Coucou mes petits chats, voici le chapitre de la semaine ! Je suis désolée je n'ai pas eu beaucoup de temps pour répondre aux reviews, mais je les ai toutes lues et merci vraiment à vous pour votre soutien et votre enthousiasme ! Bonne lecture ^^
« Alors ! », dit Stiles en posant une assiette de cookies sur la table. « Je suppose que vous vous demandez tous pourquoi je vous ai réunis ici. »
« Pas vraiment. », répond Scott en prenant un biscuit. « On a tous compris que tu veux nous demander quelque chose et que tu vas essayer de nous corrompre avec des cookies. »
« Vrai. », acquiesce Cora. Elle en prend deux et en donne un à Isaac, qui lui sourit.
Stiles lève les yeux au ciel avant de les reposer sur les adolescents rassemblés. Il ne sait pas exactement qui conviendrait au mieux pour la petite mission qu'il a en tête. Pour chaque choix, il y a des pour et des contres. Il en a discuté avec Peter et s'est mis d'accord avec Talia. Elle était un peu réticente mais Stiles lui a assuré à de multiples occasions qu'il ne pensait pas que ce soit dangereux. « Alors, je me renseigne sur ce groupe, Recherches pour un Remède. », commence-t-il, et il fait un bref résumé de ce qu'il a découvert jusqu'à maintenant. « Ça me semble plutôt suspicieux qu'ils apparaissent alors que je fais des recherches sur ces attaques qui pourraient avoir un rapport avec les rejets de morsure. »
« Ouais, c'est chelou. », commente Cora.
Allison est un peu plus difficile à convaincre. « Tu dis pourtant que ça fait plusieurs mois qu'ils essaient de te contacter. »
« C'est vrai. », répond Stiles. « En fait, j'ai reçu leur premier mail moins d'un mois après ma sortie de l'hôpital. Et ils ont essayé de temps en temps. Mais là, tout d'un coup, ils s'en soucient assez pour envoyer l'un de leurs membres les plus importants à ma porte. C'est un peu étrange. »
« Okay, ça, je suis d'accord. », dit Allison.
« Ce dont j'ai vraiment besoin... », continue Stiles. « C'est d'informations qui viennent de l'intérieur. C'est à ça que vous pourriez m'aider. »
« Tu veux qu'on fasse quoi, exactement ? », demande Allison en haussant les sourcils.
« Je veux que vous alliez sous couverture à Recherches pour un Remède. Toi, en particulier. Tu es une Argent. Et je sais que Chris n'a pas parlé du fait que tu as rejoint une meute de loups-garous. Ça anéantirait sa réputation auprès de toutes les têtes de con avec qui il travaille. Alors tu pourrais te porter volontaire. Et si on t'envoie avec un loup-garou qui vient juste d'échapper à une meute terrible, tu pourrais aller dans une des communautés. Il y en a une en Oregon. »
« Je vais me trouver où un loup-garou ? », demande Allison. « Je veux dire, un autre que ceux avec qui on vit ? » Elle regarde autour d'elle. « Ou alors, c'est ça le plan ? »
« C'est l'idée générale, oui. » Stiles regarde les autres. « Ça marcherait avec chacun de vous trois. Je ne sais pas comment ils réagiront s'ils découvrent la supercherie, par contre. »
« Si c'est dangereux et qu'Allison y va, alors j'y vais aussi. », affirme Scott.
« Et ton job chez Deaton ? », rétorque celle-ci. « Je peux prendre soin de moi, tu sais. »
« Je sais mais... » Scott lui lance un regard triste. « Je ne peux pas te laisser te mettre en danger seule. Deaton comprendra. »
« Je ne pense pas que ça va être si dangereux que ça. », raisonne Stiles. « Je veux dire, c'est pas l'OLL. Ce n'est pas un groupe violent ; ils n'ont aucune association connue avec des actes terroristes ou des crimes haineux. Le pire qui va arriver, c'est de vous faire jeter dehors. »
« Je peux prendre soin de moi-même. », rappelle Allison à Scott et pose sa main sur son avant-bras.
« Je sais, mais - »
« J'y vais. », l'interrompt Cora. « Il faut que ce soit moi. Je suis la seule qui n'a pas de job d'été. »
« Non, ta mère a besoin de toi. », dit Isaac. « Je vais le faire. »
« Wow, c'est vraiment inspirant. », dit Stiles en leur souriant. « Puisque vous êtes tous volontaires, je pense qu'Isaac serait le meilleur choix. Il a des yeux de chien battu. Je pense que c'est lui qui serait le plus crédible dans le rôle de l'oméga qui s'est enfui. C'est pas comme si tu devrais être sous couverture pendant des mois. Juste y aller, renifler un peu, et revenir. »
« Ça a l'air facile. », dit Isaac.
