Coucou mes petits loups ! J'espère que vous allez bien ! On est encore dimanche, tout va bien, je suis à l'heure xDDDD Je ne vous promets pas que je le serai encore les semaines qui vont suivre ; je déménage très prochainement, et je l'ai su un peu soudainement donc il faut tout que j'organise un peu en vitesse. Et ce qui est le plus incertain, c'est comment ça va se passer pour internet xD J'essaierai de faire en sorte de ne pas vous faire de coupure, mais je ne peux rien promettre. En tout cas, sachez que cette fic ne sera jamais abandonnée x)

Voilà voilà, bonne lecture à vous !


Stiles est en train de préparer le petit déjeuner le matin suivant quand son père arrive dans la cuisine. Il porte une chemise en plaid, un pantalon et un T-shirt qui n'est manifestement pas à lui à en croire le logo des LA Lakers. Il manque faire sauter un pancake au plafond sous la surprise. « Papa ! Tu as passé la nuit ici ? »

Tom lui envoie un regard. « Effectivement. »

Ce regard le met au défi de faire le moindre commentaire. Stiles finit de préparer la fournée de pancakes qu'il a sur le feu. « Tu sais que tout ce que je veux, c'est que tu sois heureux, hein, papa ? »

« Je sais. » Tom serre l'épaule de Stiles. « Peter était bouleversé, la nuit dernière. Je l'ai reconduit à la maison, et il était tard alors j'ai dormi dans l'ancienne chambre de Laura et Jonathan. Bon, est-ce que tu as mis des myrtilles dedans ? Je suis affamé. »

« Il y a des pépites de chocolat, je ne savais pas que tu serais là ! », s'écrie Stiles.

« Encore mieux ! » Stiles baisse les épaules, défait. Il retourne à sa cuisine pendant que son père se verse une tasse de café. « En fait, je suis content que tu sois levé parce que je voulais te parler de quelque chose avant d'aller au travail. Non, je n'ai pas encore ton mandat, du calme. Mais Jennifer Blake surveille apparemment notre maison. «

« Surv – oh, non ! » Stiles se tourne et fait un geste indigné avec sa spatule. « Pourquoi tout le monde nous espionne ? D'abord McCall, maintenant elle ? »

« Peter lui en a touché deux mots, je pense qu'elle ne recommencera pas. Mais apparemment, c'est une sorcière. » Il résume à Stiles ce qu'il s'est passé la veille, minimisant le craquage de Peter afin de ne pas l'embarrasser. « Du coup, je ne me sens vraiment pas à l'aise à l'idée que tu travailles sur cette enquête. »

« Mais papa ! J'ai presque résolu l'affaire ! Une fois que j'aurai interrogé ce type - »

Tom lève une main pour couper court à la tirade de Stiles. « Tu as fait un travail formidable sur ce dossier et je ne vais pas te le retirer. Je veux juste que tu me promettes de ne pas courir sans réfléchir après une piste, sans m'en parler avant. D'accord ? »

Stiles soupire. « Ouais, d'accord. »

Le temps que les pancakes soient prêts, les autres ados commencent à arriver dans la cuisine. Ce n'est pas le brunch du dimanche alors ce n'est pas un repas élaboré mais ils s'assoient autour de la table de la cuisine, ils mangent et parlent de qui travaille aujourd'hui. « Derek est déjà parti ? », demande Tom en s'asseyant avec une assiette de pancakes et de fruits que Stiles l'a obligé à prendre.

« Ouais, McCall voulait qu'il soit là tôt aujourd'hui. »

Scott fronce énormément les sourcils et Stiles ressent à nouveau le besoin d'enfoncer le visage de l'agent dans des toilettes. « Il est pas occupé à espionner ma mère ? », demande Scott.

« Je crois qu'il préfère essayer de prouver que Derek était impliqué dans le meurtre de Paige. », dit Cora en levant les yeux au ciel. « Argh, ce mec est horrible. »

Tom fait passer son regard de Scott à Stiles et il a l'air de comprendre une partie de la tension dans la pièce. L'école recommence dans moins de deux semaines alors si McCall veut voir son fils avant que Scott reparte à San Francisco, il n'a plus beaucoup de temps. « Scott, si tu veux que je fasse passer un message à ton père, je serais heureux de lui parler. »

« Tu n'as jamais été content de parler à mon père de toute ta vie. », répond Scott, puis il sourit. « Non, ça va. Merci de proposer, mais... je veux qu'il m'appelle parce qu'il le veut, pas parce que quelqu'un lui dit de le faire. »

« Okay. »

Stiles pense que c'est attendre beaucoup pour rien, mais il n'intervient pas parce que, pour lui, plus Scott déteste son père, mieux c'est. Il change de sujet et annonce que McCall va se sentir vraiment stupide quand Stiles va résoudre l'affaire et trouver qui est derrière le meurtre.

