Coucou mes loulous ! Je ne vous ai pas oubliés, promis ^^ J'ai eu à faire aujourd'hui et j'ai eu peur de ne pas avoir le temps de publier le chapitre, mais ouf, me voilà xD Merci beaucoup pour vos reviews, et merci à Neliia pour la correction. Bonne lecture !
Après les premiers jours, McCall adopte une tactique intéressante à laquelle Derek n'avait pas pensé. Il ne sait pas si Stiles y a pensé ou non. Il commence à faire des recherches sur les deux ambulanciers qui ont trouvé Paige à l'école. Sa théorie, c'est qu'ils ont volontairement essuyé les secrétions noires pour cacher le fait qu'elle soit en rejet.
Quand Derek en parle à Stiles, celui-ci répond que c'est improbable. « Je ne pense pas que tuer Paige ait été l'intention. Mais je suppose que, si ça l'était, les ambulanciers auraient pu en être. »
Derek a tendance à être d'accord et Stiles en sait bien plus sur les rejets que lui. S'il pense que le but n'était pas le meurtre, il a probablement raison. Quand il le dit à McCall, l'agent n'écoute pas, alors Derek ne se fatigue pas. Il se contente d'aider McCall à éplucher des relevés bancaires et téléphoniques vieux de dix ans.
Quand rien ne ressort, McCall décide d'étendre sa recherche aux membres de l'hôpital impliqués dans les soins. C'est possible, dit-il, que quelqu'un ait délibérément ralenti les soins pour s'assurer de sa mort.
En dressant la liste, Derek comprend enfin ce que mijote McCall. La liste du personnel de l'hôpital comprend deux médecins, un technicien de laboratoire et une infirmière de triage. Cette infirmière, bien sûr, est Mélissa McCall.
« Elle travaillait déjà à l'hôpital à l'époque ? », demande innocemment Derek alors que McCall lui ordonne d'un air suffisant de trouver ses relevés téléphoniques et bancaires. « Ne devriez-vous pas savoir si elle était impliquée ? Vous étiez mariés, alors. »
« Peut-être que je ne la connaissais pas aussi bien que je le pensais. », répond McCall et Derek lève les yeux au ciel sans pouvoir s'en empêcher. Quand les relevés arrivent, Derek saisit ceux de Mélissa avec un « Je m'en occupe. » et donne les relevés des médecins à McCall. L'agent lui envoie un regard noir mais décide apparemment que ce n'est pas de son rang de contester quelque chose de mesquin. Derek lui donne un bref résumé des relevés de compte – le compte qu'elle partageait avec Rafael, bon sang – et des relevés téléphoniques.
« Quelque chose d'intéressant ? », demande McCall en faisant semblant de ne pas s'en préoccuper.
Derek soupire. « Juste un numéro qu'elle appelait beaucoup. »
« Mm hm. » McCall prend les papiers et les fixe d'un œil noir. Derek sait quel est ce numéro parce que les Stilinski ont toujours leur ligne fixe et même s'il ne l'a pas assez appelée pour connaître le numéro par cœur, il le reconnaît quand il le voit en contexte.
Derek pense à demander à McCall s'il a fait prendre cette direction à l'enquête pour avoir une excuse pour savoir combien de fois Mélissa a appelé le shérif. Il pense à pointer du doigt qu'elle essayait probablement de réconforter un ami qui venait de perdre sa femme, ou alors de coordonner comment s'occuper de leurs fils. Il pense à dire beaucoup de choses mais se retient, parce qu'il parlerait à un sourd, et il ne ferait que s'attirer des soucis. Son boulot est de surveiller McCall, pas d'essayer d'influencer son comportement.
« Et maintenant, monsieur ? », demande-t-il quand McCall reste silencieux trop longtemps.
« Ça ne nous amène nulle part. », répond McCall et Derek résiste à l'envie de dire « Tu penses ? ». McCall ne dit rien pendant encore une minute avant de reprendre la parole. « J'ai besoin de penser à comment gérer cette enquête. Tu peux partir. Mais sois là dès 8h demain matin. J'aurai beaucoup de travail pour toi. »
« Oui, monsieur. », dit-il en regardant sa montre. Il est à peine 15h passées. Il envoie un SMS rapide à Peter pour lui faire savoir ce qu'il s'est passé, au cas où la séance de stratégie de McCall implique de surveiller la maison de Mélissa ou, pire, la harceler pour savoir pourquoi elle appelait les Stilinski dix ans plus tôt. Puis il se rend à son propre bureau. Il a beaucoup de travail, vu tout le temps gâché avec McCall. Quelques heures dans la serre, c'est tout ce dont il a besoin.