« Je vais chacun vous faire un plat des cookies de votre choix. »
« Tu n'as pas besoin de nous récompenser. », rit Allison.
Stiles rit aussi. « Je sais, mais ça ne fait pas de mal. »
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Le bureau de Derek n'est pas vraiment ouvert au public mais parfois certains clients viennent parler de plans ou regarder différentes sortes de plantes ou de carrelages. L'adresse de son entreprise est listée sur internet alors parfois, des gens viennent regarder la pépinière et acheter quelques fleurs ou buissons. Laura a créé une galerie des travaux qu'il a déjà réalisés, et il y a un mur de photos.
Il travaille dans la véranda, comme d'habitude, quand il voit une voiture arriver, un petit véhicule familial. La femme au volant sort et regarde son téléphone comme pour regarder si elle est à la bonne adresse avant de s'approcher de la porte. Derek se lève et ouvre la porte, s'arrête devant les marches. « Puis-je vous aider ? »
La femme s'arrête et le regarde prudemment. Il suppose qu'il est imposant. Il est habillé d'un marcel et d'un jeans, tous deux tâchés de terre et de graisse, tout comme ses phalanges. Il se hâte de baisser sa truelle.
« Euh, bonjour. », dit la femme. « Est-ce que vous êtes... Derek Hale ? »
« Oui. »
« Je, euh, je suis Cheryl Krasikeva. Je crois que l'on s'est déjà rencontrés, il y a longtemps. Aux funérailles de Paige ? »
« Oh. », répond Derek. Il n'a aucun souvenir de cette femme, mais c'était il y a plus de dix ans et beaucoup de choses se sont produites entre temps. « Oh, euh, désolé. », dit-il en essuyant ses mains sur son pantalon avant d'en tendre une.
Cheryl la regarde d'un air dubitatif avant de le surprendre en la serrant sans même essayer de s'essuyer les mains après. « Je, euh, j'espère que ça ne dérange pas que je passe à l'improviste. J'ai appelé avant, mais je suis tombée sur le répondeur et je n'avais pas envie de laisser un message. Peut-on parler une minute ? »
« Bien sûr. » Derek lui fait signe de le suivre sous la véranda. « Voulez-vous quelque chose à boire ? De la limonade, du thé glacé ? »
« J'aimerais beaucoup un peu de thé glacé, oui. » Derek lui en sert un verre. Stiles a installé un mini frigo dans la véranda car il sait que c'est là que Derek passe le plus clair de son temps. Et apparemment, 'C'est important de s'hydrater, Derek ! ». Il refuse aussi que Derek achète du thé glacé industriel. Pour être honnête, Derek apprécie. La plupart de ce qui est en commerce n'est que de l'eau sucrée. Il préfère largement ce que Stiles prépare.
« Que puis-je faire pour vous, madame Krasikeva ? », demande Derek.
« S'il vous plaît, appelez-moi Cheryl. Je, euh, j'ai entendu que votre... ton compagnon enquête sur le meurtre de ma sœur. Il a appelé mes parents la semaine dernière. »
Derek hoche la tête. « Veux-tu parler avec Stiles ? », demande-t-il. Il peut comprendre qu'elle ne sache pas comment le contacter. C'est mal vu d'aller à la maison de la meute sans invitation, alors venir sur un lieu de travail est bien mieux. Mais Stiles n'a pas de lieu de travail.
« Non. », répond Cheryl. « Je veux dire, je n'ai pas spécialement d'information ou quoi, je voulais juste te parler parce que je sais que toi et ma sœur étiez amis, alors je... »
« Je ne dirais pas ça. », dit Derek. « Nous étions plus ennemis qu'autre chose, enfin, pour autant que des gamins de quinze ans puissent être ennemis. »
Cheryl se tortille un peu. « Eh bien, tout le monde sait que Paige avait un crush sur toi. »
« Je n'en ai jamais entendu parler. », répond Derek avec de l'humour dans la voix.