« Hé, je peux te demander quelque chose ? », demande soudain Isaac.

Stiles cligne des yeux. « Bien sûr. Quoi donc ? »

« Si Recherches pour un Remède est fermé, qu'est-ce qu'il va arriver à tous ces gens dans leurs communautés ? Ce n'est pas de leur faute et... ils doivent être si malheureux, je suis presque devenu fou et je ne suis resté que douze heures, alors je n'arrive pas à imaginer ce que ça doit être pour eux. »

« C'est... c'est une très bonne question. », répond Stiles en grimaçant légèrement. Il était tellement pris dans son affaire qu'il n'a pas pensé à ce qu'il se passerait après. Recherches pour un Remède a vraiment sauvé ces gens de mauvaises situations et ils ne peuvent pas retourner chez eux. Puisqu'il n'y a pas de remède à la lycanthropie, ces gens vont avoir besoin d'être appariés avec des meutes qui voudront bien d'eux. Ça va être une opération énorme et ça ne va pas être simple. Les fondateurs de Recherches pour un Remède vont disparaître quand leurs crimes vont être révélés au grand jour.

« Eh bien, on ne peut pas les laisser dans ces communautés. », répond Cora. « On va devoir leur trouver des meutes. »

« Oui. » Stiles reste silencieux une minute. « Vous pensez qu'ils vont vraiment pouvoir être heureux en tant que loups-garous ? »

Son père lui lance un regard en prenant du café. « Tu penses à ce qu'a dit Jennifer ? »

« Je suppose. Je veux dire, je sais qu'il y a énormément de choses vraiment cool à être un loup-garou . Mais quand c'est lié à un tel traumatisme – et ils ont renforcé l'idée que la lycanthropie est absolument terrible – tu penses qu'ils peuvent être heureux ? »

« Je ne sais pas, gamin. Mais il n'y a pas de remède à la lycanthropie. »

« Même ce que nous a dit Jennifer sur son remède a l'air étrange. », intervient Allison. « Je ne suis pas immunologiste, mais j'avais l'impression qu'elle se raccrochait à ce qu'elle pouvait. »

« Mais, et si j'étais vraiment la clé du remède, comme elle le pense ? », demande Stiles. « Et si j'étais la combinaison parfaite de tous ces facteurs et que mon sang contient vraiment la clé du remède ? Des choses plus étranges que ça se sont déjà produites, comme les cellules immortelles d'Henrietta Lack, ou ce mec dont le sang contenait le remède à la maladie du groupe rhésus, ou bien - »

« Stiles, respire. », dit Tom.

« Mais après je me dis, et s'ils trouvent le remède et qu'ils l'utilisent comme une arme, comme dans X-men et que tout d'un coup, il n'y a plus de loups-garous et c'est de ma faute ? Je ne pense pas que je pourrais - »

Scott tend le bras et lui fourre un pancake dans la bouche. « Mec, reprends-toi. »

« Mmmphfr. », répond Stiles.

« Je veux bien t'accorder le fait qu'il existe une possibilité infime que, d'une manière ou d'une autre, tu sois la clé. », reprend Tom. « Mais je pense que c'est plus productif d'essayer d'aider ces victimes plutôt qu'essayer d'inverser ce qu'il leur est arrivé. Sachant que se faire mordre comporte des risques, j'imagine qu'essayer de la soigner en comporterait aussi. D'accord, ce serait leur choix. Mais je pense que c'est une bonne idée d'essayer de les rendre heureux en tant que loups-garous avant de prendre de tels risques. »

« C'est un dilemme moral compliqué, cependant. », pense Allison à voix haute. « Peut-être que je peux écrire un devoir là-dessus, pour mon cours d'éthique. »