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Pendant que McCall se tape la tête contre les murs et perd son temps à ré-interroger tous ceux qui ont vaguement connu Paige, Stiles a l'impression d'avoir des kilomètres d'avance. Il a parlé aux enseignants et quelques-uns des anciens élèves et il a découvert qu'une bande d'environ douze gamins harcelait Paige.
Certains ne vivent plus à Beacon Hills, ce qui est logique vu que ça fait onze ans. Il ne peut pas les approcher comme ça. Ils vont juste dire qu'ils ne se souviennent pas de ce qu'ils faisaient la nuit où Paige a été tuée, et il ne peut pas contrer ça. Aucun n'admettra quoi que ce soit, si ce n'est un peu de chamailleries. Non, s'il veut les coincer, il doit ruser.
Après avoir réfléchi à ses options en découpant une pile énorme de fruits et légumes (Talia est soudain obsédée par les radis et le cantaloup), il envoie un message rapide à Danny. 'Besoin d'envoyer un SMS anonyme. Conseil ?'
Sagement, Danny ne fait aucun commentaire sur les activités illégales de Stiles. 'Prends un jetable.', répond-il. Stiles fait la grimace, parce qu'il espérait qu'il y aurait une option qui n'impliquerait pas l'achat d'un nouveau téléphone. Quelques minutes plus tard, Danny ajoute : 'et n'oublie pas de désactiver le gps'.
'Merci pr le conseil', répond Stiles. Il termine son travail en cuisine et va au supermarché le plus proche pour acheter un téléphone prépayé. Puis il sort de la ville, se gare le long de la route où aucune caméra ne peut le filmer en train d'envoyer les SMS.
Des onze étudiants qui auraient pu être impliqués, un est mort dans un accident de voiture et trois autres ont quitté la ville, ce qui lui en laisse sept. Il entre les sept numéros dans le téléphone et leur envoie un message chacun. 'Je sais ce que tu as fait à PK'. Puis il attend. Il remue une fourmilière : il est curieux de voir ce qui va bien en sortir.
Deux réponses arrivent immédiatement. L'une dit 'Qui est-ce ?' et l'autre 'wtf mec!' Quelques minutes plus tard, une troisième : 'Mauvais numéro, pauvre type'. Il sifflote et regarde sa montre. Une autre réponse encore, dix minutes plus tard, un autre 'Qui c'est ?' Les trois autres ne répondent rien, même si un jeune homme anxieux essaie de l'appeler. Il ignore les appels.
Une fois que trente minutes ont passé, il envoie un nouveau texto. Un simple 'Rigby Park, 22h, ce soir'. Il l'envoie à tout le monde, même ceux qui ont dit que c'était un mauvais numéro. Puis il éteint le téléphone, retourne à Beacon Hills et jette le téléphone dans une bouche d'égouts. Chaque dollar dépensé en valait la peine.
Il se dirige vers Rigby Park, qui est un petit parc abritant un terrain de jeux pour enfants et quelques terrains de tennis. Les portes des terrains sont fermées la nuit, alors quiconque se rendra au rendez-vous devra soit passer par le terrain de jeu, soit rester dans le parking. Il prend quelques-uns des appareils d'écoute qu'il a achetés en ligne et en colle un sous la balançoire, et un autre derrière le panneau des règles dans le parking. Puis il rentre chez lui. C'est bientôt l'heure du repas.
Il adorerait être là-bas en personne pour la conversation, pour voir qui vient au rendez-vous de ses propres yeux mais c'est bien trop risqué. Une fois que la conversation est enregistrée, il pourra l'apporter à son père pour avoir des mandats pour les personnes concernées et utiliser le GPS de leur téléphone pour prouver qui était là ou pas. Alors, après le repas, il se terre dans sa chambre et explique ce qu'il se passe à Derek. Celui-ci accepte de rester silencieux pendant qu'ils écoutent. Il est clairement soulagé que Stiles soit prudent alors il ne proteste pas.
