Chapitre 2 – Retour à la police métropolitaine de Tokyo
Dans un petit appartement modeste, du cinquième étage, d'un des nombreux immeubles de Tokyo, la police est en train d'examiner les lieux, prendre des photos des lieux et éloigner les civils un peu trop curieux de la scène de crime. Au fond de l'appartement, une jeune japonaise aux cheveux noirs mi-long, vêtu d'une veste tailleur-pantalon, gris clair, se tenait à genoux face au corps d'une autre jeune femme morte, allongé au pied de son lit. La policière fut rejointe par un homme un peu plus âgé qu'elle, vêtu lui aussi d'une veste tailleur-pantalon, mais bleu foncé, avec une cravate rayé bleu, blanc, en plus.
- Alors Sakuyaba, tu as une idée de ce qui s'est passé ? Demande le policier avec sympathie
- Selon les voisins, ils ont entendu la victime crier à l'aide vers minuit, elle aurait arrêté peu de temps avant l'arrivée de la police qui l'a retrouvé comme ça. Répondit-elle d'une voix calme et réfléchit
- De ce que je vois, on l'a frappé à la tête.
- Oui, je pense que c'est ce qui a causé sa mort, mais on n'a pas encore trouvé l'arme du crime, puis la serrure de la porte n'a pas été forcée et j'imagine mal quelqu'un grimper un immeuble d'une telle hauteur pour passer par la fenêtre.
- Ça voudrait dire que le meurtrier est une personne qu'elle a laissée entrer chez elle.
- Ou qui était déjà là et a profité de l'agitation, de la découverte du corps, pour partir sans être remarqué. J'ai déjà des débuts de piste avec sa famille au téléphone, l'ennui c'est que je manque de preuves.
- Ne t'inquiète pas Sakuyaba. Je suis sûr que tu trouveras ce qu'il faut pour arrêter le coupable, puis je reste disponible pour t'aider.
- Si seulement l'inspecteur Zenigata était là pour me conseiller.
- Hé ! Je te rappelle que je suis ton senpai !
- Oui je le sais et j'apprécie ton aide, mais j'aimerai bien que l'inspecteur soit là. Lui il saurait quoi faire dans ce genre de situation.
Le soleil était levé depuis quelques minutes, tandis que l'inspecteur Zenigata et Anna quittèrent l'aéroport. Les yeux de la jeune membre d'Interpol brillèrent de mille feux face à la ville de Tokyo qui se révélait à elle, alors que l'inspecteur bailla de fatigue, mais il ne put s'empêcher de sourire en voyant le visage d'Anna. Malgré ses nombreux voyages à travers le monde, Zenigata aimait toujours son pays natal et appréciait de voir un étranger l'admirer.
Bien que leur voyage ait été long, Anna avait insisté pour visiter les bureaux d'Interpol, dans les locaux de la police métropolitaine de Tokyo. Ils déposèrent donc leurs valises dans l'appartement de Zenigata, en attendent qu'Anna trouve un logement dans Tokyo, bien qu'Interpol lui fournissent un financement pour l'affaire, elle préféra le dépenser dans un petit loyer que dans un hôtel, comme elle ne savait pas combien de temps elle resterait au Japon, contrairement à l'inspecteur qui bougeait beaucoup avec Lupin. Ce dernier était juste gêné de ne pas avoir pu faire un peu de ménage et de rangement, avant que la jeune recrut ne vienne, mais il passait si peu de temps chez lui, qu'il fessait un gros nettoyage à chaque fois qu'il en avait l'occasion, sauf que là, ils venaient juste d'arriver. Heureusement pour l'inspecteur, Anna était tellement impatiente, qu'elle ne fessait pas trop attention à la saleté dans son appartement.
Une fois qu'ils arrivèrent devant le grand bâtiment de la police métropolitaine de Tokyo, Zenigata eut une pincée de nostalgie, en repensant aux affairent qu'il avait résolu avec Kunikida et Sakuyaba et avait hâte de les revoir. De plus, la bonne humeur d'Anna avait réussi à apaiser sa fatigue.
L'intérieur des locaux n'avait pas beaucoup changé depuis qu'il est de nouveau parti poursuivre Lupin III, il salua par politesse les femmes à l'accueil et vit qu'il y avait toujours autant d'agitations. Malgré tout Zenigata salua tous ceux qu'il croisa avec joie, Anna l'imitant timidement et un peu perdu dans ce nouvel environnement. Certaines personnes étaient surprises de revoir Zenigata, en particulier avec quelqu'un d'autre. En particulier le chef, Jogasaki Hitoshi, un homme qui semblait un peu plus âgé, mais plus petit que Zenigata et qui ne cacha pas, derrière sa paire de lunettes, son agacement de revoir l'inspecteur.