« La chose importante, c'est qu'on s'assure que les personnes qui ont été recueillies par Recherches pour un Remède soient prises en charge. », intervient Cora en frottant sa joue contre l'épaule d'Isaac. « Alors, faisons ça. Si on a besoin d'argent, maman peut organiser une collecte de fonds ou quelque chose du genre. Je suis sûre que, une fois qu'on dira les conditions dans lesquelles ils sont forcés de vivre, beaucoup de monde voudra aider. »

« Je ne m'inquiète pas spécialement pour l'argent, plutôt pour les meutes qui voudraient s'occuper d'eux. Imaginez que personne ne veut les accueillir car ils sont trop, trop endommagés ? »

Tout le monde peut voir l'enfant anxieux et maltraité qui se cache encore au fond d'Isaac avec ces questions. Tom lui serre l'épaule. « On leur trouvera un endroit. Ce ne sera pas facile, mais ça va aller. »

Isaac soupire. « D'accord. Désolé, c'est stupide. »

« Mec, non. », dit Scott. « Tu t'inquiète pour ceux qui ont des ennuis, ce n'est pas stupide du tout. »

« Oui, mais je - »

« Non, stop. », l'interrompt Cora. « Tu es génial et je t'aime. Maintenant, mange tes pancakes. » Isaac rougit et obéit.

OoOoOoOoOoOoO

Derek commence à se demander si Rafael McCall n'est pas en train de devenir fou. Il n'a jamais paru spécialement stable, mais le voir barrer des noms sur une liste en marmonnant dans sa barbe est déconcertant. Il jette sa liste contre le mur en jurant. « Ça ne sert à rien ! »

Vu que Derek aurait pu lui dire déjà depuis une semaine qu'essayer de prouver qu'un des alphas amis de Talia a mordu Paige est inutile, il n'est pas vraiment surpris du manque de résultats. Il ne veut pas non plus s'impliquer avec un homme de quarante ans qui fait une crise de nerfs. Surtout pas quelqu'un qui a le droit de porter une arme.

Il est aussi un peu distrait parce qu'il attend un SMS de Stiles. Le technicien informatique qui travaille pour Pure Silver, Jason Stillwell, est censé être interrogé bientôt et Derek est curieux de savoir comment ça se passe. S'il avoue, ils pourraient avoir un mandat pour l'arrestation de Jennifer Blake dans l'heure. Crise de nerfs ou pas, Derek est impatient de voir comment va réagir McCall quand Stiles résoudra l'enquête devant ses yeux.

Le problème, bien sûr, c'est que prouver que Recherches pour un Remède est l'instigateur des attaques ne va pas les aider à résoudre le meurtre de Paige Krasikeva. Mais puisque la mort de Paige ne sera pas de la juridiction de McCall une fois que l'enquête majeure sera résolue, ils ne l'auront plus dans les pattes, au moins.

« À qui tu envoies des messages ? », gronde McCall.

« Euh, ma copine. », répond Derek puisqu'il sait que McCall risque de prendre son téléphone pour regarder. Les derniers messages sur l'écran sont des plaintes de Stiles qui lui dit que ça lui manque de voir les biceps luisants de Derek quand il travaille dans le jardin. En fait, il écrit carrément des poèmes en leur honneur. Le numéro de Stiles est enregistré sous un cœur seul dans son téléphone, principalement parce que Cora a tendance à renommer ses contacts pour s'amuser.

« Les femmes n'en valent pas la peine. Elles vont juste te briser le cœur et vider ton compte. »

« Je prends le risque. », se contente de dire Derek puisqu'il ne peut pas dire qu'il ne veut pas de conseils de la part d'un connard violent.

McCall ne lui prête déjà plus attention. Il fronce des sourcils en consultant son dossier. « Cette théorie n'a aucun sens. », marmonne-t-il. « Si Paige voulait la morsure pour augmenter ses chances de séduire Derek Hale, et que Talia a arrangé l'affaire, pourquoi feraient-ils cela à l'école ? Pourquoi ne pas simplement l'amener dans leur tanière ? »

« Peut-être que les parents de Paige ne voulaient pas. » suggère Derek. Même si McCall se trompe entièrement, Stiles aime faire rebondir ses idées sur Derek, voir ce qu'il en pense. « Ils n'étaient clairement pas au courant. », répond l'agent. « Si elle avait demandé à avoir la morsure et qu'ils ne voulaient pas, ils l'auraient mentionné. Et ce n'est pas comme s'ils étaient impliqués dans une quelconque organisation anti-lycanthrope. Elle n'aurait eu aucune raison de le leur cacher. Peut-être que les Hale ont arrangé sa morsure sans qu'elle le sache ? »

« Et... pourquoi ils auraient fait ça ? », demande Derek. Il a hâte de savoir quelle théorie fumeuse va sortir McCall.