À 21h55, Stiles fait les cent pas dans la pièce, rempli d'énergie nerveuse. Il ne tient pas en place alors que les minutes s'écoulent. Puis, à 21h58, il y a le bruit de pneus sur les graviers, puis le son d'une porte de voiture qui claque. Une autre minute passe en silence et une autre voiture arrive. Stiles célèbre silencieusement.
La conversation commence à point nommé. « Qu'est-ce qui cloche chez toi, putain ? », dit une voix d'homme. « Tu penses que tu peux me faire venir comme ça avec un SMS à la con et je - »
« Hé, mec, calme-toi. », dit un autre homme. « J'ai eu un SMS, moi aussi. Je t'ai rien envoyé, bordel. »
« Montre-moi. », exige le premier, et il y a un moment de silence. Puis il reprend la parole, à contrecœur. « Ouais, okay. Désolé, Tucker. Je suis sur les nerfs. »
« Écoute, on a rien fait de mal. », reprend Tucker. « Je sais pas qui nous a envoyé ce message, mais il essaie juste de nous faire peur. »
Avant que la première voix ne puisse répondre, une autre voiture arrive. Un des hommes salue : « Hé, Carrie. Tu as eu un message, toi aussi ? »
« Oui. » La voix est aiguë, nerveuse. « Il se passe quoi ? Vous êtes sûrs qu'il y a personne d'autre ? »
« Ouais, j'ai fait le tour en arrivant. », dit Tucker. « Personne en vue. Et y a rien d'où on pourrait nous voir, non plus. »
« Alors il se passe quoi, bordel ? », reprend le premier. « Pourquoi ils rouvrent le dossier de Paige ? Joe dit qu'un agent du FBI nous tourne autour, pose plein de questions. »
« J'ai parlé à Lisa et elle dit qu'ils pensent que ça pourrait être lié à un tueur en série. », dit Carrie.
« Allez, allez. », marmonne Stiles. « Dites quelque chose d'utile ! »
« Mais c'est quoi ce bordel ? Quel genre de mec pense que - »
« Seigneur, Don, calme-toi. », dit Tucker. « Écoute, on s'en fiche, okay ? Rien de tout ça n'a d'importance parce qu'on n'a rien fait de mal. Si Paige a décidé de se trouver un alpha pour la mordre, c'était sa décision, pas la nôtre. »
« Tu penses que ça va passer ? », demande Don, incrédule. « Je veux dire, on ne lui disait que dix fois par jour que le seul moyen d'avoir Hale, c'était d'être un loup-garou. »
« Hé, les gamins disent toujours de la merde. », intervient Carrie. « On ne le pensait pas. Et même si c'était le cas, comment on aurait pu savoir que ça allait la tuer ? »
Stiles fronce les sourcils, jette un œil à Derek. Celui-ci hausse les épaules, confus.