- Inspecteur Zenigata, j'espère que vous n'êtes pas là à cause de Lupin.
- Non, comme il fait profil bas, je me suis porté volontaire pour accompagner ma collègue, ici présente, pour lui présenter les locaux.
- Anna Lachevalier ! Je suis ici pour arrêter un criminel connu sous le nom de la main blanche. Enchanté de vous connaître et merci de m'accueillir. Se présenta soudainement la jeune recrue en saluant le chef en s'inclinant légèrement
- Enchantée mademoiselle Lachevalier. Je suis Jogasaki Hitoshi, le chef de la police métropolitaine de Tokyo, si vous avez le moindre souci n'hésité pas à venir me voir, moi ou mon second Shitara. Dit-il d'un ton plus doux en indiquant un autre homme qui s'était rapproché d'eux, plus jeune que le chef et qui la salua
- J'espère que l'inspecteur sera vous donnez de bons conseils, pendant toute la durée de votre affaire parmi nous. Déclara calmement le dénommé Shitara
- Je suis très honoré par vos parole monsieur Shitara, mais Lachevalier à un bon potentiel et je suis sûr qu'elle saura s'en sortir très bien toute seule. Répondit Zenigata avec un sourire gêné
Tandis que l'inspecteur guida Anna vers leurs bureaux, les deux hommes les regardèrent partir en soupirant.
- Je vois qu'il ne remarque toujours pas le second degré. S'exclama Shitara
Les bureaux d'Interpol n'étaient pas très loin de ceux de la police, ils étaient justes cachés par une pile de cartons d'affaire classée, qui formaient un petit mur. Au vu du nombre hallucinant de carton, ainsi que de dossier qui étaient éparpillés partout dans la pièce, recouvrant presque les quatre bureaux qu'ils avaient à disposition, il y avait beaucoup d'aller-retour en ce lieu, mais peu de monde qui prenait le temps de bien le ranger. Zenigata lui-même semblait un peu gêné par ce désordre, bien qu'il y était habitué et y avait un peu contribué, mais malgré la surprise qu'à provoquer cette vision à Anna, cette dernière lança un petit sourire à l'inspecteur.
- Hé ben, ça change de mon bureau en France. Je sais par où commencer.
- Oui, mais après un bon repos ! Même si tu te sens capable de commencer ton travail aujourd'hui, je préférerais te savoir bien reposer. Le repos reste très important.
Zenigata ne comprit pas trop pourquoi le visage d'Anna s'attrista soudainement, jusqu'à ce qu'il se rappelle que c'est après que Vincent lui est dit d'aller se reposer qu'il s'est fait tuer. L'inspecteur se gratta la nuque, gêné de se dire qu'il avait peut-être répété les mêmes paroles que son ami et réveillé de mauvais souvenir à la jeune recrue.
- Je suis désolé Lachevalier. Je m'inquiétai juste pour votre santé.
- Ce n'est rien inspecteur. Je comprends. Il faut juste que j'arrive à pas me laisser distraire par ça, afin de réussir à mener mon affaire à bien.
Bien qu'elle essayât de paraître forte, l'inspecteur savait qu'il allait devoir faire très attention à Anna, afin qu'elle ne sombre pas dans la dépression et ne prenne pas son affaire trop au sérieux, même s'il savait qu'il était un peu mal placé pour faire cette morale, mais ce n'est pas pour autant qu'il voulait enseigner ses mauvaises manières à la nouvelle génération.
Alors qu'ils allaient retourner à l'appartement de Zenigata, de l'agitation se fit entendre dans les bureaux de la police jusqu'à ce qu'un homme et une jeune femme, à peu près du même âge qu'Anna, firent leur apparition devant les membres d'Interpol.
- Inspecteur Zenigata ! Crièrent-ils avec joie
- Kunikida ! Sakuraba ! Quel plaisir de vous revoir ! J'avais eu peur de ne pas vous croiser aujourd'hui. S'exclama Zenigata avec joie en les prenant dans ses bras
- Nous venions tout juste de rentrer d'une affaire quand on a entendu dire que vous veniez d'arriver. Répondit la dénommé Sakuraba un peu gêné par l'accolade, contrairement à son partenaire qui semblait au bord des larmes
- Je vois. Il va falloir que vous me racontiez ça, mais permets-moi de vous présenter une jeune recrue d'Interpol venue de France que j'accompagne.
- Heu... Enchanté, je suis Anna Lachevalier, mais vous pouvez m'appeler Anna. Se présenta timidement Anna
- Enchanté Anna Lachevalier ! Je suis Kunikida Shintaro, le mentor de Sakuraba Natsuki.