« Peut-être que Paige n'avait pas le béguin pour Derek, peut-être que c'était l'inverse. Peut-être qu'elle l'a repoussé et qu'il essayait de regagner ses faveurs. »

« En demandant à un alpha de l'attaquer à l'école et de la mordre sans son consentement ? Comme quoi, le romantisme n'est pas mort. »

« Pas faux. », répond McCall. « Peut-être que Derek a demandé à Talia de la mordre et elle a refusé. Elle ne pensait pas que Paige soit digne de sa meute. Derek aurait pu arranger ça dans son dos. »

« Vraiment ? Vous pensez qu'il aurait pu faire ça ? »

« C'est vrai qu'il n'est pas connu pour être très intelligent. Plus de muscles que de cervelle, d'après ce que j'ai entendu. »

« Uh huh. » Derek, après quelques semaines, est habitué à entendre McCall l'insulter lui, sa meute et tout ce à quoi il tient. « Okay, alors qui ? »

« Ça aurait pu être Peter Hale. », théorise McCall. « Derek ramène à la maison une fille que Talia n'approuve pas. Peter est bien plus jeune, il vient tout juste de se marier. Peut-être qu'il compatissait avec son neveu. Il savait que si Paige se faisait mordre par un alpha incontrôlable, alors Talia n'aurait pas le choix que de l'accueillir. Peter appelle une de ses connaissances, et arrange toute l'affaire. »

Étrangement, c'est plausible pour Derek, bien qu'il sache que ce n'est pas vrai. « Je ne pense pas que Peter Hale ait déjà compati avec qui que ce soit. »

« Vrai, ça aussi. », dit l'agent. « Je ne sais pas comment il a trouvé quelqu'un qui veuille bien l'épouser, eurgh. Probablement une pute à garous qui voulait le prestige de sa meute ou alors son argent. »

Derek prend de profondes inspirations, étudie le plafond. Heureusement, il n'a pas à répondre car son téléphone bipe. Il regarde l'écran et voit un message de Stiles. ''Stillwell n'est pas venu'', dit-il avec l'émoji le plus énervé que Derek a jamais vu.

« Je me demande si je pourrais amener Peter Hale à me parler. », se demande McCall.

L'idée de voir Peter faire tourner l'agent en bourrique est très amusante, alors Derek dit : « Eh bien, Mme Hale a dit de l'appeler si vous avez besoin de parler à un autre membre de sa meute, non ? »

« Oui, mais ce serait plus simple si elle n'était pas au courant. Peter est tellement arrogant qu'il ne pensera pas à appeler un avocat si elle ne vient pas avec lui. Mais il est difficile à localiser. Il n'a pas de travail. Il a l'air de bien s'entendre avec Stilinski, par contre. Peut-être que je pourrai le trouver au commissariat... »

« Uh huh. » Le téléphone de Derek bipe à nouveau. Stiles lui a envoyé un nouveau message. '' Tu es quelque part par ici ? Je suis énervé maintenant, viens me peloter dans la réserve.'' Derek s'éclaircit la gorge. « Est-ce que vous avez encore besoin de moi ? Ma copine est malade au boulot et elle voulait savoir si je pouvais aller la chercher. »

« Vas-y. », répond McCall en faisant un geste de la main. « Tu sais, tu fais un bon assistant, Hardy. Tu pourrais être un flic décent, un jour, si tu arrives à échapper à la blague qu'est ce département. »

« Euh, merci, monsieur. »

« Sois là à huit heures, demain. On va faire venir Peter Hale, d'une manière ou d'une autre. »

« Oui, monsieur. », répond Derek et il quitte la salle de réunion où McCall travaille. Il trouve Stiles dans la réserve, comme promis, et verrouille la porte. « Il se passe quoi avec Stillwell ? », demande-t-il.

« Ils vont faire un mandat pour son arrestation. », dit Stiles. Puis il ajoute avec impatience : « Maintenant, enlève ton pantalon, j'ai envie de te sucer. »

Et, franchement, Derek n'y voit aucun inconvénient.