« Tout ce que je dis, c'est que la promesse qu'on s'est faite il y a dix ans nous protège encore maintenant, comme avant. Personne ne dit rien à personne. Problème résolu. »
« Ouais, jusqu'à ce que quelqu'un commence à envoyer des messages à la Souviens-toi, l'été dernier. », remarque Carrie. « Il est quelle heure ? »
« Dix passées. », dit Don. « Merde. Je m'en vais. C'était probablement Dave ou Nick, ils ont entendu parler du mec du FBI et ils ont décidé de nous foutre la trouille. Je vais leur botter le cul pour cette blague de merde. »
« Compte sur moi pour t'aider. », dit Carrie. « Allez, partons d'ici. Cet endroit est flippant. »
Il y a un chœur d'acquiescements, le bruit de portes et de moteurs, puis le silence. Stiles fronce les sourcils. « Ce n'était... pas ce à quoi je m'attendais. »
« J'ai remarqué que personne n'a parlé de l'attirer à l'école après la fermeture. », acquiesce Derek. Il se redresse pour s'asseoir sur le bureau, troublé. « Tu penses vraiment que Paige aurait pu... vouloir devenir un loup-garou ? Pour moi ? »
« Je ne sais pas, Der. », dit Stiles. « Je trouve ça étrange, mais si elle t'aimait vraiment beaucoup et pensait que c'était le seul moyen pour que tu puisses l'aimer en retour... Mais où donc une ado de quinze ans pourrait trouver un alpha qui accepterait de la mordre ? Ils n'avaient aucune connexion avec une famille de loups-garous. »
« Peut-être en ligne ? », suggère Derek. « Les réseaux sociaux n'étaient pas très développés en 2003, mais la plupart des ados avaient un accès à internet. »
« Ils ont vérifié leur historique de navigation. », dit Stiles. « C'était dans le dossier. »
« Peut-être qu'elle l'a effacé de l'historique. »
« Allez, c'était une ado, pas James Bond. Et puis, pourquoi elle s'en serait souciée ? »
Derek hausse légèrement les épaules. « Peut-être qu'elle ne voulait pas que ses parents soient au courant ? »
« Pourquoi pas, si l'historique entier avait été effacé. Mais seulement certains sites spécifiques ? Je ne savais même pas qu'on pouvait faire ça avant de commencer à fréquenter Danny. » Stiles secoue la tête. « Je ne comprends pas. C'est bizarre. C'est comme si tout ce que je trouvais de cette affaire ne faisait que renforcer la confusion. Un des adolescents qui la harcelait qui appelle les secours, ça tient. Mais s'ils ne l'ont pas fait, alors qui ? »
« Tu trouveras. J'ai foi en toi. »
« Oui, j'espère. » Stiles soupire. « Allison va retourner parler à Jennifer Blake la semaine prochaine. Elle a convaincu son père de faire un gros don à Recherches pour un Remède et les rencontrer. Avec un peu de chance, ça me donnera de nouvelles pistes. Tu sais, puisque Agent Débile ne va apparemment pas du tout s'intéresser à eux. », ajoute-t-il en faisant la grimace.
« Je te le dirai de toute façon. Tu es stressé, viens. Tu veux un bain ? »
« Seulement si tu le prends avec moi. », répond Stiles en retrouvant un peu sa forme.
Derek sourit. « Je pense qu'on peut s'arranger. »
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Il est presque 21h quand la sonnette retentit, surprenant Stiles qui lisait. Derek l'a convaincu de laisser tomber son enquête pour le moment et de venir un peu sur le canapé avec lui. C'est une soirée calme. Laura et Jonathan ont ramené les enfants chez eux ; Cora et Isaac sont dans leur chambre. Tom et Mélissa travaillent tous les deux, et Scott est chez Allison pour son repas hebdomadaire sous la surveillance terrifiante de Chris et Victoria.
La sonnerie est tout de suite suivie par des coups à la porte et Stiles essaie de se relever quand Talia les dépasse, ennuyée. Elle était dans son bureau. Aaron n'est pas en ville, il travaille sur une histoire. Elle arrive à la porte juste alors que Stiles et Derek arrivent à se démêler l'un de l'autre et elle se retrouve face à un Rafael McCall à l'air furieux.
« Où est-il ? », demande l'agent. Derek se dépêche d'aller se cacher dans le bureau de Talia pour que McCall ne le voit pas ici.
« Vous allez devoir être un peu plus précis. », répond Talia, son comportement entier devient froid au ton qu'il emploie.
« Votre frère. », crache McCall.
« Pourquoi le cherchez-vous ? », demande Talia. Peter est à la maison, étonnamment. Ça ne lui a pas plu qu'Aaron parte alors que Talia est enceinte alors il reste là depuis quelques jours. Cependant, il se cache dans sa chambre.
« Parce que je vais l'arrêter ! »
« Oh, vraiment ? Vous avez un mandat ? Quels sont les chefs d'accusation ? »
« J'aurai mon mandat trois minutes après mon arrivée au commissariat mais je ne me suis pas arrêté en chemin après avoir découvert le petit cadeau qu'il a laissé sur mon palier. », claque McCall. « Les chefs d'accusation sont harcèlement et menaces sans fondement. »
« Mes menaces ne sont jamais sans fondement. », remarque Peter en s'appuyant à la rampe de l'escalier. Talia soupire légèrement. « Mais je ne me souviens pas les avoir gâchées sur vous. » Il descend l'escalier comme s'il n'avait aucune inquiétude.