Une fois les présentations faites, Anna remarqua que Sakuraba la fixait du regard, gênant un peu cette dernière, jusqu'à ce que la japonaise arrêtât en rougissant légèrement.
- Désolé de vous avoir fixé comme ça, c'est juste que je n'ai pas pu m'empêcher d'admirer vos yeux.
- Ce n'est rien. J'ai l'habitude. Répondit Anna en rougissant légèrement
- Pardonner quand même mon impolitesse. Se répéta Sakuraba avant de regarder Zenigata d'un air inquiet. Inspecteur, je me doute que vous deviez être fatigué après votre voyage, mais pourrais-je vous voir un instant ?
Bien que Zenigata sente la fatigue revenir en lui, il ne pouvait dire non à cette détective au grand potentiel, il accepta donc de discuter encore un peu avec elle dans le bureau d'Interpol, tandis que Kunikida s'était porté volontaire pour faire visiter à Anna le reste du bâtiment.
- Je ne sais pas si vous savez, mais une jeune femme a été retrouvée morte dans son appartement. Commença Sakuraba d'un air professionnel. Elle aurait reçu un coup sur la tête, mais aucune arme n'a été retrouvé sur les lieux du crime et personne n'est entré par effraction dans son appartement. Du coup, beaucoup pensent que la victime a faits un mauvais rêve dans la nuit et qu'elle se serait malencontreusement cogné violemment la tête sur le sol.
- Mais je suppose que ton instinct te dit que ce n'est pas ce qui s'est passé.
- En effet. Je soupçonne son ex petit copain d'avoir voulu lui régler son compte, étant donné que j'ai appris qu'ils ne s'étaient pas quittés en de très bon terme, l'ennui c'est que je manque de preuves pour pouvoir l'accusé et je l'ai déjà interrogé sans grand succès.
- Pourquoi ne tentes-tu pas de bluffer en disant que tu des preuves contre lui ? Si il est vraiment coupable il aura forcément une parole ou un geste qui le trahira.
- Oui, mais si il est vraiment innocent je risque gros en tentant ça.
- Si tu savais tous les risques que j'ai pris au cours de mes nombreuses poursuites contre Lupin. Je ne dis pas qu'il faut toujours prendre des risques, mais parfois, cela est nécessaire, même si le résultat n'est pas toujours présent.
Sakuraba regardait l'inspecteur avec admiration, bien qu'à sa première enquête avec lui, elle le trouvait très extravagant, maladroit et pas assez professionnel, elle a vite compris que c'était juste dans son caractère et que ça n'entachait en rien dans ses compétences de travail qui eux étaient belles et bien exemplaire. Ce fameux Lupin devait être un cambrioleur de génie pour réussir à chaque fois d'échapper à Zenigata, se disait Sakuraba.
Après que l'inspecteur émit un énorme bâillement, que tout le commissariat à du l'entendre, Sakuraba ne le retient pas plus longtemps et le laissa rentrer chez lui, une fois qu'il eut retrouvé Anna. Le reste de la matinée, la jeune enquêtrice resta à son bureau, pensif et silencieux, inquiétant son mentor, Kunikida qui décida finalement d'aller lui parler.
- Sakuraba, tu veux venir manger avec moi ? Demande-t-il timidement, mais n'obtenant aucune réponse de sa part, il continua avec plus d'assurances. Écoute, je ne sais pas ce que l'inspecteur t'a dit, mais tu n'as pas à te tracasser sur ça, il est de bon conseil. Cependant, le connaissant, je suis sûr qu'il voudrait que tu fasses les choses à ta manière et non la sienne.
- Je dois demander un nouvel interrogatoire ! S'exprima brutalement Sakuraba, fessant sursauter tout son entourage. Excuse-moi Kunikida, tu voulais me dire quelque chose ?
- Heu... Rien, ne va faire ce que tu as fait.
Sans attendre, l'enquêtrice se précipita, laissant son senpai légèrement attristait de voir qu'il n'a pas était écouté.
Sakuraba réussi à organiser le nouvel interrogatoire, dans l'après-midi, elle avait fait venir, en plus de son suspect, les témoins et membre de la famille de la victime, afin qu'il ne se doute de rien. Quand arriva enfin son tour, la jeune enquêtrice fessait de son mieux pour paraître sûre d'elle, afin de ne rien laisser paraître et débuta l'interrogatoire normalement.
- Très bien monsieur, donc vous affirmez être chez vous le soir où votre ex petite amie est morte.