« Vraiment ? » Cheryl a l'air surpris. « Je veux dire, j'avais deux ans de plus mais... elle l'a toujours nié, mais je pensais qu'elle était gênée parce que la moitié des filles de l'école avait un crush pour toi. Je veux dire, tu sais comment c'est, les adolescents. Une minute ils se détestent, l'autre, ils se pelotent derrière un gradin... »
Derek s'éclaircit la voix. « Crois-moi, je n'ai jamais peloté ta sœur derrière un gradin. »
« Non, non, je sais. Mais j'ai toujours pensé qu'elle te détestait tellement parce qu'elle t'appréciait en secret. »
« C'est possible, oui. Mais si c'est le cas, elle ne me l'a jamais dit. » Il se demande pourquoi Cheryl est là, pourquoi elle lui en parle. Il doit y avoir un but mais pour le moment, elle n'a rien dit qu'il ne sache déjà.
« C'était juste une de ces rumeurs, tu sais. », dit Cheryl. « Elle s'est faite harceler à cause de ça. Je veux dire, après tout ce qui est arrivé avec Stiles, je suis sûre que tu sais à quel point ça peut dégénérer, d'avoir un crush sur le merveilleux Derek Hale, oser ça... »
Derek grimace et hoche la tête.
« Je crois que Paige a été ciblée à cause de son intérêt pour toi. », lâche Cheryl.
« Je... Quoi ? »
« Écoute ça. Je sais que ça paraît fou mais, vu ce qui est arrivé avec Stiles, je pensais que tu me croirais. Personne ne m'a cru, à l'époque. Mais tu avais quinze ans. C'est l'âge de la première Cérémonie de Recherche. Il y avait des rumeurs selon lesquelles tu la choisirais, même si vous étiez jeunes tous les deux. Et ça ne plaisait pas à beaucoup de monde. Je veux dire, notre famille est pauvre, nous sommes des immigrés, Paige était une nerd rabat-joie et n'avait pas beaucoup d'amis. Tout le monde disait que tu étais trop bien pour elle. »
« Okay, mais la Cérémonie n'était que plusieurs mois après son meurtre. », remarque Derek. « Je pourrais comprendre ta théorie si je l'avais choisie, mais tu penses vraiment que quelqu'un la tuerait juste pour la probabilité ? »
« Oh, oui. », répond Cheryl, les yeux écarquillés. « Parce qu'une fois que c'était officiel, si elle mourait, tu ne choisirais jamais personne d'autre, non ? »
Derek pense à expliquer qu'un compagnon reste un compagnon, peu importe ce qui arrive à la Cérémonie. Que, même si Stiles l'avait rejeté, il aurait toujours été le compagnon de Derek, qu'Olivia était la compagne de Peter au moment où ils s'étaient rencontrés, même si ce n'était pas à la Cérémonie. Mais il réalise que ça ne sert à rien. Que Cheryl y croit, que beaucoup d'humains y croient.
Et qu'elle pourrait avoir raison.
Il sait que, même si Stiles est excité d'être tombé sur ces constantes de rejet et d'attaques, le meurtre de Paige n'y est peut-être pas lié. Certains facteurs dans sa mort ne collent pas, comme par exemple l'appel fait aux secours par une personne inconnue. Stiles dirait sans aucun doute qu'ils doivent suivre chaque piste.
Alors il dit ceci. « Ce n'est pas tout à fait comme ça que ça marche, mais je peux voir pourquoi certains pourraient penser ça. Cheryl, est-ce que quelqu'un a déjà menacé ta sœur ? Des appels anonymes, des lettres, n'importe quoi ? »
« Non. Mais le truc, c'est que je ne comprends pas pourquoi elle est restée si tard à l'école. »
« Elle répétait, non ? », dit Derek.
« Elle restait après l'école, oui, mais jamais plus tard que 17h. Elle rentrait toujours à la maison pour aider ma mère à préparer le repas. Je ne sais pas pourquoi elle était encore là-bas à cette heure-là, si ce n'était pas pour rejoindre quelqu'un. »
Derek voit où elle veut en venir. « Quelqu'un comme... un béguin qui aurait glissé un mot dans son casier ? Un admirateur secret ? »
Cheryl hoche la tête. « Pas que je pense que tu l'aies fait ! », lui assure-t-elle. « J'ai toujours pensé que c'était une mauvaise blague et que Paige était au mauvais endroit au mauvais moment. »
« Même si c'était le cas, quiconque aurait fait ça serait coupable de quelque chose », dit Derek, même s'il ne sait pas de quoi ça serait. Quels sont les chefs d'accusation pour avoir amené quelqu'un à sa mort, même accidentellement ? Homicide involontaire ? « Est-ce que Paige t'a dit quoi que ce soit ce jour-là ? Elle a eu un mot ? »
« Non. Tout ce que j'ai, c'est que je n'arrive pas à penser à une autre raison pour laquelle elle serait restée si tard à l'école. »
« Avez-vous dit ça à la police ? », demande Derek.