« Ne jouez pas avec moi, Hale ! » McCall prend une enveloppe et la jette en direction de Peter. « Vous avez laissé ces photos à ma porte. »
« Oui. », répond Peter. « Et donc ? »
« C'est là qu'intervient l'accusation de harcèlement. »
Peter regarde Rafael comme s'il était un insecte répugnant. « Ces photos sont de vous, assis dans votre voiture en dehors de la maison de votre ex-femme, après qu'on vous ait demandé de ne pas y aller, mais où j'ai le droit d'être. Je les ai prises au cas où Mélissa déciderait de porter plainte contre vous. Je les ai laissées à votre porte pour que vous sachiez, le cas échéant, que nous avons des preuves. J'ai pensé que ça vous encouragerait à ne pas contester. »
« Ces photos sont une menace, et vous le savez ! »
« Eh bien, je suis désolé que vous l'interprétiez de cette manière. », répond Peter avec un sourire charmant. « Ce n'était pas du tout mon intention. Ce n'est pas comme si je vous avais laissé des menaces avec, ou que je vous avais suivi dans toute la ville. »
« Vous êtes venu dans ma chambre d'hôtel ! Comment vous avez su où j'avais pris une chambre ? »
« Agent McCall, il y a trois hôtels en ville. Je voulais m'assurer que vous ayez mon message, alors je suis allé voir chacun d'eux pour savoir si votre voiture y était. Je sais à quoi elle ressemble, parce qu'elle a aussi été vue devant chez Mélissa – encore une fois, un endroit où on vous a poliment demandé de ne pas vous rendre. »
Le visage de McCall rougit de plus en plus sous la colère. « Vous auriez pu venir me les donner au commissariat. »
« Oh, je suppose que c'est vrai. », remarque Peter, comme si l'idée venait de lui arriver en tête. « Je suis certain que le shérif Stilinski aurait été très intéressé de savoir pourquoi vous êtes resté devant chez lui pendant une demi-heure alors qu'il n'était pas là. Puis-je vous en demander la raison ? »
« Attends, il va chez mon père ? » C'en est trop pour Stiles. Il s'avance, donne presque un coup de coude à Talia. « C'est quoi ce bordel ? »
« Ce ne sont pas tes affaires, jeune homme - »
« Vous surveillez la maison de mon père quand il est pas là, et ce ne sont pas mes affaires ? », demande Stiles furieusement. « Je suis un adulte, je suis un héros de la nation, vous ne pouvez pas me traiter de manière aussi condescendante, espèce de fils de pute. Je sais que la seule raison pour laquelle le meurtre de Paige vous intéresse, c'est parce que vous voulez trouver un moyen de mettre mon père dans l'embarras, mais l'espionner ? Vous pouvez tout de suite arrêter avec ça ! »
« Un héros national ? » McCall rit bruyamment. « Oui, tu es passé chez Ellen, comment ai-je pu oublier quel génie tu es ? Je te l'accorde, tu as eu tes quinze minutes de gloire, mais j'ai passé vingt ans sur le terrain. J'avais résolu plus d'affaires que toi, avant même que tu ne sois né, gamin. »
« Ne changez pas de sujet. Ce n'est pas à propos de moi - »
« Oh, vraiment ? », rétorque McCall.
« C'est à propos de vous, et du fait que vous ne supportez pas mon père parce que Mélissa le préfère à vous, peut-être parce que lui, c'est pas un enfoiré. Alors vous faites preuve de... de... » Stiles se passe une main dans les cheveux, mais le mot a disparu. « Tu sais, ce truc quand tu en... » Il regarde vers Derek avant de se souvenir qu'il n'est pas là, et se tourne vers Peter.
« Rancune. »
« Oui, c'est ça, vous êtes rancunier à cause de cette fois où mon père vous a arrêté parce que vous étiez... alcool... alcoolé, bordel, ce n'est pas le mot – et il vous a fait quitter la ville. Vous le méritiez, putain, vous n'êtes qu'un abuseur, un mis – misanthrope ? Non, bordel, le mot quand tu détestes les femmes - »
« Calme-toi, Stiles. », l'interrompt McCall avec un sourire. « On ne voudrait pas que tu te fatigues le cerveau, hein ? Il fonctionne si bien - »
Peter s'avance avant que Stiles ne puisse commencer à crier et dit d'une voix calme : « Monsieur, vous feriez mieux de partir, maintenant. »
« Oh, vraiment ? » McCall a toujours cet air condescendant.