- Oui madame, je vous l'affirme comme la dernière fois et comme la dernière fois, mes voisins peuvent affirmer que j'y étaient. Répondit le suspect d'un air agacé
- Oui, pourtant ils ont dit que vous êtes couché tard et un des voisins de la victime dit avoir aperçu quelqu'un vous ressemblant.
- Et alors ! J'ai le droit de me coucher à l'heure que je veux. Ce n'est pas un crime d'avoir de l'insomnie. En ce qui concerne votre témoin, je dois vous rappeler qu'il est facile de se tromper dans l'obscurité, puis mon ex avait pas mal d'amis dans son voisinage qui la soutenait. Il ne serait donc pas surprenant qu'elles les aient ligué contre moi.
Sakuraba était de plus en plus angoissé, car peu importe ce qu'elle tentait d'insinuer directement, rien ni fessait, le suspect avait toujours une réponse à fournir et devenait de plus en plus impatient. Elle savait qu'elle n'avait pas le droit à l'erreur, au risque que son plan se retourne contre elle et n'arrêtait pas de se demander ce que ferait l'inspecteur Zenigata à sa place, jusqu'à ce qu'une parole lui vienne à l'esprit.
- Oui, vous avez raison. Je suppose donc que les traces de votre ADN qu'on a trouvées sur les lieux doivent être expliqué par une visite de votre part chez elle.
- Que... !? Hum... Oui, bien sûr.
- Pourtant, il me semble que la famille de la victime m'a dit que vous ne l'aviez pas revu depuis votre séparation.
- C'est parce que je suis allé la voir peu de temps avant sa mort.
- Dans ce cas pourquoi ne pas l'avoir dit lors de votre premier interrogatoire ?
- Parce que j'ai oublié ce détail.
- Vous savez que ce genre de détail peut être utilisé contre vous. Puis, avez-vous des témoins pour confirmer vos dires ?
- Non, mais vous ne pouvez rien prouver !
- En effet, je n'avais pas de preuves. Pourtant vous avez confirmé mes dires au lieu de les contredire et ne pensiez pas à nier vos dires, comme je vous l'ai dit, au début de l'interrogatoire, vous avez été enregistré.
Il n'en fallut pas plus pour que son suspect avoue son crime, résigné d'avoir été piégé et l'affaire put être classifiée.
Il ne fallut pas longtemps pour que Sakuraba soit glorifié d'éloge auprès de ses collègues et de remerciement envers la famille de la victime, bien qu'ils étaient toujours peinés. Cependant, les compliments qui firent le plus plaisir à la jeune enquêtrice furent ceux de l'inspecteur Zenigata qui était directement venu la voir quand il a entendu parler de ça et l'a invité à fêter ça avec Kunikida et Anna dans un petit restaurant.
- Santé ! Criez-ils tous avant de boire leur chope de bière
- Franchement Sakuraba, je suis fière de toi. Cette affaire n'était pas facile, mais tu as réussi en le piégeant sournoisement, je ne suis pas sur si j'aurais pu faire de même. Déclara Kunikida à la fois avec joie et tristesse
- Oui, mais je ne pense pas que j'aurai réussi sans le petit conseillé de mon senpai. Répondit Sakuraba avec un petit sourire sincère
Kunikida resta un moment sans voix avant de fondre en larmes, embarrassant un peu la jeune enquêtrice et amusant l'inspecteur. Seule Anna resta silencieuse dans son coin, regardant timidement Sakuraba qui lui souriait en retour.
- Il n'empêche que je suis moi aussi fière de toi Sakuraba. Annonça Zenigata avec joie. Les criminels n'auront qu'à bien se tenir avec toi.
- Merci inspecteur. Répondit-elle en rougissant légèrement. Si jamais vous avez besoin d'aide pendant une enquête, n'hésitez pas à m'appeler, je serai ravi de vous apporter mon soutien, ainsi qu'à vous aussi Lachevalier.
- Ho ! Merci, c'est très gentil de votre part, j'y penserai. Répondit Anna un peu surprise
Cependant, Zenigata remarqua qu'elle avait détourné son regard et se dit intérieurement qu'il allait devoir surveiller qu'elle ne s'isole pas trop des autres. Puis Kunikida annonça haut et fort que lui aussi serait présent pour aider avec une voix qui disait qu'il avait déjà bien but, ainsi qu'il fallait le ramener chez lui.
Prochainement : Anna a du mal à trouver un petit appartement à louer le temps de son séjour au Japon, Sakuraba lui propose alors une collocation, mais l'inspecteur qui était partie manger avec Kunikida, à trouvé un capybara domestique, égaré, et semble poursuivi par des mystérieuses personnes.
Voilà la fin du chapitre 2 ! J'espère que ce chapitre vous aura plu n'hésitez pas à me le dire en commentaire.