OoOoOoOoOoOoO

Le shérif est au beau milieu d'une affaire très normale de vol de voiture quand on frappe rapidement à sa porte. La tête de Stiles apparaît. « Hé, toi. », dit-il en souriant, avant de voir le sac en papier que son fils apporte, et son sourire disparaît. « J'espère que ce n'est pas encore de la blette. Si tu essaies encore de me faire manger de la blette, je déménage à Hawaï. »

« Eurgh, non, ce truc était dégueu. », répond Stiles en riant. « Je t'ai préparé quelque chose de spécial, aujourd'hui. J'essaie des nouvelles choses pendant que j'ai encore du temps, tu sais, avant la rentrée la semaine prochaine. »

« Allez, montre-moi. » Stiles ouvre le sac et en sort des boîtes en plastique. « Est-ce que ce sont des chips ? »

« En quelque sorte, oui. Essaie-les ! »

« Dis-moi ce que c'est ? » Stiles gémit. « D'accord, d'accord. », continue Tom en riant. Il en prend une et la met dans sa bouche. Ce sont des chips de pommes, à la fois sucrées et acides, avec de la cannelle et une pointe de muscade. « Hé, c'est bon ! »

« Oui ! » Il fait un geste de victoire. « Ce sont de très fines tranches de pommes que tu mets au four à basse température pendant deux heures. Super facile, super sain, super goût. Mon genre favori de recettes. Okay, essaie ça maintenant. » Il sort une autre boîte.

« Ce sont des petits pois ? »

« Des pois chiches rôtis. Essaie ! »

Tom s'exécute. « Pas mal. J'ai l'impression que je pourrais en manger un bol entier et avoir encore faim. »

« Eh bien, l'avantage, c'est que tu peux manger le bol entier sans que je te fusille du regard ! », s'exclame Stiles. « Et le curcuma, c'est bon pour le cœur. »

« Vraiment ? », demande Tom.

« Oui, vraiment. Tu devrais voir les recherches que j'ai faites sur les remèdes naturels, ces derniers temps. Je veux dire, c'est plutôt intéressant. Il y a beaucoup de trucs qui sont vraiment merdiques, comme les huiles essentielles ou les détoxifiants pour le foie. Comme si ce n'était pas le rôle du foie de détoxifier le système entier... Je veux dire, je sais que la plupart ont eu leur diplôme sur Google mais - »

« Stiles, concentre-toi. »

« Okay, c'est comme ça que j'ai trouvé ces recettes. Parce que je faisais des recherches sur l'argent colloïdal. Qui ne fait pas vraiment l'unanimité, d'ailleurs. Et il y a certaines choses comme le curcuma, le gingembre ou le miel, qui sont des remèdes naturels vraiment cool. Tiens, essaie ça. Des wraps de chou. »

Tom prend une bouchée et grimace. « Non, fiston. Non. »

« Il y a de l'avocat, dedans ; tu aimes l'avocat. »

« Je n'arrive pas à le sentir avec tout ce chou. » Tom repose l'assiette. « Stiles, pourquoi est-ce que tu essaies de me soudoyer ? »

« Quoi ? Ça me blesse ! Je suis offensé ! Je – ouais, okay, tu ne me crois pas. Je voulais voir où ça en était pour Stillwell. Du nouveau ? »

Tom secoue la tête. « Son appart était vide, il n'est pas allé travailler. Il n'a pas touché à son compte en banque alors il doit en avoir un autre, ou alors il avait du liquide au cas où il devait disparaître. C'est possible que ce ne soit pas la seule affaire criminelle dans laquelle il était impliqué – certains virements ne correspondent pas à des attaques alors il devait pirater sur demande. »

Stiles grogne. « Okay, et les empreintes qu'on a eu de Jennifer Blake ? On a les résultats ? »

« On devrait les avoir d'un jour à l'autre. Je vais vérifier avec Sue, attends. » Il prend son téléphone et parle avec sa secrétaire une minute. « Elle va appeler le laboratoire pour voir où ils en sont. »

« Okay. Eh, tu savais qu'on avait un loup-garou dans notre arbre généalogique ? »

Tom fronce les sourcils. « Ah bon ? Ça remonte à quand ? »

