Note préalable

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Coucou :)

Changement dans la narration aujourd'hui. Au début je voulais tout faire à la première personne du point de vue de Kaede, mais j'ai fini par intégrer d'autres choses. Je prends le parti de ne pas indiquer les points de vue parce que je pense que c'est compréhensible comme ça, mais si c'est trop flou dites-le-moi et je modifierai !

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CHAPITRE 11 : Fondant

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Le Capitaine de la 10ème division finit de relire son dernier rapport avant de le poser en haut d'une imposante pile de paperasse, à l'autre bout de son bureau, avec un soupir de soulagement. Il en a – enfin ! – fini pour aujourd'hui, et voudrait partir sur le champ à l'Académie Shino, mais il sait qu'il lui faudra d'abord trouver Matsumoto pour la remettre au travail : il doit s'absenter pour trois jours à compter du lendemain, et ne souhaite pas, à son retour, tomber sur un tas de papiers plus haut que lui-même.

C'est justement alors qu'il se lève que son lieutenant entre brusquement dans son bureau, avec une pile de dossiers dans les bras.

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« Ah, Capitaine ! Vous n'êtes pas encore parti ?

– J'attendais tes rapports, Matsumoto », répond-il avec mauvaise foi. Faire culpabiliser sa subordonnée ne peut pas faire de mal – et de toute façon il sait qu'il n'y arrivera jamais : les responsabilités semblent glisser sur elle, de façon tout à fait extraordinaire. Ses reproches sont feints, et elle le sait comme lui – il peut compter sur elle et c'est tout ce qui lui importe cette confiance réciproque est à la base de leur étrange amitié.

Il la regarde poser ses dossiers sur le bureau avec une curiosité vaguement inquiète. Elle a l'air étrangement excitée, pour quelqu'un qui vient de passer plusieurs heures à remplir de la paperasse. Elle se retourne vers lui avec un large sourire, qui s'élargit encore quand elle le voit si calme.

« Capitaine ? Ne me dites pas que vous n'avez pas senti… »

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Il ne lui faut qu'une seconde pour comprendre.

Oui, en y prêtant attention, il repère immédiatement une anomalie dans les reiatsus qu'il perçoit dans le Seireitei. Sato. Sa pression spirituelle, qu'elle prend habituellement soin de cacher autant que possible, est généralement difficile à reconnaître parmi celles des nombreux élèves qui l'entourent mais à ce moment, Hitsugaya peut la distinguer très clairement : elle est très prononcée, à la fois plus forte et plus identifiable, plus unique, plus spécifique à son apprentie.

Bref : Sato a pris connaissance de son zanpakutoh.

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« Allons-y, Matsumoto. »

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