« Oui. Ils ont dit qu'ils avaient vérifié ses affaires, son casier, tout, mais n'ont trouvé aucun mot du genre. Et je dois dire qu'elle aurait eu le mot sur elle. »
Derek secoue la tête. « Pas si son tueur savait que ce serait le seul lien pour le ou la relier au meurtre. », dit-il. « Il aurait aisément pu prendre le mot. Mais on a encore celui ou celle qui a appelé les secours. » Il grimace un peu. « Les mystères, c'est pas vraiment mon truc. Écoute, je pense que tu devrais parler à Stiles. »
« J'avais peur qu'il ne me prenne pas au sérieux. », admet Cheryl. « Je veux dire, il ne connaissait pas ma sœur. J'ai eu peur qu'il m'envoie balader. Mais tu la connaissais. Je pensais juste que, vu qu'il avait résolu le meurtre de masse à Chicago, fait exploser l'OLL...Il ne... »
« Crois-moi, s'il y a une chose que Stiles prend au sérieux, c'est le harcèlement des gens qui ne rentrent pas dans le moule de ce que les gens pensent d'un compagnon. Il va te poser des questions jusqu'à ce que tu n'en puisses plus. »
Cheryl sourit. « Merci. Je... Tout le monde en parle comme si c'était juste l'action d'un fou, mais j'ai toujours pensé que c'était différent. Qu'elle ne... qu'elle ne pouvait pas être morte sans aucune raison. C'est probablement idiot. »
« Non, absolument pas. Je sais exactement ce que vous ressentez. »
« Oh, je suppose, oui. » Cheryl détourne le regard. « Désolée. »
« Oh, ne vous excusez pas. Je vais appeler Stiles, d'accord ? D'une manière ou d'une autre, il va résoudre ça. Il est pire qu'un chien avec un os quand on en vient aux mystères. On va trouver ce qui est arrivé à ta sœur, je te le promets. »
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« Je vais m'absenter quelques jours. », dit Peter au milieu d'un épisode de Broadchurch. Ils regardaient tous les deux l'épisode en silence, alors ce commentaire surprend Tom. Il cherche la télécommande et met l'épisode en pause. Puis il regarde Peter avec curiosité. Le loup-garou a toujours quitté la ville quand ça lui chantait. Ce n'est pas inhabituel pour lui de partir plusieurs jours à la suite, mais il n'a jamais prévenu Tom avant.
« Okay. », dit-il. Il regarde Peter, qui est affalé sur l'autre côté du canapé, les pieds sur les cuisses de Tom. « Tu vas où ? »
« En Oregon. »
« Surveiller Allison et Isaac ? », demande Tom.
Peter hoche la tête. « Stiles m'a dit ce qu'il avait prévu et je suis d'accord avec lui, le danger devrait être minime. Mais il n'est pas nul. Je préfère être dans les parages, au cas où. »
« Okay. » Tom ne sait toujours pas pourquoi Peter se soucie de lui dire. « Tu veux que je vienne avec toi ? »
« Oh, non. J'ai juste pensé... » Il regarde Tom un long moment. « J'ai pensé que tu aimerais le savoir. »
« Je suis content que tu me l'aies dit. C'est juste que ce n'est pas dans ton habitude. Normalement, tu ne préviens personne de tes allées et venues, pas même moi. Même si tu les planifies à l'avance. », ajoute-t-il parce qu'il sait que parfois, Peter s'en va sans y penser et revient sans réaliser combien de temps il est parti.
« Olivia voulait que je lui dise quand je partais. », dit Peter.
Tom sent son cœur s'arrêter de battre, parce que c'est rare pour Peter de mentionner Olivia. Peter mentionner Olivia en comparaison directe avec lui est inédit. « Oh. », dit-il.