« Ton... » Il sort son téléphone et tapote son écran. « Arrière-arrière-arrière-grand-père était un loup de naissance. Il s'est marié avec une humaine, a eu deux enfants loups-garous et trois enfants humains. L'un de ces enfants humains était ton arrière-arrière-grand-mère. Et depuis, tout le monde est humain alors le trait est très dilué mais, quand même, il est là. »

« Huh. » Tom se demande quand Stiles a eu le temps de faire des recherches sur leur passé familial, avec tout ce qu'il fait déjà. Est-ce qu'il dort, au moins ? « Non, je ne savais pas ça. Je ne connais notre généalogie que jusqu'à la génération suivante. J'ai rencontré mon arrière-grand-mère, une fois, mais elle est morte quand je n'avais que sept ans. Pourquoi tu recherchais ça ? »

« Apparemment, Jennifer a dit qu'elle pensait que les gens qui rejettent la morsure mais qui ont aussi un ancêtre lycanthrope pourraient être la clé du remède. » Stiles range son téléphone. « Tu as déjà remarqué qu'il y a toujours un détail qui est la clé ? Et si ça ne marche pas, ils trouvent autre chose. Je sais pas, les mecs, laissez tomber. Vous n'avez pas trouvé de remède, il n'y en a probablement pas, arrêtez de vous rattraper aux branches. »

« Tu ne peux pas vraiment dire ça. », réplique Tom. « On n'a pas trouvé de remède contre le cancer, mais ça ne veut pas dire qu'il n'y en a pas. Il y a beaucoup de maladies dont le remède n'a été trouvé qu'après des décennies de recherches. »

« La lycanthropie n'est pas une maladie. », ronchonne Stiles. « Okay, d'accord, c'est juste une métaphore. Et je suis encore partagé, niveau éthique. Peut-être qu'un remède serait une bonne chose, au moins pour les victimes d'attaques, mais je ne veux pas que Jennifer Blake s'en approche. Elle peut prendre mes anticorps et se les fourrer dans le - »

« Shérif ? » Sue passe la tête par la porte du bureau. « Ils ont faxé les résultats. Les voilà. »

« Merci, Sue. », répond Tom en prenant les papiers. Il les regarde. « Huh. »

« Quoi ? Quoi ! » Stiles tombe presque de sa chaise dans sa hâte de faire le tour. Puis il fronce les sourcils. « Huh. »

Les empreintes ont donné un résultat, mais il ne s'agit pas de Jennifer Blake. Elles appartiennent à une femme nommée Julia Baccari, qui vient d'une petite ville d'Arizona appelée Sierra Vista. La seule raison pour laquelle ses empreintes sont dans le système, c'est parce qu'elle a été arrêtée une fois à une manifestation anti-lycanthropes à Phoenix. Aucune charge n'a été retenue.

« Alors elle a changé de nom. », réfléchit Tom. « Peut-être pour couper toute connexion avec le mouvement anti-lycanthrope. »

« Peut-être. Je vais voir ce que l'alpha local connaît d'elle. » Stiles reprend son téléphone et affiche une liste de tous les alphas de Californie et des états voisins. Il l'a compilée quand il enquêtait sur le meurtre de Gérard argent, et il la tient à jour depuis. « Okay, Sierra Vista, l'alpha local est... » Il s'arrête. « Ça ne peut pas être une coïncidence. »

« Quoi ? », demande Tom.

« L'alpha de Sierra Vista est Kali Steele. », dit Stiles. Il voit que son père ne comprend pas. « Kali était mariée à un alpha appelé Ennis Black et ils ont essayé de voler les territoires autour d'eux. En 2003, la même année que Paige a été tuée, Ennis a disparu et Kali est retournée en Arizona. »

« C'est intéressant, ça. Tu penses que c'est notre alpha ? »

« Je pense que c'est très probable. Voyons voir si j'arrive à trouver ce qu'elle manigance. » Il range son téléphone dans sa poche. « Merci, papa ! Profite bien de tes pois chiche ! » Puis il sautille en sortant du bureau.

« Profite de tes pois chiche, qu'il dit. », marmonne Tom en levant les yeux au ciel. Puis il en reprend une poignée. Ils sont vraiment pas mauvais.