« Savez-vous quel est le rôle de la Main Gauche, dans une meute ? Il s'occupe des choses avant que l'alpha ne doive intervenir. Voulez-vous que l'alpha intervienne ? » Il fait un geste vers Talia et Stiles se tourne pour la regarder, voit la manière dont elle a les épaules en arrière, les mâchoires serrées, les yeux rouges. « Parce que Stiles a subi ces blessures, dont vous vous moquez de manière si cavalière, en sauvant la famille de l'alpha. Et je ne pense vraiment pas que vous apprécierez si elle intervient. »
Là, McCall hésite, regarde Stiles, puis Talia, de manière incertaine. Quelque part, dans son cerveau reptilien, il décide de ne pas tenter la chance. « Si vous me touchez, c'est une agression. »
Talia retrousse les lèvres sur un grondement, mais la voix de Peter ne change pas. « Nous vous avons demandé de partir, ce qui veut dire que c'est une violation de propriété privée, et l'alpha d'une meute de loups-garous a droit à beaucoup de clémence quand on en vient aux intrus dans son foyer. Tant que votre gorge est intacte, le jury devrait être compréhensif. »
McCall pince les lèvres. « On n'en a pas fini. » Mais il se tourne et rebrousse chemin.
« Oui, vous feriez mieux de courir, espèce de, de, de cul de gobelin gluant ! », lui hurle Stiles et le grondement de Talia s'étouffe sur un rire.
« Oh, Stiles. », dit-elle en s'appuyant contre le mur. « Cul de gobelin, vraiment ? »
« J'étais stressé ! C'est le meilleur que je pouvais faire ! », proteste Stiles.
Peter ferme la porte et la verrouille. « Faux. Tu attends depuis longtemps de pouvoir qualifier quelqu'un de cul de gobelin, et c'était l'opportunité parfaite. »
Derek sort de la pièce dans laquelle il était caché et il a manifestement tout entendu, au vu de ses sourcils. « Comment ça va ? », demande-il en passant un bras autour de la taille de Stiles et en frottant sa joue contre ses cheveux.
« Bien, grâce à Peter et Talia. »
Talia l'attire dans un câlin. « Tu sais ce qu'on pense des gens qui se moquent de tes difficultés. » Elle fusille la porte du regard et marmonne quelque chose qui ressemble étrangement à 'on devrait l'euthanasier.'
Stiles secoue légèrement la tête. « Je vais faire un peu de thé à la camomille. Ça va vous calmer. » Il va dans la cuisine et met de l'eau à chauffer, puis prend quatre tasses et s'occupe avec les cuillères. Camomille pour Talia, gingembre pour Derek, lapsang pour Peter et thé vert dragonwell pour lui-même. Il est trop tard pour de la caféine.
Toujours mécontent, Derek se tourne vers Peter. « Pourquoi tu as laissé ces photos à son hôtel ? »
« Oh, pour le menacer, bien sûr. », répond Peter avec complaisance et Stiles renifle. « Pour lui faire savoir qu'il est surveillé et que je n'ai pas l'intention de le laisser s'en tirer avec ce qu'il complote pendant qu'il est là. »
« Pourquoi il surveille mon père ? », demande Stiles.
« C'est évident qu'il blâme ton père pour l'échec de son mariage et sa mutation. Je pense qu'il a perdu en statut et en paye quand il a demandé à être transféré. Et il ne veut clairement pas en prendre la responsabilité. Ce qu'il veut exactement, je ne sais pas, mais il semblerait qu'il essaie de trouver quelque chose qu'il puisse utiliser contre ton père. »
« Je vais lui refaire quitter la ville. », répond Stiles, grincheux.
« Oh, ça ne sera pas nécessaire. », sourit Peter. « Je vais prendre grand soin de l'agent McCall. Tu n'as pas besoin de t'en soucier. »