Peter reste silencieux une minute. « La meute – ils ont l'habitude avec moi. Ils savent comment je suis, que je pars. Ça ne les dérange pas. Plus maintenant, en tout cas. Pas maintenant qu'ils savent que je reviendrai. Mais Olivia n'était pas une louve à la naissance. Ça l'inquiétait quand je partais plusieurs jours sans le dire. Même quand on ne faisait que sortir ensemble. J'ai pensé que ça pourrait te contrarier, toi aussi. »
Là, Tom hésite parce qu'il pense que le fait que Peter fasse ce parallèle pourrait l'aider à accepter leur relation sur le long terme, mais il ne veut pas non plus donner à Peter une fausse idée de sa personnalité. « Ça ne me dérange pas, parce que tu es comme ça depuis que je te connais. C'est une part de toi. Est-ce que j'apprécie que tu me le dises ? Oui. Mais je ne te tiens pas en laisse, si l'on peut dire. »
« C'est vrai, oui. Je ne suis pas certain de bien aimer cette communauté en Oregon. »
Tom force son cerveau à suivre le train de pensée de Peter. « Pourquoi ? »
« Ça ressemble énormément à une secte pour moi. Je sais qu'Allison et Isaac peuvent s'occuper d'eux-mêmes, mais ils n'ont pas autant d'expérience du monde que ça, et ce genre d'endroit... séduit. Je ne veux pas qu'ils aient une impression fausse de ce lieu. »
« Et tu penses que rôder dans les buissons va les aider ? », demande Tom, sceptique.
Peter hausse les épaules. « Ça ne peut pas faire de mal. »
« Je ne pense pas que tu aies besoin de t'inquiéter. Vu ce que Stiles en a dit, le but de ces 'communautés' est de rendre les loups malheureux. Peut-être même leur laver un peu le cerveau, oui, mais je ne pense pas qu'il y ait une ambiance heureuse, hippie. Je vois ce que tu veux dire, mais je ne pense pas que tu doives te faire de souci. »
« C'est surtout Isaac qui m'inquiète. », remarque Peter. « Je ne pense pas qu'il abandonnerait Cora, bien sûr, mais il est fragile psychologiquement, d'une manière dont Allison n'est pas. Il a eu une vie très difficile et de ce fait, la meute est très protectrice avec lui. Et Cora, bien sûr. Après ce qu'elle a traversé, je suis surpris qu'elle n'ait pas insisté pour venir avec eux. »
« Cora est plutôt résiliente. », dit Tom, même s'il sait que Peter a en partie raison. Cora a guéri de ce qu'elle a enduré avec Seth. Elle est redevenue cette personne amicale et enjouée. Il y a encore quelques moments où ils peuvent voir les marques que ces épreuves ont laissé sur elle. Pendant ces moments, elle ne veut pas quitter Isaac. Heureusement, ça ne le dérange pas du tout.
Alors c'est un peu surprenant que Cora n'ait pas insisté pour y aller mais Tom prend ça comme un signe de guérison de la part de la jeune fille. Il est content qu'elle aille bien. Tout le monde a trouvé ça très dur de voir à quel point elle était fragile après Seth, alors qu'elle était normalement l'une des personnes qui souriait le plus.
« Je suppose que tu as raison. », dit Peter.
Il se tait. Tom s'habitue aux silences du loup-garou, comme il s'habitue à ses mécanismes de pensées, par bonds et rebonds. Il n'essaie pas de presser Peter, il le laisse avoir ses moments. Quand ça dure plus d'une minute, il change habituellement de sujet ou, dans cette situation, reprend la télécommande pour relancer la série.
« J'aurais aimé que tu ne confies pas cette affaire à Stiles. », lâche Peter avant que Tom puisse appuyer sur lecture.
Là, Tom est confus. « Quoi ? »
Avec irritation, Peter se répète. « J'aurais aimé que tu ne confies pas cette affaire à Stiles. »
« Oui, j'ai entendu. Et je n'ai toujours pas compris. Tu encourages toujours Stiles à fourrer son nez là où il n'a rien à faire. Je pensais que lui confier une affaire locale lui éviterait bien des ennuis. Je ne pensais pas qu'il trouverait tout ça. »
« Ce n'est pas ça. » Peter semble frustré. « Je ne sais pas quoi penser de ces attaques d'alphas féroces et des ces rejets forcés. Je doute que l'un d'entre nous s'attendait à ça. Mais le meurtre de Paige Krasikeva... Il y a quelque chose là-dedans que je n'aime pas. Quelque chose que je n'arrive pas à - » Il se stoppe et détourne les yeux. « Le timing est mauvais, c'est tout. Talia. Je suis sur les nerfs à cause de Talia. »
« Écoute. » Tom tend la main vers Peter pour lui donner de la réassurance physique. Il pose sa main contre sa nuque et caresse ses cheveux. « Je sais que la grossesse de Talia est difficile pour toi, pour bien des raisons. Et je suis le premier à admettre que cette affaire de meurtre est un véritable sac de nœuds. Mais Stiles est intelligent et débrouillard. Il va faire la lumière sur cette affaire, tu verras. »
Peter se recule, détourne les yeux. « Peut-être que c'est ça que je crains. »