OoOoOoOoOoOoO

Peter parvient à échapper à McCall pendant deux jours, plus parce que ça l'amuse que parce qu'il n'a pas envie de lui parler. Derek a été surpris de la réaction de son oncle quand il lui a annoncé que McCall voulait l'interroger : Peter a froncé les sourcils. « Moi ? Pourquoi ? »

« Je ne sais pas, parce que c'est un crétin. », a répondu Derek en résumant la théorie de McCall à propos de l'implication de Peter, et du fait qu'il veut l'interroger sans que Talia soit présente. Peter a levé les yeux au ciel et s'est éloigné sans rien dire de plus.

Peter n'est pas dans l'annuaire donc, puisque McCall ne veut pas demander à Talia, il appelle Stiles et le lui demande sous couvert de leur 'coopération'. Stiles lui dit que c'est le 867-5309(1) et rit aux éclats quand McCall le croit. Quand il rappelle, Stiles lui donne le vrai numéro. Peter se contente d'ignorer toutes les tentatives de McCall de le joindre.

Puisque la messagerie de Peter est le message « Vous avez appelé tel numéro » par défaut, McCall suspecte Stiles de lui avoir donné un nouveau faux numéro et l'appelle pour lui crier dessus. Peter change alors sa messagerie pour : « C'est Peter Hale. Si je ne vous répond pas, c'est probablement parce que je vous ignore. »

Énervé, McCall va au bureau du shérif et demande à Tom de l'appeler. Celui-ci lui lance un regard incrédule, et McCall lui rappelle que c'est son devoir de l'assister dans son enquête. Tom hausse les épaules et appelle Peter, qui répond à la seconde sonnerie.

« L'agent McCall veut te parler, au cas où tu ne l'aies pas compris avec les dix-sept messages qu'il t'a laissé. »

« Ah, eh bien. », répond Peter. « Il se trouve que je viens juste de quitter la ville. Je serai de retour dans quelques jours. »

Tom lève les yeux sur McCall. « Il n'est pas en ville. »

McCall arrache le téléphone des mains de Tom, et ce dernier sort presque son arme par réflexe. Rafael gronde : « Vous êtes où ? »

« En Arizona. Pour le travail. »

« Quel travail ? », demande McCall, plein de dédain. « Vous n'en avez pas. »

« C'est confidentiel, et ça ne vous regarde pas. Pouvez-vous me repasser le shérif ? »

« Si vous n'êtes pas là dans quarante-huit heures, je demande un mandat pour vous faire arrêter. », menace McCall. « Au moins pour obstruction à la justice. »

« Ça ne passera pas. Vous n'avez pas de citation à comparaître pour moi, puisque vous n'avez aucune preuve de mon implication dans les crimes sur lesquels vous enquêtez, alors ma venue n'est rien d'autre qu'un geste de courtoisie. Cependant, puisque j'admire la ténacité, je passerai vous voir dès mon retour. Dans la journée de mardi, probablement. Cela vous convient-il ? »

« Vous avez intérêt à venir. », répond McCall avant de redonner brusquement le téléphone à Tom.

Celui-ci soupire. « Peter, pourquoi tu es en Arizona ? »

« Je vais à Sierra Vista, poser quelques questions pour Stiles. », répond Peter. « Il voulait y aller lui-même, mais je lui ai rappelé que ses cours recommencent lundi. On se voit mardi soir ? »

« D'accord. » Tom dit au revoir avant de raccrocher.

McCall le regarde, les yeux plissés. « Pourquoi Peter est en Arizona ? »

« Ça n'a rien à voir avec Paige Krasikeva, je peux te l'assurer. », dit Tom.

McCall se penche sur lui. « Si je découvre que tu m'as menti, je te ferai quitter ce bureau. Tu crois que tu es invincible parce que ton fils est un grand héros, et bien, repense-y. Beaucoup de personnes dans ce pays, dans ce comté, ne sont fan ni de Stiles, ni des loups-garous. Tu crois que je ne peux rien faire ? »

« Je pense. », répond Tom en plantant deux doigts dans la clavicule de McCall pour le faire reculer, « que tu es une petite brute. Et je n'aime pas les petites brutes. Sors de mon bureau. »

Un moment plus tard, McCall sourit avec mépris et s'éloigne. Tom claque la porte derrière lui.


(1) : 867-5309/Jenny est une chanson interprétée par Tommy Tutone, un groupe pop des années 80. La chanson est célèbre et a provoqué énormément d'appels à ce numéro, par des gens demandant à parler à Jenny. C'est donc un numéro assez célèbre aux États-Unis.