symptômes bien qu'embêtant était facilement occultable, tout sembla s'accélérer un matin du mois d'Avril. Quand il ouvrit les yeux sur les verrières qui composaient le plafond de sa chambre, il sentit directement que quelque chose n'allait pas. Les bruits et odeurs semblaient décuplés, les murmures de son père lui éclataient aux oreilles comme s'il était a ses côtés alors que celui-ci était dans la serre botanique qu'ils avaient installé a l'autre bout du terrain dont ils étaient propriétaire. Il sentait les effluves du petit déjeuner préparer par les elfes dans les cuisines trois étages en dessous remonter jusqu'à lui. Bien plus que le déferlement de sensations sur ses sens, c'était surtout l'excitation animale prête à exploser sous sa peau qui l'inquiétât et malheureusement la suite lui donna raison. Un sentiment d'angoisse lui enserrant le cœur, il eut tout juste le temps d'appeler son frère dont la chambre se trouvait de l'autre côté de l'étage que la crise commença.
À peine eut-il posé les pieds hors de son lit, que ses jambes furent traversées par des pics de douleurs tellement intenses qu'il s'écroula sur le parquet en criant sa douleur. Accompagné d'une sensation pareille à des milliers d'aiguilles chauffées a blanc s'enfonçant sans cesse dans ses membres inférieurs, la douleur remontât petit à petit le long de son corps pour se loger jusque dans sa nuque. Ses ongles et ses dents semblèrent comme pousser et puis tomber sur le sol. Il sentît sa peau se craqueler, se fissurer puis chuter semblable à la mue d'un reptile. Son cœur battait tellement vite qu'il lui semblait que celui-ci allait s'expulser d'entre ses cotes qui ne cessaient de bouger, comme cherchant une nouvelle position, se soulevant, se rabaissant, s'écartant, se resserrant comprimant ses poumons déjà mis à mal par les expirations laborieuses qu'il laissait échapper entre deux plaintes de douleur.
Harry était tellement pris dans sa souffrance qu'il ne s'aperçût même pas de la présence de ses parents et de ses frères. Il sentît à peine les mains froides de son frère ainé le soulever du sol pour l'emmener dans la chambre forte située quatre étages plus bas dans les sous-sols de la bâtisse, pendant que l'un de ses pères tentait désespérément de soulagé au maximum la douleur malgré le peu d'efficacité que pouvait avoir les sorts de soins. Son autre père tentait de calmer son deuxième fils complètement paralyser d'angoisse en l'emmenant dans la forêt pour l'éloigner des cris stridents du plus jeune de la fratrie, car il savait que le pire était encore à venir pour le petit brun.
La crise dura trois jours. Trois jours durant lesquels la douleur ne refluât jamais, toujours plus intense. Trois jours où le bruit des craquements osseux, du claquement des ligaments et du déchirement des muscles résonnèrent dans toute la chambre forte. S'il avait été un humain normal, Harry serait surement mort suite aux importantes hémorragies provoquer par l'obtention de son héritage de créature. Malgré le parfait contrôle qu'ils avaient sur eux-mêmes, les deux vampires du clan n'osèrent pas s'approcher de la porte des sous-sols. La crise les ayant pris par surprise ils n'avaient pas eu le temps de se nourrir avant d'y faire face, l'odeur d'hémoglobine régnant dans le manoir était si forte que les deux sang-froid blonds préférèrent quitter la bâtisse pour ne pas mettre en plus en danger le plus jeune.
Quand Severus ouvrit la porte de la chambre forte ce matin-là, l'ainé de ses fils était déjà dans la pièce. Il serait contre son torse un petit brun secoué de sanglots en lui chuchotant des mots dans cette langue ancienne dont ils étaient les derniers héritier. Le grondement d'avertissement sortant de la gorge du grand brun suffit au père de famille pour comprendre que la créature de l'ainé réagissait par pur instinct à cause de l'état du plus petit. Posant les flacons et autres pansements sur le sol, montrant ses mains vide dans une posture apaisante, Severus s'approcha doucement de la paire.
« -Tous va bien Tom, je ne vais pas lui faire de mal »
Un nouveau grondement sourd et vibrant claquât dans l'air saturé de magie, fût la seule réponse qu'il obtint. Plantant son regard dans les yeux rouges à la pupille fendu devant lui, Severus avança d'un autre pas en laissant échapper un peu de magie pour calmer son fils ainé.
« -Tom tu dois me laisser approcher pour que je puisse le soigner, Harry a besoin de soin. Je ne te l'enlèverais pas, vous ne serez plus séparé je te le promets. »
La tension baissa d'un cran quand la créature de l'ainé senti l'odeur de son père adoptif et l'aura de calme qu'il dégageait. Il desserra légèrement les bras et laissât le plus vieux approcher. Le père de famille pu alors constater que malgré quelques coupures apparentes, toutes les fractures et déchirures provoquer par la métamorphose du plus petit étaient en bonne voie de guérison suite à la magie combinée des deux frères. Ses soins terminés, Severus fit apparaitre un lit et un siège demandant d'un regard a son fils de déposer le plus jeune sur le lit afin de le laisser se reposer. Tous deux savaient que maintenant que la partie physique était achevé, ils leur restaient encore à attendre que le cadet apprenne a maitrisé sa créature et les pouvoirs qui allaient avec.
Ils eurent néanmoins de la chance dans leur malheur, car mise à part un épisode plus dur que les autres manquant de couter la vie à l'un de leurs proches, le nouvellement muté du clan parvint à maitriser son héritage en à peu près deux mois. Sa créature était moins agressive que celle de son frère, mais son pouvoir était nettement plus contraignant. Ainsi au début du troisième mois, en ce soir de printemps Harry pu enfin sortir définitivement de la chambre forte ou il était enfermé depuis le début de la crise.
Le retour au lycée de Forks fût plus délicat. Si le petit brun n'avait aucune envie d'y remettre les pieds, ses deux pères ne lui laissèrent guère le choix. Ses deux ainés s'en été amusé avant que Severus rappel au deuxième de la fratrie que lui aussi devait retourner a la fac de Seattle où il était inscrit depuis le mois de Mars. S'ensuivi une petite session de chamaillerie entre les deux plus jeunes de la famille avant que le bipeur du chef de famille ne sonne son retour à la clinique pour une nouvelle intervention.
Ainsi commença le mois d'Avril pour le clan Prince-Black, Lucius à l'hôpital de Forks, Severus et Tom au Moon Light, le bar-restaurant qu'ils avaient ouverts en ville, Draco à la fac de vétérinaire de Seattle et Harry au lycée de Forks.
A suivre….
